Communauté d’Agglomération issue de la fusion entre la CC du Bassin de Bologne, Vignory et Froncles, la CC du Bassin Nogentais et la CA de Chaumont. Les trois intercommunalités présentent les mêmes bassins d’emploi, de vie et de santé. Cette fusion au 01 janvier 2017 assure un équilibre territorial au sein de la Haute-Marne tout en permettant à la nouvelle CA d’exister également à l’échelle de la nouvelle région, avec une population de 46 000 habitants.

 

Plein gaz sur le projet de station d’hydrogène

, par Fred Thévenin

L’Agglomération de Chaumont croit au développement de l’hydrogène comme combustible pour les véhicules. Elle s’est positionnée pour développer un projet de station pour cette énergie jugée « renouvelable, propre, décarbonée et stockable ». Explications.

A peine dans les tuyaux que le premier comité de pilotage concernant le projet de déploiement de l’hydrogène à Chaumont a été organisé. Autour de la table : l’Agglo de Chaumont emmenée par Christine Guillemy, sa présidente et Jacky Gillet, vice-président chargé de l’Environnement, et l’entreprise Justy Ingénierie Energies avec son gérant Emmanuel Schuddinck. Etaient également présents les représentants d’Enedis.

Christine Guillemy a rappelé que ce projet entre dans le cadre de l’Agenda 21 qui permet de mettre en place des actions dans le domaine du développement durable. L’idée est de rechercher des pistes innovantes et l’hydrogène a l’avantage d’être « renouvelable, propre et décarboné contrairement à l’hydrogène industriel issu du méthane ».

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L’entreprise Justy a effectué une démonstration "miniature" avec un capteur solaire qui permet de dissocier l’hydrogène de l’eau à l’oxygène. L’hydrogène permet ensuite d’alimenter la pile à combustible pour faire avancer la voiture. Photo : Frédéric Thévenin.

Ici, il est question d’hydrogène vert fabriqué à partir de l’électrolyse de l’eau. Autre avantage cité par Emmanuel Schuddinck : « l’hydrogène est stockable contrairement à l’électricité issue, par exemple, des éoliennes. C’est un vecteur de réussite pour la transition énergétique ».

L’hydrogène est prédominant mais il est aggloméré soit à l’azote soit à l’oxygène. Pour l’extraire, il existe trois techniques : le vaporeformage avec des rejets de CO2, la gazéification avec des rejets de monoxyde de carbone et l’électrolyse de l’eau qui consiste à passer un courant électrique dans l’eau et ainsi de dissocier l’oxygène et l’hydrogène. L’option choisie par l’Agglo est donc la dernière.

Des choix techniques

Quant aux utilisations, elles peuvent être multiples : le chauffage dans des bâtiments, l’entrée dans le réseau sous forme de méthane après compression ou comme combustible. Là encore, l’Agglo s’oriente vers la troisième solution. Jacky Gillet parle d’usage de mobilité sachant qu’aujourd’hui, tout un panel de véhicules est adapté pour rouler à l’hydrogène : bus, tramway, vélo, voiture et même drone pour les essais futurs de la base de Semoutiers.

Par exemple, le vélo hydrogène Alpha possède 100 km d’autonomie et roule à 25 km/h. La Kangoo ZE H2 se charge en 5 minutes pour 300 km d’autonomie et zéro bruit. La Toyota Mirai peut rouler jusqu’à 178 km/h et faire 500 km avec un seul plein. Elle coûtait 600 000 € il y a quelques années et vaut aujourd’hui 60 000 € avant de descendre encore. En 2025, le prix sera comparable aux véhicules à carburants d’aujourd’hui soit 22 000 €.

La station hydrogène imaginée pour l’Agglo de Chaumont pourrait recharger 10 à 20 véhicules par jour. Elle tient sur deux places de parking avec un rayon vide de 10 mètres autour.

Pour le financement, l’Agglo peut compter sur des fonds européens, de l’Etat à travers l’Ademe pour le surcoût des véhicules et régionaux.

En attendant, elle a répondu à un appel à projets qui, si elle le remporte, lui permettra d’impulser et d’accélérer le développement d’une filière industrielle d’hydrogène.

Frédéric Thévenin

Publié par Frédéric Thévenin le mardi 17 juillet 2018 en page 12 dans Le Journal de la Haute Marne n° 8745 http://www.jhm.fr/

 

Le pôle métropolitain rassemblant Troyes, Sens et Chaumont est installé le 12 juillet 2018

, par christophe Juppin

L’installation du comité syndical du Pôle métropolitain Bourgogne-Sud Champagne Porte de Paris est intervenue jeudi 12 juillet à Troyes. François Baroin en est le nouveau président. Marie-Louise Fort (Grand Sénonais) et Christine Guillemy (Chaumont) ont été élues première et deuxième vice-présidentes.

