Les soirées Cinétech ont lieu au Pôle technologique Sud Champagne à Nogent (Haute-Marne). Elles visent à diffuser au grand public la culture scientifique, technique et industrielle (C.S.T.I.). Les soirées Cinétech sont organisées par La CCI Haute-Marne, le Cluster Nogentech, le Pôle Technologique, avec la formation d’ingénieurs en apprentissage Mécanique Matériaux de l’antenne de l’UTT à Nogent, en partenariat avec Science en lumière. http://www.sciencesenlumiere.fr/.

Les soirées sont gratuites, et le public de tous âges est bienvenu !

30 mai 2018
Cinétech n°33 : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse » le 30 mai 2018 Nogent (52)

Cinétech n°33 : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse » le 30 mai 2018 Nogent (52)

Pole Technologique Sud Champagne Pôle technologique Sud-Champagne – Bât B
26 Rue Lavoisier
52800 NOGENT

 

Cinétech n°33 : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse » le 30 mai 2018 Nogent (52)

, par christophe Juppin

Certaines plantes stockent de telles quantités de métaux lourds qu’elles pourraient permettre de décontaminer les sols. A ce stade, les scientifiques ont découvert plus de 500 de ces espèces « hyperaccumulatrices ». Comment fonctionne le phénomène de la phytoremédiation ? Pourra-t-on dans les années à venir dépolluer les terrils ou les déchetteries grâce à ces végétaux aux vertus particulières ? Et sera-t-il un jour possible de concilier protection de l’environnement et exploitation des ressources du sous-sol ? Longtemps sous-estimé, le potentiel de ces végétaux est encore loin d’avoir livré tous ses secrets.


Evènement validé et inscrit dans le programme officiel de la Semaine Européenne du Développement Durable (SEDD) du ministère de la Transition écologique et solidaire qui se tiendra du 30 mai au 5 juin 2018


Les plantes, des « micro-mines » extractrices de métaux ? Une hypothèse déroutante, improbable, tant l’équilibre naturel, sujet de nos préoccupations écologiques face à l’envahissement industriel, semble radicalement opposé aux problématiques minières. C’est sans compter sur le pouvoir extraordinaire et insoupçonné de certains végétaux capables de stocker dans leurs cellules les métaux provenant du sol. Ces hyperaccumulateurs, découverts il y a quelques décennies seulement, pourraient bien marquer une révolution scientifique et technologique dans notre façon d’appréhender l’agrosystème. Quel potentiel laisse espérer la recherche ? Ces « super plantes » pourraient-elles devenir la clé de l’un des défis environnementaux du monde contemporain ?

En Nouvelle-Calédonie, cœur d’une biodiversité exceptionnelle, l’intense exploitation minière pour l’extraction du nickel s’avère être une source économique de premier ordre mais aussi une activité néfaste pour la nature. Dans cet archipel, les chercheurs s’appuient sur les facultés d’absorption des plantes endémiques, propres au territoire, pour mettre en œuvre la dépollution des zones de friche et favoriser la revégétalisation de ces terres. La « magie » opère : non seulement ces éléments naturels parviennent à s’épanouir en amassant intrinsèquement du métal à haute toxicité, mais encore ils améliorent la qualité des sols et terrils contaminés. Ces plantes qui poussent sur des terrains riches en métaux absorbent ces substances à des taux mille fois supérieurs aux végétaux normaux, devenant de vraies « mines » dont on peut aujourd’hui extraire le métal : c’est la phytomine.

Partout dans le monde, les acteurs du milieu scientifique s’activent pour comprendre et approfondir la connaissance des plantes hyperaccumulatrices en s’appuyant sur une technologie de pointe. En Australie, la recherche fondamentale a permis, par le biais d’un puissant accélérateur de particules, l’analyse de la structure cellulaire et du circuit des nickel, zinc, plomb et autre arsenic dans la matière, de la racine à la feuille. En France, le pôle universitaire de Nancy, centre de référence sur la question, met en œuvre des procédés de récupération et de transformation du métal obéissant à une démarche éco responsable, permettant même de produire de l’énergie. Le minerai recueilli peut ensuite être recyclé sous des formes multiples, dans différents types d’industrie (automobile, aéronautique, etc.). En Albanie, où existent des sols particulièrement concentrés en nickel, la collaboration entre spécialistes français et albanais a permis de lancer des cultures pionnières à partir de l’Alyssum murale, petite plante jaune commune dans ces contrées, initiant un nouveau type d’agroéconomie.

Ce nouveau mode d’extraction douce, s’il ne peut remplacer les techniques traditionnelles massives, s’annonce comme un champ d’action aux perspectives époustouflantes. Depuis quelques années, une véritable course aux nouvelles espèces est lancée dans le but d’encourager ce progrès à la double vocation : la dépollution à grande échelle, en même temps que le développement d’une nouvelle économie rentable. La preuve, encore une fois, qu’une étonnante biodiversité nous entoure, qui n’a pas dit son dernier mot...


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Cinétech n°33 : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse »

Pour en savoir plus :

- ECONICK, une start up basée sur l’extraction de métaux des sols par les plantes !
- Cinétech n°33 : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse » le 30 mai 2018 Nogent (52)

 

Des cinetech qui donnent des ailes.

, par Maryline Meunier

Les cinetch diffusés au Pôle technologique à Nogent se suivent et sont toujours porteurs de projets innovants. Lors du dernier Cinétech n°31 le 21 mars 2018 à Nogent en Haute-Marne, il a été question d’un nouveau mode de transport : le dirigeable.

A travers le film Zeppelin, retour vers le futur, le public a pu voyager dans les antres de l’univers du ballon dirigeable. De ses débuts prometteurs remontant au 2 juillet 1900 créé par Ferdinand von Zeppelin, ce premier appareil sera utilisé pendant la seconde guerre mondiale pour effectuer des missions de reconnaissance et d’offensive. En 1930, utilisé comme moyen de locomotion de prestige ce vaste paquebot flottant mettra fin à son image dorée avec le crash à New-York en 1937.

Après une période quelque peu silencieuse, le dirigeable fait son retour. D’ici 2021, cette «  rétro-innovation » est espérée dans les airs. Depuis 2006, au pôle Pégase de la région PACA, les chercheurs sont mobilisés autour d’un très gros projet franco-chinois de création d’un dirigeable de 150m de long pour 160 tonnes.

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Daniel Dalby est ingénieur en aéronautique. Il a travaillé dans la fabrication de pièces composites pour avions et hélicoptères. Daniel Dalby a aussi été animateur du réseau de développement technologique (RDT) de la région PACA.

Aujourd’hui au stade de conception, les verrous technologiques sont entrain de se lever, Daniel Dalby, ingénieur en aéronautique, membre du comité de labellisation du projet Pôle Pegasee est intervenu à Nogent suite à la projection du film. « Ce très gros projet aurait pour mission de transporter des charges très lourdes. Il pourrait être utilisé en exploitation forestière pour transporter le bois par exemple. Le coût d’exploitation d’un dirigeable est estimé à 20% moins cher qu’un hélicoptère classique malgré un investissement conséquent imposé par l’achat d’un hangar (gigantesque) pour abriter l’appareil. Ça avance doucement, mais il faut beaucoup d’argent. La France y croit, la volonté du gouvernement est là, les indicateurs sont au vert » a fait remarquer l’intervenant convaincu par ce mode de transport exceptionnel pour des produits exceptionnels ! A suivre…

Cinétech n°32 « Et si nos villes avaient des ailes » c’est bien plus qu’un titre de film qui sera projeté demain soir lors de ce nouveau cinetch tourné vers le secteur des transports. Ce documentaire tourné en 2010 a fait un zoom sur le défi des transports dans les grandes zones urbaines entre engorgement des voies et pollution. La voiture lourde, énergivore, envahissante sera-t-elle encore omniprésente dans les années futures. L’heure ne serait-elle pas venue de passer à des «  véhicules intelligents » pour les villes de demain. Rail électrique, voiture autonome il sera question aussi de mobilité douce, d’autres modes de fonctionnement existent. En seconde partie de soirée, Jean-Paul et Marie-Christine Haton, tous deux professeurs émérites en informatique à l’université de Lorraine, partageront leurs connaissances avec le public autour de l’intelligence artificielle et l’aide à l’éducation vocale assistée par ordinateur.
L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes, à découvrir mercredi 11 avril au Pôle technologique à 19h30, projection du film, « Et si nos villes avaient des ailes », suivi d’une pause gourmande et de la rencontre avec Jean-Paul et Marie-Christine Haton à 21h. Entrée gratuite.


Pour en savoir plus :

- Elargir le réseau et envisager des partenariat pour diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI)
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Cinétech n°31 "Le XXIe siècle sera le siècle des dirigeables" le 21 mars 2018 à Nogent (52)
- Cristal, le bus électrique et modulable veut séduire les villes
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- 2018, Cinetech : le programme continue.
- Start-up made in Haute-Marne
- Des cinetech qui donnent des ailes.

 

Histoire des Celtes : qui sont-ils ? quand sont-ils arrivés en Gaule ? Les Celtes sont originaires du centre de l’Europe.

, par christophe Juppin

Originaires du centre de l’Europe, les Celtes migrent, principalement vers l’ouest de l’Europe, durant la période dite « de la Tène » (entre 450 av. J.-C. et 25 av. J.-C.). L’expansion celtique est à son maximum en 275 av. J.-C. Elle prend fin avec la conquête romaine.


Période du Hallstatt et période de la Tène

La civilisation celte en tant que telle se développe à partir de 1100 av. J.-C. : on parle de la période du Hallstatt (en jaune sur la carte ci-dessous).

Après cette phase d’organisation de la société celte, la période dite « de la Tène » (entre 450 av. J.-C. et 25 av. J.-C.) voit la migration des peuplades celtes principalement vers l’ouest de l’Europe (en vert clair sur la carte ci-dessous). Les Celtes s’établissent en Gaule mais aussi en Belgique et dans les îles britanniques.

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Carte de l’expansion celte en Europe. En jaune, le noyau territorial Hallstatt, au VI siècle av. J.-C. ; en vert clair, l’expansion celtique maximale, en 275 av. J.-C. ; en blanc, le domaine lusitanien de l’Ibérie, où la présence celtique est incertaine ; en vert fluo, les zones où les langues celtiques restent largement parlées aujourd’hui. © Rob984, Wikimedia Commons, CC by-sa 4,0

Arrivée des Celtes sur le territoire des peuples mégalithes

Avant l’arrivée des Celtes, les tribus autochtones, appelées « peuples mégalithes », étaient installées sur le territoire que, plus tard, Jules César nommera « la Gaule ». Les tribus mégalithes vivent de la cueillette et de la chasse et sont en grande partie nomades.

L’arrivée des Celtes s’effectue progressivement et le brassage de population entre les Celtes et les peuples mégalithes se déroule de manière globalement harmonieuse. En effet, ces deux peuples ont des coutumes communes et un mode de vie similaire, bien que les Celtes aient développé une société bien plus hiérarchisée et codifiée.

Héritage des Celtes et romanisation des Gaulois

La culture celtique est quelque peu laissée de côté par la société gallo-romaine. Il faut dire que le mode vie véhiculé par les Romains offre de nombreux avantages. En effet, l’organisation de la société est bien structurée et la qualité de vie y est indéniable. Les thermes sont dédiés à l’hygiène et au bien-être, tandis que les théâtres assurent le divertissement de la population.

À savoir : les Mégalithes étaient des païens qui vénéraient les éléments (l’eau, le feu ou le soleil par exemple). Les Celtes, eux, avaient des dieux auxquels ils vouaient un culte beaucoup plus organisé.

Publié par la rédaction de Futura le 19 avril 2018 dans www.futura-sciences.com


Pour en savoir plus :

- French Tech Bordeaux : qui est Xavier Lainé, le nouveau délégué général ?

 

Un bond dans le futur

, par Maryline Meunier

« Allo, cyber car ? », en anglais comme en Français appeler une voiture pour se transporter rien d’innovant en apparence…Mais quand cette dernière n’a pas de chauffeur et un robot sous la capot, les taxis automatisés sont là à notre porte. Mercredi 11 avril 2018, le nouveau cinétech a donné des ailes aux villes engorgées.

Moins de bruit, moins de pollution. A travers le film « Et si nos villes avaient des ailes  » co-produit avec l’université de Lorraine, les véhicules de demain, qui jusqu’à présent relevaient davantage de la science-fiction, n’ont jamais été si proche. Pour Thierry Chanard, urbaniste, présent à la soirée, le "mieux vivre" en ville est une priorité. Il est le concepteur du Cristal, un véhicule de pré-série 100% électrique, sorti en juin 2017 à Strasbourg après 19 ans de gestation.

