– l’association du Cluster Nogentech regroupe 50 entreprises industrielles de Haute-Marne dont :

– la plus grande forge automobile de France : Forges de Courcelles, groupe SIFCOR à Nogent

la plus grande forge aéronautique de France : Manoir Aerospace – forges de Bologne, groupe LISI à Bologne

la plus grande forge du médical d’Europe : Établissements Maurice Marle à Nogent

 

Biotech ou la théorie du mouvement

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À Nogent en Haute-Marne, où tout est né, Biotech illustre bien le mouvement incessant qui caractérise le secteur du médical.

L’univers du médical est impitoyable. À l’aune de cette récente industrie, dix ans sont une éternité. L’unité de temps est l’année. Les observateurs remarquent qu’en 24 mois, tout change : achats, ventes, restructurations, reventes… le pouls du secteur médical en Haute-Marne bat au rythme d’un monde en effervescence. Faut-il s’en plaindre, s’en affliger ?

Des centres de décisions outre-Rhin (Aesculap) voire outre-Atlantique (Greatbatch) n’ont pas contrarié la croissance des entreprises haut-marnaises. Dans le médical, aucune de celles qui sont nées ici puis ont été rachetées par des étrangers n’a diminué ses effectifs, bien au contraire.

À Nogent, où tout est né, Biotech illustre bien ce mouvement incessant qui caractérise le secteur. Sur un site qui fut au siècle précédent une pépinière d’entreprises s’implante EOS Médica en 2002.

Huit ans plus tard, l’entreprise est cédée à Biotech (Salon-de-Provence) spécialisée dans l’implant dentaire et orthopédique. Biotech concevait puis achetait à l’extérieur, sans fabriquer.

Un virage important est pris en 2011. Biotech change la donne, investi un million d’euros en travaux, transforme totalement son bâtiment et acquiert des machines. La production de vis démarre.

Deux ans plus tard, Biotech vend sa division Biotech Ortho à l’américain Wright Medical (Memphis). La nouvelle direction prend une décision stratégique : vendre la hanche et le genou, marchés proches de la maturité, pour miser sur les mains et les pieds, promis à une croissance plus dynamique. En fait, en achetant une partie de Biotech, les Américains acquièrent une implantation en Europe, des commerciaux, des chirurgiens concepteurs, soit un réseau et des compétences bien davantage que des lignes de production.

En février 2014, l’entreprise nogentaise compte 14 salariés. Biotech-Wright confie son destin à David Biguet, un ex-Depuy, probablement un des meilleurs connaisseurs du Bassin Nogent-Chaumont-Langres.

David Biguet est un pragmatique efficace. En à peine plus d’un an, il rapatrie à Nogent la sous-traitance puis les fonctions achat et qualité. Il embauche en production. Vingt personnes travaillent désormais sur le site.

Aujourd’hui, les vis en titane qui seront implantées dans les phalanges, les chevilles, constituent le cœur de métier de l’entreprise. Mais un cœur de métier bien entouré : car l’idée fondamentale, géniale, consiste à ne pas livrer ces fameuses vis telles quelles, mais au sein d’un kit qui intègre la totalité de l’instrumentation nécessaire au chirurgien pour une opération bien précise. Les vis de différentes tailles avec leurs plaques, soit quelques grammes et quelques millimètres, y figurent bien, soigneusement rangées. Mais tout le reste aussi, que l’hôpital renvoie au fournisseur après usage. N’est facturé que ce qui a été implanté (vis) ou détérioré (instruments). Vu de loin, Biotech vend donc des vis. En fait, c’est bien davantage de l’intelligence et du service. 700 kits sortent (complets) de Nogent, partent à Marseille pour y être conditionnés en salle blanche, font étape à Salon de Provence, vivent un moment fort en salle d’opération (essentiellement en France, mais aussi à l’étranger, notamment au… Brésil) puis reviennent à Nogent.

Une troisième activité connaît une remarquable croissance : la réparation d’instruments de chirurgie. Instruments de tous types, du monde entier ; du meilleur (made in Haute-Marne) au moins bon (made in Pakistan). Cinq techniciens sont dédiés à ce secteur en plein boom.

Le mouvement ne s’arrête pas. Les tractations sont fort avancées pour un prochain mariage entre Wright (donc Biotech) et Tornier (Grenoble). De la fusion des deux “petits” naîtra un groupe de 2000 personnes, générant un chiffre d’affaires de 600 millions de dollars et surtout une valorisation boursière de 3,5 milliards de dollars. De quoi se prévenir des prédateurs…

Quant au site de Nogent, l’avenir passe par l’aménagement d’une salle blanche. L’investissement de 700 000 euros est prévu.


Publié par Dominique PIOT le 12 juillet 2017 dans le Journal de la Haute-Marne


Pour en savoir plus :


Pour en savoir plus :

- La biotech LDR Medical passe sous le contrôle de l’américain Zimmer Biomet en juin 2016
- LDR Medical : de Troyes à New-York, l’histoire d’une success story française
- Aesculap : Die gute croissance
- En Haute-Marne, Greatbatch Medical investit et embauche à tour de bras en 2013 et 2014
- Greatbatch, Inc. renommé Integer Holdings Corporation le 1er juillet 2016
- Haute-Marne : Biotech Ortho fait des pieds et des mains pour se développer
- Le cluster Nogentech
- Nogentech continue encore de grandir, le 20 avril 2017
- Témoignage du Cluster Nogentech lors de #BeEST2016 le 07 octobre 2016 à Nancy
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- Le cluster Nogentech
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Le médical, un marché porteur pour les PME
- Le contexte économique Grand Est est favorable au deuxième trimestre 2017
- Start-up made in Haute-Marne
- Biotech ou la théorie du mouvement

 

Forges de Courcelles : partir loin pour être plus fort ici

, par

La première forge française est haut-marnaise. Elle travaille pour l’automobile. Mais ce qu’elle forge le mieux, c’est son avenir. Ici et ailleurs.

Quel groupe haut-marnais de la métallurgie travaille depuis des années avec les plus prestigieux constructeurs automobiles du monde tout en développant désormais des joint-ventures pertinentes en Inde et en Chine ? On le sait peu ; depuis toujours, l’esbroufe est à l’exact opposé du groupe Sifcor et des Forges de Courcelles sur l’échelle des valeurs. Les Forgerons sont des taiseux, sérieux, durs à la tâche, mais guère communicants. Ils savent – ô combien – que la vérité n’est pas dans le dire, mais dans le faire.

Donc, ils font. Depuis longtemps. Tout débute au milieu du XIXe siècle, au creux de l’ombrageuse vallée de la Traire, au pied de Nogent. Une colonie pénitentiaire pour adolescents difficiles (appelons ça “maison de redressement”) y est bâtie. Les jeunes découvrent la coutellerie, comme support d’une éducation professionnelle et morale. Déjà, on y frappe le métal.

C’est sur ce site qu’est fondé en 1878 Forges de Courcelles. Une quinzaine d’ouvriers y fabriquent des ébauches pour la coutellerie nogentaise.

Le premier grand virage intervient après la seconde guerre mondiale avec des embauches et des investissements. Le second, décisif, à partir des années soixante-dix, oriente résolument l’entreprise vers le marché automobile. Forges de Courcelles acquiert de puissantes presses et des chauffeuses à induction pour produire des grandes séries.

Les énormes presses de 6 300 tonnes sont installées dans les années quatre-vingt-dix ; les premiers vilebrequins sortent en bout de chaîne. Ce n’est qu’un début. En 2007, Forges de Courcelles installe une presse de 8 000 tonnes. L’investissement permet à l’entreprise de fournir les constructeurs allemands. Le pari, osé, se transforme en choix gagnant. Une seconde presse de 8 000 tonnes vient compléter la première en 2014.

Pour faire face à sa croissance, la société s’est structurée. Forges de Courcelles (FC) est membre de la Société Industrielle et financière de Courcelles, le groupe Sifcor que détient la famille Deguy. Sifcor est constitué de deux filiales complémentaires : Amis, à Montluçon et Gueret, que dirige François Deguy, et Forges de Courcelles, à Nogent, que dirige Jean-Louis Deguy. Pour suivre leurs clients de l’automobile qui se développent en Asie, ces deux entités ont donc établi des joint-ventures, l’une et l’autre en Inde et en Chine. C’est ainsi que Forges de Courcelles (45 %) s’est associé avec le chinois Liaoning (55 %) à Dandong, au nord-ouest de la péninsule coréenne. Les deux partenaires y produiront des vilebrequins. Ce n’est pas forcément un hasard si BMW construit une usine moteurs non loin de là ; la seule hors d’Europe !

Ce développement à l’international est une nécessité. Il y a quelques années, une première tentative de rapprochement a même failli aboutir avec le géant indien Bharat. L’échec de la démarche s’est avéré riche d’enseignements. Il s’agissait, il s’agit toujours pour FC de franchir une taille critique qui rende crédible. À l’international, bien sûr. Le marché automobile asiatique offre le plus fort potentiel au monde. Tous les grands constructeurs y bâtissent leurs usines. Il faut être près de celles-ci pour exister là-bas.

Pour exister en France aussi. Le paradoxe n’est qu’apparent : « Si on n’est pas là-bas, on ne sera plus consulté ici » explique Jean-Louis Deguy.

Ces implantations au bout du monde requièrent une incroyable prudence, un luxe de précautions de la part de la famille Deguy qui veille à ce que les alliances contractées en Asie ne viennent jamais dépouiller le socle industriel métropolitain.

Le groupe Sifcor emploie en France 1 140 personnes pour un chiffre d’affaires de plus de 200 millions d’euros. Il livre plus de 73 000 tonnes de métal chaque année.

En son sein, Forges de Courcelles réalise désormais 99 % de son chiffre d’affaires dans l’automobile (dont 5 à 7 % pour le poids lourd).

Sortent aujourd’hui du hall expéditions de FC des pièces acier de liaison au sol (triangles de suspension), de moteur (vilebrequins), de direction (boîtiers de rotule). Ces pièces partent vers les ateliers des constructeurs : Peugeot, Citroën et de plus en plus Renault pour les Français ; Audi, Volkswagen, BMW pour les Allemands, sans compter Fiat pour l’Italie etc. Ajoutez à ceux-ci leurs équipementiers et on constate que FC dépend pour une immense part du secteur automobile. Peut-être le secteur le plus concurrentiel qui soit. Un monde impitoyable qui exige chaque année des baisses de prix (- 3 % par an).

La pression sur les coûts et la productivité s’avère constante, depuis des années. À Nogent, la démarche d’amélioration continue n’est pas une vue de l’esprit mais un état de faits. Des groupes de travail ont été constitués dans chaque secteur de l’usine. Un comité de pilotage établi chaque mois une synthèse de cette chasse au gaspi.

Les principaux coûts sont clairement identifiés ; la matière première représente environ 70 % du prix de vente d’un vilebrequin, par exemple, et l’énergie 4,5 %. Tout ce qui est gagnable doit être gagné, jusqu’au jour où…

Parce que nul n’ignore qu’un moteur de voiture électrique n’a nul besoin de vilebrequin ! Or, FC en produit plus de 3,2 millions chaque année. Forges de Courcelles anticipe. La R&D travaille sur des ruptures technologiques qui devront être proposées plutôt que subies. Qu’est-ce qu’on pourra faire sur un moteur électrique ? Sur un véhicule électrique ? Ce n’est pas une vague question, mais une saine obsession.

Forges de Courcelles a toujours innové. On y fabrique aujourd’hui des pièces qui n’existaient pas il y a 20 ans. Pourquoi ne pas imaginer qu’on y produise dans 20 ans des pièces qui n’existent pas encore ? Ce flou existentiel ne sévit pas que dans la vallée de la Traire mais aussi chez tous les constructeurs.

Face à l’incertitude de l’avenir, l’entreprise a des atouts. C’est une société familiale dont les dirigeants ne sont pas obsédés par l’immédiateté des profits. Elle est plus résiliente aux crises et autres trous d’air conjoncturels. Ses circuits de décision y sont courts : elle gagne ainsi en agilité. Par gros temps, cela peut servir.

FC parie naturellement et depuis longtemps sur la formation. Pas pour respecter les normes mais par conviction. L’entreprise dépasse tout ce qui est réglementaire dans ce registre.

Forges de Courcelles ajoute aussi de la valeur ajoutée à ses produits. À l’origine, c’était une demande de Renault. FC confie à un partenaire la partie usinage des vilebrequins tout en restant le maître d’œuvre. Il se trouve que le client apprécie : les carnets de commandes de la marque au losange augmentent considérablement. En 2020, Renault pourrait même être le premier client de Forges de Courcelles !

Alors ? La maison de redressement qui produisait des couteaux a bien changé. Les clients sont plus exigeants ; les partenaires plus lointains. Mais l’envie de réussir reste intacte pour la cinquième génération familiale. Réussir, ici, maintenant et surtout demain. Et rester discret. Car rien n’est jamais acquis dans l’industrie automobile…

(Hors-série “Forges et Fonderies” – Janvier 2018)


Publié par Dominique PIOT le 02 juin 2017 dans Hors-série “Forges et Fonderies” du Journal de la Haute-Marne


Pour en savoir plus :


Pour en savoir plus :

- Le cluster Nogentech
- Nogentech continue encore de grandir, le 20 avril 2017
- Témoignage du Cluster Nogentech lors de #BeEST2016 le 07 octobre 2016 à Nancy
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- Le cluster Nogentech
- Start-up made in Haute-Marne

 

Après le milliard, la nouvelle vie rock de l’entrepreneur Christophe Lavigne

, par christophe Juppin

En juillet 2016, Christophe Lavigne a vendu LDR, la société qu’il a fondée en 2000 avec deux associés, à Zimmer Biomet, leader mondial de l’orthopédie, pour un montant de 1,1 milliard de dollars.