Le premier comité syndical du Pôle métropolitain, composé des agglomérations troyenne, chaumontaise et sénonaise, s’est réuni jeudi 12 juillet à Troyes. La structure présidée par François Baroin entend devenir le contrepoint de métropoles comme le Grand Paris.

Consécutivement à l’arrêté préfectoral du 26 avril 2018 portant création du Pôle métropolitain Bourgogne-Sud Champagne Porte de Paris, les représentants des agglomérations Troyes-Champagne, du Grand Sénonais et de Chaumont ont officiellement installé la structure, jeudi 12 juillet, à Troyes et élu à sa tête François Baroin. Marie-Louise Fort, présidente du Grand Sénonais, hérite de la première vice-présidence, Christine Guillemy (Chaumont) de la deuxième et Alain Balland (Troyes Métropole) de la troisième.

Le pôle métropolitain a voté, dans la foulée, son premier budget prévisionnel qui s’équilibre en fonctionnement à 47.100 euros. Ce dernier s’appuie uniquement sur les contributions des trois membres fondateurs : 22.608 euros pour Troyes-Métropole, 12.717 euros pour le Grand Sénonais et 11.775 euros pour Chaumont.

Nous ne sommes pas une association amicale de villes comme il en a existé par le passé, notre ambition est tout autre. Les modalités de moyens et la structure juridique sont de plus grande puissance.
FRANÇOIS BAROIN (Président du pôle métropolitain)

Désormais installé, le pôle métropolitain annonce vouloir rapidement jeter les bases "d’une coopération nouvelle" qui doit s’inscrire dans la durée et entraîner dans son sillage de nouveaux partenaires. "Cette structure légère n’est pas une réponse défensive à l’émergence de régions XXL et des Métropoles, mais bien un élément de conquête", martèle François Baroin.

Le président, fraîchement élu, a d’ailleurs annoncé une accélération du calendrier, avec en ligne de mire la modification statutaire du pôle métropolitain afin d’intégrer de nouveaux partenaires : "Nous ne sommes que trois modestes fondateurs dans une histoire qui va s’écrire au cours des années et des décennies qui viennent. Avec pour objectif de faire comprendre à nos amis voisins que c’est un départ avec des portes dès à présent ouvertes. "

Je suis convaincue que la solution viendra des territoires pour faire face à des mouvements inéluctables comme le départ de nos jeunes, de nos entreprises, de nos enseignements, de nos internes. En un mot, de notre richesse.
MARIE-LOUISE FORT (Agglomération du Grand Sénonais)

François Baroin évoque des délais courts pour étoffer les rangs de la structure : "il peut y avoir des surprises assez importantes : Montargis est en réflexion. Toute une partie du Gâtinais également. Nemours et Fontainebleau s’interrogent. Le pôle du Nogentais dans la Marne aussi. Dans l’Yonne, la position d’une ville, qui a eu un club de football très célèbre peut aussi évoluer."

Sur l’ambition portée par le pôle métropolitain, là encore, le discours du président se veut offensif. "Nous ne sommes pas une association amicale de villes comme il en a existé par le passé, notre ambition est tout autre. Les modalités de moyens et la structure juridique sont de plus grande puissance, insiste François Baroin. Notre rôle est reconnu par nos représentants de l’Etat dans nos départements respectifs. Et fera de nous un interlocuteur à part entière. On pourra apporter le poids du pôle métropolitain auprès de chacune de nos intercommunalités, pour mener des négociations avec l’Etat. Pour être solidaires dans les sujets. Créatifs dans une ambition partagée."

Le pôle métropolitain doit nous permettre d’être plus visibles, plus forts, plus intelligents face à des grandes régions. Et de porter la parole de territoires intermédiaires souvent oubliés d’un Etat de plus en plus centralisateur.
CHRISTINE GUILLEMY (Agglomération de Chaumont)

Marie-Louise Fort, présidente de l’agglomération du Grand Sénonais, salue l’installation du pôle dont elle est à l’origine avec François Baroin. L’élue se dit "convaincue que la solution viendra des territoires pour faire face à des mouvements inéluctables comme le départ de nos jeunes, de nos entreprises, de nos enseignements, de nos internes. En un mot, de notre richesse". Et d’ajouter, "ceux qui auront su s’emparer de leur destin ne subiront pas ces mutations. Ils sauront, au contraire, les convertir en une opportunité pour l’avenir".

Sens, Troyes et Chaumont veulent faire vie commune

Christine Guillemy, présidente de l’agglomération de Chaumont, voit dans "cette histoire nouvelle, la possibilité offerte à des territoires à dominante rurale d’être plus visibles, plus forts, plus intelligents face à des grandes régions. Et de porter la parole de territoires intermédiaires souvent oubliés d’un Etat de plus en plus centralisateur."