Comme un caddie urbain ce nouveau véhicule peut vous transporter d’un point à un autre en mode libre-service mais est aussi capable de se transformer en navette pour répondre à un usage collectif. Le véhicule s’adapte aux usagers.

Suivant le nombre de personnes pouvant aller jusqu’à 22 personnes, des navettes viennent s’imbriquer pour former un convoi.

Intelligence artificielle : la révolution

Si la conjoncture et la crise automobile ont entraîné un coup de frein, l’aventure industrielle commence maintenant. Des commandes de Cristal sont en cours pour septembre 2018 en Suisse.

Et quand on sait qu’un véhicule passe entre 95 et 98% de sa durée de vie en stationnement, les alternatives de la voiture actuelle ont encore de belles perspectives à tracer.

Le partage de la mobilité, passer du code de la route au code de la rue, mieux partager l’espace pour tous sont autant de missions que Thierry Chanard et Fabienne Seppey son adjointe également urbaniste sont venus témoigner avec un public participatif.

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Un public conquis par des travaux innovants. Photo : Maryline Meunier

L’intelligence artificielle se sera banalisé en 2030

Jean-Paul et Marie-Christine Haton, tous deux professeurs émérites en informatique sont des chercheurs dans le domaine de l’intelligence artificielle et de l’éducation vocale assistée par ordinateur. Alors que la voiture sans chauffeur existe, la conduire est encore un délit actuellement ici alors qu’aux Etats-Unis, l’autorisation a été donnée avec la présence d’une personne à bord. « On en est à la préhistoire, je suis convaincu qu’en 2030 se sera banalisé  » prévient Jean-Paul Haton venu développer la notion d’intelligence artificielle (IA).

Parler à son téléphone, assistance au parking avec sa voiture, trieur de photo sur facebook, l’IA est partout, depuis 5 ans l’homme vit avec sans même le savoir. Face à l’évolution de la technologie, de plus en plus de données informatiques sont assimilées.

Le progrès ne cesse de s’inspirer du fonctionnement du cerveau (Big Data). L’IA permet d’assister l’être humain dans sa prise de décision dans son activité et non de le remplacer. Née dans les années 50 en même temps que l’informatique est-ce qu’un ordinateur peut penser aujourd’hui, toujours pas. Faut-il qu’une machine pense ? Et les émotions dans tout ça ? Jean- Paul Haton a permis de débattre autour de l’IA, cette discipline qui conçoit des systèmes informatiques avec un public aussi curieux qu’attentif. De quoi repartir avec des ailes en regardant un futur peut-être au final très proche.

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Christophe Juppin, de la CCI Haute-Marne au Pôle Technologique (au centre), entouré des intervenants (de gauche à droite) : Jean-Paul et Marie-Christine Haton, Thierry Chanard et Fabienne Seppey. Photo : Maryline Meunier


Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie
- Le Pôle techno grandit bien
- Cristal, le bus électrique et modulable veut séduire les villes
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- 2018, Cinetech : le programme continue.
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- 30 mars 2018, Intelligence artificielle : « Nous créons plus de fluidité entre la recherche publique et les entreprises »
- Emmanuel Macron souhaite l’ouverture d’un « hub des données de santé » respectant l’anonymat le 29 mars 2018
- Un bond dans le futur


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CINETECH n°32 :« L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes »
Mercredi 11 avril 2018 à Nogent CINETECH n°32 :« L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes »
 

Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)

, par christophe Juppin

Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » :
projection du film "Et si nos villes avaient des ailes ". Se déplacer aujourd’hui en ville tourne vite au cauchemar. Comment résoudre nos problèmes de transport ? Dans ce film, trois têtes chercheuses explorent des pistes originales pour l’avenir : un scientifique qui s’inspire de science-fiction, un urbanisme qui joue aux petites voitures et un artiste qui invente de nouvelles utopies. Et si nous les suivions dans un petit tour d’Europe pour découvrir ce qu’ils imaginent pour nous et nos villes dans le futur ?

Tout au long du XXe siècle, marqué par de spectaculaires avancées dans les domaines de la communication, de la découverte spatiale ou encore de la médecine, l’an 2000 s’est imposé dans les esprits comme la date symbole de tous les fantasmes et de toutes les espérances technologiques. À l’aube du troisième millénaire, un secteur en particulier a connu une progression fulgurante : celui des transports. Plus rapides, plus accessibles, plus sûrs. Mais encore perfectibles dans un monde urbain en proie à la pollution et au manque d’espace. Qu’en est-il aujourd’hui ? L’utopie d’un moyen de locomotion plus sain et moins coûteux est-elle à portée ? Face à l’assombrissement du contexte écologique, peut-on encore mettre en œuvre les bonnes décisions ?

Ce documentaire, réalisé en 2010, rend compte d’une situation sensible, plus que jamais présente au cœur de nos préoccupations. Les grandes agglomérations doivent faire face à l’incessant défi du transport : engorgement des voies et pollution sont le lot quotidien des citadins. L’objectif ultime ? Une mobilité accrue, en toutes circonstances, pour une population en perpétuel accroissement. Or, les contraintes de la ville et ce besoin de mouvement permanent cohabitent mal. La voiture, lourde, énergivore, envahissante, est omniprésente.

Face à cette impasse environnementale et économique, il semble que la science ait un rôle essentiel à jouer, au carrefour de la recherche, de l’urbanisme et même de l’art. On prend conscience de la nécessité d’un autre type de mobilité, nécessairement souple et qui trouverait sa concrétisation dans le principe de l’automatisation. Sur le terrain, des visionnaires réfléchissent à de nouvelles solutions, des idées naissent qui dessinent les contours du véhicule de demain, individuel ou non. L’heure est-elle venue des « véhicules intelligents », que l’on pensait réservés aux univers de science-fiction ? Des projets ambitieux dépassent l’écueil de la chimère technologique pour fonder les bases, tangibles, du modèle de transport de l’avenir. Rail électrique, voitures autonomes...

Des essais de prototypes sont menés afin d’accéder à la pleine mobilité en réduisant la pollution sonore. La prise de conscience est aussi politique : des « villes de demain », pionnières en matière de développement durable dans certains quartiers, existent déjà, en Allemagne par exemple. L’espace public y est progressivement « décolonisé » par les véhicules, pour privilégier les déplacements en vélo ou en tramway au profit d’une « mobilité douce », petite révolution urbaine qui démontre que d’autres modes de fonctionnement existent.

À rebours du pessimisme ambiant, des perspectives novatrices se détachent. Pour vivre mieux, sans voiture, ou en tout cas pas celle que nous connaissons et surinvestissons. Un autre futur serait envisageable, à la reconquête de notre espace, pour peu que l’on s’en donne les moyens. Peut-être n’a t-il jamais été aussi proche...


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CINETECH n°32 :« L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes »
Mercredi 11 avril 2018 à Nogent CINETECH n°32 :« L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes »

Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie
- Le Pôle techno grandit bien
- Cristal, le bus électrique et modulable veut séduire les villes
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- 2018, Cinetech : le programme continue.
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- 30 mars 2018, Intelligence artificielle : « Nous créons plus de fluidité entre la recherche publique et les entreprises »
- Emmanuel Macron souhaite l’ouverture d’un « hub des données de santé » respectant l’anonymat le 29 mars 2018
- Un bond dans le futur


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Le rapport sur l’intelligence artificielle (IA) rédigé par le mathématicien et député Cédric Villani, a été rendu public mercredi 28 mars 2018.
 

30 mars 2018, Intelligence artificielle : « Nous créons plus de fluidité entre la recherche publique et les entreprises »

, par christophe Juppin

INTERVIEW - Au sein du gouvernement, Frédérique Vidal et Mounir Mahjoubi collaborent à l’élaboration d’une politique autour de l’intelligence artificielle. Jeudi 29 mars 2018, Emmanuel Macron a dévoilé sa stratégie pour le développement de l’intelligence artificielle. Une enveloppe de 1,5 milliard d’euros va être investie d’ici à 2022, en faveur des entreprises, de l’éducation et de la recherche. Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, commentent les principales annonces pour Le Figaro.

LE FIGARO. - Le président souhaite doubler le nombre d’étudiants en intelligence artificielle. Comment procéder ?

Frédérique VIDAL. - Notre objectif est de doubler le nombre d’étudiants à l’université du cycle licence au cycle doctorat. Cela participe de l’attractivité de la France. De nombreuses entreprises s’installent en France justement pour bénéficier de nos talents. La France est bien reconnue à l’international pour ses formations, notamment en science informatique, en mathématiques. Les formations en IA qu’il s’agit de développer prendront des formes différentes : années de spécialité, formations qui intègrent le machine learning dès la première année. Les entreprises doivent aussi jouer un rôle dans la formation. Et celles qui viennent s’installer en France, comme Facebook ou Samsung, se sont toutes engagées à financer des Cifre, un dispositif qui permet aux doctorants de travailler en thèse en entreprise.

Vous annoncez aussi le lancement d’un réseau d’instituts de recherche dans toute la France…

F. V. -Nous voulons installer un maillage de nos capacités de recherche, afin de porter à ces nœuds des projets de recherche. La question géographique est essentielle : il faut amener la recherche au plus près du terrain. Nous ne partons pas de rien, des concentrations de compétences existent déjà à Paris avec l’institut Prairie, annoncé hier, et Saclay, avec l’institut DataIA. Elles incarnent déjà de tels instituts. Les autres nœuds de ce réseau sont à Toulouse et aussi à Grenoble. L’autre dimension importante est celle de l’Europe. Ainsi notre réseau fonctionnera en parallèle et en interface avec un réseau similaire en Allemagne.

Le président n’a pas détaillé le budget pour la recherche et la formation en IA. À combien pourrait-il s’élever ?

F. V. -Rappelons que le président a annoncé un effort global de 1,5 milliard d’euros et précisé que 400 millions seront consacrés à des projets industriels et des défis technologiques et scientifiques et 100 millions à l’innovation de rupture. Au-delà, l’effort global de recherche et de formation sera très substantiel. Nous en préciserons les montants et la mise en œuvre dans les semaines à venir. Cela dépendra aussi des engagements des entreprises privées.

Ce plan IA est-il ambitieux par rapport aux autres pays ?

F. V. -C’est un plan très ambitieux et à hauteur de notre potentiel parce qu’il a été longuement pensé. L’IA se nourrit de deux matières premières : les données et les algorithmes. Prenez la Chine : du fait de sa population, elle peut accéder à un très grand nombre de données. Mais il faut ensuite les comprendre, les classer, les traiter. C’est le même sujet pour les grandes plateformes américaines. En Europe et en France, notre stratégie est de penser l’IA, en lui donnant du sens. Nous devons penser l’intelligence artificielle pour la placer au bénéfice de l’humanité, en s’appuyant aussi sur les chercheurs en sciences sociales et humaines.

Cédric Villani recommandait de doubler le salaire des chercheurs. Avez-vous les moyens ?

F. V. -Il y a effectivement une valorisation attractive à trouver en entrée de carrière, que je prends très au sérieux. Mais cela ne nous empêche pas d’avoir des Médailles Fields ou des Prix Nobel. La qualité de l’environnement de travail compte aussi. Ainsi, 30 % des chercheurs dans les instituts publics sont étrangers. Si des jeunes chercheurs partent, d’autres arrivent. Au final, la balance est équilibrée.

Comment faciliter le passage des chercheurs du public au privé ?

F. V. -La première étape a été la loi Allègre, en 1999, qui a facilité la création d’entreprise par les chercheurs. Nous préparons, avec Bruno Le Maire, de nouvelles dispositions qui seront insérées dans la loi plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, la loi Pacte, afin d’introduire plus de fluidité. Les chercheurs du public pourront plus facilement travailler dans des entreprises et des chercheurs d’entreprise pourront se replonger dans les laboratoires afin de mettre à jour leurs connaissances. Le but est de faciliter l’innovation qui, en général, se produit à la frontière de deux mondes. Pour innover, les chercheurs doivent pouvoir sortir des labos pour apporter des preuves de concept, puis diffuser leurs découvertes dans le marché. Aujourd’hui, il y a une insuffisance de fluidité auquel nous voulons remédier. L’innovation surgit quand les gens se trouvent physiquement au même endroit.

Annoncer une politique des données au moment du scandale Cambridge Analytica, n’est-ce pas délicat ?

Mounir MAHJOUBI.-Au contraire, ce sujet est crucial. C’est le moment de montrer que les données sont importantes et que leur usage doit être encadré par la légitimité démocratique des gouvernements et pas par l’opacité des relations commerciales. Nous ne pouvons tolérer aujourd’hui que nos données puissent être, comme dans le cadre de l’affaire Cambridge Analytica, transmises à des tiers sans notre consentement. C’est ici qu’intervient le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), qui entrera en vigueur en mai 2018 et imposera des amendes massives en cas de pratiques de ce type. L’affaire Cambridge Analytica pose la question plus large de la régulation du partage des données, personnelles et non personnelles : acceptons-nous d’abandonner la politique publique de la donnée alors que son importance n’a jamais été aussi grande pour l’avenir et les valeurs de l’Europe ? Il ne s’agit pas de défiance ou de confiance, il s’agit de reprendre légitimement le contrôle de sujets qui touchent aux fondements mêmes de nos démocraties.