La société, installée entre Troyes et Austin, a développé des solutions révolutionnaires dans le domaine de la chirurgie de la colonne vertébrale. Pas super rock’n’roll tout ça a priori. Et pourtant, le même homme est le leader et le compositeur d’Arrows to Fire, groupe de rock d’Austin, dont le premier album sortira le 3 mars 2017. Un concert est prévu au 3Ten pour l’occasion.

Simple lubie d’homme d’affaires qui ne sait pas quoi faire de son temps maintenant qu’il a réussi ? Pas vraiment. «  La musique a toujours fait partie de ma vie. Ça fait partie de mon équilibre. »

Autodidacte, Christophe Lavigne joue de la guitare et compose de la musique depuis qu’il a 15 ans. À Troyes, il fait partie d’un groupe avec lequel il enregistre trois albums et participe à plusieurs tournées. « Si vous demandez à ma femme, elle vous dira que c’est ce que j’ai toujours voulu faire. » Pendant près de quinze ans, il essaye de ménager sa passion et ses envies de succès avec la réalité d’un père de deux enfants. «  A l’origine, je voulais un boulot qui me laisserait le temps de faire de la musique à côté. Et puis j’ai créé cette société… »

L’entrepreneuriat le pousse à mettre sa passion de côté «  J’ai toujours voulu exercer une activité qui serve à quelque chose.  » Avec ses associés, ils ont en effet monté LDR pour donner vie à leurs idées en matière de prothèses de disques cervicales destinées à restaurer de la mobilité physiologique entre les vertèbres. Le marché pèse 10 milliards de dollars selon l’entreprise.

En 2006, alors que LDR continue de croître à Troyes, la stratégie de développement passe par une implantation aux Etats-Unis, plus gros marché en la matière. « Le fonds d’investissement privé Austin Venture, alors notre plus gros investisseur, était présent à Austin et ils m’ont proposé de venir. Quand je suis arrivé à l’aéroport et que j’ai vu toutes ces guitares, je me suis dit que c’était un endroit pour moi  »

Austin ravive son intérêt pour la musique. « Au début je n’en parlais pas trop car en France ce n’était pas forcément très bien vu. » Mais par hasard, il se retrouve à jouer avec le groupe de la soirée, au Congrès National de chirurgie du Rachis qui se déroule à Austin en 2006.

Cet inconditionnel de Gibson, qui garde un ampli et une guitare dans son bureau, en vient alors à taper le bœuf lors de rendez-vous avec des chirurgiens. Et il se remet à composer. « Etre à Austin où la musique est partout, ça me démangeait. »

Il y a deux ans, il fait la rencontre John Joyo, COO dans la société médicale d’un de ses amis, qui vient lui presenter des produits et dont il ne peut s’empêcher de remarquer le timbre de voix. Les deux sympathisent (ils ont un peu la même histoire d’artistes frustrés) et commencent à jouer et à écrire des chansons ensemble puis décident de les enregistrer.

« Je fais de la musique d’abord pour le plaisir. C’était la même chose pour la société. On ne l’a pas fait pour l’argent. On l’a fait car on pensait que nos idées pouvaient amener quelque chose de bien. » Le disque a été enregistré en une dizaine de jours aux légendaires Arlyn Studios à Austin, où sont passés, entre autres, Willie Nelson, Ray Charles et Neil Young, et coproduit par le réputé Jacob Sciba. Comptez aussi sur lui pour garder la même détermination. Car selon Bernie Bonvoisin, qu’il aime citer, « le soleil ne brille jamais sous le cul du chien assis. »


Par
Hugues de Saint-Quentin -
2 mars 2017

Publié par Hugues de Saint-Quentin le 2 mars 2017 dans frenchmorning.com


French Tech Austin - Christophe Lavigne, Témoignage d’une start-up : Les leçons d’une sortie à un milliard de dollars le 26 janv. 2017 dans www.youtube.com


Pour en savoir plus :

- LDR Médical en 2008, l’innovation dans les gènes
- Meilleur espoir de l’innovation industrielle en région à LDR Médical le 22 mars 2013
- LDR Médical, de Troyes au Nasdaq en octobre 2014
- La biotech LDR Medical passe sous le contrôle de l’américain Zimmer Biomet en juin 2016
- LDR Medical : de Troyes à New-York, l’histoire d’une success story française
- Après le milliard, la nouvelle vie rock de l’entrepreneur Christophe Lavigne
- Les alliages de titane pour le médical

La success story continue pour l’entreprise spécialisée dans les prothèses de colonne vertébrale. Alors que le nouveau siège français vient d’être livré sur le parc du Grand Troyes, LDR Médical (LDR Holding précisément) va être rachetée pour un milliard de $ (soit 881 millions d’€) par le fabricant américain d’équipements médicaux Zimmer Biomet.

L’annonce s’est faite en toute discrétion dans l’Aube. Aux Etats-Unis, l’information a été révélée début juin 2016, notamment par l’agence de presse Reuters. Pour les deux entités, il s’agit de se renforcer sur un secteur en très forte croissance, celui des prothèses cervicales (le marché est estimé à 10 milliards d’€).

LDR Medical a été fondée, à Troyes, en 2000 par Christophe Lavigne, Christophe Richard et Hervé Dinville. Doté de 8 000 € au départ, la Start up est aujourd’hui cotée en bourse et donc implantée aux Etats-Unis ainsi qu’en Chine Corée, Brésil et Allemagne. Pas question pour autant de quitter l’Aube qui a contribué à son développement.

Dans l’agglomération troyenne, LDR Medical emploie aujoud’hui 200 personnes (550 personnes dans le monde entier).

 

C2F Implants change de mains le 01 décembre 2017

, par

La société C2F IMPLANTS basée à Nogent en Haute-Marne, est – officiellement depuis le 1er décembre 2017 – la propriété du groupe X.NOV. Le siège du groupe X.NOV est à Héricourt (70).


Le fondateur de C2F Implants, Joël Landanger et les actionnaires historiques ont cédé la place.

Sur le site Web de C2F Implants, on peut lire que l’équipe opérationnelle de l’entreprise poursuit l’activité, mais avec le management d’X.NOV.

Le nom de la société est conservé afin d’assurer la continuité réglementaire du marquage CE.

X.NOV va contribuer par son expertise en recherche et développement, son image de marque et le professionnalisme reconnu sur le marché à renforcer C2F IMPLANTS et la collaboration avec ses partenaires historiques.

X.NOV n’est pas un inconnu en Haute-Marne. Jean-François Biegun connaît parfaitement l’univers du médical et nombre de ses acteurs haut-marnais. Il a d’ailleurs travaillé dans deux entreprises chaumontaises du secteur.

Publié par Dominique PIOT le mardi 12 décembre 2017 en page 4 "Economie" dans Le Journal de la Haute Marne

C2F Implants : 03 25 02 72 89 - www.c2f-implants.com

C2F Implants est une société française implantée à Nogent, Haute-Marne (52), en région Grand-Est (ancienne Champagne Ardennes), spécialisée dans la conception, le développement, la fabrication et la commercialisation des prothèses de genou, de hanche et de leurs instrumentations.
Sur l’année 2016, la société C2F Implants, avec 28 salariés à Nogent en Haute-Marne et une quinzaine en Tunisie, a réalisé un chiffre d’affaires de 13 190 300,00 €. Le total du bilan a diminué de 4,74 % entre 2015 et 2016. Le société était en Redressement judiciaire depuis le 23 mai 2016. Un Jugement du 24 novembre 2017 (Bodacc A n°20170234 publié le 06/12/2017) a arrêté un plan de cession au groupe X.NOV en date du 1er décembre 2017.
La société X.NOV a son siège social à Porrentruy en Suisse et dispose d’une usine à Héricourt (70), à coté de Montbéliard, dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté.

X.NOV MEDICAL TECHNOLOGY SA
RUE D AIRMONT 7
PORRENTRUY
SUISSE

SIRET 80236859700018
Commerce de gros (commerce interentreprises) de produits pharmaceutiques (4646Z)
Société étrangère non immatriculée au RCS


Pour en savoir plus :

- Aesculap : Die gute croissance
- Greatbatch, Inc. renommé Integer Holdings Corporation le 1er juillet 2016
- la filière du Médical en Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Le médical, un marché porteur pour les PME
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Start-up made in Haute-Marne

 

Forgeavia se spécialise dans l’usinage de pièces forgées

, par christophe Juppin

Ce forgeron de Haute-Marne, une PME du secteur aéronautique, a investi dans un centre d’usinage afin d’intégrer cette activité pour ne plus dépendre de la sous-traitance.

Avec 14% de croissance au cours du dernier exercice, 66 salariés, et bientôt 70, le moteur de Forgeavia tourne à plein régime. Pour l’année 2016, l’entreprise de forge a réalisé 6,80 millions d’euros de chiffres d’affaires, dont 6 millions tirés de l’aéronautique. Mais elle vise 10 millions d’euros d’ici à trois ans. Avec plus de 18 mois de visibilité et un contexte économique nettement favorable, la PME de Biesles, dans la Haute-Marne, a su générer un avantage concurrentiel solide.

D’abord, parce qu’elle fait partie, depuis 2016, du groupe Mecapole, un ensemble industriel devenu un partenaire incontournable des grands noms de l’aéronautique international. Mais aussi parce que ce spécialiste de la conception et fabrication des pièces de sécurité forgées a rajouté, depuis 2013, le métier de l’usinage. Un intégration verticale nécessaire.

« Nous sous-traitions 80% de notre usinage, mais à partir du moment où vous externalisez, il y a forcément un risque dans la supply chain, et nous souhaitons éliminer ce risque pour rassurer nos clients », explique Yannick Lebrun, directeur depuis juillet 2017.

Un centre d’usinage 5 axes Hermle C30U, avec une palettisation robotisée Erowa, a été acquis, « afin d’offrir une solution forgée-usinée », souligne-t-il. Une unité qui tourne à « 80-85%, 24 heures sur 24, avec trois opérateurs ».

Les séries ne dépassent guère les 250 pièces. La machine produit des éléments de fixation d’accessoires du réacteur CFM, situé près des parties chaudes. « Nous n’usinons que la partie fonctionnelle de la pièce forgée », indique M. Lebrun. Une pièce que produit Forgeavia depuis une vingtaine d’années. D’abord pour les moteurs CFM d’ancienne génération, puis l’entreprise a été sollicitée en codéveloppement pour le LEAP, afin de proposer un nouveau design.

« Au lieu de tailler dans la masse, qui demande beaucoup de temps d’usinage et d’enlèvement de copeaux, il fallait forger au plus près de la cote, puis usiner pour finir la pièce. De plus, cela permettait de ne pas attaquer le fibrage de la matière », se souvient le directeur de Forgeavia.

Forge libre

Dans son usine de 6 800 m², implantée sur 2,5 hectares de terrain, l’entreprise travaille aussi pour le ferroviaire (6% du chiffre d’affaires) et la défense (2%).

Son taux d’exportation atteint les 23%. Spécialisée dans la forge libre, l’entreprise fabrique des ébauches de taille moyenne, de morphologie complexe et de poids entre 1 à 50 kg, et dans une grande variété de matériaux (aciers, titanes, aluminiums…). « Notre système de chauffe partielle et notre savoir-faire en forge libre nous permettent de créer des pièces forgées monoblocs d’une grande résistance », assure-t-on chez Forgeavia.

Par ailleurs, on trouve aussi des forges d’une masse tombante de 350 kg à 13 tonnes, des presses de 900 à 2 500 tonnes, et autres fours à gaz et électriques.
Il faut remonter à l’année 1871 pour trouver l’origine de l’entreprise haut-marnaise. Mais l’activité de forge et matriçage a démarré fin des années 1950, sous le nom de Conversat Forges. Depuis, elle n’a pas cessé de s’améliorer. Début des années 1990, elle choisit de se doter d’un système d’assurance qualité.

En 1996, elle s’oriente plus particulièrement vers le marché aéronautique et se renomme Forgeavia. C’est en 2003, en vue du marché aéronautique grandissant, que la PME décide de passer la certification EN 9100, qu’elle obtiendra un an plus tard, avec l’ISO 9001 version 2000. Aujourd’hui, son service qualité concentre un tiers de ses effectifs, alors qu’elle déploie le lean manufacturing.

En 2007, elle se dote d’une chaîne de décapage des pièces alu, titane et inox, un process qui permet de mettre à la cote chaque brut de la pièce forgée, par usinage chimique fluo-nitrique. Depuis 2009, elle s’est lancée dans une démarche Nadcap, une approche normalisée de l’assurance qualité spécifique à l’industrie aérospatiale. Son objectif étant d’améliorer la qualité et de réduire les coûts, en supprimant la duplication de mêmes contrôles à divers échelons.

Dernier investissement en date, Forgeavia s’est équipée, en 2015, d’un moyen de mesure tridimensionnelle Mitutoyo, afin de pouvoir contrôler 100% des pièces produites sur le centre d’usinage Hermle.

Publié le 21 décembre 2017 dans www.machinesproduction.fr


FORGEAVIA est une PME spécialisée dans le domaine de l’estampage, du matriçage et de la forge libre, principalement pour l’aéronautique et la défense

Intervenant sur des pièces de quelques grammes jusqu’à 50 kg, FORGEAVIA est présent auprès des principaux avionneurs et motoristes, sur la plupart des grands programmes Aéronautiques
(Leap X, Silvercrest, TP400, A320 Neo, A350…)

FORGEAVIA
ZI Saint Roch
52340 BIESLES

Tel. : +33 (0)3 25 31 94 24
Fax. : +33 (0)3 25 31 99 34
Site : www.forgeavia.com

Contact : LEBRUN Yannick
Fonction : Directeur de site
Email : y.lebrun@forgeavia.com

Contact : GRAND Jean-Paul
Fonction : Président
Email : jp.grand@mfgi.fr

Pour en savoir plus :

- Forgex-Raguet rachète les Forges Béligné à Nogent
- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Forgeavia se spécialise dans l’usinage de pièces forgées
- Mardi 06 février 2018, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°19, « Les technologies de Forge » Alexandre POINTARD du Cetim Metz

 

Un(e) Chargé(e) d’Innovation (H/F) (CDI)

, par christophe Juppin

Alsace BioValley, pôle de compétitivité dans le secteur de la Santé, recrute un(e) Chargé(e) d’Innovation (H/F) (CDI)

Un(e) Chargé(e) d’Innovation (H/F) (CDI)

Le Pôle de compétitivité Alsace BioValley (Illkirch, 67) et le cluster Nogentech (Nogent, 52) se sont rapprochés pour travailler sur leurs complémentarités dans le domaine de l’innovation. Pour renforcer encore plus leur partenariat, ils ont souhaité créer un poste mutualisé.

