Communauté d’Agglomération issue de la fusion entre la CC du Bassin de Bologne, Vignory et Froncles, la CC du Bassin Nogentais et la CA de Chaumont. Les trois intercommunalités présentent les mêmes bassins d’emploi, de vie et de santé. Cette fusion au 01 janvier 2017 assure un équilibre territorial au sein de la Haute-Marne tout en permettant à la nouvelle CA d’exister également à l’échelle de la nouvelle région, avec une population de 46 000 habitants.

 

La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire industriels de Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent

, par Philippe Thoquenne

Le salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne s’est tenu les 15 et 16 juin 2018 à Nogent (52800). Il a accueilli le vendredi 15 juin 2018 un invité prestigieux, Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI, dans le cadre d’une conférence de présentation du groupe LISI avec quelques conseils sur sa vision de l’usine du futur.

Diplômé de l’Edhec, titulaire du DESCF, Emmanuel Vieillard est depuis mars 2016 Directeur Général de LISI, Président de LISI AEROSPACE, Président de LISI AUTOMOTIVE et Président de LISI MEDICAL.

Le chef d’entreprise, spécialiste des fixations et des systèmes d’assemblage, mène l’action d’un groupe investi aussi bien dans l’aéronautique, l’automobile que le médical. Face à des donneurs d’ordres aux normes très strictes, ce chef d’entreprise fédérateur a présenté sa vision de l’usine du futur, dans un monde actuel en pleine mutation.

La conférence d’Emmanuel Viellard :

Présentation générale :

LISI est un groupe mondial coté en bourse réalisant 1,6 Mds € de CA et emploie 13 000 salariés (ETP). 65 % du capital est détenu par la famille et 35 % par des investisseurs privés.

LISI est présent dans de trois secteurs :

- Aéronautique : 60 % du CA (1 Md) : il y a des coûts de développement important, par exemple le programme A350 qui a commencé en 2009 pour une phase industrielle débutant en 2018. Il faut être force de proposition, ce qui coûte cher. La R&D représente 100 personnes, l’amortissement doit être assuré par des volumes importants de fabrication des pièces.

- Automobile : 30 % du CA (500 M€), un objectif de 600 M€ en 2018. C’est en cycle de fabrication très différent de l’aéronautique, la Supply-Chain est très performante, mais c’est un secteur difficile. LISIAUTOMOTIVE est par exemple fournisseur de pièces de freinage (pièce critique, frein de parkingélectrique).

- Médical : présent depuis 2007, 8 % du CA (140 M€), 1 000 salariés (ETP) en 2017.

En synthèse, LISI, c’est :
- 1,65 Md€ de CA, en progression de 4,6 % par rapport à 2016
- Des bases fortes en France et aux USA,
- 10 % de marge opérationnelle (171 M€),
- 140 M€ d’investissements,
- 47 sites de fabrication dans 13 pays,
- 13 000 salariés (ETP) dont 6 000 en France et 2 000 aux USA.

Le Lean :

C’est un fondamental pour la production et s’adresseà des opérateurs de plus en plus qualifiés, qui travaillent en équipes sous l’autorité d’unresponsable d’unité de fabrication. Au plus proche du terrain, 80 % des problèmes sont réglés. L’autonomie est le maître mot, la hiérarchie est moins présente. LISI a commencé à déployer le Lean au début 2011, et les basiques ont été déployés à l’ensemble du groupe en 2017. Il faut être plus efficace, plus réactif et plus proche du client. Il n’y a que 6 niveaux hiérarchiques. L’organisation doit être légère. Les résultats sont là : le Lean est entré chez LISI il y a 23 ans, le CA a énormément augmenté (progression de 1 000 %).

L’Innovation : cela reprend les thématiques de l’Industrie du Futur 4.0 :

- Digitalisation de la production, qui va s’imposer.

- Robotisation : mise en service de 50 robots en 2017, il est prévu 230 nouveaux robots qui seront mis en service sur la période 2018-2021,

- Fabrication Additive : c’est une technologie qui n’est pas mature.
Les paramètres de fabrication ne sont pas encore totalement maitrisés mais cette technologie, bien que coûteuse, a des atouts. Les applications pour LISI sont :
o Les outillages de forge,
o La forge au niveau de l’ébauche des pièces, qui sont reprises en forge classique,
o La fabrication additive n’est pas en concurrence avec les technologies actuelles (Forge, Fonderie).

L’Excellence Opérationnelle, centrée sur 3 programmes :

- Leap : LISI Excellence Achievement Program, développement du Lean dans l’ensemble du groupe,
- E-HSE : visant l’excellence HSE,
- COS : Controlling Opérating System visant à améliorer l’ensemble de processus financiers du groupe

Présentation des productions de LISI (voir site internet : https://www.lisi-group.com/fr/index.html)
- Aéronautique,
- Automobile,
- Médical.

Le plan stratégique :

Il est centré sur :
- Un rééquilibrage de la contribution des divisionspour faire face aux cycles économiques sur lesdifférents secteurs
- Conserver des positions de leader sur les marchés en croissance,
- Déployer le « digital manufacturing »,
- Robotiser la production,
- Développer de nouveaux produits,
- Atteindre l’excellence opérationnelle,
- Redéployer les activités des anciennes technologies vers les métiers d’avenir.


Forges de Bologne : 750 salariés et 107 M€ de CA

- C’est le projet Forge 2020, pour une vision à 10 ans. Il y aura un déménagement de l’entreprise actuelle qui n’est plus dans le nouveau standard défini par le groupe LISI, vers un nouveau site. C’est un gros projet, avec des risques à maîtriser. Les points forts sont :
- Une division par 10 du temps de défilement des pièces,
- Une productivité en forte hausse, plus de chariots élévateurs,
- Un financement de 110 M€ assuré par LISI.

Emmanuel Viellard.

Stéphane Guérin, expert en usinage et finition des surfaces du Cetim, Philippe Thoquenne, Délégué régional Grand Est du Cetim, Jacques Tschofen, Chef du service R&D - LISI AEROSPACE, Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI. Photo Christophe Juppin le 15 juin 2018.

Pour en savoir plus :

- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Emmanuel Viellard Directeur général de Lisi en mai 2017 : « Il n’y a pas de fatalité : on peut être compétitif en France »
- La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire en Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent
- La Haute-Marne démontre toute l’étendue de ses savoir-faire industriels à Nogent les 15 et 16 juin 2018
- « Une logique paysanne sur un ADN provincial »

 

« Une logique paysanne sur un ADN provincial » Forges de Bologne : Lisi ou sa vision de l’entreprise.

, par Fred Thévenin

Emmanuel Viellard, directeur général Lisi, était l’invité du Salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne, à Nogent. Il a présenté le fonctionnement de l’entreprise, a donné sa vision du commerce mondial et fait un point succinct sur les travaux à Plein’Est.

Lisi, c’est 1,7 milliard de chiffre d’affaires, 13 000 collaborateurs sur 47 sites industriels dans 13 pays mais c’est aussi une entreprise familiale cotée en Bourse dont le siège se situe sur le Territoire de Belfort. Son grand patron, Emmanuel Viellard, était à Nogent, vendredi, pour le Salon des savoir-faire industriels. Il y a présenté la stratégie du groupe qui est fondée sur « une vision à long terme et sur des critères de performance et de croissance dans le but d’atteindre une taille critique et être concurrentiel ». Le chiffre d’affaires se répartit entre 60 % dans l’aéronautique, 32 % dans l’automobile et 8 % dans le médical avec une convergence entre les trois modèles.

L’approche à long terme se symbolise par des investissements élevés. 140 millions d’euros en 2017 et la même chose pour 2018. Le but affiché par Emmanuel Viellard est de « se différencier de la masse et de ses concurrents ». Il parle « d’une logique paysanne sur un ADN provincial ».

L’une des originalités de l’entreprise est l’organisation humaine de production partout dans le monde. Le directeur général parle de véritable révolution dans laquelle, entre l’opérateur sur un site comme celui de Bologne et la tête du groupe, il n’existe que six niveaux. Pas plus. Au siège du groupe, il n’y a que 25 personnes. Pas plus. Il détaille : « l’opérateur est au sein d’une équipe avec un capitaine sans lien hiérarchique et qui anime le groupe. Dans ce groupe, 80 % des sujets et des problèmes sont traités. L’autonomie entraîne la responsabilisation qui entraîne l’efficacité ». Il le répète : « le changement des mentalités pour aller dans ce sens est la plus grande révolution ».

Deux grands piliers

La stratégie de Lisi se déploie sur deux piliers grands piliers : l’innovation et l’excellence opérationnelle. Pour cette dernière, il est question de sécurité et de contrôles. Pour l’innovation, par exemple, 230 nouveaux robots seront mis en service entre 2018 et 2021. La digitalisation est également est également un axe fort. Pour Emmanuel Viellard, « l’usine de demain ne ressemblera plus aux usines de 2010. C’est inéluctable ». Il évoque la connexion des machines, des programmes de maintenance et d’intelligence artificielle grâce à laquelle les machines détecteront elles-mêmes leurs pannes.

En revanche, Emmanuel Viellard doute de l’impression 3D Metal. Pour lui, « le système n’est pas mature avec trois pièces sur cinq ratées ». Malgré tout, il considère que la voie doit être explorée sachant que cette technologie va s’imposer. « Il faut mettre en place un vrai plan de développement et une réelle démarche pour atteindre le point mort ». 18 machines de ce genre sont actuellement en fonctionnement chez Lisi. Il en faut 50 pour profiter réellement du système.

Attention, ces avancées ne concurrenceront pas la forge et la fonderie. L’automatisation et la robotisation entraîneront « un redéploiement des activités “ancienne technologie” vers des métiers d’avenir ».

Justement, pour l’avenir, Lisi mise sur le rééquilibrage des divisions en fonction des cycles économiques. L’Asie sera également un axe fort ainsi que le médical. Le but est de « rester le meilleur dans son domaine d’activité ». Emmanuel Viellard conclut avec sa stratégie de croissance : « une offre attractive pour être pérenne et efficace. Une capacité de négocier avec des grands clients et la conservation de la compétitivité ».

Frédéric Thévenin

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Emmanuel Viellard a présenté le fonctionnement de son entreprise familiale. La salle a été conquise. Photo : Frédéric Thévenin.

Projet Forge 2020

Les Forges de Bologne comptent 750 salariés pour un chiffre d’affaires de 107 millions d’euros. Le site nouveau, à Plein’Est, se promet d’être efficace et rationnel. Par exemple, le cheminement des pièces dans l’usine va être divisé par 10. Le gain de productivité va, quant à lui, augmenter de 25 %. Emmanuel Viellard n’hésite pas : « dans 25 ans, les Forges seront le site le plus efficace en Europe ». Il parle d’un projet majeur et d’une prise de risque. « Le retour sur investissement ferait peur à un banquier ». Peu importe, la famille Viellard a pris le contre-pied en investissant 110 millions d’euros pour une vision sur 10 ans.