Peut-on faire confiance aux Gafa sur la gestion de nos données dans leurs recherches en IA ?

M. M.  -Cette question est celle de la transparence de l’utilisation de nos données. Nous avons le règlement général sur la protection des données (RGPD) et la loi de 1978 qui précisent bien que l’utilisation doit se faire avec un consentement éclairé de l’utilisateur. Nous appelons à rendre le consentement réellement éclairé et compréhensible par l’utilisateur. Est-ce que les utilisateurs avaient conscience de Cambridge Analytica ? Si c’était le cas, nous n’aurions pas le scandale actuel. C’est pour cela que nous répétons sans cesse qu’il faut former les citoyens, les sensibiliser à ces sujets. Aujourd’hui, beaucoup ne savent même pas ce qu’est une donnée, comment elle est collectée, comment elle est utilisée. Il faut donc remettre ces questions dans le débat et permettre à chacun de maîtriser ses données.

Publié par Lucie Ronfaut et Enguérand Renault le 30 mars 2018 dans lefigaro.fr


Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- 30 mars 2018, Intelligence artificielle : « Nous créons plus de fluidité entre la recherche publique et les entreprises »
- Emmanuel Macron souhaite l’ouverture d’un « hub des données de santé » respectant l’anonymat le 29 mars 2018


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Le rapport sur l’intelligence artificielle (IA) rédigé par le mathématicien et député Cédric Villani, a été rendu public mercredi 28 mars 2018.
 

ECONICK, une start up basée sur l’extraction de métaux des sols par les plantes !

, par christophe Juppin

En été 2016, une nouvelle start up a vu le jour dans le paysage de la recherche au sein de la région Grand Est. Son nom ? Econick ! Issue de travaux réalisés en coopération entre des chercheurs du LSE (UMR Université de Lorraine – Inra) et du LRGP (UMR Université de Lorraine – CNRS), cette start up repose sur un nouveau procédé d’extraction, l’agromine.


Guillaume Echevarria, Professeur en biogéochimie des sols au LSE, nous explique ce concept innovant «  Il existe dans la nature des plantes hyperaccumulatrices, ces plantes sont capables de stocker de fortes quantités de métaux lourds. L’agromine désigne la culture de ces plantes hyperaccumulatrices sur des sols naturellement minéralisés ou sur des terrains abandonnés par l’exploitation minière jusqu’à la purification de composés métalliques valorisables.  »

Parmi ces plantes, Alyssum murale est connue pour ses capacités à stocker le nickel. Elle capte le métal à partir de ses racines puis l’exporte au niveau de ses parties aériennes, fleurs et fruits. Même si cette plante est étudiée depuis le 19ème siècle, le procédé pour extraire le nickel, lui, est récent et a été mis en place par Marie-Odile Simonnot, Professeure en Génie des Procédés, et son équipe pluridisciplinaire du LRGP. « Nous brûlons les plantes, ce qui permet d’une part de générer de l’énergie et d’autre part d’obtenir des cendres où le nickel est concentré à hauteur de 15 à 20%.C’est le plus fort pourcentage jamais récolté ! Sur un hectare de culture, nous avons réussi à obtenir 120 kg de nickel  » explique Marie-Odile. A quand remonte la genèse de ces recherches ?

Pourquoi créer une start up ? Quels sont les objectifs d’Econick ? Marie-Odile et Guillaume nous font remonter le temps et nous livrent les secrets de cette belle histoire.

« A la fin des années 1980, les chercheurs de l’ENSAIA étaient en lien avec des scientifiques albanais pour former des doctorants. En 1994, le LSE est créé et nous en sommes alors à la 3ème thèse financée avec l’Albanie. C’est le début des études sur Alyssum murale. Les sols d’Albanie sont très riches en nickel, cette plante semble être la solution pour capter le métal et revaloriser les sols ! En 1999, nous faisons la rencontre de Marie-Odile et de son équipe. C’est le début d’une belle histoire ! » explique Guillaume. « Grâce à eux, nous progressons sur la méthode d’extraction du métal. De 2005 à 2009, Jean-Louis Morel, Professeur de Biologie pour l’Environnement au LSE, et sa doctorante Aïda Bani, s’intéressent de plus près à la culture de cette plante. A la fin de la thèse d’Aida, nous savons comment la cultiver pour avoir un rendement optimal. Dans les années qui suivent, nous travaillons avec l’INRS ETE (Eau Terre Environnement) du Canada. A la fin de la thèse en cotutelle de Romain Barbaroux nous connaissons l’itinéraire technique pour valoriser le nickel et plus particulièrement un sel de nickel : le sulfate de nickel et d’ammonium hexahydraté. A partir de ce moment-là, nous maîtrisons toute la chaîne. Nous sommes capables d’en récupérer quelques grammes en laboratoire. L’étape suivante est donc d’améliorer la qualité du sel et de passer à l’échelle supérieure, à une échelle pilote. »

C’est à ce moment que l’idée d’ouvrir une start up a germé. «  Le nickel est le métal qui présente de loin la plus forte anomalie géochimique sur terre et une forte mobilité. Nous souhaitions mettre en avant ces milliers de km2 de sol riches en nickel en Europe, améliorer leurs propriétés agronomiques, proposer aux agriculteurs de se développer pour lutter contre la déprise agricole, faire une meilleure agriculture, plus technique. Accompagnés de l’Incubateur Lorrain et de la SATT Grand Est, nous nous sommes donc lancés dans la construction de ce projet. En 2013, nous avons été lauréat pour le volet « Emergence » au Concours National d’Aide à la Création d’Entreprise Technologique. La start up « Econick » a vu le jour en Août 2016. Côté Recherche, nous avons depuis 2013, plusieurs sources de financements (ANR, européen, LIFE) pour développer les outils, les parcelles pilotes ainsi qu’un démonstrateur de 20 hectares. A l’heure actuelle, l’activité est implantée en Albanie, Grèce, Espagne, Autriche et en France mais nous pourrions l’étendre en Italie. Notre technique est une technique douce, pas concurrente des techniques minières, elle permet sur le long terme 10 à 20 ans de diminuer le risque de transfert du métal, de recycler, revaloriser les sols et obtenir des matières nouvelles à partir de ressources peu concentrées. Notre travail porte ses fruits car en 2015, nous avons reçu le Prix Innovana (2015) qui récompense la valorisation non alimentaire des produits agricoles.  »

« Econick » est un bel exemple de transfert de technologies et de connaissances de la recherche publique vers le monde de l’entreprise. Nous lui souhaitons un bel avenir !

Publié le 16 février 2017 dans www.nancy.inra.fr


Pour en savoir plus :

- ECONICK, une start up basée sur l’extraction de métaux des sols par les plantes !
- Cinétech n°33 : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse » le 30 mai 2018 Nogent (52)

 

2018, Cinetech : le programme continue. Diffuser au grand public la culture scientifique, technique et industrielle (C.S.T.I.).

, par Maryline Meunier

Que le fidèle public des Cinétech se rassure, l’aventure continue au Pôle technologique Sud-Champagne de Nogent en Haute-Marne. Les soirées Cinetech débutées en 2011 visent à diffuser au grand public la culture scientifique, technique et industrielle (C.S.T.I.).


Le Cluster Nogentech, l’antenne UTT de Nogent et la CCI Haute-Marne poursuivent leur collaboration tant financière ( chacun prenant en charge un tiers du budget global) que matérielle.

- L’Université de Lorraine et LE CNRS, à travers le partenariat avec l’événement « Sciences en Lumière », apportent leur soutien à cette initiative locale par une mise en réseau des acteurs et un soutien financier.

De nouvelles pour la poursuite des soirées s’apprêtent à ouvrir leurs portes au public pour partager un moment convivial autour d’un film (52 min), suivi d’un buffet (40 min) et d’un débat avec un invité.

Ces soirées sont gratuites et le public de tous âges est bienvenu ! Les précieuses occasions de rencontres et d’échanges entre les enseignants-chercheurs, les jeunes ingénieurs en apprentissage de l’UTT de Troyes , accueillis sur l’antenne de Nogent, les industriels adhérents du Cluster Nogentech, et le public extérieur reprendront au printemps à partir du mercredi 21 mars au Pôle technologique Sud-Champagne de Nogent en Haute-Marne à partir de 19h30.

Les prochains Cinétech :

- Mercredi 21 mars 2018  : « Zeppelin : retour vers le futur : le XXI ème siècle sera le siècle des dirigeables ». Invité Daniel DALBY, ingénieur en Aéronautique
- Mercredi 11 avril 2018 : « L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes », projection du film « Et si nos villes avaient des ailes ». Jean-Paul et Marie-Christine Haton seront les invités.
- Mercredi 30 mai 2018  : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse » dans le cadre de la semaine du développement durable.
- Mercredi 10 octobre 2018 : fête de la science : « L’énigme de la tombe celte ».


photo : CJ - Le Cinétech n° 31 organise une exposition temporaire sur les dirigeables du 1er février au 30 mars 2018 avec un panneau aimablement fourni par le Musée de Nogent, issu de l’exposition 2016-2017 intitulée "La Grande Guerre à travers les collections du Musée de la coutellerie".

Journal de la Haute-Marne (JHM) du mardi 20 février 2018

Pôle technologique Sud-Champagne de Nogent en Haute-Marne
Bât B - Amphithéatre de l’UTT
26 Rue Lavoisier
52800 NOGENT


Pour en savoir plus :

- Elargir le réseau et envisager des partenariat pour diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI)
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Cinétech n°31 "Le XXIe siècle sera le siècle des dirigeables" le 21 mars 2018 à Nogent (52)
- Cristal, le bus électrique et modulable veut séduire les villes
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- 2018, Cinetech : le programme continue.
- Start-up made in Haute-Marne
- Des cinetech qui donnent des ailes.

 

Cinétech n°31 "Le XXIe siècle sera le siècle des dirigeables" le 21 mars 2018 à Nogent (52) Zeppelin : Retour vers le futur

, par christophe Juppin

Mercredi 21 mars 2018 à Nogent CINETECH n° 31 : Tout juste 80 ans après l´incendie qui a entraîné la perte du mythique zeppelin Hindenburg, le 6 mai 1937, et après plusieurs décennies d´oubli, la légende des dirigeables s´offre un nouveau chapitre ou se combinent puissance, écologie et nouvelles technologies. Leurs fonctions se sont aujourd’hui diversifiées (surveillance des cotes ou des frontières, déplacement d’infrastructures, tourisme de luxe...). Le XXIe siècle sera le siècle des dirigeables.

Voler. Défier les lois de l’apesanteur. Un rêve que l’homme n’a eu de cesse de vouloir atteindre par des expérimentations multiples, en dépit des contraintes physiques imposées par la nature. Alors que l’essor de l’aviation et la mise au point de navettes spatiales semblent avoir clos le champ des possibles, un engin aux capacités hors normes, conçu sur une équation physique simple, celle de la suspension d’une masse plus légère que l’air dans l’atmosphère, pourrait bien revenir sur le devant de la scène : le ballon dirigeable. Fortement plébiscité au début du XXe siècle puis tombé en disgrâce, l’aérostat regagne peu à peu ses lettres de noblesses et s’arme des dernières avancées de la recherche technologique. Fruit d’une histoire spectaculaire, comment le ballon est-il redevenu l’outil de missions spécifiques et délicates ? Va t-il bouleverser le paysage aéronautique du futur ?

Retour aux origines de l’invention. Le 21 novembre 1783, suite aux essais des frères Montgolfier sur la force ascensionnelle de l’air chaud, le premier vol humain en montgolfière a lieu au-dessus de Paris. Dix jours plus tard, le physicien Charles s’élance, en ballon à hydrogène cette fois, devant l’immense foule émerveillée. Le dispositif connaît dans le temps de remarquables améliorations : la forme s’allonge, la propulsion progresse. Au XIXe siècle, la structure devient même dirigeable, sous la houlette d’ingénieurs passionnés comme le français Henri Giffard. Alors que la France dominait la course, l’Allemagne prend la tête de la compétition.

Pendant la guerre de sécession en 1863, les américains utilisèrent des ballons à des fin d’espionnage. Le comte Ferdinand von zeppelin, officier de cavalerie Allemande, participa à la guerre de sécession en tant qu’observateur au sein de la « Fédéral Ballon company ». En retraite, Ferdinand von zeppelin s’appuya sur son expérience des ballons pour concevoir l’idée du dirigeable rigide.