Franck Morales

Publié par Franck Morales le 13 juillet 2018 dans www.lyonne.fr


Pour en savoir plus :

- Meilleur espoir de l’innovation industrielle en région à LDR Médical le 22 mars 2013
- La biotech LDR Medical passe sous le contrôle de l’américain Zimmer Biomet en juin 2016
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle métropolitain européen du Sillon Lorrain est porté par les quatre intercommunalités de Thionville, Metz, Nancy et Epinal : Conjuguer le présent au futur...
- Troyes, Chaumont et Sens ont officialisé, vendredi 7 avril 2017, la constitution d’un pôle métropolitain
- Le pôle métropolitain rassemblant Troyes, Sens et Chaumont est installé le 12 juillet 2018

 

La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire industriels de Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent

, par Philippe Thoquenne

Le salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne s’est tenu les 15 et 16 juin 2018 à Nogent (52800). Il a accueilli le vendredi 15 juin 2018 un invité prestigieux, Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI, dans le cadre d’une conférence de présentation du groupe LISI avec quelques conseils sur sa vision de l’usine du futur.

Diplômé de l’Edhec, titulaire du DESCF, Emmanuel Vieillard est depuis mars 2016 Directeur Général de LISI, Président de LISI AEROSPACE, Président de LISI AUTOMOTIVE et Président de LISI MEDICAL.

Le chef d’entreprise, spécialiste des fixations et des systèmes d’assemblage, mène l’action d’un groupe investi aussi bien dans l’aéronautique, l’automobile que le médical. Face à des donneurs d’ordres aux normes très strictes, ce chef d’entreprise fédérateur a présenté sa vision de l’usine du futur, dans un monde actuel en pleine mutation.

La conférence d’Emmanuel Viellard :

Présentation générale :

LISI est un groupe mondial coté en bourse réalisant 1,6 Mds € de CA et emploie 13 000 salariés (ETP). 65 % du capital est détenu par la famille et 35 % par des investisseurs privés.

LISI est présent dans de trois secteurs :

- Aéronautique : 60 % du CA (1 Md) : il y a des coûts de développement important, par exemple le programme A350 qui a commencé en 2009 pour une phase industrielle débutant en 2018. Il faut être force de proposition, ce qui coûte cher. La R&D représente 100 personnes, l’amortissement doit être assuré par des volumes importants de fabrication des pièces.

- Automobile : 30 % du CA (500 M€), un objectif de 600 M€ en 2018. C’est en cycle de fabrication très différent de l’aéronautique, la Supply-Chain est très performante, mais c’est un secteur difficile. LISIAUTOMOTIVE est par exemple fournisseur de pièces de freinage (pièce critique, frein de parkingélectrique).

- Médical : présent depuis 2007, 8 % du CA (140 M€), 1 000 salariés (ETP) en 2017.

En synthèse, LISI, c’est :
- 1,65 Md€ de CA, en progression de 4,6 % par rapport à 2016
- Des bases fortes en France et aux USA,
- 10 % de marge opérationnelle (171 M€),
- 140 M€ d’investissements,
- 47 sites de fabrication dans 13 pays,
- 13 000 salariés (ETP) dont 6 000 en France et 2 000 aux USA.

Le Lean :

C’est un fondamental pour la production et s’adresseà des opérateurs de plus en plus qualifiés, qui travaillent en équipes sous l’autorité d’unresponsable d’unité de fabrication. Au plus proche du terrain, 80 % des problèmes sont réglés. L’autonomie est le maître mot, la hiérarchie est moins présente. LISI a commencé à déployer le Lean au début 2011, et les basiques ont été déployés à l’ensemble du groupe en 2017. Il faut être plus efficace, plus réactif et plus proche du client. Il n’y a que 6 niveaux hiérarchiques. L’organisation doit être légère. Les résultats sont là : le Lean est entré chez LISI il y a 23 ans, le CA a énormément augmenté (progression de 1 000 %).

L’Innovation : cela reprend les thématiques de l’Industrie du Futur 4.0 :

- Digitalisation de la production, qui va s’imposer.

- Robotisation : mise en service de 50 robots en 2017, il est prévu 230 nouveaux robots qui seront mis en service sur la période 2018-2021,

- Fabrication Additive : c’est une technologie qui n’est pas mature.
Les paramètres de fabrication ne sont pas encore totalement maitrisés mais cette technologie, bien que coûteuse, a des atouts. Les applications pour LISI sont :
o Les outillages de forge,
o La forge au niveau de l’ébauche des pièces, qui sont reprises en forge classique,
o La fabrication additive n’est pas en concurrence avec les technologies actuelles (Forge, Fonderie).