Quant aux emplois, ils seront sauvegardés mais avec « avec une mutation du métier ». Le directeur assure qu’il n’y aura plus un seul poste pénible. « Aujourd’hui, 40 postes ouverts ne sont pas pourvus. Le nouveau site permettra des conditions de travail attractives avec des besoins importants de formations et de maintenance ».
Pour l’avancée des travaux, Emmanuel Viellard confirme que l’avant-projet définitif a été déposé. Suivront le permis de construire et la future autorisation d’exploitation. Pour lui, la phase critique sera le déménagement avec la prise de contact de tous les contractants pour tous les détails de l’opération. Il se veut « optimiste tout en respectant l’enveloppe des coûts ».

Le monde vu par Emmanuel Viellard

A la question de savoir si les décisions de Donald Trump l’inquiétaient (taxes supplémentaires, fermetures des frontières), Emmanuel Viellard confie qu’il n’est là que pour 4 ans et qu’il n’en reste plus que deux. Il n’est pas du tout inquiet.
Par contre, il est très pessimiste au niveau européen et sa dislocation en cours. Il évoque le Brexit, l’Allemagne en situation de faiblesse et l’Espagne et l’Italie déstabilisées. Il s’offusque de voir que la Pologne vient d’acheter des hélicoptères hors Europe. Pour lui, « l’environnement européen est un sujet de vraie inquiétude ».

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Jacques Tschofen, Chef du service R&D - LISI AEROSPACE, Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI. Photo Frédéric Thévenin

Publié par Frédéric Thévenin le lundi 18 juin 2018 en page 13 dans Le Journal de la Haute Marne n° 8716 http://www.jhm.fr/


Pour en savoir plus :

- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Emmanuel Viellard Directeur général de Lisi en mai 2017 : « Il n’y a pas de fatalité : on peut être compétitif en France »
- La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire en Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent
- La Haute-Marne démontre toute l’étendue de ses savoir-faire industriels à Nogent les 15 et 16 juin 2018
- « Une logique paysanne sur un ADN provincial »

 

Le collège Françoise Dolto de Nogent remporte le 1er prix C’ Génial le 25 mai 2018 à Toulouse ! L’interprètophone et son clavier lumineux des Nogentais

, par Maryline Meunier

Parmi près de 400 élèves venus de toute la France, les trois élèves du collège de Nogent, en Haute-Marne, ont remporté la finale à Toulouse du concours C’Génial qui s’est déroulé vendredi 25 mai 2018 à la Cité de l’espace à Toulouse. C’est leur projet « d’interprètophone et son clavier lumineux » qui a été primé.


Joris, Matéo, Bastien l’avaient bien dit « on y va pour gagner ». Plus que des paroles, après une grosse journée de présentation de leur projet «  l’interprètophone et son clavier lumineux » a remporté tous les suffrages parmi 30 projets présentés dans le cadre du concours C’Génial qui s’est déroulé vendredi 25 mai 2018 à la Cité de l’espace à Toulouse.

Cette année 2018, au final 346 projets ont été présentés touchant 9950 collégiens dont 30 sont arrivés en final soit 1 par académie plus quelques collèges étrangers. Durant toute la journée les jeunes ont présenté leurs travaux à un jury composé de 64 professionnels issus du monde de l’éducation et de l’entreprise. Parmi eux, des ingénieurs mais aussi des chercheurs et des techniciens spécialisés pour qui l’interprètophone des Nogentais a répondu à tous les critères, leur démarche brillante a su retenir toutes les intentions.

Avec des élèves incollables et motivés à tous les niveaux aucune question ne s’est avérée être un piège. Leur appareil capable de lire une partition de musique puis de la faire jouer au clavier sans connaître le solfège a remporté la victoire. Créer de toutes pièces par les élèves, épaulés par leur professeur de physique et de mathématique mais aussi de technologie, français et anglais, l’interprètophone et ses inventeurs issus du collège Françoise Dolto de Nogent seront prêts à faire reluire les couleurs du drapeau français au mois de mars 2019 au forum Expo Sciences au Luxembourg. Une manifestation organisée parallèlement au Concours National Jonk Fuerscher, équivalent luxembourgeois du « Concours C.Génial ». Une belle récompense pour les scientifimusiciens nogentais heureux de participer à cet évènement scientifique non compétitif qui rassemble des jeunes scientifiques de toute l’Europe et d’autres pays. « «  On a encre du mal à réaliser » confie Bastien. «  On ne se rend pas compte que l’on va représenter la France au Luxemboug  » complète Joris. Le trio est d’ores et déjà en pleine réflexion pour améliorer l’interprètophone avec un clavier trois fois plus grand et avec du rythme en plus. Pour Claudy Henriot fier de ses prodiges «  qui aurait pu croire qu’un petit collège du fond de l’académie de Reims représenterait la France ! ».

Les résultats
A ce concours pas de perdants mais 17 collèges ont obtenu le 3ème prix, 2 ont reçu un prix spécial, 7 le deuxième prix et 4 un premier prix dont
- le 1er, l’interprètophone des Nogentais (académie de Reims).
- le 2 ème, les fluides s’écoulent, les fluides c’est cool ! (académie de Créteil),
- le 3ème la géothermie : l’avenir de la Guadeloupe (académie de Guadeloupe) et
- le 4ème : Comment faire du plancton un enjeu pour la planète ? (académie de Grenoble)

Publié par Maryline Meunier le jeudi 31 mai 2018 en page 3 dans Le Journal de la Haute Marne n° 8699 http://www.jhm.fr/


Pour en savoir plus :

- 100% connecté en Haute-Marne
- Caroline Husson a fait le choix de rester en Haute-Marne pour la densité de son écosystème industriel et son cadre de vie
- Le collège Françoise Dolto de Nogent remporte le 1er prix C’ Génial le 25 mai 2018 à Toulouse !

 

Caroline Husson a fait le choix de rester en Haute-Marne pour la densité de son écosystème industriel et son cadre de vie. La Haute-Marne propose des opportunités professionnelles alliées à un cadre de vie idéal.

, par christophe Juppin

Caroline Husson est ingénieur validation des procédés au sein de l’entreprise Aesculap à Chaumont en Haute-Marne.
« L’offre d’emploi est assez importante en Haute-Marne dans le secteur de la métallurgie que j’ai étudiée au Pôle technologique de Nogent en suivant la formation ingénieur en alternance « Matériaux et mécanique ». La Haute-Marne propose de nombreuses offres d’emploi et beaucoup de possibilités d’évolution dans un environnement de vie naturel, vert et sain. Des opportunités professionnelles alliées à un cadre de vie idéal. Il y a de quoi respirer en Haute-Marne ! »

Présentation :

« Je m’appelle Caroline, j’ai 28 ans et je travaille actuellement à Chaumont comme ingénieur validation des procédés au sein de l’entreprise Aesculap à Chaumont en Haute-Marne. »

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Originaire de Chevillon en Haute-Marne, Caroline Husson, 28 ans, a intégré au début de l’année 2017 la société Aesculap, basée à Chaumont .

La Haute-Marne pour vous :

« Je suis originaire de Haute-Marne à la base. Je suis partie pour mes études et je suis revenue pour retrouver ma famille, et pour l’offre d’emploi qui est assez importante dans la région dans le domaine de la métallurgie, domaine que j’apprécie et que j’ai étudié. »

« Donc je suis revenue premièrement pour faire mes études d’ingénieur au sein du Pôle technologique de Nogent, qui a ouvert et qui propose une formation en alternance « Matériaux et mécanique » qui est une des rare formation en alternance de France. »

« Donc je suis revenue déjà pour cela et pour les offres d’emploi, et la possibilité de travail qu’il y a au sein des entreprises Haut-Marnaises qui ont du mal à recruter en raison du peu de connaissance de la région. »

Vos projets :

« Mes projets sont de rester dans la région et d’acheter une maison. Rester dans le département pour travailler : j’ai déjà fait plusieurs entreprises Haut-Marnaises, des grandes entreprises, car il y a des leader européens dans le domaine de l’orthopédie. Je pense notamment à Marle , et Aesculap qui est dans la prothèse de genoux . Il y a aussi des leaders dans l’aeronautique avec les forges de Bologne. »

« Il y a vraiment un pôle industriel très très important dans les domaines de la métallurgie et il y a des possibilités d’évolution assez importante, comparée à d’autres régions où on peut avoir des offres d’emplois très intéressantes...mais par contre, le cadre de vie et le coût de la vie, aussi, est complétement différent. »

« Alors qu’ici, on a la possibilité d’acquérir une maison pour un prix raisonnable, de scolariser facilement les enfants, de pouvoir avoir accès a tout ce qui est nourrice, aide à la vie, dans un cadre qui est assez naturel, donc sain, et accessible. »

La Haute-Marne en 3 mots :

« Premièrement la famille, pour pouvoir évoluer dans un cadre familial avec une qualité de vie qui est, pour les enfants, plus qu’honorable. »

« Après, le deuxième mot serait l’industrie. Représenté par ce pôle métallurgique qui est un des plus gros pôle métallurgique de France, donc c’est quand même non négligeable. »

« Le troisième, ce serait la nature parce qu’on est dans un cadre très arboré, très forestier, qui est très agréable quand on aime la pratique du sport comme le Trid ou le VTT. »

« Des opportunités professionnelles alliées à un cadre de vie idéal. »

Originaire de Chevillon en Haute-Marne, Caroline Husson, 28 ans a intégré au début de l’année 2017 la société Aesculap, basée à Chaumont.

Aujourd’hui ingénieure, la jeune femme intervient dans la validation des procédés pour la fabrication de prothèses de genoux.

Sa formation l’a tout d’abord conduite à découvrir l’univers de la fonderie. En effet, après un « DUT mesure physique » validé à Reims, elle intègre la licence professionnelle métallurgique à Charleville-Mézières et réalise son alternance en fonderie à Vecqueville chez Ferry Capitain. Caroline revient ensuite en Haute-Marne pour la formation ingénieur « Matériaux et Mécanique », une des rares formations en alternance proposée en France à l’antenne de Nogent de l’Université Technologique de Troyes, installée au Pôle technologique.

Diplômée en 2015, elle est embauchée aux Forges de Bologne, après y avoir fait ses armes pendant trois ans en tant qu’apprentie.

Au-delà des possibilités d’emploi et d’évolutions professionnelles offertes par l’important pôle industriel métallurgique, qui fait toute la singularité et la force de la Haute-Marne, Caroline Husson a fait le choix de rester dans le département pour son cadre de vie et son confort. Bien inspirée, elle compte bien réaliser un projet immobilier et profiter de sa famille, tout en bénéficiant d’un environnement naturel, vert et sain. De quoi respirer en Haute-Marne !