Plusieurs ballons, ou cellules de gaz, formaient un plan de compartimentation similaire a celui utilisé sur les bateaux pour localiser une perte de flottabilité en cas de dommage. La structure utilisée pour réunir ces compartiments isolés consistaient en une série de cadres transversaux, de poutres longitudinales et de câbles de consolidation, comme c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui.

Un tournant capital s’amorce lorsque le comte Ferdinand von Zeppelin finance la réalisation du premier « zeppelin » rigide, le LZ1, de 127 m, qui vole le 2 juillet 1900 au-dessus du lac de constance durant 18 minutes. La firme connaît dès cette époque une véritable success story. L’appareil en aluminium ultra léger est sollicité pour effectuer pendant la Première Guerre mondiale des missions de reconnaissance et d’offensive.

Durant les 4 années que dura le conflit de 1914-1918, les allemands menèrent à bien plus de 300 raids et plus de 1000 missions de reconnaissance. De nuit ou dans les nuages, le dirigeable était à l’abri des raids aériens. En chiffre, cela correspond à 10% de vols de bombardements et pas moins de 90% des vols de reconnaissance pure. Sur les 116 dirigeables rigides utilisées durant la guerre, 1/3 fut perdu à cause de défauts de conception et de manœuvre malheureuses, un autre tiers tomba sous le feu allié, le dernier tiers, quant à lui, sortit de la guerre sans dommages. Il est surprenant d’apprendre que seuls 441 soldats et officiers allemands trouvèrent la mort sur un dirigeable en quatre année de conflit.

Le dirigeable s’impose ensuite dans les années 1920-1930 comme un moyen de locomotion de prestige, vaste paquebot flottant capable de relier l’Europe et l’Amérique en un temps record. Un âge d’or auquel met brutalement fin, le 6 mai 1937 près de New York, la catastrophe du crash de l’Hindenburg, étendard de l’Allemagne nazie triomphante. Sur 157 dirigeables qui ont vu le jour jusqu’en 1938, 138 furent assemblés par des firmes Allemandes, l’Angleterre en construisit 16 et les Etats Unis 3.

Dans la seconde moitié du vingtième siècle, les avancées de la technologie aéronautique ont rendu les dirigeables totalement obsolètes. Mais les exigences et les nécessitées de notre époque ont remis le dirigeable modernisé au gout du jour, et ce dans des rôles très variés.

Le XXIe siècle sera t-il celui du dirigeable ?

À l’aune des recherches scientifiques en cours, face aux inévitables challenges écologiques et énergétiques que peinent à surmonter la plupart des machines, l’hypothèse s’avère désormais plausible. Les qualités d’autonomie, de stabilité et de précision en vol stationnaire du ballon lui confèrent aujourd’hui un rôle déterminant dans les domaines de la surveillance civile, militaire ou humanitaire. Les verrous technologiques sont peu à peu levés : des spécialistes travaillent au niveau mondial à l’utilisation des dirigeables comme systèmes de transport de charges pouvant aller jusqu’à plusieurs tonnes, de nouvelles pistes sont envisagées dans le secteur du tourisme.

L’espace lui-même ne semble plus un défi inatteignable... Voici la passionnante histoire du ballon, une « rétro-innovation » promise à toutes les espérances.



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CINETECH n°31 :« Zeppelin : Retour vers le futur »
Mercredi 21 mars 2018 à Nogent CINETECH n°31 :« Zeppelin : Retour vers le futur »

Pour en savoir plus :

- Elargir le réseau et envisager des partenariat pour diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI)
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Cinétech n°31 "Le XXIe siècle sera le siècle des dirigeables" le 21 mars 2018 à Nogent (52)
- Cristal, le bus électrique et modulable veut séduire les villes
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- 2018, Cinetech : le programme continue.
- Start-up made in Haute-Marne
- Des cinetech qui donnent des ailes.

 

Cinétech n°30 Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie le 29 novembre 2017 à Nogent (52) Comment convaincre de l’intérêt de l’imprimerie sans en dévoiler les secrets de fabrication ?

, par christophe Juppin

Parmi les grandes avancées techniques qui firent entrer de plein pied l’Europe dans la Renaissance, la mise au point de l’imprimerie fut d’une importance cruciale. L’imprimerie apparaît au XVe siècle au coeur de l’Europe, entre Strasbourg et Mayence. Elle permet un accès inédit à la connaissance et va révolutionner nos sociétés. . Avec elle s’accéléra et s’amplifia la diffusion des connaissances et des idées. Johannes Gensfleisch dit Gutenberg, est connu comme l’inventeur de ce procédé révolutionnaire.

Derrière cette invention, déterminante pour l’histoire de l’humanité, un nom qui revient obstinément : Gutenberg ! Mais qui est-il réellement ? Quelle est sa part exacte dans la naissance de l’imprimerie ? Pourquoi a-t-il laissé tant de traces dans les archives judiciaires de l’époque ? Que sait-on de ses motivations ? Comment expliquer qu’il n’a jamais connu la gloire de son vivant ?

Gutenberg est un personnage qui, pourtant passé mondialement à la postérité, suscite encore bien des questions. D’où vient-il ? Quelles sont les circonstances de la naissance de son invention ? A t-il travaillé seul ? L’héritage est colossal, mais les indices tangibles de son parcours sont rares. À travers les archives et les incunables préservés jusqu’à nous, spécialistes et chercheurs ont mené l’enquête.

Les difficultés rencontrées pour mettre au point son projet sont très actuelles. Comment convaincre de l’intérêt de son procédé sans en dévoiler les secrets de fabrication ? Avec qui faire alliance ? Voilà un homme précurseur aussi dans la gestion de l’innovation.

L’aventure de l’imprimerie se confond avec l’existence de Gutenberg. Issu d’un milieu aisé, celui-ci naît autour de 1400 à Mayence, cité du Saint Empire romain germanique. Contraint de s’exiler à cause de la révolte des corporations en 1428, il se trouve en 1434 à Strasbourg. Il y révèle ses talents d’ingénieur en métallurgie mais aussi, et surtout, d’homme d’affaires. Le XVe siècle est une époque de flux commerciaux importants dont il compte bien profiter. Après la fabrication de petits miroirs destinés aux fidèles lors des pèlerinages, Gutenberg entraîne ses associés dans une nouvelle entreprise, confidentielle. Mais la route est semée d’embûches. Les actes du procès qui l’opposa à la famille de l’un des acolytes dévoilent les premiers éléments révélant le principe d’un système d’impression original, basé sur l’utilisation de caractères typographiques mobiles en plomb. Une idée de génie à peaufiner. Au crépuscule de 1440, de retour à Mayence, il s’endette auprès du banquier Johann Fust. Les premiers imprimés, manuels de grammaire latine et autres lettres d’indulgence, circulent. Et frappent les esprits par leur qualité d’impression. Jusqu’à la célèbre Bible de Gutenberg de 1455, dite « à quarante-deux lignes », ouvrage d’une ampleur inédite, dont les rarissimes exemplaires subsistant peuvent atteindre… 20 millions de dollars ! Lisibilité, régularité, productivité sont au rendez-vous, entraînant un véritable succès commercial, ce qui n’empêche pas d’autres soubresauts financiers, l’influent Fust attaquant Gutenberg pour le non remboursement des sommes dues.

Cette véritable révolution est une innovation de rupture. Ce type d’innovation suppose de radicalement changer à la fois le modèle économique ainsi que la structure industrielle. Pour le dire différemment : après l’innovation de rupture, les fournisseurs ne sont plus les mêmes, les concurrents non plus, la forme du produit est différente, et les technologies permettant de créer un avantage concurrentiel ne sont plus les mêmes.

A la fin de sa vie, l’ancien partenaire de Gutenberg devient son concurrent. Il fait le choix de la qualité en reproduisant au plus près les magnifiques productions manuelles des moines. Cette vision étroite n’a pas su exploiter les nouvelles opportunités de l’invention. Gutenberg, lui, fait le choix de la quantité au détriment de la qualité, pour rendre son modèle économique viable. Le succès d’une invention de rupture réside dans la capacité de son inventeur à comprendre son nouveau marché et à savoir s’y adapter rapidement.

Ce documentaire explore la genèse de l’imprimerie sous l’angle d’une trajectoire personnelle hors du commun. À force d’opiniâtreté et de savoir-faire, Gutenberg a bouleversé la tradition manuscrite de la copie et ouvert la voie à nouveau un pan de civilisation. Un pari sur la technique, une conception visionnaire menée envers et contre tout, dans l’impitoyable sphère marchande de la fin du Moyen Âge. Une aventure complexe et passionnante qui participa directement au rayonnement de la pensée humaniste et à l’essor de la réforme protestante.


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CINETECH n°30 : « Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie »
Mercredi 29 novembre 2017 à Nogent CINETECH n°30 :« Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie »


Pour en savoir plus :

- Start-up made in Haute-Marne
- Cinétech n°30 Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie le 29 novembre 2017 à Nogent (52)
- Gutenberg en version créateur de start-up

 

Gutenberg en version créateur de start-up Gutenberg, Nogent et tout l’art du Cinétech.

, par Maryline Meunier

Que vient faire « Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie », un mercredi soir projeté au Pôle Technologique de Nogent ? Si pour la première fois un réalisateur, Marc Jampolsky, était présent dans les murs pour ce 30ème cinetech, l’innovation à travers un génie de l’époque était bien au cœur de cette soirée.



Un voleur d’idée, un usurpateur, un homme des opportunités, tout au long des 1 h 25 de film, Marc Jampolsky a plongé le public dans la vie mouvementée de Johannes Gutenberg (1400-1468) à l’origine de l’imprimerie. En plein cœur du moyen-âge, l’imprimerie apparait au 15ème, au cœur de l’Europe, entre Strasbourg et Mayence.

Gutenberg, un personnage mystérieux sans avoir laissé de traces de ses inventions a été concerné plusieurs affaires judiciaires dont les actes disponibles ont servi d’appui au film qui au final est un documentaire-fiction. Presse, forme à faire fondre, impression, cette chose ou cette œuvre en parlant de l’imprimerie sans citer son nom ont permis au réalisateur de reconstituer des scènes.

A l’image des entreprises actuelles telles que celles qui gravitent autour du Pôle Technologique actuellement, au moyen-âge trouver des financements et des partenaires pour faire vivre une nouvelle fabrication était déjà un cheval de bataille. Production optimisée, procédés améliorés, création en série, entre capital à trouver pour faire fructifier un procédé qui n’existe pas et obstination de tenir une idée exceptionnelle, les termes employés dans le film ont résonné pour bon nombre de spectateurs assis dans la salle en 2017. Un défi technique et commercial qui au final n’a peut-être pas pris une ride depuis presque 600 ans …

Un réalisateur et un imprimeur au rendez-vous

La soirée s’est poursuivie en présence du réalisateur Marc Jampolsky, qui a réalisé plus de trente films documentaires, essentiellement consacrés à des enquêtes historiques.

A travers ce film, le réalisateur tient à maintenir l’idée d’un Gutenberg reconstitué au centre d’une fiction. Les techniciens (décorateurs, costumiers), venus de la fiction ou du documentaire, travaillent pour les deux parties du film. Les scènes reconstituées occupent la moitié des 90 minutes du film. C’est au final un cadre que tous ont créé autour d’un personnage mystérieux créateur d’une invention.

Une invention qui ne se tarit pas avec le temps, la preuve en était avec Pascal Salembier, imprimeur à Langres, venu échanger avec le public sur son métier et son entreprise La Manufacture.




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CINETECH n°30 : « Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie »
Mercredi 29 novembre 2017 à Nogent CINETECH n°30 :« Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie »


Publié par Maryline Meunier le 09 décembre 2017 dans Le Journal de la Haute-Marne

Pour en savoir plus :

- Start-up made in Haute-Marne
- Cinétech n°30 Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie le 29 novembre 2017 à Nogent (52)
- Gutenberg en version créateur de start-up

 

CinéTech N°29 : Résistance aux antibiotiques - A la recherche de nouvelles molécules le 11 octobre 2017 à Nogent (52) Combattre les bactéries résistantes aux antibiotiques.

, par christophe Juppin

L’utilisation massive et répétée des antibiotiques a provoqué l’apparition de bactéries résistantes. Une majorité des antibiotiques ont perdu de leur efficacité du fait de leur utilisation abusive. Il est urgent de découvrir de nouvelles molécules pour les combattre. Le documentaire, présenté le 11 octobre 2017 à Nogent en Haute-Marne, suit les recherches menées aux États-Unis, au Canada et au Panamá pour trouver de nouvelles molécules présentes chez certains êtres vivants (insectes, mammifères, crustacés ou champignons).