L’Excellence Opérationnelle, centrée sur 3 programmes :

- Leap : LISI Excellence Achievement Program, développement du Lean dans l’ensemble du groupe,
- E-HSE : visant l’excellence HSE,
- COS : Controlling Opérating System visant à améliorer l’ensemble de processus financiers du groupe

Présentation des productions de LISI (voir site internet : https://www.lisi-group.com/fr/index.html)
- Aéronautique,
- Automobile,
- Médical.

Le plan stratégique :

Il est centré sur :
- Un rééquilibrage de la contribution des divisionspour faire face aux cycles économiques sur lesdifférents secteurs
- Conserver des positions de leader sur les marchés en croissance,
- Déployer le « digital manufacturing »,
- Robotiser la production,
- Développer de nouveaux produits,
- Atteindre l’excellence opérationnelle,
- Redéployer les activités des anciennes technologies vers les métiers d’avenir.


Forges de Bologne : 750 salariés et 107 M€ de CA

- C’est le projet Forge 2020, pour une vision à 10 ans. Il y aura un déménagement de l’entreprise actuelle qui n’est plus dans le nouveau standard défini par le groupe LISI, vers un nouveau site. C’est un gros projet, avec des risques à maîtriser. Les points forts sont :
- Une division par 10 du temps de défilement des pièces,
- Une productivité en forte hausse, plus de chariots élévateurs,
- Un financement de 110 M€ assuré par LISI.

Emmanuel Viellard.

Stéphane Guérin, expert en usinage et finition des surfaces du Cetim, Philippe Thoquenne, Délégué régional Grand Est du Cetim, Jacques Tschofen, Chef du service R&D - LISI AEROSPACE, Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI. Photo Christophe Juppin le 15 juin 2018.

Pour en savoir plus :

- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Emmanuel Viellard Directeur général de Lisi en mai 2017 : « Il n’y a pas de fatalité : on peut être compétitif en France »
- La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire en Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent
- La Haute-Marne démontre toute l’étendue de ses savoir-faire industriels à Nogent les 15 et 16 juin 2018
- « Une logique paysanne sur un ADN provincial »

 

La stratégie du groupe Lisi Le patron de Lisi et sa recette du succés

, par Orianne Roger

Relever les Forges de Bologne ne sera pas de tout repos. Pourtant, Emmanuel Viellard, directeur général de Lisi, y croit et compte s’appuyer sur un groupe qui a su s’imposer dans le monde et innover.

Avec 1,7 milliard de chiffre d’affaires en 2017, Lisi (Link solution for Industrie), c’est 47 usines dans des pays du monde entier comme les Etats-Unis, le Canada, la Chine, le Maroc ou encore la Turquie. Implanté dans les secteurs du médical, de l’automobile et de l’aéronautique, c’est aussi un groupe qui ne pesait que 150 millions d’euros quand Emmanuel Viellard y est entré, il y a 23 ans. Il compte bien appliquer sa recette du succès aussi à Chaumont.

L’investissement

Pour perdurer face à une concurrence toujours plus rude, il est indispensable d’investir, selon le directeur général. Et Lisi n’a pas rechigné à le faire à hauteur de 140 millions d’euros en 2017 et pour une somme similaire cette année. Acheter 230 nouveaux robots, c’est l’objectif à moyen terme du groupe. « C’est important pour moi de financer tous les ans la croissance. On investit ce que l’on peut, dans une bonne logique paysanne. C’est notre ADN provincial qui veut ça  », commente-t-il. Ce sera encore 110 millions rien qu’en Haute-Marne dans le cadre du projet « Forges 2020 » qui veut le déménagement de l’usine de Bologne sur la zone Plein’Est, à Chaumont. Un projet pour préserver les 800 emplois de la principale usine du département qui n’aurait pu se faire dans les collectivités et structures locales. Elles financent 40 000m2 de bâtiment via la société d’économie mixte Immo-bail.

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Jacques Tschofen, Chef du service R&D - LISI AEROSPACE, Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI. Photo CJ.

Le « Lean »

Toutes les usines sont organisées de la même façon selon la méthodologie du « lean ». Emmanuel Viellard n’a pas peur de le dire : « Celui qui n’a pas cette approche dans son usine n’a pas d’avenir  ». Mais ce « gros mot » que les « syndicats n’aiment pas », transforme toute l’organisation en interne. Le directeur détaille : « L’opérateur est au sein d’une équipe avec un capitaine sur lequel il n’y a pas de lien hiérarchique. Tous les matins, il fait une réunion d’équipe où il définit les objectifs de la journée ; balaie les différents sujets. Il a la capacité de régler à son niveau 80% des problèmes.  » Cela permet au directeur de s’occuper «  uniquement  » de la mise en place de la stratégie du groupe. En bref, on ne gaspille pas son temps et on rationalise aussi tout le fonctionnement de l’usine, en mettant la qualité au cœur de toutes les préoccupations. Les Forges de Bologne sont en train d’opérer cette transformation depuis leur rachat par Lisi en 2014 à Manoir aerospace. Cela sera effectif avec la nouvelle usine. « On ne peut plus imaginer la forge comme au XIXème siècle, il nous faut éliminer tous les postes pénibles ». De plus, les machines seront disposées en ligne. De préciser : « Il n’y aura pas un chariot dans l’usine, toutes les manœuvres interopératoires seront robotisées. Cette usine doit être la forge aéronautique la plus efficace en Europe et dans le monde. C’est un objectif à dix ans.  »

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Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI et Pascal BABOUOT, Président de l’entreprise ALPHA LASER. Photo CJ.