Le chargé d’innovation s’intéressera à l’innovation depuis son émergence sur le terrain jusqu’à la rédaction de projets et soumissions aux guichets de financements. Il sera intégré à l’équipe Innovation du Pôle Alsace BioValley mais travaillera 2 jours/semaine pour Nogentech avec un minimum de présence de 4 journées / mois sur site, en fonction des sujets.

Type de contrat : Poste en CDI – Démarrage mars 2018

Localisation : A définir

Missions :

→ Définir une stratégie de prospection de nouveaux membres afin de se créer son portefeuille d’acteurs et de bâtir avec eux une relation de confiance
→ S’assurer du suivi et de la qualité des interactions dans une logique de fidélisation
→ Mener un travail de détection au sein des entreprises et des laboratoires pour identifier les compétences et les besoins à cartographier
→ Faire émerger et recenser des idées de nouveaux produits/services/organisations pouvant faire l’objet de projets d’innovation
→ Etablir des stratégies de mise en relation entre les compétences existantes et les demandes afin de construire de nouveaux consortiums projet
→ Assister et accompagner quotidiennement les entreprises et laboratoires dans le montage de leur projet
→ Aider les porteurs dans la rédaction des dossiers en s’assurant du respect des dimensions suivantes :
– Adéquation avec les politiques publiques
– Positionnement scientifique et degré d’Innovation
– Structuration et management des projets
– Marchés visés et impacts économiques
– Capacités financières et prévisionnels
→ Gérer l’ensemble du processus d’expertise et d’évaluation ainsi que la soumission à des instances de financement
→ Organiser et/ou animer des actions de sensibilisation ou autres évènements à destination de l’écosystème

Profil recherché :

– Curieux (se) et autonome, vous avez la fibre commerciale et faite preuve d’un excellent relationnel
– Proactif dans vos relations extérieures, les déplacements sur le terrain vous plaisent
– Bonnes compétences rédactionnelles
– Niveau d’anglais fluide (oral + écrit), l’allemand serait un plus
– Sens de l’organisation

Formation :

Diplômé d’un parcours scientifique (Bac+5), de préférence doublé d’une expérience dans les secteurs du médical et / ou industries.
(Idéalement commerciale ou juridique/propriété intellectuelle, marketing de l’innovation)

Merci d’adresser votre candidature à

Alsace BioValley,
550 bd Gonthier d’Andernach,
67400 Illkirch

ou
par e-mail à mc.gauthier@alsace-biovalley.com

Pour en savoir plus :

- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- 01 juin 2017 à Metz , Le cluster Nogentech a rencontré le Pôle de compétitivité Alsace BioValley
- Alsace BioVallet et le cluster Nogentech ont visité l’IHU Strasbourg le 15 décembre 2017


 

Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.

, par christophe Juppin

A l’orée 2020, l’intégralité des machines et des salariés des Forges de Bologne quitteront leur site, rue des Forges, pour intégrer la zone Plein’Est à Chaumont. Un projet immobilier estimé à 40 millions d’euros, pris en charge par une Société d’économie mixte, des investissements dans de nouveaux équipements devant se chiffrer à 110 millions d’euros : le groupe Lisi va donner une nouvelle dimension à son site les Forges de Bologne relocalisé sur Chaumont (Haute-Marne).

La SA Les Forges de Bologne existe depuis 1989. Elle fait partie de l’identité de sa commune d’accueil et les 750 à 800 salariés (intérimaires compris) y sont très attachés. Pourtant, elle va devoir déménager et c’est aussi une question de survie pour l’entreprise.

Les difficultés :

Installé sur 13 ha, les 56 bâtiments de la forge sont consacrés "à 96% à la confection et production de pièces pour l’aéronautique et 5% pour le spatial de la défense", rappelle Thibault Guillet, à la tête du colossal projet de déménagement . Un dépatement est dédié aux moteursn un autre à la structure. L’usine haut-marnaise travaille pour des clients prestigieux comme Airbus et Safran mais s’est retrouvée en grande difficulté au fil du temps. Elle a été rachetée en 2014 par Lisi (Link solution for industry). L’entreprise familiale basée à Belfort (90) a tout de suite vu le potentiel de Bologne pour développer l’activité aéronautique déjà existante dans le groupe. Mais à une condition. Thibault Guillet commente : "La concurrence est rude dans l’aéronautique. Il fallait montrer un projet pour faire de cette forge du XIX e siècle, la forge du XXI e siècle".

Le projet :

Rapidement, les locaux de Bologne (propriété d’un investisseur privé) apparaissent comme une vraie contrainte pour augmenter les performances et la productivité de l’entreprise. D’abord, il n’y a pas de possibilité d’agrandissement mais ce n’est pas tout. "L’aménagement du site fait que l’on ne peut pas optimiser les flux des pièces. Elles parcourent a à 7 km entre la phase de préparation des matières premières et l’expédition". Cette perte de temps a un coût mais surtout un impact sur la réactivité de l’entreprise qui doit tenir des délais de plus en plus serrés pour répondre aux besoins de ses clients.

Dès la reprise, le groupe Lisi avait en tête la mise en place de "Forges 2020". Ce programme d’investissement consiste en un premier lieu à rénover le millier de machines de la Forge et surtout à déménager le site pour améliorer les flux de pièces, les conditions de travail et se laisser de l’espace pour, pourquoi pas, s’agrandir. Une usine toute neuve aura aussi pour conséquences des économies d’énergies non négligeables.

L’action :

Pour mettre en oeuvre le programme et pérenniser l’entreprise et les emplois, le groupe souhaiterait donc déménager et devenir locataire simple des bâtiments que construirait une société d’économie mixte. Le Conseil départemental et le GIP Haute-Marne ont décidé de soutenir le projet en créant la SEM Haute-Marne Immo-Bail en décembre 2015. "Préserver le premier employeur de Haute-Marne, il en va de l’avenir du département".

Thibault Guillet se satisfait de l’implication des élus locaux. Le compromis de vente d’un terrain de 9.4 ha sur la Zone Plein’Est de Chaumont a eu lieu le 14 avril 2017 entre la communauté d’agglo, propriétaire, et la SEM. "Le site sera divisé en un bâtment dédié aux moteurs et un autre aux structures, fera 43 000 m2 et 17 m de haut au maximum", précise Thibault Guillet. Surtout, la chaîne de production sera linéaire évitant ainsi aux pièces de parcourir des kilomètres entre les différents secteurs de production.

D’après les premières estimations de 2015 (voir le rapport de la session du Conseil départemental du 18 décembre 2015 sur le site de la colllectivité), les investissements pour le plan Forges 2020 se chiffraient autour de 150 millions, bâtiments compris. Un appel d’offres de la SEM est en cours pour la construction des bâtiments et se terminera en décembre 2017 ou janvier 2018, celui pour le transfert du matériel de l’entreprise interviendra pour le groupe Lisi en mars ou avril 2018.

Les travaux devraient démarrer au deuxième semestre 2018, pour un déménagement en 2019-2020. 20 mois et une logistique importante sera nécessaire (la plus grosse machine fait 600 Tonnes). Le site à Plein Est présente deux autres avantages : des extensions sont possibles en cas d’augmentation de la productivité ou de création de nouvelles chaînes de production et il es plus accessible pour les camions des fournisseurs ou des expéditeurs.

Orianne Roger.

Ce que fabriquent les Forges :

Les Forges fabriquent des pièces pour les structures des avions, comme celle des hublots, des supports de sièges, mais aussi pour les freins ou encore les trains d’atterissage, etc. La partie motrice concerne essentiellement les aubes de turbines, qu’elles soient réalisées en titane - majoritairement - ou en alliage d’aluminium. L’usine est aussi capable de réaliser des petites séries pour répondre à des demandes spécifiques.

Publié par Orianne Roger dans La Voix de la Haute-Marne en page 3 le 24 novembre 2017


PDF - 306.2 ko
Rapport de la session du Conseil départemental de Haute-Marne du 18 décembre 2015. http://haute-marne.fr/pv/docs/

Pour en savoir plus :

- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Emmanuel Viellard Directeur général de Lisi en mai 2017 : « Il n’y a pas de fatalité : on peut être compétitif en France »

 

la filière du Médical en Haute-Marne des entreprises à la pointe dans le secteur de la prothèse chirurgicale.

, par christophe Juppin

Le secteur du médical en Haute-Marne offre aujourd’hui plus de deux mille emplois, répartis de manière à peu près équivalente entre Nogent et Chaumont, avec des salaires plutôt élevés. Avec plus de 35% de la production mondiale d’implants orthopédiques et d’instrumentations Médicales, la région du sud de la Champagne, et sa grappe européenne « Prosthesis Valley » du cluster Nogentech est un acteur clé du marché du Médical en Europe

« Prosthesis Valley » comprend des sociétés spécialisées dans les dispositifs médicaux (prothèses, accessoires, instruments de chirurgie et métiers connexes).
Les sociétés leaders sur le marché des dispositifs médicaux, spécialisées dans la fabrication et / ou la sous-traitance des dispositifs médicaux (MD) implantables et non implantables sont établies en Sud Champagne.

« Prosthesis Valley » ou « Prosthesis and Médical Device » représente 28 entreprises avec plus de 2 000 salariés.
- 1 laboratoire de recherche LRC CEA UTT
- 1 université école d’ingénieurs UTT
- 1 centre de ressources technologique CRITT MDTS

« Prosthesis Valley » a été distingué parmi les écosystèmes les plus favorables aux start’ups. Le 25 juillet 2016 à Laval, le cluster Nogentech, et son département « Prosthesis Valley », a intégré le réseau thématique de la santé : « Health Tech » de la « French Tech »

Les leaders des dispositifs médicaux sont établis en Sud Champagne comme :

INTEGER, 400 salariés.
Fabrication implants orthopédiques, prothèses de hanches, épaules, rachis et ancillaires de pose.
MARLE, 200 salariés.
Leader européen d’implants orthopédiques forgés, prothèses de hanches, d’épaules, de genoux, de rachis, cupules, plaques tibiales. Instruments ancillaires : râpes à os, porte cotyle.
B.BRAUN Aesculap, 125 salariés.
Développement et production de prothèses de genoux et instrumentation de pose, Centre d’excellence mondial du Groupe BBraun.
■ OURY-GUYE, 44 salariés.
Ancillaires de pose et instruments de chirurgie.
■ MAIRE DIDIER, 40 salariés.
Instrumentation chirurgicale et ancillaires.
C2F IMPLANTS, 28 salariés.
Implants orthopédiques, prothèses de hanches, genoux, et ancillaires de pose.
WRIGHT MEDICAL Biotech Ortho, 19 salariés.
Leader français des vis et plaques orthopédiques, prothèses pour les extrémités : pieds, mains, chevilles, poignets et ancillaires de pose, mobilier d’hôpital, radioprotection, réparation et maintenance pour les instruments pour les hôpitaux.
... implantés sur le bassin d’activités de Chaumont / Nogent et trouvent sur ce territoire les moyens nécessaires à leur développement.

Le secteur du médical en Haute-Marne offre aujourd’hui plus de deux mille emplois, répartis de manière à peu près équivalente entre Nogent et Chaumont, avec des salaires plutôt élevés. Et ces firmes embauchent. Integer (Greatbatch) est passé de 240 à 400 salariés en quelques années, Marle de 125 à 200 en dix ans. C2F Implants, qui n’a que 12 ans, en compte une trentaine. Quant aux spécialistes de la finition des produits comme HMP, leurs besoins en main–d’œuvre sont considérables. Cette dynamique se traduit par un niveau de chômage contenu : 6,6 % au second semestre 2017 dans la zone d’emploi Chaumont / Langres, contre 10,7 % à Saint-Dizier / Vitry-le-François . Il faut donc rechercher ce qui a fait la réussite de cette reconversion et plusieurs éléments décisifs peuvent alors être mis en avant.

Le premier renvoie à ces entrepreneurs qui ont eu très tôt l’intuition d’un marché qui s’ouvrait. Renée Landanger, Bernard Marle...Ils innovent sur le plan industriel (capacité à répondre à des problèmes techniques, à forger le titane, à créer des outils complexes…) comme sur le plan commercial (cas des Landanger vis-à-vis des chirurgiens). On retrouve là le processus classique de montée en gamme qui permet de contourner la concurrence des pays à bas coûts. Ces entrepreneurs ont aussi joué le rôle de leader en entraînant d’autres sociétés dans leur sillage (Biotech Ortho ou Oury-Guyé pour l’instrumentation médicale…). En 2003, lorsque Claude Rauscher est nommé patron d’Aesculap à Chaumont, c’était plutôt pour fermer le site qui était vieillissant. Mais l’Alsacien comprend le potentiel technologique et humain de l’entreprise et parvient à convaincre en haut lieu du savoir-faire local. Les Allemands, propriétaires de l’entreprise depuis dix ans, le suivent. Ils injectent 10 millions. La production est totalement réorganisée. Pour franchir le cap de l’innovation, le gros des efforts portera sur les technologies et la formation des employés (2000 heures par an). 50 000 prothèses du genou sont produites annuellement chez Aesculap à Chaumont, quasiment toutes destinées à l’export. Un nombre qui devrait être doublé d’ici 2020. Aesculap investit désormais quelque 2.000.000 d’euros chaque année pour se moderniser. L’entreprise emploie 125 personnes et elle espère dans les prochaines années largement gonfler ses effectifs. Ces entrepreneurs sont liés par des réseaux d’amitié, trouvent de l’intérêt à se rencontrer et entretiennent, à l’occasion, des liens familiaux. Ces évolutions sont réalisées en étroite connexion avec le marché, au plus près de la demande des médecins et des chirurgiens.