Publié le 20 février 2018 par le Conseil départemental de la Haute-Marne dans http://respirez-inspirez.com

Crédit photo : © Conseil départemental de la Haute-Marne
— > https://loom.ly/OeGvhN8


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Aesculap : Die gute croissance
- Start-up made in Haute-Marne
- Une école d’ingénieur qui a su adapter son cursus au besoin de l’apprentissage et des entreprises
- Le Pôle techno grandit bien

 

Dans le 52, vivez le web en 5.2 100% connecté en Haute-Marne

, par christophe Juppin

Conscient des enjeux de l’aménagement numérique du territoire pour le développement professionnel, économique ou encore pour la qualité de vie au quotidien, le Département permet l’accès de tous au haut débit, habitants et entreprises de Haute-Marne.

Un exemple au plan national

Engagé en 2010, le plan Haute-Marne numérique se termine cette année. Près de 1 900 km de fibre optique ont été posés. Pour rappel, l’objectif a consisté à améliorer la performance des lignes téléphoniques existantes grâce à l’implantation d’armoires permettant une montée en débit. Avec 240 armoires disséminées sur le territoire, près de 100% des habitants sont éligibles à plus de 5 Mbits, débit nécessaire pour avoir accès à l’offre dite Triple Play (téléphonie, internet illimité et TV par internet). Par ailleurs, plus aucune commune haut-marnaise n’est en zone blanche. Avec un tel équipement, la Haute-Marne a une vraie longueur d’avance ! À noter que les zones AMII (Appel à manifestation d’intention d’investissement) comprenant les communautés d’agglomération de Chaumont et de Saint-Dizier (périmètre 2010) ne relèvent pas de la compétence publique. Elles font partie du déploiement tout fibre optique (FTTH) que doit réaliser Orange.

Une spécificité Haut-Marnaise : des collèges connectés

L’Assemblée départementale a approuvé le 24 juin 2016, la mise en œuvre du « réseau numérique des collèges » qui vise à regrouper tous les collèges au sein d’un même réseau, via la fibre optique du réseau Haute-Marne numérique. En plus de sécuriser les ressources informatiques, de centraliser la téléphonie des collèges, etc., cela permettra d’offrir le haut débit, voire le très haut débit à tous les collèges du département. Tous les collégiens haut-marnais vont pouvoir en profiter et les usages du numérique se développer grâce au déploiement du réseau Haute-Marne numérique.
Le collège René Rollin de Chevillon est d’ailleurs le premier « collège connecté » de France.

Un territoire connecté

En bref, la Haute-Marne, un territoire 100% connecté !
- Un territoire qui ne connaît pas de zone d’ombre internet
- 100% du territoire couvert par l’ADSL filaire
- + de 99% de foyers, hors zones AMII, bénéficient de débits de plus de 5 Mbits (éligibilité au Triple Play) dont 97% ont déjà l’accès possible à la TV par internet sans parabole et 66% au VDSL (débit jusque 100 Mbits).
Au total, 70 M€ ont été investis par le Conseil départemental de la Haute-Marne, avec le concours du GIP (Groupement d’intérêt public) Haute-Marne, chargé de la gestion des fonds d’accompagnement économique du laboratoire de Bure-Saudron, de l’Europe, de l’État et de la Région.
En rendant le haut débit accessible pour tous et partout, l’attractivité du territoire pour les entreprises est renforcée et la vie quotidienne des Haut-Marnais améliorée.

Angélique Decock

Au service des entrepreneurs et des professionnels

Vous avez une entreprise, vous avez besoin d’un débit garanti et symétrique ?
Grâce au déploiement de la fibre optique par le Département, la mise en service du haut débit et du très haut débit (supérieur à 30 Mbits) est facilitée pour les entreprises, particulièrement en milieu rural.
Les besoins en termes de débit peuvent varier et nécessiter des installations techniques particulières.

Pour tous renseignements :
hmn@haute-marne.fr

La montée en débit n’est pas automatique, comment l’obtenir ?

Vous avez déjà un accès ADSL, votre débit vous semble faible ?
Appelez votre opérateur, la montée en débit n’est pas toujours automatique. Précisez qu’un nouvel équipement technique apportant un meilleur débit a été mis en service dans votre commune. Demandez les modalités pour augmenter le débit et/ou bénéficier des services Triple Play (box, décodeur TV, etc.), si ce n’est pas le cas.
Important, n’évoquez pas le terme « fibre », il ne correspond pas à la même installation technique pour les opérateurs.

PDF - 2.8 Mo
Ligne DIRECTE N°124 - Automne 2017

Pour en savoir plus :

- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés
- 100% connecté en Haute-Marne
- Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent
- Start-up made in Haute-Marne
- Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique en visite à Troyes le 23 mars 2018
- Le collège Françoise Dolto de Nogent remporte le 1er prix C’ Génial le 25 mai 2018 à Toulouse !

 

Électrification de la ligne 4 : le rapport à la loupe

, par christophe Juppin

C’est peut-être ce qui va devenir un pur scandale. Jeudi 01 février 2018, lors d’une recherche sur les conclusions d’un rapport remis au gouvernement, le journal l’Est Eclair a découvert que l’historique, emblématique et inoxydable projet d’électrification de la ligne 4 entre Paris et Troyes pourrait être remis en cause. Les préconisations de l’influent Conseil d’orientation des infrastructures suggèrent d’électrifier la ligne 4 jusqu’à Longueville, voire Nogent-sur-Seine, mais pas jusqu’à Troyes.

Il ne s’agit pas d’un fantasme, encore moins d’une rumeur relayée par quelque mauvaise langue, mais d’un texte figurant dans les préconisations du Conseil d’orientation des infrastructures.

Ce conseil travaille depuis des mois, à la demande du gouvernement, sur les projets envisageables dans les années à venir, notamment au plan routier et ferroviaire. L’idée de fond étant que les capacités financières de l’État ne permettent pas, ou plus, de mener à terme l’ensemble des projets.

Compléter là où c’est nécessaire le parc de rames bimodes

S’agissant de la ligne 4, c’est au chapitre des électrifications de lignes qu’il faut chercher. Et là, c’est la mauvaise surprise. Le Conseil propose, plutôt que d’électrifier, « de compléter là où c’est nécessaire le parc de rames bimodes, voire d’étudier si ces lignes se prêteraient utilement à une expérimentation des motorisations à hydrogène ».

Il se trouve que les nouveaux trains bimodes Regiolis, Coradia Liner, viennent d’être installés sur la ligne 4. Autrement dit, il n’est même pas nécessaire de changer le matériel. Quant à compléter le parc existant, cinq trains supplémentaires sont déjà en commande. L’affaire est entendue.

Mais le rapport va plus loin. Car rien n’empêcherait, même avec les nouveaux trains bimodes, d’électrifier la ligne. C’est même tout le sens du projet sur lequel l’État et l’ensemble des collectivités se sont engagés d’une manière ferme, et potentiellement définitive.

Sauf que le Conseil en question pense le contraire. En réalité, selon ce rapport, l’électrification aurait seulement «  pour ambition de répondre à l’augmentation de trafic attendue sur la liaison Paris-Provins et à la volonté d’utiliser dans ce cadre le nouveau matériel électrique automoteur transilien  ». Troyes n’est même pas évoquée dans cette « ambition ».

Il faut lire le chapitre suivant pour comprendre que c’est bien la partie suburbaine de Paris, autrement dit Paris-Longueville et la branche menant à Provins, qui pourrait échapper à la coupe claire. Un cadeau pour l’Île-de-France, et tans pis pour les Aubois qui pourraient continuer à respirer les fumées des moteurs diesel.

Pas utile de poursuivre au-delà…

L’argument financier est imparable. Le rapport rappelle que l’électrification de cette portion suburbaine coûtera 130 millions, sur un total pour la portion Gretz-Troyes de 320 millions. D’où la phrase suivante : « Il ne semble pas utile au Conseil de poursuivre au-delà (coût de 190 millions jusqu’à Troyes) hormis éventuellement jusqu’à Nogent-sur-Seine, ville susceptible de constituer un nœud intermodal.  » Va-t-on aménager des correspondances entre les trains et les péniches ? Soyons sérieux !

Tout le sens de ces préconisations, c’est effectuer, sur ce projet comme sur bien d’autres, des économies. Une manière de glisser au fond du tiroir un projet consensuel qui date de plus de trente ans.

Reste… l’espoir. Celui qui fait que des responsables, toutes couleurs confondues, se sont battus depuis des années pour faire aboutir ce projet. Le Conseil d’orientation des infrastructures n’a pas pouvoir de décision. Il livre des préconisations. Le gouvernement est libre de les suivre ou non. Charge aux élus aubois et à ceux du Grand Est de peser suffisamment pour que ces préconisations restent lettre morte.

François Baroin, maire de Troyes

« Il y a un engagement de l’État, qui doit être tenu. Non seulement l’engagement mais, également, le calendrier. »

Hugues Fadin, maire de Nogent-sur-Seine

« Ce serait une véritable catastrophe pour l’Aube. L’électrification pourrait bien s’arrêter au niveau de l’Ile-de-France, et nous, nous pouvons mourir lentement. La possibilité que d’aller au moins jusqu’à Nogent-sur-Seine ? Je vois l’aménagement du territoire, il faut au moins que ça aille jusqu’à Troyes. Déjà qu’ils sont en train de tuer la ligne avec les retards et les trains supprimés. Je ne sais pas ce qu’ils vont pouvoir nous dire au comité de pilotage (de l’électrification, NDLR) qui doit avoir lieu entre le 05 et le 09 février 2018.  »

Philippe Pichery, président du conseil départemental de l’Aube

« C’est une véritable trahison ! Il y a des engagements, des documents qui ont été signés. Des travaux ont même déjà été réalisés sur la section de la ligne dont le rapport remet en cause l’électrification. De quel droit le Conseil d’orientation remet-il en cause des engagements signés ? Si la parole de l’État n’a plus de valeur, il faut nous le dire. Ce rapport a été réalisé en quatre mois, en comptant la période des fêtes et sans qu’aucun élu ne soit contacté. Le comité de pilotage, la semaine prochaine, tombe au bon moment. »

Éric Vuillemin, maire de Romilly-sur-Seine

« Il est totalement impensable d’écrire de tels propos dans un rapport quand on connaît si peu le dossier. Ce projet est structurant pour l’ensemble de l’Aube. Préconiser de ne pas le faire est tout simplement ne pas respecter les engagements de l’État. Ne pas respecter l’Aube et les Aubois. Ne pas respecter la ruralité et la province. Pour qui se prend le rédacteur de ce rapport ? Ne pas réaliser l’électrification au-delà de Nogent-sur-Seine constituera tout simplement une déclaration de guerre. Je demande avant le comité de pilotage du 8 février les excuses de ce rapporteur non avisé. À défaut, je promets à qui de droit un comité de pilotage dont chacun se souviendra très longtemps.  »

Marc Sebeyran, vice-président du Grand Est

« Ce rapport d’orientation n’est pas décisionnel. C’est un énième rapport qui ne remet pas en cause l’engagement des Régions et de l’État. Il y a un plan de financement croisé entre Grand Est et Ile-de-France sur l’ensemble des travaux, pas seulement sur la première tranche. Toutes les collectivités se sont mises d’accord. On a bien « phasé » les travaux en deux temps mais ces deux temps se chevauchent. Cette électrification, c’est un combat de tous les instants. »

Propos recueillis par Yann Tourbe

Publié le vendredi 02/02/2018 par Jean-François Laville dans l’Est éclair http://www.lest-eclair.fr/56546/article/2018-02-02/electrification-de-la-ligne-4-remise-en-cause-le-rapport-la-loupe

 

Où va Nogent ? Le grand entretien : Anne-Marie Nedelec

, par

Commerces, travaux, santé, étudiants etc. Les dossiers ouverts à Nogent ne manquent. L’occasion est belle d’inaugurer notre rubrique “Grand entretien” avec Anne-Marie Nédélec.