L’innovation

Au-delà de la rationalisation de l’existant, le groupe Lisi est surtout tourné vers l’avenir et les nouvelles technologies. Le « digital manufacturing » est la capacité ‘une machine à « s’autogérer  », pour Emmanuel Viellard. Comprendre : pouvoir mesurer les pièces, passer en usinage adaptatif et éventuellement changer les outils. Il faut aussi avoir la possibilité de lancer une autre série. « La phase suivante sera d’introduire de l’intelligence artificielle ». Le directeur général compte en plus l’impression 3D même s’il faut se projeter sur le long, voire le très long terme en ce qui concerne la forge métal. « Cette technologie n’est pas encore mature. Notre métier est de produire en série pas juste de faire des prototypes. Mais aujourd’hui avec un même programme, quand deux pièces sortent bonnes, trois pièces sont mauvaises.  » Via une usine dédiée à l’impression 3D et l’installation de 18 machines, Lisi espère bien faire progresser le process et pouvoir vite en bénéficier. « Il propose une rapidité de production et des designs intéressants ». Un moyen comme un autre de s’engager dans la forge de demain.

Publié par Orianne Roger le 22 juin 2018 dans La Voix de la Haute-Marne n°8863 en page 3

Suite à une fusion avec MANOIR INDUSTRIES (SIREN 403 735 681) LES FORGES DE BOLOGNE (845 420 280, immatriculés le 23-11-1954) changent de dénomination le 12 juillet 2018 pour s’appeler LISI AEROSPACE FORGED INTEGRATED avec un nouveau capital de 3 773 805 €
39 RTE DES FORGES 52310 BOLOGNE
SIRET 845 420 280 00016 (SIRET inchangé)


Pour en savoir plus :

- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Emmanuel Viellard Directeur général de Lisi en mai 2017 : « Il n’y a pas de fatalité : on peut être compétitif en France »
- La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire en Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent
- La Haute-Marne démontre toute l’étendue de ses savoir-faire industriels à Nogent les 15 et 16 juin 2018
- « Une logique paysanne sur un ADN provincial »
- La stratégie du groupe LISI

 

« Une logique paysanne sur un ADN provincial » Forges de Bologne : Lisi ou sa vision de l’entreprise.

, par Fred Thévenin

Emmanuel Viellard, directeur général Lisi, était l’invité du Salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne, à Nogent. Il a présenté le fonctionnement de l’entreprise, a donné sa vision du commerce mondial et fait un point succinct sur les travaux à Plein’Est.

Lisi, c’est 1,7 milliard de chiffre d’affaires, 13 000 collaborateurs sur 47 sites industriels dans 13 pays mais c’est aussi une entreprise familiale cotée en Bourse dont le siège se situe sur le Territoire de Belfort. Son grand patron, Emmanuel Viellard, était à Nogent, vendredi, pour le Salon des savoir-faire industriels. Il y a présenté la stratégie du groupe qui est fondée sur « une vision à long terme et sur des critères de performance et de croissance dans le but d’atteindre une taille critique et être concurrentiel ». Le chiffre d’affaires se répartit entre 60 % dans l’aéronautique, 32 % dans l’automobile et 8 % dans le médical avec une convergence entre les trois modèles.

L’approche à long terme se symbolise par des investissements élevés. 140 millions d’euros en 2017 et la même chose pour 2018. Le but affiché par Emmanuel Viellard est de « se différencier de la masse et de ses concurrents ». Il parle « d’une logique paysanne sur un ADN provincial ».

L’une des originalités de l’entreprise est l’organisation humaine de production partout dans le monde. Le directeur général parle de véritable révolution dans laquelle, entre l’opérateur sur un site comme celui de Bologne et la tête du groupe, il n’existe que six niveaux. Pas plus. Au siège du groupe, il n’y a que 25 personnes. Pas plus. Il détaille : « l’opérateur est au sein d’une équipe avec un capitaine sans lien hiérarchique et qui anime le groupe. Dans ce groupe, 80 % des sujets et des problèmes sont traités. L’autonomie entraîne la responsabilisation qui entraîne l’efficacité ». Il le répète : « le changement des mentalités pour aller dans ce sens est la plus grande révolution ».