Le second élément concerne le savoir-faire associé au travail des métaux et renvoie à la coutellerie comme à la forge. De la coutellerie, on a utilisé les savoir-faire associés au trempage et aux objets tranchants que l’on retrouve dans les scalpels et les ciseaux de chirurgie. De la forge, on a repris la capacité à innover dans le domaine traditionnel des pièces diverses, celles qui ne concernent pas la coutellerie. Le mouvement a peu à peu engagé certains de ces forgerons vers les prothèses d’articulations, comme Bernard Marle qui fait évoluer une petite entreprise de cisaillerie de 11 personnes il y a 35 ans à un leader mondial de la fabrication de prothèses de hanche.

La dynamique collective apparait aussi comme une force. Autant les couteliers étaient en concurrence (La production de couteaux, à Langres depuis 400 ans, s’est délocalisé à Nogent du fait de rivalités internes), autant ces « nouveaux » entrepreneurs se rencontrent, échangent en passant au-delà des configurations classiques de la concurrence. Cette dynamique d’ensemble a permis l’émergence du cluster Nogentech. Or, qui dit cluster dit échanges, réunions, partage d’expériences, montage de projets...L’écosystème a été distingué parmi les écosystèmes les plus favorables aux start’ups. Le 25 juillet 2016 à Laval, le cluster Nogentech, et son département « Prosthesis Valley », a intégré le réseau thématique de la santé : « Health Tech » de la « French Tech ». Il étend ses partenariats sur toute la région Grand Est jusqu’en Alsace avec le pôle de compétitivité « Alsace BioValley ».

Reste, au moins au départ, un environnement général porteur : les Trente Glorieuses, des marchés en croissance, l’ouverture de l’économie, la réceptivité des élus locaux aussi qui réalisent, dès le milieu des années 1970, la vaste zone industrielle de Nogent. Au final, c’est une intégration réussie dans la mondialisation pour ces industriels. Marle exporte 47 % de sa production, Greatbatch et Aesculap ignorent quasiment le marché français ! L’ouverture des frontières a donc fatale pour la coutellerie traditionnelle mais positive pour ces entreprises et la région, le système productif ayant su proposer des produits à bonne valeur ajoutée recherchés par le marché.

A l’inverse, notons que cette dynamique s’est mise en place dans un environnement géographique peu favorable  : un département sans image, sans grande ville, un territoire assez froid dans l’inconscient collectif, éloigné des grandes métropoles… En fait, l’esprit d’initiative de quelques entrepreneurs, le savoir-faire des forgerons locaux … et une autoroute à 20 km ont suffi à contrecarrer la faiblesse des aménités locales.

Il ne faut pas regarder la densité de la population mais plutôt la densité industrielle qui est remarquable. Sur ce territoire ancien, mais neuf par sa capacité à évoluer et à innover, l’entrepreneuriat et l’initiative individuelle s’y développe avec succés.


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Dépliant « Prosthesis Valley » decembre 2015
Dépliant « Prosthesis Valley » decembre 2015

Pour en savoir plus :

- La biotech LDR Medical passe sous le contrôle de l’américain Zimmer Biomet en juin 2016
- LDR Medical : de Troyes à New-York, l’histoire d’une success story française
- Aesculap : Die gute croissance
- En Haute-Marne, Greatbatch Medical investit et embauche à tour de bras en 2013 et 2014
- Greatbatch, Inc. renommé Integer Holdings Corporation le 1er juillet 2016
- Haute-Marne : Biotech Ortho fait des pieds et des mains pour se développer
- la filière du Médical en Haute-Marne
- De la tradition artisanale coutelière aux implants chirurgicaux et au Cluster Nogentech
- Le cluster Nogentech
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Le médical, un marché porteur pour les PME
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- Le contexte économique Grand Est est favorable au deuxième trimestre 2017
- Start-up made in Haute-Marne
- Biotech ou la théorie du mouvement

 

David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur » Une usine du futur qui n’a pas de clients, ça ne sert à rien. Le client est plus important que la technique.

, par christophe Juppin

Fabricant d’implants et d’instruments chirurgicaux, le Haut-Marnais David Biguet estime que la technologie ne fait pas tout. Il évoque la nécessité pour les entreprises d’être « agiles et flexibles », « fluides » dans leur organisation, et très à l’écoute de leurs clients. L’industrie du futur, c’est fabriquer le bon produit au bon moment sans stocks.

Quelle définition donneriez-vous de l’industrie du futur ?

Je pense tout d’abord qu’il n’y a pas une, mais des industries du futur, en fonction de la taille de l’entreprise, de ses besoins et de son secteur d’activité. L’industrie du futur de la sous-traitance automobile n’est pas la même que l’industrie du futur de la sous-traitance mécanique, des services de l’aéronautique ou du médical.
La sous-traitance automobile de très grandes séries a dû vivre d’importantes mutations pour rester compétitive. Elle est très en avance par rapport à d’autres secteurs. La sous-traitance non automobile est en train de suivre ce qui a été fait il y a dix ans dans l’automobile. Quant à l’usine du futur dans les petites structures, c’est l’art d’adapter ce que les très grosses sociétés ont fait.

Pour moi, je dirais que l’industrie du futur, c’est fabriquer le bon produit au bon moment, donc sans stocks. Le bon produit, c’est le produit que le client attend, de plus en plus customisé, à un prix et une qualité donnés. Au bon moment, c’est-à-dire quand il en a besoin.

Quelles sont les recettes de l’industrie du futur ?

Dans l’industrie automobile, l’innovation n’est pas toujours d’ordre technologique. Elle est aussi organisationnelle. Il faut que l’entreprise reste très fluide, très dynamique, car le temps et la vitesse comptent beaucoup. L’entreprise doit être agile , c’est-à-dire capable de changer sans devoir tout casser, et pour cela disposer d’outils flexibles et d’hommes bien formés. Elle doit savoir passer d’un produit à un autre, d’un client à un autre facilement. Le monde bouge tellement vite que si l’entreprise est trop focalisée sur quelque chose, le jour où le besoin se déplace, elle meurt.

Cela veut dire aussi beaucoup communiquer avec les salariés, réduire les étages de la pyramide, alléger la chaîne de commandement, de façon à ce que l’information provenant du client parvienne plus rapidement à celui qui réalise le produit ou le service.

Le client, de son côté, attend une information plus fluide : je veux savoir où en est mon produit, à quel niveau de l’entreprise il se trouve, quand je serai livré. Cette fluidité repose sur les ERP, les systèmes d’information, le big data.
Mais l’information pose bien sûr un certain nombre de problèmes en termes de confidentialité, car on ouvre les portes en grand. Et puis, plus on en montre aux gens, plus ils veulent en savoir. Enfin, quand je suis client, comment extraire l’information qui m’intéresse ?

L’entreprise du futur que vous décrivez ne risque-t-elle pas d’être inféodée à ses clients ?

Mais c’est le client qui paie ! Le client est vraiment roi. On peut imposer quelque chose si on s’appelle Apple, qu’on a sorti le premier smartphone et qu’on a cinq ans de brevets devant soi. Mais il n’y a personne d’autre pour faire ça. Le client, que ce soit un particulier ou un industriel, a la possibilité de trouver ailleurs ce qu’il cherche. En réalité, c’est la concurrence entre entreprises qui fait que le client est roi. Il faut considérer que le client est plus important que la technique. Il est certes plus facile de descendre dans l’atelier résoudre un problème technique que d’aller voir un client. La technique, c’est rassurant, alors qu’un client pose souvent des questions embêtantes qui nous montrent nos “défauts”.
J’observe au passage que les sociétés les plus proches commercialement de leurs clients n’ont pas sollicité le dispositif usine du futur. Ce sont leurs clients qui les ont obligées à évoluer.

Cela suppose des forces de vente adaptées ?

L’accent n’est pas assez mis sur la force commerciale, y compris dans les usines du futur que j’ai pu visiter. On a mis du futur dans la technologie, dans l’organisation industrielle, mais il manque cette vision du client, du marché. On a résumé l’usine du futur à fabriquer vite et bien, et non à fabriquer la bonne chose pour la bonne personne. Une usine du futur qui n’a pas de clients, ça ne sert à rien !

Quelle est donc la place de la technologie ?

Dans le médical ou l’aéronautique par exemple, être une usine du futur implique d’être à la pointe des procédés industriels, pour être encore plus précis, encore plus propre. Cela veut dire parfois remplacer l’homme par la machine pour offrir une grande répétabilité et réduire les risques.

En automatisant et en robotisant ?

Je l’ai beaucoup fait dans l’industrie automobile, où je travaillais avant. J’installais un robot tous les mois et demi pour remplacer une personne. Au lieu d’une personne pour une machine, il y en avait une pour deux machines. C’est la vision purement économique des choses. La robotisation est bien sûr un des moyens permettant de réduire les coûts et d’augmenter les compétences de l’entreprise. En revanche, ça ne marche pas pour tout. Ça marche dès qu’il y a de la série. Sinon, il faut créer des cellules très flexibles capables de travailler sur n’importe quel produit. Robotiser toute une ligne pour faire de la très grande série, cela va à l’encontre de la recherche de fluidité.

On compare souvent la France à l’Allemagne à ce sujet.

J’ai aussi travaillé en Allemagne. C’est un non-sens de comparer les deux pays en termes de robotisation. L’Allemagne fait de la très grande série et produit des volumes énormes qui justifient de robotiser. La France ne fabrique pas d’aussi gros volumes.

Vouloir rapatrier des grandes séries en France, pour moi c’est une bêtise, car ce sont des produits low cost. En revanche, utiliser des robots très flexibles capables de faire un produit bleu, un produit jaune, un produit avec du bleu et du jaune, la France a intérêt à y aller, d’autant qu’elle est le troisième pays au monde en termes de compétences et de recherche robotique. La très haute qualité et la personnalisation nous permettront de garder nos métiers et nos emplois.

On aurait plutôt tendance à penser que la robotisation “supprime” les hommes ?

En fait, on déplace les hommes : on passe du « je fais » au « je sais faire et je pilote ». Ce qui n’est pas plus mal s’agissant de métiers fatigants. Il ne faut pas oublier non plus cet autre aspect : des ouvriers, on n’en trouve plus. Et donc l’entreprise a remplacé les ouvriers par des ingénieurs qui ont mis des robots !
Il faut découpler les notions de chômage et d’entreprise performante. Moi, dans mon entreprise, j’aurais la possibilité d’augmenter mon chiffres d’affaires de 20 % dans certains secteurs, mais je ne trouve personne. Cela fait deux ans que je refuse des commandes à cause du manque de personnel. Dans beaucoup de cas on installe des robots parce qu’on ne trouve pas de personnels. J’ai même visité des installations où cela revenait plus cher de faire polir les pièces par un robot, parce que l’homme est plus rapide, plus efficace, et donc plus économique.

Au final, l’industrie du futur joue sur plusieurs tableaux ?

Oui, car encore une fois, les problèmes ne sont pas les mêmes d’une entreprise à l’autre. Le robot peut être une solution, le système informatique peut en être une autre, l’organisation du personnel et le management aussi, la gestion des stocks également.

Ce que j’apprécie dans l’usine du futur telle que la conçoit la Région Grand Est, c’est qu’avant d’attaquer, on fait un diagnostic qui dure cinq jours : financier, commercial, organisationnel, gestion des surfaces, gestion des stocks… Si les points de faiblesse sont les coûts de revient, alors les experts préconiseront de mettre un robot. Sinon, ils indiqueront d’autres solutions.

Propos recueillis par Frédéric Marais

Qui est David Biguet ?

Ingénieur mécanique de formation, David Biguet , président du Cluster Nogentech , travaille dans l’industrie depuis vingt-cinq ans. D’abord dans l’automobile, où il a touché à la forge, la fonderie, l’usinage et l’injection plastique, avant de bifurquer dans le médical. Il dirige le site de Biotech Ortho à Nogent, en Haute-Marne, et préside Nogentech dans cette même ville.

Propriété d’un groupe américain, Biotech Ortho fabrique 100 000 implants par an dédiés à la chirurgie du pied, répare 10 000 instruments chirurgicaux et fait aussi de l’assemblage d’instruments chirurgicaux. Le site, qui emploie vingt personnes, livre à 80 % les cliniques et hôpitaux français (les chirurgiens orthopédistes en direct) et à 20 % les pays étrangers, Brésil en tête.

Nogentech est un cluster qui regroupe 50 entreprises, plutôt localisées dans le sud de la Haute-Marne, et spécialisées dans la mécanique pour l’automobile, l’aéronautique, le médical et l’énergie. Elles représentent 300 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un peu plus de 2 500 salariés, la plus petite entreprise comptant un salarié, la plus grosse, 750. Nogentech a été créé au départ pour résoudre un problème environnemental nécessitant une action collective (les déchets de polissage). Problématique qui reste d’ailleurs d’actualité, avec cette fois les déchets liés au travail du titane (2 000 t par an) et la création d’une filière de recyclage à la clé. Le Cluster Nogentech organise aussi des salons, des visites d’entreprise et des formations. C’est une association financée à 80 % par ses adhérents et à 20 % par les villes de Nogent et de Chaumont. En 2016, le cluster a intégré le réseau thématique French Tech de la santé (#HealthTech).

NogenTech a été distingué parmi les écosystèmes les plus favorables aux start’ups. Le 25 juillet 2016 à Laval, le Cluster NogenTech, et son département Prosthesis Valley, a intégré le réseau thématique FrenchTech de la santé : « HealthTech » pour les dispositifs médicaux.

Le réseau thématique « HealthTech » confirme la pertinence du territoire Nogent-Chaumont comme point d’ancrage pour la croissance de toutes les start-up, notamment celles qui évoluent dans le domaine des dispositifs médicaux.