La longueur des travaux du centre-ville a défrayé la chronique…
« Ils ont commencé en avril 2016 et devaient s’achever fin juin 2018. Aujourd’hui, on prévoit qu’ils se termineront en juillet. Le décalage n’est pas énorme pour des travaux de cette ampleur ! De février à mai 2018 nous traiterons du monument aux morts jusqu’à la rue Dimey. Après une courte interruption pour cause de ponts et de Cavalcade, les travaux reprendront de fin mai à juillet de la rue Dimey à la rue Astier. D’autres opportunités se sont présentées : l’ex-terrain Cafaro sera aménagé avec un parking et une activité professionnelle supplémentaire. L’achat d’une maison rue de Lattre va permettre de gagner une dizaine de places de stationnement dans cette section de la rue principale. »

Vous ne faites que de la voirie ?
« Bien sûr que non ! C’est une vraie requalification du centre-ville. Hamaris va démarrer à la fin de l’année la construction d’un petit immeuble rue Carnot. Le stationnement sera sous les 12 logements prévus. »

Et à plus court terme ?
« Les travaux d’enfouissement vont se poursuivre fin février rue Malaingre, entre la rue Astier et la rue Dimey. La circulation sera maintenue. On va profiter des travaux de l’école maternelle pour aménager deux parkings à immédiate proximité. La ville change et gagne en attractivité ; on nous en fait souvent la remarque. Aux dernières statistiques INSEE, Nogent est la seule des 5 villes du département de plus de 3 000 habitants à ne pas perdre de population. Ce n’est pas suffisant mais c’est un début, et d’autres projets arrivent... »

Vous songez à quoi ?
« Aux projets portés par le Conseil départemental. La gendarmerie doit être rénovée et agrandie pour accueillir correctement bureaux et logements. Le Centre d’exploitation et la nouvelle caserne des pompiers seront réunis dans l’ancien site de TD3E. »

À propos de projets, celui de la Maison médicale a singulièrement contrarié certains des professionnels de santé de Nogent…
« J’ai en effet découvert leur position dans vos colonnes alors que je leur ai écrit il y a 7 mois pour les consulter sur le projet … sans succès. J’apprécie l’élégance de leur procédé. Pour ce dossier comme pour d’autres, je m’attache au réel : nous avons quatre médecins généralistes, tous dans la même tranche d’âge. Dans le meilleur des cas, si aucun ne part avant, que se passera-t-il dans 10 ans ? Aucun d’eux n’est maître de stage, donc pas d’accueil de jeunes futurs médecins. Le réel, c’est qu’ils sont aujourd’hui tous débordés. Ils ne peuvent plus prendre de nouveaux patients ; la moitié d’entre eux ne va plus dans nos maisons de retraite. Le réel, c’est que beaucoup de Nogentais n’ont plus de médecin référent. Le réel, c’est que les 26 et 27 décembre 2017, il n’y avait aucun médecin à Nogent. N’auraient-ils pas pu se concerter ? Certains jours, les Nogentais n’ont pas d’autres solutions que d’appeler le 15 ou d’aller aux urgences. C’est ce réel, auquel je suis confrontée en tant qu’élue, préoccupée par ce que vivent tous les Nogentais, qui fait que l’article paru le 28 janvier dans le JHM m’a profondément choquée. »

Pour quelles raisons ?
« Parce que depuis près de 10 ans nous essayons en vain de travailler avec les professionnels de santé pour qu’ils nous aident à enrayer la désertification médicale qui nous menace tous. Je n’ai jamais cru qu’une maison médicale était la solution miracle et je trouve d’ailleurs anormal que les collectivités se voient contraintes d’investir de l’argent public pour des professions dites « libérales ».C’est notre seul point d’accord. Alors s’ils connaissent des collègues prêts à venir s’installer par eux-mêmes nous sommes preneurs !
Mais soyons réalistes ! Nous ne pouvons rester indéfiniment sans offre, sans solution à proposer à un médecin qui voudrait venir ici, alors que partout les autres s’organisent.
S’en prendre ainsi à la municipalité leur permet de camoufler à peu de frais les rivalités qui existent entre eux.
Nous n’obligeons personne à déménager et nous pratiquerons des loyers corrects .
Notre seul but est que l’accès aux soins soit assuré à chaque Nogentais(e)aujourd’hui et plus encore demain. »

Vous avez aussi des sujets de satisfaction ?
« Le Pôle par exemple. Le Président de Région a prévu de venir car nous avons entamé des démarches afin d’obtenir 20 places supplémentaires d’apprentis ingénieurs, donc de nouveaux étudiants à accueillir et à loger. Nous songeons déjà à quelque chose qui pourrait être une “Maison des étudiants”. C’est ce que j’appelle des problèmes « positifs »
L’activité “recherche” du Pôle va aussi se renforcer : du matériel très pointu va bientôt compléter l’équipement existant. On s’en réjouit pour l’avenir. »

Vous parlez beaucoup d’avenir
« Il m’obsède. C’est pour l’anticiper que j’ai été élue maire. Avec toute mon équipe, je suis responsable de l’avenir de Nogent. C’est pour l’attractivité de Nogent que nous avons lancé tous ces travaux. C’est pour l’attractivité de Nogent que je me préoccupe des questions de santé, de logement, d’activité, de formation. J’aurais pu ne rien faire, ne contrarier personne. Et après moi le déluge. Ce n’est pas ma conception du rôle d’élue. »

Dominique Piot

Journal de la Haute-Marne


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- 2018, Cinetech : le programme continue.
- Où va Nogent ? Le grand entretien : Anne-Marie Nedelec

 

Mercredi 31 janvier 2018, Nicolas Lacroix à la rencontre des étudiants à Nogent À la rencontre des étudiants à Nogent

, par christophe Juppin

Mercredi 31 janvier 2018, Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de Haute-Marne, s’est rendu à Nogent pour rencontrer les étudiants ingénieurs de première année, le personnel et les doctorants de l’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT), située au Pôle technologique de Nogent.


Trois mois après son élection le lundi 6 novembre 2017, Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de Haute-Marne, s’est rendu à Nogent le mercredi 31 janvier 2018.


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photo CJ
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Les nombreux échanges ont eu lieu lors de cette visite ainsi que les retours positifs des étudiants présents témoignent de la qualité et de la pertinence de cette antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT), véritable centre d’excellence en milieu rural.

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Nicolas Lacroix et Anne-Marie Nédélec -Photo CJ
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Daniel Voillequin, Nicolas Lacroix, Anne-Marie Nédélec et Frédéric Sanchette -Photo CJ
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Nicolas Lacroix, Anne-Marie Nédélec et Frédéric Sanchette -Photo CJ

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Les étudiants de l’UTT reçoivent le président Nicolas Lacroix le mercredi 31 janvier 2018. Photo : Dominique Piot

Les étudiants de l’UTT reçoivent le président

Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental, s’empare des dossiers économiques les uns après les autres. Il tenait à rencontrer la semaine dernière des étudiants de l’UTT à Nogent. Frédéric Sanchette et les enseignants chercheurs de l’antenne l’ont volontiers accueilli et ont favorisé un temps d’échanges avec les étudiants.

Dominique Piot dans le Journal de la Haute-Marne du mardi 06 février 2018.

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Les étudiants de l’UTT reçoivent le président Nicolas Lacroix le mercredi 31 janvier 2018. Photo : Dominique Piot
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Les étudiants de l’UTT reçoivent le président Nicolas Lacroix le mercredi 31 janvier 2018. Photo : Dominique Piot

Pour en savoir plus :

- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Accueil des nouveaux étudiants à l’antenne de l’UTT à Nogent les 4 Septembre et 9 Octobre 2017
- 712 diplômes de l’UTT seront remis samedi 18 novembre 2017
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Une école d’ingénieur qui a su adapter son cursus au besoin de l’apprentissage et des entreprises
- Mercredi 31 janvier 2018, Nicolas Lacroix à la rencontre des étudiants à Nogent

 

Lecornu : « Moins mauvaise solution » à Bure-Saudron le 29 janvier 2018

, par christophe Juppin

Sébastien Lecornu a réaffirmé à Bure-Saudron le 29 janvier 2018 l’engagement de l’État pour le projet Cigéo. Au programme : visite du laboratoire souterrain à 500 m sous terre, rencontre les élus locaux et même approche discrète des sites occupés par les antinucléaires.

L a filière nucléaire, c’est son affaire… Après Fessenheim voilà deux semaines, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a fait étape ce lundi à Bure avec la volonté de faire avancer ce nouveau dossier ultrasensible. Détermination qui tranche avec tant de valse-hésitation sur le sujet. Dans ce « nouveau monde » politique, l’ex Les Républicains se plaît même à paraphraser le ministre écologiste Nicolas Hulot en qualifiant le projet Cigéo de « moins mauvaise solution » pour le traitement de ces déchets ultimes…

Constat visiblement conforté après sa visite du laboratoire souterrain de l’Andra à 500 m sous terre, ses rencontres avec les élus locaux et même son « approche discrète » à l’aube des sites occupés par les antinucléaires.

Occasion surtout pour Sébastien Lecornu d’annoncer la date tant attendue par les acteurs locaux et les opérateurs (Andra, EDF, CEA, Areva) du prochain comité de haut niveau (CHN) qui se déroulera le 7 mars au ministère à Paris. « Une méthode est mise en place. Il y aura désormais deux CHN par an. Le suivant étant programmé à l’automne en préfecture de la Meuse à Bar-le-Duc ».