Deux grands piliers

La stratégie de Lisi se déploie sur deux piliers grands piliers : l’innovation et l’excellence opérationnelle. Pour cette dernière, il est question de sécurité et de contrôles. Pour l’innovation, par exemple, 230 nouveaux robots seront mis en service entre 2018 et 2021. La digitalisation est également est également un axe fort. Pour Emmanuel Viellard, « l’usine de demain ne ressemblera plus aux usines de 2010. C’est inéluctable ». Il évoque la connexion des machines, des programmes de maintenance et d’intelligence artificielle grâce à laquelle les machines détecteront elles-mêmes leurs pannes.

En revanche, Emmanuel Viellard doute de l’impression 3D Metal. Pour lui, « le système n’est pas mature avec trois pièces sur cinq ratées ». Malgré tout, il considère que la voie doit être explorée sachant que cette technologie va s’imposer. « Il faut mettre en place un vrai plan de développement et une réelle démarche pour atteindre le point mort ». 18 machines de ce genre sont actuellement en fonctionnement chez Lisi. Il en faut 50 pour profiter réellement du système.

Attention, ces avancées ne concurrenceront pas la forge et la fonderie. L’automatisation et la robotisation entraîneront « un redéploiement des activités “ancienne technologie” vers des métiers d’avenir ».

Justement, pour l’avenir, Lisi mise sur le rééquilibrage des divisions en fonction des cycles économiques. L’Asie sera également un axe fort ainsi que le médical. Le but est de « rester le meilleur dans son domaine d’activité ». Emmanuel Viellard conclut avec sa stratégie de croissance : « une offre attractive pour être pérenne et efficace. Une capacité de négocier avec des grands clients et la conservation de la compétitivité ».

Frédéric Thévenin

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Emmanuel Viellard a présenté le fonctionnement de son entreprise familiale. La salle a été conquise. Photo : Frédéric Thévenin.

Projet Forge 2020

Les Forges de Bologne comptent 750 salariés pour un chiffre d’affaires de 107 millions d’euros. Le site nouveau, à Plein’Est, se promet d’être efficace et rationnel. Par exemple, le cheminement des pièces dans l’usine va être divisé par 10. Le gain de productivité va, quant à lui, augmenter de 25 %. Emmanuel Viellard n’hésite pas : « dans 25 ans, les Forges seront le site le plus efficace en Europe ». Il parle d’un projet majeur et d’une prise de risque. « Le retour sur investissement ferait peur à un banquier ». Peu importe, la famille Viellard a pris le contre-pied en investissant 110 millions d’euros pour une vision sur 10 ans.

Quant aux emplois, ils seront sauvegardés mais avec « avec une mutation du métier ». Le directeur assure qu’il n’y aura plus un seul poste pénible. « Aujourd’hui, 40 postes ouverts ne sont pas pourvus. Le nouveau site permettra des conditions de travail attractives avec des besoins importants de formations et de maintenance ».
Pour l’avancée des travaux, Emmanuel Viellard confirme que l’avant-projet définitif a été déposé. Suivront le permis de construire et la future autorisation d’exploitation. Pour lui, la phase critique sera le déménagement avec la prise de contact de tous les contractants pour tous les détails de l’opération. Il se veut « optimiste tout en respectant l’enveloppe des coûts ».

Le monde vu par Emmanuel Viellard

A la question de savoir si les décisions de Donald Trump l’inquiétaient (taxes supplémentaires, fermetures des frontières), Emmanuel Viellard confie qu’il n’est là que pour 4 ans et qu’il n’en reste plus que deux. Il n’est pas du tout inquiet.
Par contre, il est très pessimiste au niveau européen et sa dislocation en cours. Il évoque le Brexit, l’Allemagne en situation de faiblesse et l’Espagne et l’Italie déstabilisées. Il s’offusque de voir que la Pologne vient d’acheter des hélicoptères hors Europe. Pour lui, « l’environnement européen est un sujet de vraie inquiétude ».

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Jacques Tschofen, Chef du service R&D - LISI AEROSPACE, Emmanuel Viellard, Directeur Général de LISI. Photo Frédéric Thévenin

Publié par Frédéric Thévenin le lundi 18 juin 2018 en page 13 dans Le Journal de la Haute Marne n° 8716 http://www.jhm.fr/


Pour en savoir plus :

- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Emmanuel Viellard Directeur général de Lisi en mai 2017 : « Il n’y a pas de fatalité : on peut être compétitif en France »
- La conférence d’Emmanuel Viellard au salon des savoir-faire en Haute Marne le 15 juin 2018 à Nogent
- La Haute-Marne démontre toute l’étendue de ses savoir-faire industriels à Nogent les 15 et 16 juin 2018
- « Une logique paysanne sur un ADN provincial »
- La stratégie du groupe LISI

 

Le collège Françoise Dolto de Nogent remporte le 1er prix C’ Génial le 25 mai 2018 à Toulouse ! L’interprètophone et son clavier lumineux des Nogentais

, par Maryline Meunier

Parmi près de 400 élèves venus de toute la France, les trois élèves du collège de Nogent, en Haute-Marne, ont remporté la finale à Toulouse du concours C’Génial qui s’est déroulé vendredi 25 mai 2018 à la Cité de l’espace à Toulouse. C’est leur projet « d’interprètophone et son clavier lumineux » qui a été primé.