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CINE TECH n°29 « Résistance aux antibiotiques - A la recherche de nouvelles molécules »
Mercredi 11 octobre 2017 à Nogent CINE TECH n°29 « Résistance aux antibiotiques - A la recherche de nouvelles molécules »

L’utilisation massive et répétée des antibiotiques a provoqué l’apparition de bactéries résistantes. Une majorité des antibiotiques ont perdu leur efficacité du fait de leur utilisation abusive.

Le constat est désarmant, alors que la recherche médicale progresse au XXIe siècle à pas de géant : nos organismes se sont habitués aux antibiotiques, ces substances prescrites à des centaines de millions de personnes pour lutter contre les infections d’origine bactérienne. On meurt, de nouveau, de maladies traitées facilement il y a encore dix ans.

Chaque année, ces pathologies causent ainsi le décès de 25 000 personnes en Europe, 23 000 aux États-Unis et 12 000 au Canada. Pour tenter de résoudre cette menace sanitaire, les scientifiques se sont désormais lancés dans une course contre la montre. L’urgence ? Rechercher, sur toute la surface du globe, les molécules « sauveuses » de demain.

On parle de résistance aux antibiotiques lorsque le corps se met à résister à leurs effets alors que ces derniers parvenaient jusqu’alors éradiquer les facteurs infectieux. Le médecin britannique Alexander Fleming, découvreur de la pénicilline en 1928, mettait déjà en garde contre son usage excessif. L’avenir lui a donné raison. Il arrive même que les antibiotiques, en s’attaquant aux bactéries, détruisent celles qui nous sont bénéfiques. Dans les hôpitaux, on redoute la contagion par des staphylocoques et autres bactéries résistantes pouvant être fatales, alors que l’efficacité des antibiotiques recule.

Il est urgent de découvrir de nouvelles molécules pour combattre les bactéries tueuses. Devant l’échec relatif des médicaments de synthèse, certains spécialistes se sont tournés vers une alliée de poids : la nature, dont les multiples écosystèmes recèlent une faune et une flore aux vertus insoupçonnées. Des investigations sont menées aux confins du monde, dans des lieux reculés où la biodiversité est extrêmement riche.

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Monique van Hoek George Mason University USA

Les secteurs à forte biodiversité sont des zones où la concurrence entre les différents organismes est intense. Et c’est cette concurrence qui encourage la production de molécules très bioactives que les scientifiques veulent découvrir et étudier. Au Panama, carrefour des océans et des sous-continents, dans la canopée de la forêt tropicale, des équipes nord-américaines et panaméennes se sont intéressés au paresseux et à sa fourrure, où se développent des micro-organismes particuliers (insectes, algues). C’est à lui seul un petit écosystème.

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Dans la fourrure du paresseux se développent des micro-organismes particuliers (insectes, algues). C’est à lui seul un petit écosystème.

Au large de l’île de Coiba, les chercheurs ont effectué des expéditions subaquatiques afin d’étudier les sédiments marins, à la recherche de communautés microbiennes différentes. Les microbiologistes traquent même sous terre, grâce à la spéléologie des champignons et bactéries méconnus, prélevant de précieux échantillons. Des études approfondies ont aussi été réalisées en Floride sur des espèces reptiliennes anciennes au système d’immunité très efficace, telles que le dragon de Komodo ou l’alligator, en quête de peptides antimicrobiens, protéines tueuses de bactéries.

Un animal très ancien, le dragon de Komodo, a un système immunitaire solide grâce auquel il a survécu pendant des millions d’années, alors que sa salive contient des bactéries mortelles et qu’il se nourrit de charognes en putréfaction.

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Le dragon de Komodo

Parmi les principaux responsables du gâchis actuel : l’agriculture intensive. Jusqu’à 80% des antibiotiques produits servent non pas à la société humaine, mais aux besoins de l’élevage intensif pour que les animaux engraissent plus vite et échappent aux maladies dans les conditions de surpopulation où ils sont maintenus. L’union européenne a totalement interdit l’usage préventif des antibiotiques dans les élevages intensifs. Malheureusement, la pratique reste autorisée aux Etats-Unis et au Canada.

Face à la logique de profit des grandes industries pharmaceutiques, peu enclines à investir dans la mise au point de nouveaux procédés, des entreprises plus petites fleurissent dans le paysage scientifique et s’engagent sur cette voie. A à la croisée de la recherche et des traitements expérimentaux, l’antibiothérapie et le recours à de nouvelles solutions thérapeutiques s’affirment, peu à peu, comme un enjeu planétaire de santé publique.

RENCONTRE : Didier SIMEON

Biologiste médical au sein du centre hospitalier de Langres

Praticien hospitalier

Ancien interne des hôpitaux universitaires de Nancy

Anciennement en poste au centre hospitalier de Chaumont et de Semur en auxois

Actuellement en poste au laboratoire du centre hospitalier de Langres


La Fête de la Science est une manifestation initiée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, cofinancée par le Conseil Régional Grand Est, avec la participation du Conseil Départemental de la Marne. La coordination Ardennes, Aube, Marne et Haute-Marne est assurée par ACCUSTICA.


 

le « Festival du Film de Chercheur » devient « Sciences en Lumière » le 18 septembre 2017

, par christophe Juppin

Le le 18 septembre 2017, à l’occasion du lancement de l’appel à films pour la compétition 2018, le « Festival du Film de Chercheur » devient « Sciences en Lumière ».

Ce nouveau nom reflète davantage la réalité des champs d’actions qui composent la manifestation .


Les champs d’actions des quatre volets qui composent la manifestation :

• Une compétition bisannuelle de films en lien direct avec la recherche scientifique et les chercheurs. Pluridisciplinaire, elle met en avant la science « en action ».
• Des rencontres projections-débats régulières et systématiquement accompagnées par des chercheurs sur les territoires du Grand-Est et de la Bourgogne-Franche Comté.
• Un concours de projets de films scientifiques à destination des chercheurs.
• Un volet scolaire de la maternelle au lycée.

En juin 2016, une réflexion collective est entreprise par les différents organisateurs de la manifestation (CNRS et Université de Lorraine). Celle-ci a conduit à réfléchir à un nouveau nom pour le Festival du Film de Chercheur .

« Sciences » renvoie aux concepts de « recherche » mais également « d’enseignements des sciences ». Au pluriel, ce mot permet de faire référence à tous les champs disciplinaires couverts par le CNRS et l’Université de Lorraine.
« Lumière » suggère quant à lui la mise en avant de ces mêmes sciences, par le biais de films ou de la scène. Il réfère également à la « connaissance », la « compréhension » et la découverte à travers « le siècle des Lumières » …

Cette nouvelle dénomination « Sciences en Lumière » ouvre des perspectives d’action bien plus larges. Les différents volets de l’opération pourront prendre corps plus simplement. Elle permettra de mettre en œuvre de nouvelles actions de médiation scientifique.

Son objectif est le même que les soirées Cinétech : Provoquer des rendez vous annuels dans les différentes communes de Lorraine et donc aller à la rencontre du grand public, le public scolaire.

L’équipe de « Sciences en Lumière » :
=> Véronique Bronner, chargée de mission CNRS
=> Jacqueline Ries, Université de Lorraine

C’est "le Festival du Film de Chercheur" qui a proposé à "Cinétech" le sujet de la soirée N°28 avec le film "Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte" qui a été projeté le 31 mai 2017 à Nogent.
Ces soirées "Cinétech", au nombre de cinq par an, sont financées de façon tournante entre la CCI Haute-Marne, l’antenne de UTT de Nogent et le Cluster Nogentech . La logistique sont assurée par l’association « Autour de la terre ».


Les dates clés :
- 1996 : Création du Festival du Film de Chercheur par la Délégation Centre-Est du CNRS.
- 2008 : Co-organisation du Festival du Film de Chercheur entre le CNRS et l’Université de Lorraine
- 2017 : près de 200 « Rendez-vous » ont été organisés depuis sa création sur plus de 50 communes du quart grand est.
- 22 mars 2017 : rencontre avec l’animateur du pole Technologique Sud-Champagne qui organise les soirées CINETECH
- 1 septembre 2017 : Le Festival du Film de Chercheur devient « Sciences en Lumière »
- 18 septembre 2017 : Lancement de l’appel à films de Sciences en Lumière
- 4 au 10 juin 2018 : Sciences en Lumière fait son festival

Plus d’informations
www.sciencesenlumiere.fr

Contact Presse
Presse CNRS (à Nancy)
Véronique Bronner
T 03 83 85 60 71 / 06 43 21 89 14 l
veronique.bronner@cnrs

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Christophe Juppin, Jacqueline Riès (Univ Lorraine) et Véronique Bronner (CNRS)
 

CinéTech N°28 : Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte le 31 mai 2017 à Nogent

, par christophe Juppin

La mémoire est une question capitale pour nos sociétés, et pour chacun d’entre nous. Jusqu’à aujourd’hui, différents supports nous ont permis de pérenniser nos souvenirs et de nombreuses informations. On sait que la durée de vie moyenne d’une inscription sur la pierre est de 10 000 ans, sur un parchemin 1 000 ans, sur une pellicule 100 ans, sur un vinyle, 50 ans.


Nos prochains Cinétech :

Mercredi 31 mai 2017 à Nogent CINE TECH n° 28 « Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? »

Film de Vincent AMOUROUX & Éléna SENDER
52’ / France / 2015 / Arte France, ZED
De récentes recherches ont démontré que les CD et autres disques durs s’avéraient largement moins fiables pour la sauvegarde des informations que la pierre (dont la durée de vie est estimée à 10 000 ans), les parchemins (1 000 ans) ou la pellicule (100 ans). Plus fragile et instable, le matériel informatique fait courir à terme un danger pour nos données les plus essentielles. etc
intervention de Samuel NOWAKOWSKI
Maître de conférences à l’Université de Lorraine et chercheur au Loria (CNRS, Inria et Université de Lorraine)


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Cinétech n°28 « Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? »
Mercredi 31 mai 2017 à Nogent CINE TECH n°28 « Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? »

À l’heure de la révolution numérique, alors que l’informatique et Internet ont profondément bouleversé nos usages, qu’en est-il de la pérennité de nos données ? Des siècles durant, la pierre, le papier, le film, bien que soumis aux vicissitudes du temps, ont assuré la continuité des informations. Avec l’entrée dans le XXIe siècle, une nouvelle génération de supports est apparue : disques durs, CD et autres clefs USB sont devenus les garants incontournables d’une mémoire amplifiée et largement diffusée. En principe, du moins. Ces dispositifs posent aujourd’hui, paradoxalement, de réelles questions de préservation à long terme, lorsqu’on constate que certaines technologies (disquettes, cassettes, etc.) ont été, en quelques années, frappées d’obsolescence. Une problème crucial puisque, collectivement et individuellement, l’informatique a pris une place fondamentale dans tous les secteurs du quotidien : administratif, médical, technique, scientifique...

Depuis le développement de l’informatique de masse, les informations s’inscrivent dans un langage binaire fondé sur l’assemblage de deux chiffres, le 0 et le 1. Cette structure permet d’infinies combinaisons de messages, constituant une mémoire immense et multiple, désormais connectée et dématérialisée. Cette manne d’informations, publiques ou privées, n’est pourtant pas insubmersible. Ces milliards d’octets forment un patrimoine numérique complexe, voire instable. À l’ère du tout numérique, notre mémoire serait-elle en sursis ? Peut-on avoir confiance dans la technologie pour sauvegarder notre mémoire dans 50, 100, 5000 ans ?

Les années 1980 marquèrent une période d’effervescence dans le domaine : la conservation des données semblait illimitée, sans cesse galvanisée par la mise au point de nouveaux outils. Le CD (disque compact), peu encombrant et jugé inusable à sa sortie, a fait l’objet dans les années 2000 d’analyses scientifiques visant à évaluer la durabilité du support et la fiabilité de la gravure. Résultat sans appel : soumis à des processus de vieillissement artificiel, des phénomènes d’altération bien réels sont observés, pouvant occasionner une déperdition de l’information contenue dans la couche métallique. Le disque dur, qui stocke au cœur de nos ordinateurs de considérables masses d’informations, de même que la mémoire flash de nos cartes d’appareil photos et autres clefs USB, ont leurs faiblesses et une durée de vie limitée.

Face à la mort annoncée de ces supports, quelles sont les alternatives de la science ? L’enjeu s’avère capital dans cette course contre le temps. Certains domaines d’activité sensibles ont, d’ores et déjà, entamé une réflexion sur le sujet. C’est le cas des organismes procédant à l’enfouissement de substances nucléaires sur des emplacements qui doivent être absolument connus des générations futures. Faudra t-il revenir aux hiéroglyphes gravés dans la pierre, au livre ? Les scientifiques ont engagé des recherches de pointe pour sortir de l’impasse : certains matériaux comme le quartz, particulièrement résistant, font au Japon l’objet d’études approfondies. L’ADN est même exploré comme un recours possible : pourquoi ne pas séquencer l’information sur la base d’un code génétique ?