En ligne de mire, le contrat de territoire permettant de mettre en adéquation les besoins de Cigéo et les bassins de vie environnants entre Meuse et Haute-Marne : « Il faut surtout dire aux élus de ce territoire de la Meuse et la Haute-Marne qui porte cette solution d’intérêt national, qu’ils auront toute la solidarité de la Nation tant pour son devenir en matière de fiscalité (ad hoc, du même type que celle de Kourou en Guyane) qu’en termes de développement économique… »
« Projet vivant »

Des réserves techniques récentes de l’Autorité de sûreté nucléaire sur le projet porté par l’Andra, Sébastien Lecornu en retient surtout « en travaillant avec le plus grand calme », l’appréciation générale du président de l’ASN : « C’est le projet le plus raisonnable ». Et de prévenir que ce projet devra être « vivant, résilient, souple, adaptable et va s’écrire encore au cours des prochaines années ». Pour preuve « aucun déchet nucléaire ne sera stocké sur place avant le début des années 2030 ».

Quant aux antinucléaires, Sébastien Lecornu leur a reconnu « le droit de s’opposer. Ils doivent être respectés. Mais dans un Etat de droit, il existe des voies et moyens pour exprimer son désaccord devant le tribunal administratif ou le Conseil d’État. Les oppositions radicalisées qui commettent des actes de délinquance et de violences seront traitées devant les tribunaux… » Peu avant 14 h, une trentaine d’opposants déguisés et armés de casseroles ont été ainsi sobrement refoulés par les gendarmes avant de rejoindre la Maison de la résistance.

Lionel MADELLA Le 30/01/2018

http://c.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/01/30/lecornu-moins-mauvaise-solution

Sébastien Lecornu (au centre) est descendu dans le laboratoire souterrain à 500 m de profondeur avec les dirigeants de l’Andra, avant de rencontrer les élus du territoire. Photo Patrice SAUCOURT

Des élus rassurés, les antinucléaires refoulés

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Le 30/01/2018 à 05:00
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Claude Léonard , président du conseil départemental de la Meuse : « C’est une affirmation très nette de ce gouvernement en faveur du projet Cigéo. Cela change du précédent gouvernement… Nous sommes tous d’accord sur les grands principes, il va falloir désormais mettre tout cela en musique ».

Bertrand Pancher , député de la Meuse : « J’avais rencontré Nicolas Hulot, il y a trois mois. Cette visite permet au gouvernement de réaffirmer le cap et la méthode pour un projet indispensable pour les générations futures ».

Bruno Sido , sénateur de la Haute-Marne : « Nombre de gouvernements n’ont pas voulu se mouiller avec ce projet indispensable et d’enjeu national qui n’a rien à voir avec Notre-Dame-des Landes, purement conjoncturel et régional. Nous avons une pression morale, car nous sommes responsables de la production de ces déchets ».

Gérard Longuet , sénateur de la Meuse : « Je n’ai pu assister à sa visite à Bure, mais je me suis longuement entretenu dimanche avec Sébastien Lecornu que je connais très bien. Il y a désormais une nécessité d’inscrire ce projet dans le temps long de la formation et de la montée en qualification des entreprises afin que le développement économique et les emplois créés profitent principalement aux Lorrains et surtout aux Meusiens ».

Atissar Hibour , conseillère régionale, représentant le président Jean Rottner : « La Grande Région est mobilisée sur ce projet. C’est une chance à saisir pour le futur de ce territoire tant en matière d’innovation, de formation et naturellement d’emplois ».

Christophe Bouillon , président du conseil d’administration de l’Andra : « En annonçant deux comités de haut niveau par an, le gouvernement assume et démontre sa volonté de piloter le projet jusqu’à son terme alors que le calendrier s’accélère avec le dépôt de la demande d’autorisation de création à la mi-2019, étape essentielle. La méthode est établie avec une obligation de résultat que les élus locaux ne manqueront pas de rappeler à chaque CHN au ministre ».

Pierre-Marie Abadie , directeur général de l’Andra : « Cette visite est le signe de l’implication claire de l’État sur un enjeu d’intérêt national ».

Jacques Leray et Camille , à la Maison de la résistance : « Si concertation il y a, elle n’existe qu’avec les promoteurs de ce projet… Les associations antinucléaires ont déjà envoyé quatre courriers à Nicolas Hulot, sans aucune réponse ! Nous avons voulu manifester aujourd’hui notre opposition à ce projet dangereux et intenable et nous avons été refoulés par un dispositif de gendarmes mobiles ahurissant. La répression est politique ».

L.M.

Centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure : le secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, en visite
Le secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, s’est rendu sur le site du futur centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure.

Le secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, Sébastien Lecornu a visité les installations souterraines du laboratoire développé par l’ANDRA pour préparer le futur stockage de déchets nucléaires. Photo Arnaud Bouissou /TERRA

Pour en savoir plus :

- Lecornu : « Moins mauvaise solution » à Bure-Saudron le 29 janvier 2018
- A Bure, l’Andra perfectionne son projet de stockage des déchets nucléaires dans son laboratoire grandeur nature

 

Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne

, par christophe Juppin

Anne-Marie Nédélec s’est appuyée sur les PME locales pour créer un « campus haut-marnais » et accueillir les élèves ingénieur en alternance sur l’antenne de l’université de technologie de Troyes (UTT).

Louise, 20 ans, ne pouvait rêver mieux.

Cette fille d’agriculteurs de Haute-Saône suit un cursus d’ingénieur en alternance à seulement une centaine de kilomètres de l’exploitation familiale, à Nogent, en Haute-Marne. Depuis 2011, cette commune de 4 000 habitants accueille une antenne de l’université de technologie de Troyes (UTT), classée parmi les dix meilleures écoles d’ingénieurs françaises. Encore mieux : une fois son diplôme obtenu, Louise est sûre de décrocher un CDI dans l’entreprise où elle est actuellement en apprentissage : Forgex, une forge nogentaise qui fabrique des pièces pour les industries aéronautiques, ferroviaires et agricoles.

Le secret d’un tel parcours au cœur du département rural de la Haute-Marne, souvent cité comme une terre en déshérence ?

L’action d’Anne-Marie Nédélec, 64 ans, maire de Nogent depuis 2008.

«  Je ne voulais pas, dit-elle, que la ville et ses environs ne soient qu’une réserve pour citadins en mal d’oxygène. » L’ancienne professeure d’histoire-géo a donc misé à fond sur un savoir-faire ancestral qui, lié dès le XIXe siècle au travail des métaux et notamment à la coutellerie, a conduit au développement d’un tissu industriel spécialisé dans la métallurgie.

Anne-Marie Nédélec s’est d’abord appuyée sur les PME locales, en mal de main-d’œuvre qualifiée, à l’instar de Marle, la plus grande forge de prothèses médicales d’Europe .

Puis elle s’est démenée comme une forcenée pour obtenir l’agrément auprès des experts de la Commission des titres d’ingénieur, un organisme indépendant. Ce sésame est nécessaire à l’ouverture d’une école reconnue par le ministère de l’Enseignement supérieur. Elle a aussi bataillé pour multiplier, dans sa cité qui n’avait jusque-là jamais reçu d’étudiants, des lieux d’accueil pour ces élèves. Pavillons d’une ancienne maison de retraite reconvertis en logements, construction d’un immeuble en centre-ville avec l’aide d’un bailleur social, location de chambres chez l’habitat, mise à disposition d’équipements sportifs après les cours…Une centaine de jeunes de toute la France ont fini par débarquer à Nogent, où ils étudient dans des locaux modernes équipés de labos dernier cri.

Anne-Marie Nédélec veut maintenant augmenter les effectifs d’élèves ingénieurs. Pour ce faire, elle invite élus de la Région, chercheurs et industriels à découvrir son « campus haut-marnais », symbole de vitalité au pays des forêts.

Estelle Couvercelle @Estelle_Co
Journaliste pour l’hebdo Pèlerin (Bayard Presse).

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Anne-Marie Nédélec - Maire de Nogent - entourée des étudiants de l’antenne de l’UTT à Nogent en Haute-Marne dans la revue Pelerin Magazine n° 7042

Anne-Marie NEDELEC témoigne dans le dernier numéro de Pelerin Magazine

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“Les Maires Courage” dans la revue Pelerin Magazine n° 7042


Ingénieur "Matériaux et Mécanique"

Cette formation en alternance (apprentissage ou formation continue) en trois ans prépare l’ingénieur à pouvoir identifier les nouveaux matériaux et pouvoir mettre en œuvre des procédés de fabrication adaptés au système de production de l’entreprise.

L’ingénieur MM (ex-PMOM) répond à cette exigence par sa polyvalence ; il est proche des équipes de terrain, capable d’apporter des solutions innovantes adaptées aux besoins des clients de son entreprise et à ses contraintes technologiques et industrielles.

La formation aboutit au diplôme « Ingénieur UTT en Matériaux et Mécanique », approuvée le 14/12/2010 par la Commission des Titres d’Ingénieur, renouvelée le 08/12/2015.

L’antenne de Nogent en Haute-Marne

L’antenne de Nogent de l’UTT c’est : 2 000m² de locaux, 2 formations de l’UTT délocalisées (LP M2-C et formation ingénieur par apprentissage MM), 1 laboratoire de recherche commun avec le CEA (NICCI). Une dizaine de permanents de l’UTT, en plus de la venue d’enseignants-chercheurs de Troyes pour les enseignements.

Frédéric SANCHETTE, Directeur de l’antenne de l’UTT de Nogent et Responsable de la formation MM :

"L’installation de l’UTT au cœur du bassin industriel haut-marnais constitue un challenge ambitieux et passionnant pour tous les acteurs institutionnels et industriels locaux.Tous restent mobilisés afin d’accueillir les apprentis-ingénieurs dans les meilleures conditions avec des infrastructures exceptionnelles. Depuis 2014, 37 ingénieurs de la branche Matériaux et Mécanique ont été diplômés. Ils ont trouvé rapidement un emploi, dont 50% au sein de l’entreprise dans laquelle ils ont effectué leur apprentissage. Le modèle UTT associé à l’apprentissage est donc un succès !

La formation est maintenant adossée à un Laboratoire de Recherche Commun avec le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives. Les apprentis-ingénieurs bénéficient d’un environnement équivalent à celui des étudiants en formation initiale à Troyes… en ayant la chance d’acquérir une précieuse expérience professionnelle via l’apprentissage."


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- Delphine Descorne Jeanny est vice-présidente du cluster Nogentech depuis le 14 mai 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Start-up made in Haute-Marne

 

Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"

, par christophe Juppin

Madame Anne-Marie Nédélec est Maire de Nogent, Vice présidente de l’ Agglo chargée de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et première vice-présidente du Conseil Départemental de la Haute-Marne. Jamais encartée, toujours sollicitée, Madame le maire de Nogent pourrait s’appuyer sur son bilan et la réussite du Pôle techno pour envisager de monter sur la plus haute marche du Conseil départemental.