Pour en savoir plus :

- Haute-Marne : Biotech Ortho fait des pieds et des mains pour se développer
- Le cluster Nogentech
- Nogentech continue encore de grandir, le 20 avril 2017
- Témoignage du Cluster Nogentech lors de #BeEST2016 le 07 octobre 2016 à Nancy
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie : Le nombre de robot par employé est inversement proportionnel au taux de chômage dans les pays industrialisés.
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- Le contexte économique Grand Est est favorable au deuxième trimestre 2017
- Matinale technologique n°21 : « L’Industrie du Futur : de quoi s’agit-il ? comment s’engager dans la démarche ? » le Mercredi 16 mai 2018 à Nogent
- Les entreprises du Grand Est en route vers l’Industrie du Futur du 23 au 27 avril 2018


PDF - 3.6 Mo
Cluster Nogentech
Cluster Nogentech
PDF - 3.8 Mo
Die Unternehmen im cluster
Die Unternehmen im cluster

PDF - 4.6 Mo
Prosthesis Valley, un département du cluster Nogentech
Prosthesis Valley, un département du cluster Nogentech
PDF - 4.6 Mo
FLAAMM, un département du cluster Nogentech
FLAAMM, un département du cluster Nogentech

PDF - 1.6 Mo
Plan régional Grand Est industrie du futur 2017
PDF - 981.1 ko
Dossier industrie du futur 2017
 

Deguy-Conge affûte ses atouts avec la R&D La société Deguy-Conge fabrique des couteaux et lames mécaniques pour machines agricoles et toutes industries : outil tranchant, découpage laser , ré-affûteuse, etc

, par christophe Juppin

Grâce à ses investissements continus dans des technologies de pointe et à ses efforts déployés en R&D, la vénérable entreprise de Luzy-sur-Marne (fondée en 1880 !) est devenue le leader français dans son domaine d’activité : la fabrication de lames et outils tranchants destinés au machinisme agricole.

Quand il évoque les entreprises haut-marnaises — qu’il connaît bien —engagées dans la logique de l’usine du futur, David Biguet , président du Cluster Nogentech , (grand témoin de ce dossier) cite volontiers Deguy-Conge. Parmi d’autres, c’est un bel exemple d’adaptabilité aux évolutions de marchés, en quête de qualité.

Augmenter la durée de vie des produits et en mettre au point de nouveaux toujours plus performants sont les mots d’ordre que fait passer Jean-Luc Deguy. Le président de la SAS, représentant la 6e génération de dirigeants de l’entreprise, est entouré d’une équipe de 35 salariés réceptifs au message. Avec eux, la PME fabrique de A à Z (découpe laser, forgeage, usinage, meulage, traitement thermique…) quelque 600 000 pièces par an (couteaux de toutes formes, toutes tailles, composés d’alliages divers) déclinés dans environ 350 références différentes.

Malgré les dents de scie de la conjoncture agricole — principal débouché avec l’agroalimentaire —, Deguy-Conge réalise plus de 4 M€ de chiffre d’affaires (dont 66 % à l’export) et se montre proactive. L’industriel n’a plus de concurrents de sa trempe en France, mais il doit être affuté face aux allemands, autrichiens ou américains, notamment. Afin de poursuivre sa marche en avant, il élargit ses horizons commerciaux via les grands salons internationaux. «  Cela fonctionne puisque nous décrochons de nouveaux clients, turcs, indiens ou chinois…, révèle Jean-Luc Deguy. Dans ces pays les constructeurs veulent progresser plus vite. Nous les intéressons car ils peuvent bénéficier de techniques d’avant-garde mises en œuvre pour nos clients historiques, lesquels se nomment Claas, New Holland, John Deere…  » Pour leur part, ces poids-lourds du secteur sortent régulièrement de nouvelles machines et manifestent de nouveaux besoins en pièces auprès de Deguy-Conge, dotée de moyens pour répondre.

Pour améliorer ses flux, l’entreprise s’est engagée dans le lean manufacturing. Elle a aussi intégré la démarche “usine du futur Grand Est” mettant à profit l’outil de diagnostic proposé par la Région. Cela doit faciliter l’insertion de nouveaux investissements suggérés à la suite d’une étude du Cetim (Robot-Start-PME). A la clé, de nouvelles pistes d’automatisation tant du côté de la forge que du traitement thermique ou encore du rechargement de pièces.

Par ailleurs, Thibaut Perrin, un thésard issu de l’UTT a été recruté en contrat Cifre (Convention industrielle de formation par la recherche). Il a rejoint la cellule de R&D de la société pour participer au développement de nouvelles techniques en matière de métallisation et de traitement thermique. « Il nous faut définir les aciers et traitements adaptés aux conditions d’utilisation de chaque couteau. Les traitements au carbure de tungstène répondent par exemple aux besoins d’agriculteurs œuvrant sur des terres silicieuses. La nature des sols et bien d’autres facteurs sont pris en compte. Chez nous, Thibaut peut mener des essais en labo et observer les résultats grandeur nature », remarque le dirigeant, héritier d’une coutellerie traditionnelle haut-marnaise qui a su prendre de nouvelles orientations et se démarquer.

Philippe Schilde


Pour en savoir plus :

- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- Répondez à l’enquête : "Offreurs de solutions-usine du futur"
- Priorité à la technologie : Deguy-Conge ne cesse d’innover
- Matinale technologique n° 13 : Le contrat Cifre et le crédit d’impôts recherche le 08 mars 2017 à Nogent.
- Deguy-Conge affûte ses atouts avec la R&D
- Pragmalean au service des opérateurs, de la production et de la performance industrielle.

 

Le cluster Nogentech 50 entreprises industrielles de Haute-Marne

, par christophe Juppin

L’association Cluster Nogentech regroupe 50 entreprises industrielles de Haute-Marne. Sa mission consiste à mettre en place des actions d’animation et de dynamisation des entreprises haut-Marnaises. Le cluster Nogentech propose depuis 2002 d’accompagner vos projets au travers d’un réseau d’entreprises du médical, de l’automobile, de l’aéronautique...


L’association du Cluster Nogentech regroupe 50 entreprises industrielles de Haute-Marne dont :

– la plus grande forge automobile de France : Forges de Courcelles, groupe SIFCOR à Nogent

la plus grande forge aéronautique de France : Manoir Aerospace – forges de Bologne, groupe LISI à Bologne

la plus grande forge du médical d’Europe : Établissements Maurice Marle à Nogent

La mission du cluster consiste à mettre en place des actions d’animation et de dynamisation des entreprises haut-Marnaises.

David Biguet en est le président depuis 2014.

Le Cluster Nogentech a été labellisé SPL (Système Productif Localisé) en 2000, puis PER (Pôle d’Excellence Rurale) en juin 2006. Il a été reconnu par l’État comme « grappe d’entreprises » en mai 2010.

Il compte deux départements : Prosthesis Valley et FLAAMM.

Le cluster Prosthesis Valley comprend des sociétés spécialisées dans les dispositifs médicaux (prothèses, accessoires, instruments de chirurgie et métiers connexes). Avec plus de 35% de la production mondiale d’implants orthopédiques et instrumentations, la région du sud de la Champagne et sa grappe européenne « Prosthesis Valley » sont un acteur clé sur le marché croissant du dispositif médical.

Le cluster FLAAMM Forge-Laser-Aéronautique-Automobile-Mécanique-Matériaux est le département de transformation des matériaux du cluster Nogentech. Il regroupe des entreprises spécialisées dans le secteur de la métallurgie (forges, fonderies, outillages, usinage, traitement de surface, traitement thermique, fabrication additive, polissage et marquage laser, etc.), réputées pour leur savoir-faire et la qualité de leur main d’œuvre.

NogenTech a été distingué parmi les écosystèmes les plus favorables aux start’ups. Le 25 juillet 2016 à Laval, le Cluster NogenTech, et son département Prosthesis Valley, a intégré le réseau thématique FrenchTech de la santé : « HealthTech » pour les dispositifs médicaux.

Le réseau thématique « HealthTech » confirme la pertinence du territoire Nogent-Chaumont comme point d’ancrage pour la croissance de toutes les start-up, notamment celles qui évoluent dans le domaine des dispositifs médicaux.

Unis au service de tous pour le développement industriel !

Le cluster Nogentech propose depuis 2002 d’accompagner vos projets au travers d’un réseau d’entreprises du médical, de l’automobile, de l’aéronautique...

Ce réseau intègre les métiers de la forge, l’usinage des métaux, la fonderie, la mise en forme des matières plastiques, le traitement thermique, le traitement de surface et le polissage, la métrologie, la conception, l’assemblage, le contrôle qualité et la maintenance.

L’addition des compétences

Ces sociétés allient leurs efforts avec les laboratoires de l’antenne du CRITT Matériaux, Dépôts et Traitements de Surface (MDTS) et de l’antenne de l’Université Technologique de Troyes (UTT) dans des sujets tels que le transfert de technologie, le développement technologique sur les matériaux, les traitements de surface, les procédés de fabrication, les brevets et toute action susceptible d’améliorer leur compétitivité.


Pour en savoir plus :

- Champagne-Ardenne : Les couteliers de Haute-Marne affûtent leur image en 2001
- Le cluster Nogentech
- Nogentech continue encore de grandir, le 20 avril 2017
- Témoignage du Cluster Nogentech lors de #BeEST2016 le 07 octobre 2016 à Nancy
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne.


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Cluster Nogentech
Cluster Nogentech
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Die Unternehmen im cluster
Die Unternehmen im cluster
 

Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical. Croissance externe en Suisse pour Marle

, par MARLE - Delphine DESCORNE-JEANNY

Co-contrôlé par IK Investment Partners et par Carlyle depuis 2016, Marle s’empare du suisse SMB Medical. Cette PME forte de près de trente ans d’existence, qui avait notamment pour actionnaire Swiss Patrimonium Private Equity, fabrique des implants orthopédiques et d’osthéosynthèse. Son acquisition permet à Marle de conforter son rang parmi les trois principaux fabricants du secteur, dans le monde.

Croissance externe en Suisse pour Marle

Marle (Nogent) a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical. Il s’agit d’une forge spécialisée notamment dans les implants du genou. SMB Médical comptait jusqu’alors parmi les plus gros concurrents européens de Marle. L’entreprise suisse travaille tous les métaux utilisés dans la filière médicale, notamment les alliages de titane, les alliages de chrome cobalt etc. Elle a déjà produit plus de 2,5 millions d’implants, de hanche ou de genou.

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En acquérant un concurrent suisse de Marle, Antonio GIL a réussi à nouveau une remarquable opération industrielle. Photo Dominique Piot

Marle appartient à la société suédoise IK Investment Partners (ex Industri Kapital), basé à Londres, largement majoritaire dans le capital.

Bernard Marle et Antonio Gil possèdent toujours des parts et participent financièrement à la croissance continue – et souvent externe – de l’emblématique entreprise née à Odival et déménagée à Nogent en 2008.

Sources : Journal de la Haute-Marne du mardi 12 septembre 2017, Dominique PIOT

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Journal de la Haute-Marne du mardi 12 septembre 2017, Dominique PIOT


(JHM du 12 septembre 2017)

Marle s’offre le suisse SMB Medical

Implanté à Nogent (52), Sarrey (52), Alès (30), Menars (41) et Sorbiers (42), le fabricant industriel d’implants orthopédiques Marle vient de faire l’acquisition de la société suisse SMB Medical, spécialisée dans le même domaine d’activité, auprès de Swiss Patrimonium Private Equity et de plusieurs actionnaires minoritaires. Grâce à cette opération, il consolide ses positions sur la scène internationale.

Marle est détenue depuis 2016 par IK Investment Partners et The Carlyle Group.

Leader européen, Marle accélère son développement par cette acquisition, consolidant son rang parmi les trois principaux fabricants d’implants orthopédiques dans le monde.

Contact Marle International SAS :

Les sites de production Marle

A Nogent (52) - 03 25 31 85 79 - www.marle.fr
Forge
MARLE
Z.I. RUE LAVOISIER
B.P. 46
52800 NOGENT
FRANCE
Tél. : +33 (0)325 318 579

A Alès (30) - 04 66 304 703
Fonderie
ATS
Z.I. DE BRUEGES
AVENUE MONGE
B.P. 80286
30106 ALES CEDEX
FRANCE
Tél. : +33 (0)466 304 703

A Menars (41) - 02 54 465 400
Usinage
SFERIC
Z.A. RUE DU COURTOIS PROLONGEE
41500 MENARS
FRANCE
Tél. : +33 (0)254 465 400

A Sorbiers (42) - 04 77 328 252
Usinage - Polissage - Anodisation - Revêtement - Impression 3D de polyamide - Nettoyage - Conditionnement
Marle Finishing
22 RUE DE LA MOLLANCHE
42290 SORBIERS
FRANCE
Tel. : + 33 (0)477 328 252

7 RUE DE LA ROBOTIQUE
42000 SAINT-ETIENNE
FRANCE
Tel. : + 33 (0)477 216 420

Polissage
H.M.P.
CITE ARTISANALE HENRI VOIRPY
52140 SARREY
FRANCE
Tél. : +33 (0)325 903 144

Sources : Actus DLA Piper, 02/08/2017 - Capitalfinance Les Echos, 02/08/2017 - Synthèse : First ECO

Pour en savoir plus :

- la filière du Médical en Haute-Marne
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Entretien en octobre 2016 avec Delphine DESCORNE-JEANNY, directrice des opérations chez Marle, sur la mixité professionnelle
- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- Delphine Descorne Jeanny est vice-présidente du cluster Nogentech depuis le 14 mai 2014.
- Bernard Marle, forgeron de la prothèse médicale de 1978 à 2011

 

Hommage à Renée Landanger, femme visionnaire, décédée le 06 juillet 2017 à Chaumont Renée Landanger est décédée jeudi 06 juillet 2017 à Chaumont

, par

Renée Landanger est décédée jeudi 06 juillet 2017 à Chaumont à l’âge de 93 ans. Avec Renée Landanger, à qui tout le monde, communément à Chaumont, donnait du « Madame », disparaît un des personnages les plus emblématiques de l’épopée du médical en Haute-Marne.