Outre la problématique du stockage physique des données, Internet, sans cesse mis à jour et enrichi, a rendu l’information changeante. Tous les procédés ne peuvent enregistrer une mémoire fluctuante. C’est là qu’interviennent les data centers, vastes coffres forts de données stockant et répliquant les déluges d’informations reçues. Celles-ci pourraient jouer, un jour, un rôle primordial auprès des « archéologues du futur ».

Dans un monde où des milliards de données informatiques transitent à chaque seconde sur le web, où des volumes de mémoire vertigineux sont créés chaque jour, ce documentaire pose les jalons d’une problématique essentielle assourdie par les avantages immédiats du numérique. Et nous invite à reconsidérer nos certitudes contemporaines, au nom de la protection de la mémoire de l’humanité.

Samuel NOWAKOWSKI

Maître de conférences HDR à l’université de Lorraine. Il est chercheur au LORIA (Laboratoire lorrain d’informatique et ses applications – UMR 7503) et plus particulièrement dans l’équipe KIWI (Knowledge Information and Web Intelligence). Il est également chercheur au sein de la MSH Lorraine (USR 3261) en tant que responsable scientifique et porteur du projet de recherche interdisciplinaire ADN (Apprentissage et Identité Numérique).

Ses recherches actuelles sont principalement centrées sur la modélisation des usages du web et l’identité par le numérique et leurs mises en oeuvre dans des projets transversaux en eEducation.

Il travaille plus particulièrement sur la modélisation de la notion d’errance (sous les aspects mathématiques et philosophiques) au sein des environnements numériques et sur la modélisation des systèmes interactifs adaptatifs.

Il enseigne les Humanités numériques au département Information Communication de l’UFR SHS Nancy et est responsable des enseignements d’Humanités à l’Ecole des Mines de Nancy.
Il est porteur de plusieurs projets d’innovation pédagogique. Il est chargé de mission TICE pour l’UFR SHS Nancy et il intervient régulièrement sur des actions portées par l’IFIC-AUF.

http://snowakowski.eduportfolio.org

 

CinéTech n°27 : Thorium, la face gâchée du nucléaire le 01 mars 2017 à Nogent

, par christophe Juppin

Soirée CinéTech n°27 le 01 mars 2017 à Nogent (52800) en Haute-Marne. Diffusion du film "Thorium, la face gâchée du nucléaire" . Et si on avait trouvé une énergie nucléaire verte avec davantage de sécurité et moins de déchets ? Le thorium, un combustible alternatif découvert à la fin du XIXe siècle et présent en abondance dans les sols, serait-il la solution, en étant moins polluant et plus sûr ?


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Cinétech n°27 : Thorium, la face gâchée du nucléaire
Mercredi 01 mars 2017 à Nogent CINE TECH n°27 : « Thorium, la face gâchée du nucléaire »

Mercredi 01 mars 2017 à Nogent CINE TECH n°27 : « Thorium, la face gâchée du nucléaire »
Le documentaire consacré à ce minerai méconnu, possible et avantageux remplaçant de l’uranium, met en scène les travaux du physicien américain Alvin Weinberg. Le scientifique a consacré sa vie entière à l’élaboration d’un réacteur nucléaire au thorium, moins polluant et plus sûr.

Bien que l’exploitation de cette ressource ait été l’époque écartée par les lobbys de l’énergie et de la défense, focalisés sur le développement d’un arsenal atomique, les chercheurs planchent à nouveau sur cette énergie fossile au potentiel mésestimé.

Son histoire ne fait peut-être que commencer !

19H - FILM

Thorium, la face gâchée du nucléaire
De Myriam Tonelotto (2016, 1h30)

C’est le rêve de Alvin Weinberg : le réacteur à sel fondu.

Ni fusion du cœur, ni explosion, ni déchets : l’atome vert... Enfin, c’est un peu plus compliqué que cela !

Fin 1943, États-Unis. Le projet Manhattan vise à produire le plutonium nécessaire au fonctionnement de l’arme nucléaire. Une première bombe au plutonium est testée deux ans plus tard au Nouveau-Mexique. Fort du succès de cet essai, la bombe atomique est utilisée à des fins militaires en août 1945.

Le champ des possibles

Le champ des possibles est immense de par les différentes combinaisons que l’on peut imaginer entre les trois composants clés d’un réacteur : combustible, refroidissement et modérateur . Ce dernier est une substance qu’on utilise pour réduire la vitesse des neutrons émis par la fission nucléaire et leur permettre ainsi d’avoir le temps "de voir" le prochain noyeau à percuter et maintenir ainsi la réaction en chaîne.

Rendez vous compte :
Le combustible peut être de l’uranium 233, de l’uranium 235 ou du plutonium 239.
Le liquide de refroidissement peut être de l’eau, de l’eau lourde, du gaz ou du métal liquide.
Et le modérateur peut être de l’eau, de l’eau lourde, du béryllium ou du graphite.
Et dans un réacteur à neutrons rapide, pas de modérateur.

Si on prend en compte toutes les combinaisons possibles, on arrive à un millier de réacteurs différents.

Ainsi au tout début de l’histoire du nucléaire il fallait décider quelle piste suivre et lesquels abandonner : des choix cruciaux car ils allaient déterminer l’avenir du nucléaire.

En 1945, Alvin Martin Weinberg , membre du Laboratoire National d’Oak Ridge, persuade l’amiral de la Navy Hyman George Rickover qu’un réacteur refroidi à l’eau fonctionnerait mieux sur les sous-marins : c’est la naissance du réacteur à eau pressurisée, compact, simple et intrinsèquement plus sûr que les autres réacteurs.

En 1946, Alvin Weinberg et un collègue exploraient l’eau pressurisée comme modérateur et liquide de refroidissement : ils jetaient les bases de ce qui deviendrait plus tard le réacteur à eau pressurisée. Ce concept paraissait faisable car pour exploiter l’énergie nucléaire il faut que le liquide de refroidissement puisse monter à des températures élevées (300 degrés).
Il était simple, compact, et il se prêtait à la propulsion navale.

Mais une fois adopté par la Marine, il a dominé le nucléaire civil et il s’est imposé dans les centrales électriques par Hyman George Rickover.

L’air force voulait aussi son bombardier nucléaire ! De 1946 à 1961 ils ont travaillé sur ce projet d’avion à propulsion nucléaire. Le combustible liquide s’est imposé. La solution : les sels fondu de flurure de métaux alcalins dans lesquels on pouvait dissoudre le flurure d’uranium. Il n’y a rien de plus stable qu’un sel. Avec les sels fondus, on obtient une très haute température, mais à basse pression. À basse pression, aucun risque d’explosion. Mais la mise au point des missiles intercontinentaux et un peu de bon sens ont mis fin au projet.

Au début des années 1960, une série de tests réalisée par l’équipe de Weinberg démontre des failles de sécurité dans la conception du réacteur à eau pressurisée.

Pour le physicien, devenu directeur d’Oak Ridge, un réacteur à sels fondus qui utilise du thorium comme combustible offrirait des avantages considérables par rapport aux modèles à eau légère. La technologie à sel fondu pour un réacteur civil serait sur et performant.

Dans un réacteur à combustible liquide, en cas de surchauffe, le liquide se dilate, il devient donc moins dense, ce qui permet de stabiliser le réacteur. Avec l’élévation de la température, la densité devient plus faible et la distance moyenne entre les différents moyeaux de combustible augmente. Cela rend la capture du neutron plus difficile, moins probable, et donc le système s’éteint. La réaction en chaîne s’éteint automatiquement.

Le combustible et le liquide de refroidissement sont une seule et même chose. Et donc à tout moment on peut drainer le combustible vers des réservoirs situés en contrebas. C’est donc un système sur par lui-même.

En tant que liquide de refroidissement, les sels fondus à pression atmosphérique résistent à des températures beaucoup plus élevées et réduisent les contraintes mécaniques sur la cuve du réacteur. En tant que combustible, le thorium ne peut pas être utilisé pour fabriquer des armes utiles. Dans un réacteur, il peut générer du nouveau combustible à l’uranium qui est consommé pour produire de l’énergie.

Weinberg est ravi. Un tel réacteur pourrait fournir au monde une énergie sans limite et préserverait l’environnement. Il créerait de l’électricité et de l’eau douce à partir de l’eau salée. Et si le thorium était utilisé plutôt que l’uranium, on ne manquerait jamais de combustible, le thorium étant abondant dans la croûte terrestre.

En 1966, son équipe élabore un prototype d’uranium dissous dans les sels de fluorure fondus du lithium et du béryllium, qui fonctionnera pendant 3 ans.

Mais l’obsession de Weinberg pour la sécurité déplait à certains de ses collègues. De plus, la mode est aux « surgénérateurs », réacteurs qui produisent plus de matières fissibles qu’ils n’en consomment. En 1973, Alvin Weinberg est renvoyé de son poste de directeur.

Aujourd’hui, une nouvelle génération d’ingénieurs préoccupés par le changement climatique redécouvre Weinberg et ses recherches : la société TerraPower de Bill Gates étudie les réacteurs à sels fondus ; l’ingénieur du MIT Leslie Dewan co-fonde Transatomic Power, qui utilise une conception de RSF ; l’ancien employé de la NASA Kirk Sorensen publie les documents originaux de R&D d’Oak Ridge sur l’Internet, et fonde la société Flibe Energy.

De même, le travail sur la sécurité à Oak Ridge a influencé la création du réacteur à lit de boulets refroidi au gaz à haute température fonctionnant à l’Université de Tsinghua en Chine. Enfin, les nouvelles centrales nucléaires en cours de construction en Géorgie intègrent des fonctionnalités de sécurité passive.

Ce qui rendait Weinberg unique était sa profonde préoccupation du bien-être de l’homme. Il n’a jamais cessé d’y penser.

Pôle technologique Sud Champagne – amphithéâtre UTT Bat B ZI rue Lavoisier. 52800 NOGENT
http://www.cluster-nogentech.com/wp-content/uploads/2017/02/2017-02-06-Flyer-Thorium-06022017.pdf

21H – PAUSE GOURMANDE
21H30 – RENCONTRE

John Laurie, ingénieur et consultant de la société Fission Liquide à Versailles
Eco-modernisme et Fission Liquide

La progression des humains est remarquable, mais notre succès a eu un coût élevé pour la nature. La confrontation entre l’écologie traditionnelle et la consommation croissante d’énergie a donné naissance à un nouveau mouvement écologiste – l’éco-modernisme, qui propose de découpler les humains et la nature. Les Eco-modernistes s’intéressent à l’énergie nucléaire parce que la seule façon de résoudre le problème du réchauffement climatique est d’accéder à une source massive d’énergie propre. Mais l’énergie nucléaire est en difficulté, en grande partie à cause de son coût. Les causes de ce problème sont explorées et un nouveau paradigme pour l’énergie nucléaire est proposé, avec l’utilisation de combustibles liquides à base de sels fondus.

La fission liquide et le thorium pour un climat stable et une prospérité énergétique

Créée le 1er janvier 2017, Fission Liquide est la première entreprise française dédiée à la technologie des réacteurs à sels fondus. Sa mission est de connecter les parties prenantes dans cette technologie, de communiquer, de faire sortir le message.

Fission Liquide
15b Rue des Près aux Bois
78000 Versailles
Tel +33 7 81 88 72 95

http://fissionliquide.fr

Voir aussi sur le site de la CCI Haute-Marne

Voir aussi sur le site du cluster-nogentech

Voir aussi sur le site centredesrives.

Pour en savoir plus :

- CinéTech n°27 : Thorium, la face gâchée du nucléaire le 01 mars 2017 à Nogent
- Lecornu : « Moins mauvaise solution » à Bure-Saudron le 29 janvier 2018
- A Bure, l’Andra perfectionne son projet de stockage des déchets nucléaires dans son laboratoire grandeur nature

 

CinéTech N°26 : Le trésor que cachait la forêt

, par christophe Juppin

La silicon Valley du Bois...et le village du Bien-Hêtre

Le CinéTech n°26 se déroulera Mercredi 11 janvier, au Pôle Technologique de Nogent. Il abordera la valorisation du bois local, un sujet qui concerne pleinement la Haute-Marne.


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Cinétech n°26 : Innover avec le bois
Mercredi 11 janvier 2017 à Nogent CINE TECH n°26 : « Innover avec le bois »

Description :
Découvrez Le Pôle d’activité d’Epinal, composé, comme à Nogent 52800, d’un CRITT, d’une école d’ingénieurs et d’une pépinière· Le CRITT Bois est le Centre Régional d’Innovation et de Transferts Technologiques des industries du bois, et l’ENSTIB est l’Ecole Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois. Découvrez comment ils valorisent le bois.