Joris, Matéo, Bastien l’avaient bien dit « on y va pour gagner ». Plus que des paroles, après une grosse journée de présentation de leur projet «  l’interprètophone et son clavier lumineux » a remporté tous les suffrages parmi 30 projets présentés dans le cadre du concours C’Génial qui s’est déroulé vendredi 25 mai 2018 à la Cité de l’espace à Toulouse.

Cette année 2018, au final 346 projets ont été présentés touchant 9950 collégiens dont 30 sont arrivés en final soit 1 par académie plus quelques collèges étrangers. Durant toute la journée les jeunes ont présenté leurs travaux à un jury composé de 64 professionnels issus du monde de l’éducation et de l’entreprise. Parmi eux, des ingénieurs mais aussi des chercheurs et des techniciens spécialisés pour qui l’interprètophone des Nogentais a répondu à tous les critères, leur démarche brillante a su retenir toutes les intentions.

Avec des élèves incollables et motivés à tous les niveaux aucune question ne s’est avérée être un piège. Leur appareil capable de lire une partition de musique puis de la faire jouer au clavier sans connaître le solfège a remporté la victoire. Créer de toutes pièces par les élèves, épaulés par leur professeur de physique et de mathématique mais aussi de technologie, français et anglais, l’interprètophone et ses inventeurs issus du collège Françoise Dolto de Nogent seront prêts à faire reluire les couleurs du drapeau français au mois de mars 2019 au forum Expo Sciences au Luxembourg. Une manifestation organisée parallèlement au Concours National Jonk Fuerscher, équivalent luxembourgeois du « Concours C.Génial ». Une belle récompense pour les scientifimusiciens nogentais heureux de participer à cet évènement scientifique non compétitif qui rassemble des jeunes scientifiques de toute l’Europe et d’autres pays. « «  On a encre du mal à réaliser » confie Bastien. «  On ne se rend pas compte que l’on va représenter la France au Luxemboug  » complète Joris. Le trio est d’ores et déjà en pleine réflexion pour améliorer l’interprètophone avec un clavier trois fois plus grand et avec du rythme en plus. Pour Claudy Henriot fier de ses prodiges «  qui aurait pu croire qu’un petit collège du fond de l’académie de Reims représenterait la France ! ».

Les résultats
A ce concours pas de perdants mais 17 collèges ont obtenu le 3ème prix, 2 ont reçu un prix spécial, 7 le deuxième prix et 4 un premier prix dont
- le 1er, l’interprètophone des Nogentais (académie de Reims).
- le 2 ème, les fluides s’écoulent, les fluides c’est cool ! (académie de Créteil),
- le 3ème la géothermie : l’avenir de la Guadeloupe (académie de Guadeloupe) et
- le 4ème : Comment faire du plancton un enjeu pour la planète ? (académie de Grenoble)

Publié par Maryline Meunier le jeudi 31 mai 2018 en page 3 dans Le Journal de la Haute Marne n° 8699 http://www.jhm.fr/


Pour en savoir plus :

- 100% connecté en Haute-Marne
- Caroline Husson a fait le choix de rester en Haute-Marne pour la densité de son écosystème industriel et son cadre de vie
- Le collège Françoise Dolto de Nogent remporte le 1er prix C’ Génial le 25 mai 2018 à Toulouse !

 

Caroline Husson a fait le choix de rester en Haute-Marne pour la densité de son écosystème industriel et son cadre de vie. La Haute-Marne propose des opportunités professionnelles alliées à un cadre de vie idéal.

, par christophe Juppin

Caroline Husson est ingénieur validation des procédés au sein de l’entreprise Aesculap à Chaumont en Haute-Marne.
« L’offre d’emploi est assez importante en Haute-Marne dans le secteur de la métallurgie que j’ai étudiée au Pôle technologique de Nogent en suivant la formation ingénieur en alternance « Matériaux et mécanique ». La Haute-Marne propose de nombreuses offres d’emploi et beaucoup de possibilités d’évolution dans un environnement de vie naturel, vert et sain. Des opportunités professionnelles alliées à un cadre de vie idéal. Il y a de quoi respirer en Haute-Marne ! »

Présentation :

« Je m’appelle Caroline, j’ai 28 ans et je travaille actuellement à Chaumont comme ingénieur validation des procédés au sein de l’entreprise Aesculap à Chaumont en Haute-Marne. »

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Originaire de Chevillon en Haute-Marne, Caroline Husson, 28 ans, a intégré au début de l’année 2017 la société Aesculap, basée à Chaumont .