(JHM du 11 juillet 2017)

Tout commence à Mandres-la-Côte. Louis, son époux, quitte la gendarmerie. Avec Renée, ils ont déjà deux enfants  : Joël et Patrick. Le couple polit des instruments de chirurgie, qui sont alors vendus par d’autres.

Renée Landanger a une première intuition  : vendre sans intermédiaire, les produits à des distributeurs parisiens. Pendant plusieurs années, la camionnette familiale sillonne les routes. Le travail et l’obstination finissent par payer. L’atelier de Mandres s’avère étroit ; les Landanger décident de déménager rue des chalets, à Chaumont. Ils embauchent, aussi, car Louis crée des modèles qui rencontrent un réel succès auprès des hôpitaux français.

C’est le début de la légende.

Renée Landanger élève alors ses quatre enfants tout en travaillant à la production et en dirigeant l’entreprise. Les trente-cinq heures étaient faites en deux jours. C’est d’abord l’abnégation et le savoir-faire, mâtinés d’audace, qui fondent la saga Landanger. Une seconde fois, l’atelier s’avère trop exigu.

Les Landanger s’installent alors sur ce qui deviendra la zone industrielle de la Vendue. Les employés dépassent largement la centaine. C’est là que jaillit la seconde géniale intuition  : la prothèse. Renée Landanger comprend qu’à l’avenir, la valeur sera bien davantage dans l’implant que dans l’outil. La prothèse de hanche est lancée. Louis, perfectionniste, a l’idée de recouvrir la tige (qui entre dans le fémur) d’un revêtement inspiré du corail qui favorise la "soudure" naturelle du corps étranger dans l’os. La prothèse corail est née. Le succès est mondial.

Renée Landanger contrôlait tout, décidait tout. Elle a traversé ces décennies marquées au sceau de la réussite sans jamais se départir de sa première qualité  : « je suis exigeante ». Elle ajoutait, pour préciser sa pensée, au cas où son hôte serait saisi par le doute incongru la concernant  : « quand il y a un problème, il faut le résoudre. On le résout ». Cela résumait assez bien l’aventure Landanger à Chaumont, et ses nouveaux et suivants chapitres  : Aesculap, Greatbatch, Maire-Didier et... Landanger !


Pour en savoir plus :

- Landanger : l’extraordinaire retour aux sources en 2008
- En Haute-Marne, Greatbatch Medical investit et embauche à tour de bras en 2013 et 2014
- Aesculap : Die gute croissance
- la filière du Médical en Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Hommage à Renée Landanger, femme visionnaire, décédée le 06 juillet 2017 à Chaumont

 

12 juin 2017 : 5 fonderies haut-marnaises abandonnées au pays de Kafka

, par christophe Juppin

Lettre ouverte de l’UIMM Champagne-Ardenne à Monsieur le Premier Ministre : L’application outrancière de textes à l’évidence inappropriés ainsi que l’interprétation abusive de l’administration douanière menacent 5 entreprises et leurs 1700 emplois directs de cinq fonderies centenaires implantées en Haute-Marne .

Monsieur le Premier Ministre,

l’application outrancière de textes à l’évidence inappropriés ainsi que l’interprétation abusive de l’administration douanière menacent 5 entreprises et leurs 1700 emplois directs.

Implantées en Haute-Marne, ces cinq sociétés centenaires se spécialisent
dans la fonderie de fonte et d’acier.

Avec 300 millions de chiffre d’affaires dont plus des deux tiers à l’exportation, à la pointe des technologies, ces entreprises et leurs salariés contribuent à la survie d’un département rural qui se dépeuple.

Sur le plan environnemental, elles participent pour leur part à un principe vertueux, leur production émanant pour deux tiers environ de matières premières recyclées.

Le procédé industriel propre à leur fabrication génère toutefois un excès de sable, le plus généralement stocké dans l’enceinte même de ces entreprises.
Cette pratique est autorisée de tout temps, y compris par les autorisations d’exploiter délivrées par les autorités préfectorales.

La mécanique infernale se met en place en trois temps :

— Tout débute en 2010, avec la disparition de la rubrique administrative concernant ces sables issus de fonderies ; par défaut, ces sables sont alors assimilés à des déchets non dangereux, cette désignation visant essentiellement les décharges ultimes de déchets ménagers.

— En 2014, les textes relatifs à la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) s’appliquant aux déchets ménagers, font l’objet d’une mise à jour : les déchets ménagers sont désormais désignés sous le terme de déchets non dangereux.

— En 2016, les douanes, à l’issue d’inspections visant, de façon très étrange, exclusivement ces seules fonderies en France, décident d’appliquer la TGAP aux sables issus de leur production, en toute opposition avec la clarification du texte de loi issue de la nouvelle loi de finances rectificative.

Peu importe que les dépôts de ces fonderies soient abusivement assimilés à des décharges indépendantes ; peu importent aussi les initiatives avérées de ces entreprises visant à revaloriser ces sables ; peu importe enfin que ces sables soient chimiquement inertes et répertoriés comme non dangereux, les douanes soulignant même que classer administrativement ces sables dans la catégorie des produits dangereux aurait conduit à les exclure de l’application de la TGAP ; plus grave encore peu importe l’ignorance volontaire du Service des Douanes de sa mauvaise interprétation du texte de loi lui permettant ainsi de soumettre à cette taxe les fonderies Haut-Marnaises qui en sont légalement exonérées.

En résumé, peu importe l’Esprit des lois.

Soutenir l’Entreprise, assurer l’emploi, c’est d’abord veiller à un contexte
juridique cohérent.

Qui s’en saisit ? À cette heure, nulle réponse…

Aciéries Hachette et Driout, Fonderies de Brousseval, Ferry-Capitain, GMH Wassy, GMH Sommevoire, leur personnel, Monsieur le Président des Fondeurs de France, Monsieur le Président de la Fédération Forge Fonderie, UIMM Champagne-Ardenne, MEDEF Haute-Marne, le territoire…

Monsieur le Premier Ministre, la région oubliée de Haute-Marne
peut-elle compter sur votre arbitrage pour sauver son Industrie ?

Contact : contact52@uimm-ca.fr

Les Echos du 12 juin 2017 (Lettre ouverte)

 

Jeudi 25 mai 2017 la spéciale Chaumont sur Canal 32.

, par christophe Juppin

Jeudi 25 mai 2017, à 18h30, la spéciale Chaumont sur Canal 32 ! Christine GUILLEMY, Maire de Chaumont, et Delphine DESCORNE JEANNY, Directrice des Opérations de l’entreprise MARLE, vice-présidente du cluster Nogentech, témoignent du cluster NOGENTECH devant le Signe, centre national du graphisme à Chaumont.

Jeudi 25 mai 2017, à 18h30, la spéciale Chaumont sur Canal 32 !
Une commune qui a pour emblème le célèbre viaduc... Vous saurez comment il est né et ce qu’il est devenu...

Cette émission spéciale sera aussi l’occasion de connaître la vie économique de Chaumont, son développement actuel, basé notamment sur les prothèses médicales, l’automobile et l’aviation...

La spéciale Chaumont, c’est en replay sur Canal32.fr !

http://www.canal32.fr/thematiques/societe/sujet/ne-manquez-pas-la-speciale-chaumont-ce-jeudi-a-18h30.html

Christine GUILLEMY, Maire de Chaumont, deuxième Vice-Présidente de la région Grand Est en charge des Mobilités et Infrastructures et Delphine DESCORNE JEANNY, Directrice des Opérations de l’entreprise MARLE, à Nogent, vice-présidente du Cluster Nogentech , témoignent du cluster NOGENTECH devant le Signe, centre national du graphisme à Chaumont, en Haute-Marne.

Pour en savoir plus :

- Delphine Descorne Jeanny est vice-présidente du cluster Nogentech depuis le 14 mai 2014.

 

Nogentech continue encore de grandir, le 20 avril 2017

, par christophe Juppin

Métallurgie. Basé sur le Pôle Technologique de Sud-Champagne à Nogent, en Haute-Marne, Nogentech est un cluster regroupant aujourd’hui une cinquantaine d’entreprise métallurgiques intervenant dans le secteur médical, de l’aéronautique, de l’automobile ou encore des matériaux. Le cluster de Nogent, en Haute-Marne, multiplie les projets pour répondre aux besoins d’un secteur industriel en pleine expansion.

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Petites affiches Matot Braine du 1er au 7 mai 2017 - N° 7705 - en page 9

Basé sur le Pôle technologique Sud-Champagne à Nogent, en Haute-Marne, Nogentech est un cluster regroupant aujourd’hui une cinquantaine d’entreprise métallurgiques intervenant dans le secteur médical, de l’aéronautique, de l’automobile ou encore des matériaux. « Notre situation est atypique : dans le triangle Langres-Nogent-Chaumont, nous avons 30 % d’emplois industriels et, en même temps, un taux de chômage de 7 %, bien plus bas que la moyenne  », explique David Biguet , président du Cluster Nogentech .

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David Biguet, président de Nogentech, entend bien continuer de faire reconnaître le savoir-faire industriel Haut-Marnais. photo Laurent Locurcio

Même si le taux d’emploi industriel est déjà pratiquement le double de celui de la région Grand Est, les besoins de recrutement continuent de croître. « Les entreprises locales sont rachetées, pour leur savoir-faire, par des investisseurs étrangers qui les font grandir en leur ouvrant les portes des marchés internationaux, ce qui nécessite de nouveaux besoins de recrutements  », poursuit-il. Si l’Université de Technologie de Troyes (UTT) a implanté une antenne de formation d’ingénieurs par alternance à Nogent, c’est bien pour répondre à cette problématique de recrutement.

Un forum des étudiants en alternance est d’ailleurs prévu le 16 juin 2017 à Nogent pour permettre aux entreprises locales d’accueillir ces futurs ingénieurs et techniciens qualifiés.

Parmi les projets que Nogentech compte faire avancer figure le « polissage intelligent ». « Il est devenu très difficile de trouver des polisseurs localement, et certaines entreprises ont d’ailleurs commencé à racheter des entreprises de polissage ailleurs qu’en Haute-Marne pour répondre à leurs besoins », constate le président de Nogentech. L’introduction de davantage d’automatisation dans les activités de polissage peut devenir alors une solution technique pour les entreprises locales en pénurie de main d’œuvre spécialisée.

Nogentech dans la French Tech

Le cluster nogentais a poursuivi son travail de reconnaissance et fait désormais partie du réseau thématique Health Tech de la French Tech lancé par Bercy. Dans le même esprit, Nogentech s’est aussi rapproché du pôle de compétitivité Alsace BioValley, consacré à l’innovation santé. Un rapprochement qui va se concrétiser dès cette année, avec l’appui du Grand Est, par l’arrivé d’un chargé de mission qui travaillera pour faire avancer les projets de Nogentech. Un renfort humain apprécié d’autant que les projets ne manquent pas pour le Cluster Nogentech qui peut compter sur l’appui de la CCI de Haute-Marne et des villes de Nogent et de Chaumont.

Par exemple, après avoir réalisé une étude avec le soutien de l’Ademe pour la valorisation des déchets titane, l’idée est aujourd’hui d’aller plus loin avec d’autres résidus tels que les boues et les bandes abrasives par exemple. Un rapprochement a également été engagé avec le cluster Innov’Health, un cluster santé lancé l’an passé en Bourgogne-Franche Comté. Des actions sont également engagées avec des fabricants de matériels innovants en vue de pouvoir les tester à Nogent. Le salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne, qui avait connu un beau succès en 2016, sera reconduit tous les deux ans, en alternance avec le salon aéronautique du Bourget. Les prochaines éditions auront lieu en juin 2018 à Nogent, et en juin 2020 à Chaumont.

Laurent Locurcio


L’association du Cluster Nogentech regroupe 50 entreprises industrielles de Haute-Marne dont :

– la plus grande forge automobile de France : Forges de Courcelles, groupe SIFCOR à Nogent

la plus grande forge aéronautique de France : Manoir Aerospace – forges de Bologne, groupe LISI à Bologne

la plus grande forge du médical d’Europe : Établissements Maurice Marle à Nogent

Pour en savoir plus :

Le cluster Nogentech
Nogentech continue encore de grandir, le 20 avril 2017
Témoignage du Cluster Nogentech lors de #BeEST2016 le 07 octobre 2016 à Nancy
Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
Le cluster Nogentech
David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »



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Cluster Nogentech
Cluster Nogentech
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Die Unternehmen im cluster
Die Unternehmen im cluster

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Prosthesis Valley, un département du cluster Nogentech
Prosthesis Valley, un département du cluster Nogentech
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FLAAMM, un département du cluster Nogentech
FLAAMM, un département du cluster Nogentech
 

Action Collective ADEME économie circulaire recyclage déchets titane le 16 novembre 2016

, par christophe Juppin

Le cluster Nogentech a été lauréat le 16 novembre 2016 de l’action Collective ADEME Appel à projets « Economie circulaire Champagne-Ardenne 2016 » :"économie circulaire recyclage déchets titane" issus des entreprises. Le Cluster NOGENTECH suit une étude de faisabilité pour le compte de ses adhérents pour créer une filière de recyclage des déchets titane.

Etude sur la mise en place d’un circuit de recyclage des déchets titane-Cluster NOGENTECH (Volet 3)
Le Cluster NOGENTECH suit une étude de faisabilité pour le compte de ses adhérents pour créer une filière de recyclage des déchets titane. L’étude comprendra un état des lieux des déchets produits (types, production, volumes, filières actuelles, coûts...) et une analyse technique des différentes solutions existantes ou possibles de recyclage.