Le JHM : Quelle enfance avec-vous connue ?

Anne-Marie Nédélec : Je suis née à Nogent. J’y ai mes racines. Les grands-parents gagnaient leur vie dans la coutellerie. Papa a été longtemps artisan polisseur, ouvrier à domicile. Conseiller municipal aussi, et très engagé dans la vie associative locale. Mon enfance fut celle, classique, d’une fille d’ouvrier avec des valeurs. Je me souviens : si je ramenais une mauvaise note à la maison, mon père, qui souhaitait que ses filles soient fonctionnaires, me fustigeait : "Tu finiras les mains dans l’huile". J’ai donc été élevée dans des valeurs fortes : l’école, la politesse, le respect. C’était l’époque où une bêtise à l’école se traduisait par une remontée de bretelles à la maison. Les fins de mois étaient difficiles, certes, mais mes parents faisaient avec les moyens dont ils disposaient. On ne partait pas en vacances à la mer. On n’avait pas de voitures. C’était le cas de beaucoup et n’y avait aucune frustration.

Le JHM : Le monde du travail a marqué votre famille...

A.-M. N. : Un drame nous a marqué durablement : l’accident de mon pére, à l’usine, à un mois de la retraite. Il a été sévèrement brûlé.

Le JHM : Quelle élève étiez-vous ?

A.-M. N. : Plutôt bonne élève. J’ai été trés tôt attirée par l’enseignement. Je suis devenue professeur d’histoire-géo et le hasard m’a conduite vers le privé, à Oudinot. J’y ai effectué toute ma carrière, et j’y ai rencontré de belles personnes. Mon époux travaillait aux Forges de Courcelles. Nous avons élevé ainsi nos deux enfants.

"Je n’aime pas les consignes de vote. Mais cala ne m’empêche pas d’avoir des convictions."

Le JHM : Quand avez-vous trouvé le temps de vous engager dans la vie politique ?

A.-M. N. : En 1989, on vient me chercher pour être conseillère municipale sur la liste de Robert Henry. C’est la première fois. Ce ne sera pas la dernière. Puis Michel Brocard, élu maire en 1995, me confie les finances et le poste de premier adjoint, fonction que j’occuperai pendant ses deux mandats. Mais en 2008, le choix de Michel Brocard de ne pas se représenter me désarçonne. Je n’avais jamais rien demandé ni convoité ; je n’avais pas de plan de carrière. J’ai fini par accepter, en inscrivant ma démarche dans une ligné, comme une succession. Les Nogentais nous ont fait confiance et je me suis retrouvée maire de Nogent !

Le JHM : Appartenez-vous à un parti ?

A.-M. N. : Non. Je n’aime pas les consignes de vote. Mais cela ne m’empêche pas d’avoir des convictions, ni d’être entrée au Conseil général, puis restée au Conseil départemental.

Le JHM : Vous êtes cataloguée comme connaissant bien le monde de l’entreprise...

A.-M. N. : Nogentaise, fille d’ouvrier, femme de "forgeron", forcément, je connais un peu cet univers. Je l’apprécie et le respecte.

Le JHM : Davantage que nombre de vos collègues ?

A.-M. N. : (...) (Silence)

On n’est pas qu’un territoire de tourisme vert !

Le JHM : On dit que vous possédez une véritable vision du territoire...

A.-M. N. : De par ma position, j’ai sans doute une vision qui dépasse Nogent. Ce sont des personnes extérieures à la Haute-Marne qui m’ont fait prendre conscience qu’on n’avait pas à avoir honte de nous. Au contraire.

Le JHM : Qui par exemple ?

A.-M. N. : Jean-Loïc Carré, parmi d’autres. Je l’écoutais. Il avait raison. On ne s’était jamais vus comme il nous révélait.

Le JHM : Cela nous amène à parler du Pôle techno ...

A.-M. N. : Je suis fière de cette réussite collective. C’est pour des défis comme ça que je continue. C’est la preuve qu’envers et contre tout, il y a des choses possibles. Je sais ce que je lui dois à Bruno Sido. Je lui sais gré d’avoir insisté pour que ça se passe à Nogent. Aujourd’hui, j’associe à cette réussite le couple Sanchette.

Le JHM : Que peut-on citer spontanément pour évoquer la réussite de ce projet ?

A.-M. N. : Par exemple les étudiants. Qui l’aurait cru il y a quinze ans ? Ils sont pourtant bien là, parfaitement intégrés, souvent brillants, avec du travail dans les entreprises du territoire.

Le JHM : Pourquoi cela fonctionne-t-il si bien ?

A.-M. N. : Parce que les gens qui pilotent ce projet s’investissent ; ils ont de vraies exigences. Cela correspond aussi aux besoins de notre territoire. La meilleure des réussites, c’est l’intégration que l’on constate derrière.

Le JHM : On peut donc réussir en Haute-Marne ?

A.-M. N. : Oui, on a aussi des atouts ; on peut étudier ici, travailler ici, vivre ici. Mais il ne faut pas seulement vouloir retenir les jeunes Haut-Marnais. Aujourd’hui, les gens bougent ; c’est normal. Il y en a qui partent. A nous de convaincre d’autres de venir.

Le JHM : La démographie ne joue pas en notre faveur.

A.-M. N. : C’est là mon défi, mon challenge, mon projet absolu. Inverser la courbe et convaincre qu’on n’est pas qu’un territoire de tourisme vert !

Le JHM : On cite votre nom pour succéder à Bruno Sido, si...

A.-M. N. : Il nous a dit qu’il hésitait sur son avenir ; j’ai un peu de mal à le croire. J’ai certes des propositions mais je ne suis pas prête à tout accepter. Il faut prendre en compte et respecter les gens qui, par leur vote, m’ont fait largement confiance. J’ai été élevée ainsi.

Le JHM : Quelle question aimeriez-vous vous voir poser ?

A.-M. N. : Qu’auriez-vous à dire au futur président de la République ? Parce que j’en aurais, à lui dire. Sur la réforme territoriale, par exemple. On nous a imposé trop de réformes à effet immédiat. On ne pourra pas continuer à travailler ainsi. Les choses se font au mépris des règles démocratiques (par exemple sur les fusions) et au mépris des règles sur la représentativité. Quelle part d’initiative va-t-on laisser aux élus et aux territoires ?
Je lui parlerais aussi des normes. Est-ce que quelqu’un va enfin se réveiller ? Les normes vont faire mourir le peu qui nous restait. Je songe par exemple aux normes de sécurité et d’accessibilité qui, appliquées sans aucun discernement, accélèrent la fermeture des commerces alors qu’on se bat pour préserver l’attractivité des bourgs-centres ! Aujourd’hui, ces normes appliquées à l’habitat social font augmenter les loyers : plus de 2 millions d’euros sur un an engloutis juste en diagnostic !
Alors laissez-nous respirer certes, mais...
Soyez plus inspirés pour corriger ce qui doit l’être !

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Supplément du Journal de la Haute-Marne - Dimanche 26 février 2017 en page 4

Propos recueillis par Dominique Piot.


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Start-up made in Haute-Marne
- Où va Nogent ? Le grand entretien : Anne-Marie Nedelec

 

Agglo de Chaumont : la nouvelle donne

, par christophe Juppin

Les acteurs économiques de la nouvelle Agglo n’ont pas attendu la fusion au 01 janvier 2017 pour anticiper et intégrer la nouvelle donne dans leur stratégie. 2017 sera une année charnière pour l’économie (industrie, commerce) du tout nouveau territoire. Nogent, apporte son tissu industriel qui tutoie l’avenir du regard…

(JHM du 10 janvier 2017 - Dominique Piot)

Chaumont-Nogent : la mariée est bien belle

Il est des exemples où l’économie défie les frontières administratives. Elle fait peu de cas des cartes. Le réel est têtu : les entreprises d’Ancerville (Meuse) se sentent souvent bragardes. Celles de Sarrey (arrondissement de Langres) se sentent bien nogentaises.

Il est d’autres cas où la redistribution des cartes administratives fait bouger les lignes économiques. Voilà quelques jours, l’interco. de Chaumont, Bologne-Vignory-Froncles a fusionné avec le Bassin nogentais. Pour Chaumont et le centre du département en général, économiquement parlant, la chose est tout sauf anecdotique. Nogent, n’est pas que des habitants. On y trouve des grosses entreprises (Forges de Courcelles), des entreprises du médical en pointe (Marle, Lasserteux etc.), mais aussi un Pôle techno, avec sa pépinière, auxquels il faut associer le CRITT MDTS et les étudiants de l’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) à Nogent. Économiquement, industriellement, tout cela fait de Nogent un “mot compte double”. Voire triple !

Les acteurs économiques de la nouvelle Agglo n’ont pas attendu cet article pour anticiper et intégrer la nouvelle donne dans leur stratégie 2017. Elle devra s’appuyer sur trois piliers : Lisi, le Complexe aquatique, sportif et culturel et Nogent.

En déménageant ses Forges de Bologne vers Plein’Est, Lisi provoque le chantier de la décennie. On va le voir, les conséquences vont compter.

Le Complexe aquatique, sportif et culturel sera d’abord un chantier avec – qui sait ? – des entreprises locales. Mais on devine déjà que tout le sud de Chaumont va s’en trouver modifié. Les commerces, notamment, gagneront à anticiper.

Quant à Nogent, la mariée est bien belle et le rapprochement Chaumont-Nogentech est déjà en cours.

Commerce
Moulin Neuf : la nature a horreur du vide

En termes de commerce, les compétences de l’agglo et celles des communes peuvent être partagées. On peut imaginer que l’agglo interviendra sur les gros dossiers, sur l’aménagement (ex : le Moulin Neuf) et que les communes se chargeront peut-être plus spécifiquement des commerces de proximité.

De gros dossiers sont ouverts. On va le voir, ils sont souvent liés les uns aux autres. Prenons le Moulin Neuf. La mutation est se poursuit avec l’arrivée de la Foir’Fouille et Gémo qui passerait du vêtement à la chaussure. À immédiate proximité se trouvent les abattoirs qui pourraient bien quitter le site. Ce faisant, ils libéreraient 1,3 ha… De quoi créer ou déménager un magasin de bricolage qui serait déjà à proximité, mais un peu (beaucoup) à l’étroit. De quoi aussi séduire un Décathlon ou une autre enseigne de sport : des études révèlent qu’il y aurait un potentiel de chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros sur le sport à Chaumont ; certains imaginent même déjà une orientation chasse-pêche-outdoor fort opportune. En sports, il n’y a pas que Décathlon…

En bricolage, il n’y a pas que le Monsieur du même nom. Ce qui est sûr, c’est qu’il existe un vrai marché potentiel à Chaumont. Juan Moralès le sait plus que quiconque. Son projet de Brico Leclerc, retoqué notamment parce qu’il prévoyait un sous-sol en zone inondable, pourrait revenir – va revenir – en tenant compte des caprices de la Marne. Et si Monsieur Bricolage déménage, il y aura aussi de la surface à occuper : contrairement à la Vendue, dans cette zone, la nature a horreur du vide.