La soirée commencera à 19h30 par la projection du film “ Le trésor que cachait la forêt ”. Quand nos hêtres partent par conteneurs entiers pour la Chine... C’est l’histoire d’élus et artisans Vosgiens qui misent sur la production locale de qualité et gagnent leur pari. À l’aube du 21ème siècle, les forêts, réduites, coincées entre les zones urbaines, font partie d’un paysage devenu presque invisible. La désindustrialisation du pays accompagne la disparition progressive des forêts et du bois de notre champ de conscience. Pourtant, le bois demeure ici une richesse inexploitée ! La France (2ème territoire forestier d’Europe), continue d’ignorer cette richesse... La vallée d’Épinal, terre de hêtre, remet le feuillu au centre de ses projets. Un centre de recherche fondamental et expérimental explore le bois : matériau porteur d’espoirs de croissance et d’innovations.

Ce film de Nathalie Verdier (2016, 55 minutes), a été produit pour l’émission “La France qui réussit”, de la chaîne “Public Sénat”.

A 20h30, une pause gourmande permettra aux participants de partager un moment de convivialité.

A 21h, une rencontre avec deux vosgiens creusera la question de la valorisation du bois local.

Michel Fournier, maire de “Les Voivres” (Vosges), président de l’Association des maires ruraux, affirme : “On a besoin d’intelligence, de sang neuf et de nouveaux projets”.
Le village des Voivres se distingue depuis 20 ans par l’accueil d’habitants et le développement d’activités (achat-réhabilitation par la mairie de 25 maisons / logements sociaux / chantier d’insertion / bistrot et hôtel / pisciculture / centre d’éducation à l’environnement / bâtiment relai-couveuse de l’intercommunalité Val de Vôge...).
Aujourd’hui, en lien étroit avec de nombreux partenaires, le Maire accompagne l’émergence d’activités autour du hêtre, ce bois local en plein renouveau grâce au Pôle d’Excellence Rurale porté par le syndicat mixte du Pays d’Épinal “Coeur des Vosges”. L’enjeu est la réorganisation et le développement des performances dans la filière bois à base de feuillus, en particulier du hêtre. Le PER associe l’ensemble des acteurs de la filière (entreprises, chercheurs, enseignement supérieur, propriétaires forestiers).

Quentin Lejannou est co-créateur et fabriquant de skateboard et lunettes en bois local et de vélos en bambou. Il reviendra sur l’entreprise IN’BÔ (vue dans le film). C’est l’aventure de 5 diplômés de l’École Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois à Épinal...Cette pépite a bénéficié d’un terreau favorable : accompagnement par la couveuse Pacelor / soutien du Pôle d’Excellence Rurale “Terres de Hêtres” (structure du Syndicat mixte du Pays d’Épinal pour valoriser le bois) / accès aux machines de l’ENSTIB / bâtiment de l’intercommunalité de Bains-les-Bains. Pour acheter des machines et commencer la fabrication, un financement participatif a récolté 600% de l’objectif initial, soit 60 000 euros !

La soirée est organisée par : La CCI Haute-Marne, le Cluster Nogentech, le Pôle Technologique, Autour de la Terre, avec la formation d’ingénieurs en apprentissage Mécanique Matériaux de l’antenne de l’UTT à Nogent.

La soirée est gratuite, et le public de tous âges est bienvenu !

 

CinéTech N°26 : Des soirées CinéTech qui passionnent toujours autant

, par Estelle Galland

Le public ne se lasse pas. Il y avait encore une centaine de personnes mercredi 11 janvier 2017 au CinéTech n° 26 du Pôle technologique Sud-Champagne. Pour une rencontre autour du bois..

Le thème de la dernière rencontre cinéma et débat était la valorisation du bois. Deux intervenants ont parlé de leur expérience vécue par le biais d’un syndicat ou la création d’entreprise comme ce jeune fabriquant de lunettes et skateboards en bois.

A chaque CinéTech, un thème différent est retenu et les participants sont ravis de découvrir et de décrypter en toute simplicité, les innovations, l’impact du monde scientifique sur la société...

Christophe Juppin, Chargé de développement, a rappelé les similitudes du pole d’Epinal avec Nogent concernant le parcours de Quentin Lejannou. « Il vient de l’Ecole nationale supérieure des technologies et industries du Bois à Epinal. Car il y a un Critt, comme ici, c’est le CRITT Bois situé à Epinal et une école d’ingénieur, comme ici, c’est l’ENSTIB, École Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois situé à Epinal. Et il y a enfin une pépinière, comme ici, c’est la pépinière d’entreprise qui a accueillis Quentin Lejannou à Epinal quand il a créé sa boite. Ce que je souhaite aussi à nos ingénieurs en formation à l’antenne de l’UTT de Nogent ».

Quentin Lejannou est en effet co-créateur et fabriquant de skateboard et lunettes en bois local et de vélos en bambou. L’entreprise In’Bô, c’est l’aventure de cinq diplômés de l’Enstib qui ont bénéficié de l’accompagnement de la couveuse Pacelor, du Pôle d’excellence rurale “Terres de Hêtres”, une structure du Syndicat mixte du Pays d’Epinal pour valoriser le bois. Ils ont eu accès aux machines de l’Enstib. Le second invité était Michel Fournier, maire de Les Voivres dans les Vosges et président de l’Association des maires ruraux. En lien étroit avec de nombreux partenaires, le maire accompagne l’émergence d’activités d’une richesse inexploitée, le bois. L’enjeu est la réorganisation et le développement des performances dans la filière bois à base de feuillus, en particulier du hêtre. Les entreprises, chercheurs, enseignement supérieur, propriétaires forestiers, sont associés aux projets.

Pour découvrir l’entreprise d’objets en bois : http://www.inbo.fr

Prochains rendez-vous : mercredi 1er mars 2017, ‘‘Thorium, la face cachée du nucléaire. Une énergie nucléaire sans danger ni déchets’’. Mercredi 31 mai 2017, ‘‘Les ordinateurs ont-ils toujours la mémoire courte ?’’ Les séances débutent à 19 h 30, avec un film, puis une collation et un débat. C’est gratuit et ouvert à tout public, jeunes et adultes.

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Cinétech n°26 : Innover avec le bois
Mercredi 11 janvier 2017 à Nogent CINE TECH n°26 : « Innover avec le bois »

Mercredi 11 janvier 2017 à Nogent CINE TECH n°26 : « Innover avec le bois » »
Pôle technologique Sud Champagne – amphithéâtre UTT Bat B ZI rue Lavoisier. 52800 NOGENT
http://www.cluster-nogentech.com/wp-content/uploads/2017/01/Cin%C3%A9-Tech-26-11-01-2017.pdf

 

Elargir le réseau et envisager des partenariat pour diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI)

, par christophe Juppin

Durant le mois de mars 2017, Christophe Juppin, qui organise le cycle CINE TECH, a effectué des rencontre afin d’élargir son réseau et d’envisager des partenariats. L’objectif est de mutualiser des actions afin de diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI) auprès d’un public plus large.

Les soirées CINETECH abordent depuis 2011 des questions de technologie et de leur insertion dans la société, à partir d’un film (52 min), suivi d’un buffet (45 min) et d’un débat avec un invité (1h ou 1h45), dans une ambiance conviviale.

Le 22/03/2017 il a échange à Nancy avec "le Festival du Film de Chercheur" qui est coorganisé par les deux deux établissements : CNRS Centre-Est* & Université de Lorraine.

Son objectif est le même que les soirées CINETECH : Provoquer des rendez vous" annuels dans les différentes communes de Lorraine et donc aller à la rencontre du grand public, le public scolaire.

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Christophe Juppin, Jacqueline Riès (Univ Lorraine) et Véronique Bronner (CNRS)

L’équipe du festival du film de chercheur :
=> Véronique Bronner, chargée de mission CNRS | veronique.bronner@filmdechercheur.eu
=> Jacqueline Ries, Université de Lorraine | jacqueline.ries@univ-lorraine.fr
=> Vincent Hénin | vincent.henin@filmdechercheur.eu

C’est "le Festival du Film de Chercheur" qui a proposé à "CinéTech" le sujet de la soirée N°28 avec le film "Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte" qui sera projeté le 31 mai 2017 à Nogent.

Le 29/03/2017, l’Andra (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), sont venues rencontrer Christophe Juppin.
Marielle Girard, est Chargée de communication et Dominique Mer, est Responsable communication. Ils diffusent des films, en complément d’expositions, a destination du grand public, dans le hall d’accueil du laboratoire du centre de Meuse/Haute-Marne à Bure.

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Christophe Juppin, Marielle Girard et Dominique Mer.

Le cycle CINE TECH a pour vocation de diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI) auprès du grand public, notamment auprès des jeunes. Il s’agit de faire découvrir la science et ses enjeux, de partager les savoirs, d’éduquer à une citoyenneté active, et de créer des débats science-société.

Les soirées CINETECH sont des précieuses occasions de rencontres et d’échanges entre les enseignants-chercheurs, les jeunes ingénieurs en apprentissage de l’UTT de Troyes, accueillis sur l’antenne de Nogent, les industriels adhérents du cluster Nogentech, et le public extérieur.

Peu de manifestations peuvent revendiquer un tel mélange de culture. CINE TECH décrypte l’innovation et évalue son impact sur notre quotidien et le monde de demain.

Ces soirées, au nombre de cinq par an, sont financées de façon tournante entre la CCI Haute-Marne, l’antenne de UTT de Nogent et le Cluster Nogentech . La logistique sont assurée par l’association « Autour de la terre ». Le public se compose de 80 à 120 personnes.


Pour en savoir plus :

- Elargir le réseau et envisager des partenariat pour diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI)
- Le Pôle techno grandit bien
- 2018, Cinetech : le programme continue.

 

Nos précédents et futurs Cinétech

, par christophe Juppin

Le cycle CINE TECH a pour vocation de diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI) auprès du grand public, notamment auprès des jeunes. Il s’agit de faire découvrir la science et ses enjeux, de partager les savoirs, d’éduquer à une citoyenneté active, et de créer des débats science-société.

Les soirées CINETECH (marque déposée de la CCI Haute-Marne) abordent depuis 2011 des questions de technologie et de leur insertion dans la société, à partir d’un film (52 min), suivi d’un buffet (30 min) et d’un débat avec un invité (1h ou 1h30), dans une ambiance conviviale.

Les soirées CINETECH sont des précieuses occasions de rencontres et d’échanges entre les enseignants-chercheurs, les jeunes ingénieurs en apprentissage de l’UTT de Troyes, accueillis sur l’antenne de Nogent, les industriels adhérents du cluster Nogentech, et le public extérieur.

Peu de manifestations peuvent revendiquer un tel mélange de culture. CINE TECH décrypte l’innovation et évalue son impact sur notre quotidien et le monde de demain.

Ces soirées, au nombre de cinq par an, sont financées par la CCI Haute-Marne (avec le soutien financier du GIP Haute-Marne), l’antenne de UTT de Nogent et le cluster Nogentech.
Le public se compose de 80 à 120 personnes.