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crédits : © Christophe Juppin - 2016
17/11/16 Reunion avec Colette KEIHL et Céline SCHEUER de l’ADEME

Suite à la réunion animée par Monsieur Hubert LUCHIER à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Chaumont le 15 avril 2016 ; où étaient également présents les sociétés LISI Manoir Aerospace, Forgeavia, MARLE et ACRDM, Madame Delphine DESCORNE-JEANNY avait confirmé l’intérêt de MARLE et de plusieurs adhérents NOGENTECH pour le sujet du recyclage du titane et de ses alliages.

Le dossier Nogentech est lauréat de l’Appel à projet économie circulaire ADEME Grand Est.

L’ADEME trouve le dossier fort intéressant, ils doivent vérifier le taux d’aide possible pour une association 70% ou 50%. L’ADEME trouve cette collaboration inter-entreprises remarquable. Céline Scheuer de l’ADEME souhaiterait voir si d’autres projets pourraient être étudiés au sein des entreprises du Cluster.

Nogentech a fait une demande officielle auprès de tous les adhérents NOGENTECH pour recycler le titane TA6V

Nos entreprises génèrent lors de leurs cycles de production des déchets non valorisés contenant du titane (boues de tribofinition, smurithropie, émerisage, etc.) ; leur élimination se fait actuellement par des entreprises spécialisées qui orientent ces déchets en enfouissement vers des décharges de classe 1.
Le coût d’élimination des déchets est actuellement conséquent pour toutes les entreprises concernées.

NOGENTECH a pour objectif de faire progresser ses adhérents notamment sur l’aspect environnemental. A cette fin, le cluster NOGENTECH souhaite réaliser une étude sur la possibilité de recycler et valoriser les déchets contenant du titane, non valorisés à ce jour, produits par les entreprises adhérentes.

Le cluster NOGENTECH portera ce projet de recyclage et valorisation des déchets de titane, l’étude sera confiée à un prestataire. Le coût de cette étude est financé à 70 % par l’ADEME, seul le reliquat des 30 % est à financer par les entreprises participantes et NOGENTECH.

Il est demandé au laboratoire prestataire de :
1. Faire un état des lieux de la situation actuelle sur ce sujet des entreprises adhérentes de NOGENTECH :
a. Les types de déchets produits et leur mode de production
b. Les volumes de déchets produits par type de déchet
c. Leurs modes d’élimination actuels et leurs coûts pour ceux non valorisés (boues d’émerisage, tribofinition, smurithropie, etc.)
d. Leurs modes d’élimination actuels et leurs prix de rachat pour ceux valorisés (rebuts, copeaux, riblons, poudres de fabrication additive, etc.)
2. Présenter un état de l’art : technologies existantes, brevets, etc.
3. Procéder à des analyses chimiques des déchets produits par les entreprises adhérentes afin de déterminer leur composition et la proportion de titane (boues d’émerisage dans un premier temps)
4. Proposer une/des technologie (s) pour la valorisation des déchets contenant du titane

Le cluster Nogentech a été lauréat le 16 novembre 2016 de l’action Collective ADEME Appel à projets « Economie circulaire Champagne-Ardenne 2016 »


Pour en savoir plus :

- La Haute-Marne vante ses savoir-faire industriels
- Action Collective ADEME économie circulaire recyclage déchets titane le 16 novembre 2016
- A Nancy, Econick produit des métaux bio-sourcés grâce à des plantes dépolluantes
- Start-up made in Haute-Marne
- La Haute-Marne appuie sur le Champignon
- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.

 

Forgex-Raguet rachète les Forges Béligné à Nogent

, par christophe Juppin

Né de la fusion en 2010 des Forges de la ville à Nogent (Haute-Marne) et de l’entreprise Raguet à Monthermé (Ardennes), le groupe Forgex-Raguet vient de s’étoffer en procédant au rachat des Forges Béligné. Cette opération débouchera d’ici deux ans sur la construction d’un nouveau site industriel à Nogent.

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L’USINE NOUVELLE du 23 septembre 2014 par Pascal REMY

Groupe industriel européen d’estampage à chaud organisé autour de trois unités de production - les Forges de la ville à Nogent (Haute-Marne), l’entreprise de forge-estampage Raguet à Monthermé (Ardennes) et Forgex-Rzeszow (Pologne) - Forgex-Raguet a acquis le 16 septembre 2014 les Forges Beligné, une institution nogentaise existant depuis 1920. Ce rachat va permettre à Forgex-Raguet de compléter son offre industrielle car les Forges Beligné avaient une activité à la fois concurrente et complémentaire de leur nouveau propriétaire.

Les Forges Beligné possèdent un long savoir-faire sur les petites pièces à partir de 20 grammes jusqu’à 1,7 kilo alors que le site nogentais de Forgex-Raguet est, lui, spécialisé dans la production de pièces forgées à partir de 700 grammes jusqu’à 4 kilos. Cette opération va aussi déboucher sur une mutualisation des ressources et des économies d’échelle au niveau des parties commerciales et achats.

Pour que ce changement se fasse en en douceur, Charles Beligné, qui tentait en vain de vendre son affaire depuis deux ans faute d’avoir un successeur, assurera durant un an une mission de conseil.

Regroupement des deux PME nogentaises

A l’horizon 2016, Dominique Lemaire, PDG de Forgex-Raguet, entend par ailleurs regrouper les deux entreprises nogentaises sur un même site de production, dans la zone industrielle de la cité haut-marnaise.

Ce futur ensemble réunira 90 salariés pour un chiffre d’affaires potentiel de 14 millions d’euros. Il fera alors du futur site nogentais l’égal de son pendant existant à Monthermé dans les Ardennes et qui génère actuellement un chiffre d’affaires de 16 millions d’euros.

Filiale du groupe Metcap (1 400 personnes et 120 millions d’euros de chiffre d’affaires), Forgex-Raguet réalise un chiffre d’affaires de 33,5 millions d’euros et destine 35 % de sa production à l’export. Il produit actuellement 11 700 tonnes de pièces en aciers au carbone, en alliés et en inox de quelques grammes à 40 kilos.

Au service d’acteurs majeurs dans des secteurs comme le poids lourd, le machinisme agricole, le ferroviaire, l’aéronautique, le BTP et l’attelage de remorques et disposant de process intégrés (ateliers de traitement thermique, d’usinage et de soudure), Forgex-Raguet propose aussi une expertise dans la sous-traitance de traitement de surface et de peinture.

Pascal Remy

http://www.usinenouvelle.com/article/forgex-raguet-rachete-les-forges-beligne-a-nogent.N286273

 

La Haute-Marne a du ressort

, par

À Doulaincourt, l’entreprise Ressorts Haut-Marnais étudie, met au point et fabrique toutes sortes de ressorts et pièces de forme, notamment pour l’aéronautique.

Rien ne prédestinait Odile Bugnot à devenir patronne dans le monde du ressort. C’était sans compter le hasard et le rachat pas son père d’une entreprise crée en 1982. Celui-ci a la bonne idée d’en confier les rênes à sa fille. Aujourd’hui, l’entreprise, qui a agrandi sa surface de production récemment, compte 14 personnes. Ressorts Haut-Marnais travaille pratiquement pour tous les secteurs sauf l’automobile. L’aéronautique demeure son premier client, devant la RATP. Le nucléaire commence à poindre le bout de son nez.

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photo : Dominique Piot

La force de l’entreprise repose d’abord sur le savoir-faire de ceux qui y travaillent. Elle tient aussi dans son parc machines, nombreuses et polyvalentes ; le secret, c’est le réglage ; pour le peaufiner, il faut de l’humain. Parce que les commandes sont toujours à court terme, forcément variées, le stock de matière première doit toujours pouvoir répondre en fils de 0,4 mm à 20 mm ou des plats de 0,3 mm 3 mm essentiellement en aciers au carbone ou galvanisé, inox, bronze etc. Les séries restent petites, souvent entre 100 et 500, parfois même à l’unité. Même s’il existe encore quelque 80 fabricants de ressorts en France, point de filière de formation  : les salariés acquièrent sur place les connaissances indispensables qui vont croissant avec l’expérience. Le turnover est insignifiant. Pour se faire connaître, Ressorts Haut-Marnais fonde sa politique commerciale sur deux piliers  : sa réputation de service irréprochable et sa fréquentation des salons professionnels.

Dominique Piot

http://economie.jhm-blogs.fr/economie/2017/04/12/la-haute-marne-a-du-ressort/


(JHM du 11 avril 2017)

 

Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020 Les Forges de Bologne fabriquent des pièces de sécurité pour l’aéronautique.

, par christophe Juppin

Sous-traitant de l’industrie aéronautique, le plus gros employeur de Haute-Marne, avec 730 salariés, implanté à Bologne, va se délocaliser à l’horizon 2020, à Chaumont, à une dizaine de kilomètres.
Un investissement de 40 millions d’€ en immobilier et 110 en équipements que cette société plus que centenaire du groupe Lisi, juge indispensable pour rester au même niveau d’exigence que ses principaux clients, Airbus et Boeing.

Forges 2020, c’est le nom du projet mis en place par Lisi Aerospace, branche du Groupe Lisi, une entreprise familiale française à laquelle appartiennent les Forges de Bologne depuis leur rachat en 2014 à Manoir Aerospace.

Deux mil vingt, c’est aussi l’année où l’usine devrait quitter la petite commune de Bologne, en Haute-Marne, pour emménager dans de nouveaux locaux sur le parc d’activités Plein’Est à Chaumont, à une dizaine de kilomètres de son emplacement actuel.

La difficulté de l’opération sera inversement proportionnelle à la distance parcourue. « Il faudra compter deux ans de déménagement et de qualification », prédit Pascal Cantrel, le directeur industriel et technique.

C’est en effet un mastodonte industriel qu’il faut déplacer : l’outil de production est disséminé dans 56 bâtiments, dont certains affichent plus de 100 ans d’âge ! L’usine comprend 23 pilons et presses pesant jusqu’à 600 tonnes, 28 fours de chauffe, 12 fours de traitement thermique, 20 centres d’usinage, 2 lignes de décapages chimiques et une d’usinage chimique, ainsi qu’un atelier d’hydroformage.

C’est aussi une véritable fourmilière où s’activent 730 employés, dont 110 intérimaires, 24/h/24, puisque les équipes tournent en 3x8.

Si l’on ajoute que l’usine est construite sur un terrain en pente et de surcroît inondable, on mesure toute la difficulté à piloter un tel paquebot. « Aujourd’hui, une pièce parcourt 4 ou 5 kilomètres dans l’usine. Demain, ce sera peut-être 100 ou 200 mètres », explique Pascal Cantrel.

Le portage immobilier de Haute-Marne Immo-bail

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Airbus et Boeing sont les principaux clients de l’entreprise haut-marnaise.

La rationalisation des flux déterminera donc le visage des futurs bâtiments, dont les plans sont encore à l’étude. L’investissement immobilier est à la hauteur du défi architectural et de la complexité des process à mettre en œuvre : 40 millions d’€ environ. Mais cette somme ne sera pas déboursée par le Groupe Lisi.

Les frais de construction des bâtiments seront en effet pris en charge par une société d’économie mixte constituée à cet effet. Elle répond au nom de Haute-Marne Immo-bail, et ses principaux actionnaires sont le conseil départemental de la Haute-Marne (majoritaire) et le groupement d’intérêt public (GIP) Haute-Marne.

« Le Groupe Lisi s’engage en contrepartie à louer les murs pendant 30 ans  », souligne le directeur industriel et technique, rappelant que les Forges ne sont pas non plus propriétaires de leur site actuel.

Ce portage immobilier par un tiers permet à Lisi de concentrer ses efforts financiers sur l’outil de production en lui-même. Quelque 110 millions d’€ étalés sur 7 ans permettront non seulement de payer le déménagement, mais aussi et surtout d’acquérir de nouvelles machines et de développer de nouveaux projets industriels.

« Dans notre métier, la R&D porte principalement sur la “forgeabilité” de nouveaux matériaux plus légers et plus résistants. Ces recherches sont menées à notre initiative ou à la demande des avionneurs. »

Moteurs et structures d’avions

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L’usine possède un matériel parfois très imposant.

Face à des clients « de plus en plus exigeants » et à une concurrence exacerbée, les Forges de Bologne ont l’obligation de se maintenir à un haut niveau de savoir-faire et de service, en termes de qualité, de prix et de délais.

Il est vrai que dans l’aéronautique, cœur de métier des Forges de Bologne, on ne badine pas avec l’excellence. « Nous avons deux départements distincts, détaille Pascal Cantrel : les structures et les moteurs. Les premières représentent 65 % de notre chiffre d’affaires dans l’aéronautique, les seconds, 35 %. »

Les structures, ce sont aussi bien les pièces situées dans le nez de l’avion que les hublots, les pièces de plancher que les supports de sièges, les pièces de frein que les pièces de train d’atterrissage, les supports de moteur que les servocommandes, etc. La partie moteurs concerne essentiellement les aubes de turbines, qu’elles soient réalisées en titane - majoritairement - ou en alliage d’aluminium.

« Nous ne fabriquons que des pièces de sécurité soumises à de fortes contraintes techniques, précise le directeur industriel et technique. Nous ne produisons également que des petites séries, même si plusieurs dizaines de milliers de pièces sortent chaque mois de nos ateliers, dont certaines nécessitent jusqu’à cinquante opérations. »

Que des petites séries

L’entreprise fabrique presque autant de pièces pour Boeing que pour Airbus même si, ajoute Pascal Cantrel, « le constructeur américain n’est qu’un client indirect, par l’intermédiaire principalement du Groupe Safran. Nos autres donneurs d’ordres s’appellent Ambraer, Dassault Aviation pour le Rafale, Airbus Helicopters (ex-Eurocopter), etc. Nous sommes équipementiers de rang 1 ou 2, voire 3. »

L’usine haut-marnaise travaille également pour l’armement, le nucléaire (le CEA) et la Formule 1. Elle exporte directement à hauteur de 30 %.