Chaumont sud : l’effet Buffalo

L’avenue de la République et ses proches environs constituent certainement la zone de Chaumont qui va évoluer le plus cette année. L’arrivée du Buffalo Grill sera suivie de quelques autres. On parle beaucoup d’un restaurateur du même type, mais spécialisé dans le poulet, pour s’installer à immédiate proximité, toujours sur le quartier Foch ; le même quartier qui va accueillir l’Aldi qui se trouve Village Lafayette.

Prenez un plan de Chaumont : on est près, tout près du défunt Bricomarché qui va accueillir plusieurs cellules commerciales. On peut faire confiance à Amador Sanchez pour que les choses avancent vite. Le bâtiment est déjà mis à nu. L’avenue de la République devient un axe offrant bien des attraits pour les 18 000 véhicules qui l’empruntent chaque jour.

Ce quartier-là en jouxte un autre, qui verra bientôt sortir de terre le fameux Palestra, alias complexe aquatique et multi-activité. Avec ou sans CVB, mais surtout avec, on peut imaginer qu’il attire du monde. Cela créera des opportunités.

Quid, dans ce contexte, de la verrue Viralu dont l’emplacement revalorisé va pouvoir susciter de nouvelles convoitises ? De toute évidence, c’est là que Chaumont bouge le plus.

Cette effervescence économique des quartiers sud de Chaumont ne saurait-elle léser LE projet emblématique de la Vendue ? Tout ce qui s’installera avenue de la République en 2017 n’ira pas aux portes de Chaumont. Alors qui ?

Chantiers : du grain à moudre

Lisi, qui va déménager ses forges à l’entrée de Chaumont, a tout changé. Sur place, les travaux de l’agglo pour le dévoiement des réseaux et la mise à plat des 10 hectares seront terminés avant l’été. Les “choses sérieuses” pourront commencer. Avec quelles entreprises ? L’ampleur des travaux désigne plutôt des grands groupes, qui sous-traiteraient des miettes ou davantage aux entreprises haut-marnaises. À moins que les locaux n’aient la bonne idée d’anticiper et de se regrouper pour être retenus par la commission d’appels d’offres.

Rêvons un peu : on imagine en amont, maintenant, une séquence de travail commune FFB-Capeb pour que les entreprises du territoire s’organisent. Après-tout on est en période de vœux et de résolutions ambitieuses… Il faudra bien nourrir et peut-être loger les acteurs de cet énorme chantier, comme ceux, plus modestes, du quartier Foch. Cela aussi, c’est du grain à moudre pour l’économie chaumontaise en 2017 et au-delà.

Lisi fait enfin décoller Plein Est. CMUP suit et quitte la Dame Huguenotte pour des installations plus spacieuses et fonctionnelles sur la nouvelle zone. On connaît au moins un locataire de la pépinière dont la convention arrive à échéance, qui pourrait lui aussi jouer dans la “cour des grands” : son probable futur terrain est déjà identifié.

Nogent, c’est du gagnant/gagnant

Dans le registre économique, se rapprocher formellement de Nogent était la meilleure chose qui pouvait arriver à Chaumont. Incitons les Chaumontais casaniers à égarer leur pas entre Marle et le Pôle techno , sur une zone où l’on devine poindre de nouveaux bâtiments, pour prendre la mesure de ce qui se passe là en croisant des étudiants, des doctorants, certains de trouver du travail au terme de leur formation. C’est cela, Nogent, avec un passé industriel qui tutoie l’avenir du regard… Tout ce qui fait parfois défaut à Chaumont.

L’ancienne agglo souffrait d’un déficit d’immobilier d’entreprises (à part l’ancien Atlas à Brethenay et Viralu à Chaumont). Dans ce registre, il y a du potentiel, à Nogent, valable pour de l’endogène (comme Artifil à Semoutiers) ou de l’exogène. Les Chaumontais de l’agglo ne seront plus seulement présents et polis lors des travaux de Nogentech. Ils ont compris tout l’intérêt pour les entreprises de pérenniser et de développer des formations universitaires et/ou professionnelles. Et si la commune de Sarrey (Chesneau et HMP tout de même !) reste sur le papier écartée de la redistribution des cartes, les liens naturels entre les forgerons du médical et de l’aéronautique d’un côté et les polisseurs de l’autre, surmonteront les pointillés qui les séparent.

Un centre-ville fragilisé

Les crispations exacerbées qui sont apparues lors des animations de fin d’année entre commerçants du centre-ville et élus (entre autres) ne sont que des signes extérieurs d’une tension profonde d’un monde qui ne veut pas disparaître mais ne sait plus à quel saint se vouer. L’absence provisoire d’un manager de commerce n’est qu’un signe de plus du grand désarroi qui habite le secteur. 2017 verra arriver un “manager de ville et de territoire”. On est prié de noter le changement de vocabulaire.

Au centre du centre, l’ancienne galerie Bouchardon demeure privée. La puissance publique doit-elle – peut-elle – acheter, puis raser ? Au centre-ville toujours, des loyers exorbitants sont autant de tue-projets. Certains propriétaires exigent encore des pas-de-porte avant d’entrer. Chaque commerce qui tombe fragilise ceux qui restent. Le chantier est énorme, mais il est déjà dans les têtes, dans les habitudes, dans les certitudes d’un autre âge. En 2017, avec les Chambres, la nouvelle Agglo devra arrêter une stratégie cohérente avec une UCIA plus forte, plus crédible. Sinon…

Au quartier Foch, l’entreprise Cangi a entamé les travaux du futur site de Géco.

Cette société est spécialisée dans le secteur d’activité de l’ingénierie et des études techniques. En 2014, Geco a réalisé un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros.

Le chiffre

47 000

Tel est le nombre d’habitants, répartis dans 64 communes, de la nouvelle Agglo de Chaumont.


2017 sera une année charnière pour l’économie (industrie, commerce) du tout nouveau territoire (JHM du 10 janvier 2017 - Dominique Piot)
http://economie.jhm-blogs.fr/economie/2017/02/09/agglo-de-chaumont-la-nouvelle-donne/


Pour en savoir plus :

- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Start-up made in Haute-Marne

 

Anne-Marie Nédélec : La Haute-Marne se forge un avenir inspirant !

, par christophe Juppin

La Haute-Marne est un département où il fait bon vivre, travailler, innover et se développer, au sein d’un environnement à la fois dynamique et protégé. Les explications d’Anne-Marie Nédélec, première vice-présidente du Conseil départemental de Haute-Marne.

Quels sont les principaux facteurs d’attractivité du département, pour y créer ou y développer une entreprise ?

Le premier des atouts est certainement son positionnement géographique stratégique et son excellente desserte autoroutière qui met la Haute-Marne à 2h10 de Paris, à 1h de Dijon et Troyes, à 2h de Reims et Nancy, et à 2h30 de Lyon. Au carrefour de l’Europe, la Haute-Marne est également à 3h de l’Allemagne et du Luxembourg.

Ensuite, grâce au plan Haute-Marne numérique initié par le département, le territoire bénéficie du haut débit dans chaque village-clocher, ce qui constitue un facteur très important pour son développement, en phase avec les objectifs de couverture numérique portés par la région Grand Est.

La Haute-Marne bénéficie aussi d’un environnement protégé qui offre un cadre de vie très agréable. Ici, pas de pollution, pas d’embouteillages mais des infrastructures culturelles et sportives et un coût d’installation particulièrement bas, puisque l’immobilier y est huit fois moins cher qu’à Paris. En la matière, la Haute-Marne est le 3e département français le moins cher de France.

Enfin, le maillage d’entreprises est particulièrement élevé au regard de la densité de population. La Haute-Marne est un territoire de pépinières et de clusters. Ainsi, depuis juillet 2016, le cluster Nogentech et son département Prosthesis Valley ont intégré le réseau thématique de la santé French Tech Health Tech pour les dispositifs médicaux.

Quelles sont les filières porteuses sur lesquelles vous misez et les entreprises emblématiques de cette dynamique ?

La Haute-Marne se caractérise par une longue tradition industrielle, notamment dans le domaine de la métallurgie (forge, fonderie, usinage). S’appuyant sur ces compétences séculaires, les sociétés métallurgiques haut-marnaises ont su innover et s’ouvrir à d’autres marchés. Ainsi, au nord du département, autour de Saint-Dizier, les entreprises de fonderie comme les Aciéries Hachette et Driout sont devenues les plus modernes d’Europe en moulage à main tandis que Ferry Capitain est mondialement reconnu dans le sur-mesure dans l’industrie lourde (viaduc de Millau, naval, aéronautique, etc.). Sommevoire, près de Saint-Dizier, accueille aussi le fondeur GHM, spécialisé dans le mobilier urbain dont les célèbres Fontaines Wallace.

Plus au sud, la ville de Nogent s’est construite une solide réputation de cité coutelière, une activité traditionnelle qui subsiste à travers de l’artisanat haut de gamme. Mais la forge est aussi à l’origine d’une importante mutation économique, plusieurs entreprises locales s’étant en effet tournées avec succès vers le secteur médical, l’aéronautique et l’automobile. L’entreprise Marle est leader en Europe et n°3 mondiale : elle vend 800 000 prothèses par an. Les forges de Bologne, premier employeur de Haute-Marne, compte parmi ses clients Boeing, Airbus ou Dassault Aviation. Les forges de Courcelles, à Nogent, constituent la plus grande forge automobile de France. Enfin, l’innovation en Haute-Marne réside aussi dans le Pôle technologique Sud-Champagne à Nogent, spécialisé dans le domaine des matériaux.

En pratique, comment les entrepreneurs sont-ils soutenus ?

L’écosystème à taille humaine du département permet à la fois aux entrepreneurs de se trouver à proximité des décideurs, de bénéficier d’une synergie entre les financeurs locaux et les porteurs de projets, d’une solidarité entre chefs d’entreprise et de nouer des partenariats étroits avec la recherche et la formation. Sa situation en zone de revitalisation rurale (ZRR) peut aussi ouvrir droit à des exonérations fiscales. Haute-Marne expansion propose un accompagnement sur-mesure aux entrepreneurs souhaitant s’implanter dans le département : aide à la sélection de site (foncier, immobilier), à l’obtention d’aides financières, au recrutement, etc. La CCI Haute-Marne propose un « Passeport Entreprendre », délivré gratuitement au créateur ou repreneur, afin de bénéficier d’un ensemble de compétences et de services privilégiés. Mais la particularité du département réside surtout dans le Groupement d’Intérêt Public (GIP) Haute-Marne, un fonds d’aide à l’investissement dédié au développement économique et à l’aménagement du territoire en Haute-Marne, doté de près de 30 millions d’euros par an.