Nos précédents Cinétech :


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Cinetech n°14 « Comment j’ai détesté les maths »
Mercredi 26 novembre 2014 à Nogent CINE TECH n°14 « Comment j’ai détesté les maths »

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Cinétech n°15 « Il était une forêt. »
Mercredi 14 janvier 2015 à Nogent CINE TECH n°15 « Il était une forêt. »

PDF - 1.4 Mo
Cinétech n°16 « Une contre-histoire de l’Internet. »
Mercredi 04 mars 2015 à Nogent CINE TECH n°16 « Une contre-histoire de l’Internet. »

PDF - 1.4 Mo
Cinétech n°17 « Les Incroyables machines volantes du professeur Oehmichen. »
Mardi 05 mai 2015 à Nogent CINE TECH n°17 « Les Incroyables machines volantes du professeur Oehmichen. »

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Cinetech n°18 « Régénérer les os et les organes »
Mercredi 07 octobre 2015 à Nogent CINE TECH n°18 « Régénérer les os et les organes »

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Cinétech n°19 « Femmes Scientifiques » : « Marie Curie, au delà du mythe » et « Emilie du Châtelet retrouvée »
Mercredi 25 novembre 2015 à Nogent CINE TECH n°19 « Femmes Scientifiques » : « Marie Curie, au delà du mythe » et « Emilie du Châtelet retrouvée »

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Cinétech n°20 « Nos collègues les robots »
Mercredi 13 janvier 2016 à Nogent CINE TECH n°20 « Nos collègues les robots »

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Cinétech n°21 « Le monde merveilleux du GPS »
Mercredi 09 mars 2016 à Nogent CINE TECH n°21 « Le monde merveilleux du GPS »

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Cinétech n°22 « Plastiques, quand nos déchets valent de l’or
Mercredi 27 avril 2016 à Nogent CINE TECH n°22 « Plastiques, quand nos déchets valent de l’or

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Cinétech n°23 « Internet : la pollution cachée »
Mercredi 25 mai 2016 à Nogent CINE TECH n°23 « Internet : la pollution cachée »

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Cinétech n°24 - Métallurgie des katanas et des épées du moyen age en Europe
CINE TECH n°24 - Fête de la science - « Métallurgie des katanas et des épées du moyen age en Europe

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Cinétech n°25 - Charles PATHE et Léon GAUMONT, premiers Géants du cinéma
Mercredi 30 novembre 2016 à Nogent CINE TECH n°25 « Charles PATHE et Léon GAUMONT, premiers Géants du cinéma »

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Cinétech n°26 : Innover avec le bois
Mercredi 11 janvier 2017 à Nogent CINE TECH n°26 : « Innover avec le bois »

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Cinétech n°27 : Thorium, la face gâchée du nucléaire
Mercredi 01 mars 2017 à Nogent CINE TECH n°27 : « Thorium, la face gâchée du nucléaire »

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Cinétech n°28 « Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? »
Mercredi 31 mai 2017 à Nogent CINE TECH n°28 « Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? »

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CINE TECH n°29 « Résistance aux antibiotiques - A la recherche de nouvelles molécules »
Mercredi 11 octobre 2017 à Nogent CINE TECH n°29 « Résistance aux antibiotiques - A la recherche de nouvelles molécules »

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CINETECH n°30 : « Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie »
Mercredi 29 novembre 2017 à Nogent CINETECH n°30 :« Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie »

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CINETECH n°31 :« Zeppelin : Retour vers le futur »
Mercredi 21 mars 2018 à Nogent CINETECH n°31 :« Zeppelin : Retour vers le futur »

PDF - 2.7 Mo
CINETECH n°32 :« L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes »
Mercredi 11 avril 2018 à Nogent CINETECH n°32 :« L’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes »

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Cinétech n°33 : « Sols contaminés : des plantes à la rescousse »

Mercredi 31 mai 2017 à Nogent CINE TECH n° 28 « Les ordinateurs ont-ils la mémoire courte ? »

Film de Vincent AMOUROUX & Éléna SENDER
52’ / France / 2015 / Arte France, ZED
De récentes recherches ont démontré que les CD et autres disques durs s’avéraient largement moins fiables pour la sauvegarde des informations que la pierre (dont la durée de vie est estimée à 10 000 ans), les parchemins (1 000 ans) ou la pellicule (100 ans). Plus fragile et instable, le matériel informatique fait courir à terme un danger pour nos données les plus essentielles. etc
intervention de Samuel NOWAKOWSKI
Maître de conférences à l’Université de Lorraine et chercheur au Loria (CNRS, Inria et Université de Lorraine)

Mercredi 11 octobre 2017 - Cinétech n° 29
Fête de la science : Résistance aux antibiotiques
Film : « A la recherche de nouvelles molécule »

Film : « A la recherche de nouvelles molécule »
invité : Dr Didier SIMEON, Didier simeon
Praticien hospitalier, Biologiste médical
Ancien interne des hôpitaux universitaires de Nancy
Actuellement en poste au laboratoire du centre hospitalier de langres
Un film de Bruce Mohun réalisé en 2015 - 44 min
Réalisateur : Bruce Mohun
Producteur : Dreamfilm Productions
L’utilisation massive et répétée des antibiotiques a provoqué l’apparition de bactéries résistantes. Désormais, il est nécessaire de découvrir de nouvelles molécules pour les combattre.
Ils sont à l’origine d’un recul considérable de la mortalité au cours du XXe siècle. Sur le marché depuis près de soixante ans, les antibiotiques sont à 99 % issus de micro-organismes, principalement des bactéries. Problème : une majorité d’entre eux ont perdu leur efficacité du fait de leur utilisation abusive. Pire, la résistance aux antibiotiques s’intensifie partout dans le monde.
Ce documentaire se concentre sur les recherches menées aux États-Unis, au Canada et au Panamá pour trouver de nouvelles molécules, dont les peptides antimicrobiens, présents chez certains êtres vivants (insectes, mammifères, crustacés ou champignons). D’ici à 2020, il faudrait trouver une dizaine de familles de nouvelles molécules pour stopper l’avancée de la résistance. Le film, très instructif, montre que des solutions pourraient se loger dans la fourrure des paresseux, le sang des crocodiles ou la salive des dragons de Komodo.

Mercredi 29 novembre 2017- Cinétech n° 30
Mois du film documentaire :
Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie

Réalisé par : Marc Jampolsky
XVe siècle. L’imprimerie apparait au cœur de l’Europe, entre Strasbourg et Mayence. Elle va révolutionner le monde. Mais comment cette invention majeure est-elle née ? Qui est l’homme que l’on tient pour son inventeur ? En enquêtant sur la vie mouvementée de Johannes Gutenberg (1400-1468) le film nous plonge au cœur du Moyen Âge et dévoile la véritable histoire de la naissance de l’imprimerie.
Gutenberg est l’auteur de l’invention la plus décisive du Moyen Âge par les immenses conséquences qu’elle a eu sur la vie intellectuelle et la diffusion des connaissances. La chose est dite, entendue. Et l’on ne se lasse pas de revenir sur l’ampleur et la profondeur de la révolution ainsi engendrée par l’imprimerie. Pourtant, il manque à cette épopée de l’impression son premier chapitre, c’est-à-dire celui qui conte la naissance mouvementée de l’idée elle-même, sa conception et ses premiers pas chaotiques dans un monde plutôt hostile. Autrement dit : l’histoire de Gutenberg (1400-1468). C’est cela que veut raconter le film : les tourments et les difficultés de l’inventeur de l’imprimerie face à son époque. Une histoire (éternelle) de défis, de concepts visionnaires, d’alliances et de trahisons, un véritable roman d’aventure qui retrace la tumultueuse introduction d’une idée propre à changer le monde dans une société qui ne l’attend pas. Car l’invention de Gutenberg, (ses inventions, devrait-on dire, tant il s’agit d’une véritable chaîne de fabrication) ne révolutionne pas seulement la fabrication du livre et la mise en page, mais bouscule aussi le système économique et les conventions du commerce qui prévalent alors dans l’Europe médiévale. Comment faire, en plein Moyen Âge, pour mettre au point et développer une telle invention ? Avec quel argent ? Quels moyens techniques ? Comment, dans un monde sans brevet, protéger son idée et déjouer la ronde des espions ? Comment convaincre de son intérêt sans dévoiler les secrets de fabrication ? Avec qui faire alliance ? Et pour quel résultat ?
Durée : 85’ ou 52’ ( en cours de visionnage)
Diffuseurs : Arte, ORF, ZDF, SWR, RTBF, RTS

Nos prochains Cinétech :


Mercredi 21 mars 2018 à Nogent CINETECH n° 31 Zeppelin : Retour vers le futur : Le XXIe siècle sera le siècle des dirigeables
Tout juste 80 ans après l´incendie qui a entraîné la perte du mythique zeppelin Hindenburg, le 6 mai 1937, et après plusieurs décennies d´oubli, la légende des dirigeables s´offre un nouveau chapitre ou se combinent puissance, écologie et nouvelles technologies. Par le passé, les dirigeables étaient essentiellement destines a promener une clientèle aisée entre l´Europe et les Etats-Unis, leurs fonctions se sont aujourd’hui diversifiées (surveillance des cotes ou des frontières, transport d´hôpitaux entiers pour des organisations humanitaires, mesure de la radioactivité au-dessus des villes, tourisme de luxe...). Le XXIe siècle sera le siècle des dirigeables.

Mercredi 11 avril 2018 à Nogent CINETECH n°32  :
 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes »
projection du film "Et si nos villes avaient des ailes "
invités : Jean-Paul et Marie-Christine HATON
Un film de Jean-Baptiste Mathieu réalisé en 2010 - 52 min
Se déplacer aujourd’hui en ville tourne vite au cauchemar. Comment résoudre nos problèmes de transport ?
Dans ce film, trois têtes chercheuses explorent des pistes originales pour l’avenir : un scientifique qui s’inspire de science-fiction, un urbanisme qui joue aux petites voitures et un artiste qui invente de nouvelles utopies.
Et si nous les suivions dans un petit tour d’Europe pour découvrir ce qu’ils imaginent pour nous et nos villes dans le futur ?

Mercredi 30 mai 2018 à Nogent CINE TECH n° 33- semaine du développement durable ( 30 mai au 05 juin 2018) - Sols contaminés : des plantes à la rescousse réalisé en 2016 - 52 min par Till Krause, Klaus Uhrig
invité : Guillaume Echevarria et Séverine Lopez , Enseignants-chercheurs en Biogéochimie des Sols à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires , LSE à Vandœuvre-lès-Nancy,
accompagné de Kevin Siebert le responsable de la start-up Econick née de cette aventure et basée à Nancy.
Incroyable mais vrai ! Certaines plantes stockent de telles quantités de métaux lourds qu’elles permettent de décontaminer les sols. D’autres, on peut extraire des matières premières telles que le cuivre, le zinc ou le nickel. À ce stade, les scientifiques ont découvert plus de cinq cents espèces "hyperaccumulatrices" et nul ne sait combien la terre en compte au total. À quoi peuvent donc servir ces plantes miracles ? Comment fonctionne le phénomène de la phytoremédiation ? Pourra-t-on dans les années à venir dépolluer les terrils ou les déchetteries grâce à ces végétaux aux vertus particulières ? Et sera-t-il un jour possible de concilier protection de l’environnement et exploitation des ressources du sous-sol ? Longtemps sous-estimé, le potentiel de ces végétaux est encore loin d’avoir livré tous ses secrets.
Intervenants potentiels : Guillaume Echevarria, Enseignant-chercheur en Biogéochimie des Sols à l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires , LSE à Vandœuvre-lès-Nancy, Université de Lorraine. (a contacter) et Severine Lopez, Doctorante de l’Université de Lorraine (a contacter).

Mercredi 10 Octobre 2018 à Nogent CINE n°34 L’énigme de la tombe celte
Fête de la science

La métallurgie en Haute-Marne il y a 2500 ans.
L’industrie métallurgique en Haute-Marne s’appuie sur une grande profondeur historique, avec de nombreuses strates successives d’activités et d’implantations. La littérature décrit assez bien la métallurgie depuis les ordres religieux cisterciens (XIIé siècles), mais assez peu l’époque Hallstattienne (époque du fer) entre 600 et 500 années avant notre ère.
Un stamnos étrusque avec Canthare attique, Céramique, datant de 430 années avant notre ère a été découvert en 1880 au Tumulus de la « Motte Saint-Valentin », à Courcelles-la-Montagne (Haute-Marne).
Un fabuleux voyage en quête de l’ancienne et mystérieuse civilisation celtique, qui part de la découverte, en 2014 dans la banlieue de Troyes, de la tombe du "prince de Lavau". Qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ?
Le "prince de Lavau" a été découvert fin 2014 dans une petite commune champenoise de la banlieue de Troyes, gisant sous un tumulus. Son squelette était paré de riches bijoux et entouré d’objets luxueux, notamment de magnifiques pièces de vaisselle grecques et étrusques. Cette découverte, l’une des plus importantes de l’archéologie européenne ces dernières années, soulève beaucoup de questions : qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ? Que signifie la mise en scène de la tombe ? Les analyses indiquent que le prince de Lavau était un Celte du Ve siècle av. J.-C. Or, la civilisation celte de l’âge de fer n’ayant laissé aucune trace écrite, elle garde une grande part de son mystère. Grâce notamment à deux autres tombeaux princiers précédemment mis au jour, l’enquête révèle son organisation géopolitique, au cœur d’un réseau fluvial et routier favorisant le commerce. De fait, les objets retrouvés dans les tombes, qu’il s’agisse de bijoux en ambre de la Baltique ou de coraux de la Méditerranée, révèlent l’étendue des échanges européens pratiqués par les Celtes. "Un monde déjà globalisé", commentent les archéologues.
Drones et dessins
Pour explorer le monde mystérieux de ce fascinant peuple et de son prince défunt, le documentaire d’Alexis de Favitski alterne les interviews d’archéologues, des reconstitutions criantes de réalisme et d’époustouflantes prises de vue des paysages, captées grâce aux nouvelles caméras embarquées sur drones. L’utilisation judicieuse du dessin complète cette pédagogie très visuelle. Un palpitant voyage dans le temps de l’Europe celte.

Mercredi 28 novembre 2018 - Cinétech n° 35
Mois du film documentaire
Théme à définir