Les Forges de Bologne réalisent un chiffre d’affaires de 115 millions d’€ environ. L’entreprise a connu un creux après 2008, voyant son chiffre d’affaires chuter de 35 %, tout en réussissant à maintenir ses effectifs.

« Nous avons fait le gros dos », observe Pascal Cantrel. La société a commencé à remonter la pente en 2011, pour atteindre maintenant « un plateau ».

Un haut plateau, certes, mais Lisi investit précisément dans une nouvelle usine afin de lui permettre de franchir un cap supplémentaire, en jouant tout à la fois sur une diminution des stocks, une organisation totalement repensée, une augmentation de la productivité et un renforcement de son image.

Notre reporter n’ayant pas été autorisé à faire des photos, toutes ont été fournies par l’entreprise.

Publié par Frédéric Marais, le 01 mars 2016 dans
www.tracesecritesnews.fr

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©Manoir Industries - Presse de 6 300 tonnes installée sur le site des Forges de Bologne à Chaumont.

Pour en savoir plus :

- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Emmanuel Viellard Directeur général de Lisi en mai 2017 : « Il n’y a pas de fatalité : on peut être compétitif en France »
- La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire en Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent

 

Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims

, par christophe Juppin

L’objectif de cette manifestation est de favoriser les échanges entre les acheteurs des établissements de santé et les PME régionales. Les partenaires souhaitent proposer des opportunités d’affaires pour les entreprises avec les centres hospitaliers du territoire, et encourager la mise en place de politiques d’achat favorables. Le cluster Nogentech a mobilisé les entreprises et participé l’organisation de cette rencontre.

L’objectif de cette manifestation menée conjointement par la DIRECCTE, l’ARS, la Région Champagne-Ardenne, le cluster Nogentech, la CCI Champagne-Ardenne et ID Champagne-Ardenne est avant tout d’instaurer un dialogue et provoquer des échanges entre les acheteurs des établissements de santé et les PME régionales afin que ces dernières soient en capacité de saisir les opportunités qui leur seront proposées.

Fort du succès des rencontres acheteurs n° 1 organisées par le cluster Nogentech en 2015, les entreprises de Haute-Marne se sont de nouveau mobilisées pour cet événement.

« Mesure 34 » intitulée : Encourager la mise en place de politiques d’achat favorables.

Les 34 plans de reconquête industrielle du gouvernement ont pour objet d’unir les acteurs économiques et industriels autour d’un objectif commun pour mobiliser les écosystèmes locaux autour de la construction d’une offre industrielle française nouvelle et compétitive.

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Les rencontres acheteurs du médical N° 02
Les rencontres acheteurs du médical n° 02 Mardi 26 janvier 2016 à Reims

Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims
Faculté de Médecine de Reims - Amphithéâtre 5 - 51, rue Cognacq-Jay - 51095 REIMS CEDEX

Opportunités d’affaires pour les acteurs économiques et hospitaliers du territoire

Sur la base de ce constat, le Comité Stratégique de Filière des Industries et technologies de santé a identifié la mesure 34 intitulée : « Encourager la mise en place de politiques d’achat favorables à l’innovation et promouvoir la croissance, la compétitivité et l’emploi par les achats hospitaliers ».

Le marché hospitalier, et plus généralement celui proposé par les établissements de santé, est identifié comme une source de croissance et d’emplois pour les entreprises du secteur des médicaments et dispositifs médicaux, des équipements et consommables mais également pour celles en lien avec la restauration et la maintenance.

L’objectif de cette manifestation menée conjointement par la DIRECCTE, l’ARS, la Région Champagne-Ardenne, la CCI Champagne-Ardenne et ID Champagne-Ardenne est avant tout d’instaurer un dialogue et provoquer des échanges entre les acheteurs des établissements de santé et les PME régionales afin que ces dernières soient en capacité de saisir les opportunités qui leur seront proposées.

Pour les établissements de santé, il s’agit aujourd’hui de mutualiser les pratiques d’achats tout en améliorant la qualité des soins aux patients : le programme PHARE déployé par les hôpitaux publics vise notamment une meilleure organisation et lisibilité des circuits d’achat des centres hospitaliers par les entreprises.

Il est capital pour les acheteurs de connaître, par la maîtrise des réseaux de fournisseurs, les produits disponibles sur le marché en faisant jouer la concurrence tout en détectant les innovations !

Lieu : Faculté de Médecine de Reims - Amphithéâtre 5
51, rue Cognacq-Jay
51095 REIMS CEDEX

Date : Mardi 26 janvier 2016 de 13h30 à 18h.

Programme :

13h30 : Accueil

14h : Présentation de la démarche « mesure 34 » par la DIRECCTE : « Encourager la mise en place de politiques d’achat favorables à l’innovation et promouvoir la croissance, la compétitivité et l’emploi par les achats hospitaliers ».

- Présentation de la procédure des marchés publics par l’ARS
- Présentation de l’Union des Groupements d’Achats Publics (UGAP) et du référencement
- Panorama des acteurs industriels du secteur Santé en région par la CCI Champagne-Ardenne
- Point d’actualité sur les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) par l’ARS

15h30 : Organisation des rendez-vous d’affaires

Rencontres d’affaires entre les acheteurs des centres hospitaliers et les entreprises de production ou de maintenance en région – Salles C 1006 – C1008 – C1009

18h : Cocktail

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Les rencontres acheteurs du médical N° 02
Les rencontres acheteurs du médical n° 02 Mardi 26 janvier 2016 à Reims

Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims
Faculté de Médecine de Reims - Amphithéâtre 5 - 51, rue Cognacq-Jay - 51095 REIMS CEDEX

Contact et inscription :

Jérôme Monnier, Région Champagne-Ardenne - Direction du Développement Économique :

Tél : 03 26 70 86 60

Mail : jmonnier@cr-champagne-ardenne.fr

https://id-champagne-ardenne.fr/fr/les-rencontres-acheteurs-du-medical

http://www.cluster-nogentech.com/actualites/rencontres-acheteurs-du-medical-mardi-26-janvier-2016/

Le médical, un marché porteur pour les PME

Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims ¤

Prosthesis Valley

Le cluster Nogentech fédère depuis 1999 des industriels de la transformation du métal et de la tradition coutelière. Ces entreprises ont innové et se sont diversifiées en s’intéressant notamment aux dispositifs médicaux (instruments de chirurgie et prothèses), d’où la constitution d’un département Prosthesis Valley au sein de Nogentech.

Une trentaine d’entreprises (2000 salariés) sont ainsi présentes à Nogent et dans les environs, dont LDR Médical, à Troyes, Greatbach (400 salariés, Chaumont) et Marle (210 salariés, Nogent) dans les prothèses orthopédiques, ou encore Landanger (instruments de chirurgie (150 salariés), ou Aesculap à Chaumont.

Plus de 35 % de la production mondiale d’implants orthopédiques et d’instrumentations proviennent ainsi du Sud Champagne. Et ces acteurs progressent en travaillant en partenariat avec l’appui du cluster, mais aussi du CRITT MDTS et de l’UTT.


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Dépliant « Prosthesis Valley » decembre 2015
Dépliant « Prosthesis Valley » decembre 2015

Pour en savoir plus :

la filière du Médical en Haute-Marne
Le cluster Nogentech
Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
Le médical, un marché porteur pour les PME
Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims
Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
Le cluster Nogentech

 

Nicolas Sarkozy à la rencontre des maires ruraux et chefs d’entreprise en Haute-Marne le 14 octobre 2016

, par christophe Juppin

Nicolas Sarkozy était en visite en Haute-Marne le vendredi 14 octobre 2016 à l’invitation de Luc Chatel. Il a rencontré à Nogent les étudiants éléves ingénieurs et les acteurs du milieu rural, avant de visiter l’entreprise de Frédéric Chesneau à Sarrey. Cette visite a été suivie d’une table ronde avec des entrepreneurs de Nogentech.

L’ex-chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, en visite en Haute-Marne, le vendredi 14 octobre 2016 à l’invitation de Luc Chatel .

L’ex-chef de l’Etat Nicolas Sarkozy s’est rendu le vendredi le 14/10/2016 en Haute-Marne dans le cadre de sa campagne pour la primaire de la droite.

Il a rencontré les étudiants éléves ingénieurs et des maires ruraux dans les locaux de l’antenne de l’UTT à Nogent.

Il s’est ensuite rendu à Sarrey pour visiter la société Chesneau, spécialisée dans le polissage et l’ajustage de précision pour l’aéronautique, l’énergétique et le médical. Cette entreprise familiale créée il y a 50 ans emploie aujourd’hui plus de 85 salariés.

Cette visite a été suivie d’une table ronde avec des entrepreneurs locaux dont une majorité d’entreprises de Nogentech.

Une séance de dédicaces à la librairie A la Une à Chaumont, et un meeting ont ponctué cet après-midi marathon.

http://www.jhm.fr/departement/actualites/32772-haute-marne-nicolas-sarkozy-pour-remettre-de-l-autorite – avec Nicolas Sarkozy.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/haute-marne/nicolas-sarkozy-rencontre-maires-ruraux-chefs-entreprise-haute-marne-1109297.html

http://www.lefigaro.fr/politique/2016/10/14/01002-20161014ARTFIG00391-sarkozy-repart-sur-le-terrain-en-haute-marne.php

https://www.youtube.com/watch?v=nWWA6sSjK0s

 

Greatbatch, Inc. renommé Integer Holdings Corporation le 1er juillet 2016

, par christophe Juppin

Aprés l’approbation des actionnaires, Greatbatch Inc. changera formellement son nom en "Integer Holdings Corporation", à compter du 1er juillet 2016. "Integer Holdings Corporation" est le plus grand fabricant mondial de dispositifs médicaux (MDO) dans les domaines de la chirurgie cardiaque, de la neuromodulation, de l’orthopédie, de la chirurgie vasculaire, de la chirurgie avancée et de l’énergie.

« La marque distinctive "Integer" représente un portefeuille de produits et de services beaucoup plus complet, combinant l’expertise et l’innovation de nos anciennes marques "Greatbatch" et "Lake Region Medical" pour offrir des solutions de haute qualité et axées sur la valeur », a déclaré Thomas J. Hook., Directeur Général.

"Integer estime également que l’apport d’éléments essentiels - des Associés aux technologies - qui ont été réunis pour former une offre unique et complète, reflétant notre position en tant que plus grand fabricant mondial de dispositifs médicaux (MDO) ."

La marque "Integer" sera introduite progressivement dans le cadre des offres de la société au cours des prochains mois. "Greatbatch Medical", "Lake Region Medical" et "Electrochem" continueront à servir de marques pour les clients.

La Société prévoit de maintenir et de célébrer l’esprit novateur de trois pionniers qui ont construit le consortium maintenant connue sous le nom entier : Albert H. Manwaring, fondateur de Uniform Tubes (1940), Joseph Fleischhacker Sr., fondateur de Lake Region Manufacturing (1947), et Wilson Greatbatch, fondateur de Wilson Greatbatch Ltd. (1970).

"Je crois que ces messieurs seraient incroyablement fiers de la façon dont leurs entreprises respectives ont évolué au fil des décennies, et reconnaissant qu’elles soient restés fidèles aux valeurs et aux objectifs qu’ils ont inculqués à chacune d’elle. Leur vision se poursuivra à travers "Integer", qui deviendra encore plus puissant au cours des années ", a noté M. Hook.

La nouvelle marque n’affecte pas la structure de l’entreprise ni les droits des actionnaires détenant des certificats d’actions et le nombre d’actions représentées par ces certificats resteront inchangés.

À propos d’Integer Holdings Corporation

"Integer Holdings Corporation" (NYSE : ITGR ) est le plus grand fabricant mondial de dispositifs médicaux (MDO) au service des marchés de la chirurgie cardiaque, de la neuromodulation, de l’orthopédie, de la chirurgie vasculaire, de la chirurgie avancée et de l’énergie.

La société fournit des technologies médicales innovantes et de haute qualité qui améliorent la vie des patients dans le monde entier. En outre, la société développe des batteries pour des applications de niche haut de gamme dans les marchés de l’énergie, de l’armée et de l’environnement. Les marques de la société comprennent "Greatbatch Medical", "Lake Region Medical" et "Electrochem".


Pour en savoir plus :

- En Haute-Marne, Greatbatch Medical investit et embauche à tour de bras en 2013 et 2014
- La société texane "Greatbatch, Inc." a acheté la société "Lake Region Medical" en aout 2015 pour 1,7 milliard de dollars
- Greatbatch, Inc. renommé Integer Holdings Corporation le 1er juillet 2016
- la filière du Médical en Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis

 

La biotech LDR Medical passe sous le contrôle de l’américain Zimmer Biomet en juin 2016 LDR Medical : l’entreprise, née à Troyes, rachetée 1 milliard de dollars !

, par christophe Juppin

L’acquisition de LDR Medical, spécialiste du rachis (prothèses de colonne vertébrale), doit permettre au groupe américain Zimmer Biomet d’élargir son portefeuille de produits et de conforter sa croissance à travers le monde. La transaction porte sur près d’1 milliard de dollars.

Alors que le club de football de Troyes (Ligue 2) annonçait le 6 juin 2016 l’arrivée d’un investisseur américain, Gary Allen, acquéreur de 100 % des actions de l’Estac, une opération capitalistique de grande envergure se déroulait parallèlement sur le terrain économique avec l’annonce aux Etats-Unis du projet d’acquisition de l’entreprise auboise LDR Medical par le groupe Zimmer Biomet.

Implanté depuis 1927 à Warsaw, dans l’Indiana, et spécialisé dans le domaine musculosquelettique, avec notamment des gammes de produits orthopédiques de reconstruction, ce groupe américain se dit prêt à débourser près d’1 milliard de dollars pour finaliser l’opération. Il propose aux actionnaires de LDR Holding un prix de 37 dollars par titre.

Fondée en 2000 à Troyes par Christophe Lavigne (Président), Patrick Richard (directeur commercial) et Hervé Dinville (directeur scientifique, désormais retraité), LDR Medical est une société spécialisée dans les