Enfin, concernant la formation, Nogent abrite une antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) à Nogent qui dispense deux diplômes en alternance, dans le domaine des matériaux et de la mécanique. Une implantation qui répond à une forte demande de l’industrie locale et permet de surcroît à des jeunes ingénieurs de découvrir notre territoire et qui sait d’y rester ou d’y revenir par la suite…

Faire venir des jeunes sur votre territoire, c’est l’objectif de votre campagne de communication Respirez Inspirez ?

Des jeunes et des moins jeunes ! En effet, malgré ses très belles entreprises et son cadre de vie extrêmement agréable, le département ne jouit pas d’une image attractive, simplement parce qu’il n’est pas connu. Il offre pourtant de nombreux atouts pour répondre aux aspirations de familles, notamment franciliennes, en recherche d’un cadre de vie à la fois stimulant et inspirant pour réussir et s’épanouir. Cette campagne souligne nos deux grands atouts : « Respirez » parce qu’avec 250.000 hectares de forêt, 1.800 km de rivière et cinq lacs, la Haute-Marne compte parmi les départements les plus verts de France ; « Inspirez » parce que ce territoire accueille aussi des pôles industriels, des groupes, des PME-PMI, des créatifs, des entrepreneurs qui créent, innovent, fabriquent, se développent et exportent. Et c’est justement grâce à un environnement favorable, source de respiration que les esprits fusent, que l’inspiration naît.

La Haute-Marne en bref
– 180 000 habitants
– 3 villes principales : Saint-Dizier, Chaumont et Langres
– 9,1% de taux de chômage en octobre 2016 (France : 9,9%)
– 1er département avec les grandes surfaces les moins chères de France (Que choisir – sept 2016)
– 3e département français le moins cher de France en matière d’immobilier
– 40,4% des activités dans le commerce, 37,2% dans les transports et services, 12,7% dans l’industrie et 9,7% dans la construction.

source : http://www.icioninnove.com/la-haute-marne-se-forge-un-avenir-inspirant/


Pour en savoir plus :

- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Start-up made in Haute-Marne

 

Festival Bernard Dimey du 4 au 7 mai 2017 à Nogent (52800)

, par christophe Juppin

17 ème édition du Festival Bernard Dimey du 4 au 7 mai 2017 à Nogent (52800)

http://festival-bernard-dimey.fr/Bienvenue.html

Depuis 10 ans au début du mois de mai, la ville de Nogent (Haute-Marne) rend hommage à Bernard Dimey, célèbre poète et parolier, qui a écrit pour les plus grands : Yves Montand, Juliette Greco, Charles Aznavour... Le festival se déroule jusqu’au 07 mai, presque jusqu’au 10 mai. L’occasion de mettre en avant les plus beaux textes de Bernard Dimey, interprétés par différents artistes, dont sa fille Dominique.

 

Pour une réforme équitable des zones de revitalisation rurale (ZRR)

, par christophe Juppin

Le ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales a fait adopter une réforme des zones de revitalisation rurale (ZRR). Cette loi du 29 décembre 2015 est prévue pour entrer en application au 1er juillet 2017. Elle a été adoptée par la seule Assemblée nationale, malgré l’opposition du Sénat.

Dans un souci d’aménagement équilibré du territoire, des exonérations sont prévues pour permettent aux communes rurales de renforcer leur attractivité auprès des investisseurs. Ce dispositif permet, commune par commune, de donner plus à ceux qui ont le moins. Il s’agit par exemple de cotisations sociales patronales, de l’impôt sur les bénéfices, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), de la taxe d’habitation pour chambres d’hôtes et meublés de tourisme,...

Les zones de revitalisation rurale (ZRR) sont définies par l’article 1465 A du Code général des impôts (CGI)1, introduit par la loi d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995 et modifié par la loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005.

La création des pôles d’excellence rurale en 2006 est venue conforter la politique des ZRR. Le Cluster Nogentech a été labellisé SPL (Système Productif Localisé) en 2000, puis PER (Pôle d’Excellence Rurale) en juin 2006.

Afin de favoriser le développement local et les embauches dans les zones de revitalisation rurale (ZRR), les entreprises qui souhaitent s’y implanter bénéficient d’exonérations fiscales sous certaines conditions liées notamment jusqu’à présent à l’effectif et à la nature de l’activité.

Ce projet de loi vise à simplifier les principes de classement dans un soucis de lisibilité, d’efficacité et de justice. Désormais calculés à l’échelle intercommunale, deux critères ont été retenus pour définir une ZRR : la densité de population et le revenu par habitant. Cette réforme souhaite cibler les territoires à la fois les plus ruraux et les plus en difficulté d’un point de vue social et économique. En outre, la durée du classement sera alignée sur les mandats municipaux (six ans) pour donner plus de visibilité aux acteurs locaux.

Mais, d’après le président du conseil départemental, Bruno Sido, ce projet de loi a été soumis au Parlement "sans étude d’impact digne de ce nom, c’est-à-dire permettant de connaître avec précision les effets concrets sur le territoire, notamment les effets de seuils", ce qui "revient à demander un blanc-seing à la représentation nationale et à s’en remettre au bon vouloir du Gouvernement".

Cette loi n° 2015-1786 du 29 décembre 2015 de finances rectificative pour 2015, est prévue pour entrer en application au 1er juillet 2017.

Bruno Sido a reçu en février 2017 une note du commissariat général à l’égalité des territoires, service du Premier ministre, l’informant que la Haute-Marne perdrait à partir du 1 juillet 2017 le bénéfice des ZRR dans 122 communes. Seules 263 resteraient éligibles. En effet, le nouveau mode d’évaluation de l’éligibilité repose sur un critère démographique (moins de 63 habitants par km2) et sur un critère de revenu fiscal (moins de 19 111 €).

"C’est l’ensemble du territoire intercommunal qui est considéré et non plus l’échelon communal : soit toutes les communes de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) sont éligibles ; soit aucune ne l’est".

À ce jour, les EPCI de Chaumont-Nogent-Bologne, de Saint-Dizier, Der et Blaise et d’Auberive-Vingeanne-et-Montsaugeonnais seraient exclus.

En Haute-Marne, 385 communes en bénéficient depuis 2014, 263 à partir du 1 juillet 2017 .

Par rapport à la situation du classement de 2014, la réforme des ZRR se traduit donc en Haute-Marne par une baisse du nombre total de communes classées ( - 122 communes soit - 31.7%), une baisse de la population concernée (-46.3%) et une baisse de la superficie couverte (-33.8%).

"D’un côté les communes sont fortement incitées à se regrouper dans de vastes intercommunalités ; de l’autre l’État fixe des critères qui pénalisent ces nouveaux espaces construits dans la concertation autour des villes-centres".

"Complexes en termes de gouvernance, coûteuses en fonctionnement, pénalisées en termes de ressources, les nouvelles intercommunalités agrandies ne sont pas en situation de faire face aux nouvelles missions que l’Etat leur assigne, malgré les efforts de leurs élus".

Bruno Sido a soumis une question écrite le 23 mars 2017 pour demander de surseoir à la parution du décret d’application pour différer l’entrée en vigueur de la réforme. Bruno Sido demandera également, dès mars ou avril 2017, à l’assemblée des départements de France d’engager la mobilisation des territoires.

Bruno Sido a soumis une question écrite le 23 mars 2017.


Pour en savoir plus :

- Start-up made in Haute-Marne
- Pour une réforme équitable des zones de revitalisation rurale (ZRR)
- La chambre des députés a réinstallé le dispositif ZRR le 22 octobre 2017

 

Troyes, Chaumont et Sens ont officialisé, vendredi 7 avril 2017, la constitution d’un pôle métropolitain

, par christophe Juppin

Les 3 présidents d’intercommunalité Troyes, Sens et Chaumont, François Baroin, Marie-Louise Fort et Christine Guillemy, tous Républicains, ont signés vendredi 7 avril 2017 un pacte de coopération qui va permettre de constituer un pôle métropolitain Troyes-Sens-Chaumont qui va regrouper 171 communes et plus de 400.000 habitants. L’objectif est de s’unir pour un destin commun.

Après une délibération validant leur projet de rapprochement le 27 mars 2017, Troyes, Chaumont et Sens ont officialisé, vendredi 7 avril 2017, la constitution du nouveau syndicat de collectivités.

Le pôle métropolitain est une forme particulière de syndicat mixte, spécifiquement adapté à la collaboration entre les territoires urbains. Il a été créé par l’article 20 LOI n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Il est exclusivement composé d’établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Dans la région Grand Est, on compte déjà aujourd’hui 2 tels pôles :

Département 54- Pôle métropolitain du sillon Lorrain
Département 67 - Pôle métropolitain Strasbourg-Mulhouse-Colmar

L’entrée en vigueur du pôle métropolitain Troyes-Sens-Chaumont est prévue le 1er janvier 2018. Reste désormais à attendre la validation par arrêté du Préfet de l’Aube. Il regrouperait 171 communes et plus de 400.000 habitants.

L’objectif est de s’unir pour un destin commun pour favoriser les échanges entre les grandes agglomérations proches.

François Baroin estime que "ce pôle métropolitain a vocation à être le contrepoint des grandes métropoles, la pierre angulaire du Nord-Ouest de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et du Sud-Est de la Région Grand Est".

François Baroin fait le choix de la Bourgogne et du sud de la Haute-Marne au lieu de Reims, Châlons et Troyes.

Des villes moyennes et surtout des petites communes rurales composent ce pôle de coopération. En défendant ensemble leurs intérêts, elles veulent être entendues et peser face aux métropoles naissantes. Ultérieurement, à leur demande, d’autres intercommunalités pourront négocier leur adhésion.

L’entrée en vigueur du pôle métropolitain est prévue le 1er janvier 2018. Reste désormais à attendre la validation par arrêté du Préfet de l’Aube.

Il est exclusivement composé d’établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Il doit regrouper au moins 400.000 habitants.

Son champ d’action comprend :

- le développement économique
- la promotion de l’innovation
- la recherche
- l’enseignement supérieur
- la culture
- l’aménagement de l’espace
- le développement des infrastructures
- les services de transport

La constitution d’un axe fort Troyes, Chaumont et Sens a vocation a mieux peser dans les grandes régions.

Ce pôle métropolitain Troyes, Chaumont et Sens apportera une meilleure répartition entre l’offre et la demande des étudiants et des entreprises, à travers des partenariats, et permettra de renforcer les structures de R&D.

A ce titre, l’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT) à Nogent sur le pôle technologique Sud-Champagne est l’expression d’un partenariat réussi entre Troyes et Nogent-Chaumont et peut servir de modèle à succès.