La Haute-Marne pour vous :

« Je suis originaire de Haute-Marne à la base. Je suis partie pour mes études et je suis revenue pour retrouver ma famille, et pour l’offre d’emploi qui est assez importante dans la région dans le domaine de la métallurgie, domaine que j’apprécie et que j’ai étudié. »

« Donc je suis revenue premièrement pour faire mes études d’ingénieur au sein du Pôle technologique de Nogent, qui a ouvert et qui propose une formation en alternance « Matériaux et mécanique » qui est une des rare formation en alternance de France. »

« Donc je suis revenue déjà pour cela et pour les offres d’emploi, et la possibilité de travail qu’il y a au sein des entreprises Haut-Marnaises qui ont du mal à recruter en raison du peu de connaissance de la région. »

Vos projets :

« Mes projets sont de rester dans la région et d’acheter une maison. Rester dans le département pour travailler : j’ai déjà fait plusieurs entreprises Haut-Marnaises, des grandes entreprises, car il y a des leader européens dans le domaine de l’orthopédie. Je pense notamment à Marle , et Aesculap qui est dans la prothèse de genoux . Il y a aussi des leaders dans l’aeronautique avec les forges de Bologne. »

« Il y a vraiment un pôle industriel très très important dans les domaines de la métallurgie et il y a des possibilités d’évolution assez importante, comparée à d’autres régions où on peut avoir des offres d’emplois très intéressantes...mais par contre, le cadre de vie et le coût de la vie, aussi, est complétement différent. »

« Alors qu’ici, on a la possibilité d’acquérir une maison pour un prix raisonnable, de scolariser facilement les enfants, de pouvoir avoir accès a tout ce qui est nourrice, aide à la vie, dans un cadre qui est assez naturel, donc sain, et accessible. »

La Haute-Marne en 3 mots :

« Premièrement la famille, pour pouvoir évoluer dans un cadre familial avec une qualité de vie qui est, pour les enfants, plus qu’honorable. »

« Après, le deuxième mot serait l’industrie. Représenté par ce pôle métallurgique qui est un des plus gros pôle métallurgique de France, donc c’est quand même non négligeable. »

« Le troisième, ce serait la nature parce qu’on est dans un cadre très arboré, très forestier, qui est très agréable quand on aime la pratique du sport comme le Trid ou le VTT. »

« Des opportunités professionnelles alliées à un cadre de vie idéal. »

Originaire de Chevillon en Haute-Marne, Caroline Husson, 28 ans a intégré au début de l’année 2017 la société Aesculap, basée à Chaumont.

Aujourd’hui ingénieure, la jeune femme intervient dans la validation des procédés pour la fabrication de prothèses de genoux.

Sa formation l’a tout d’abord conduite à découvrir l’univers de la fonderie. En effet, après un « DUT mesure physique » validé à Reims, elle intègre la licence professionnelle métallurgique à Charleville-Mézières et réalise son alternance en fonderie à Vecqueville chez Ferry Capitain. Caroline revient ensuite en Haute-Marne pour la formation ingénieur « Matériaux et Mécanique », une des rares formations en alternance proposée en France à l’antenne de Nogent de l’Université Technologique de Troyes, installée au Pôle technologique.

Diplômée en 2015, elle est embauchée aux Forges de Bologne, après y avoir fait ses armes pendant trois ans en tant qu’apprentie.

Au-delà des possibilités d’emploi et d’évolutions professionnelles offertes par l’important pôle industriel métallurgique, qui fait toute la singularité et la force de la Haute-Marne, Caroline Husson a fait le choix de rester dans le département pour son cadre de vie et son confort. Bien inspirée, elle compte bien réaliser un projet immobilier et profiter de sa famille, tout en bénéficiant d’un environnement naturel, vert et sain. De quoi respirer en Haute-Marne !

Publié le 20 février 2018 par le Conseil départemental de la Haute-Marne dans http://respirez-inspirez.com

Crédit photo : © Conseil départemental de la Haute-Marne
— > https://loom.ly/OeGvhN8


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Aesculap : Die gute croissance
- Start-up made in Haute-Marne
- Une école d’ingénieur qui a su adapter son cursus au besoin de l’apprentissage et des entreprises
- Le Pôle techno grandit bien
- Caroline Husson a fait le choix de rester en Haute-Marne pour la densité de son écosystème industriel et son cadre de vie.
- La course à la réglementation européenne lancée pour les fabricants de dispositifs médicaux
- Claude Rauscher (Aesculap) part en retraite le 31 juillet 2018.

 

Dans le 52, vivez le web en 5.2 100% connecté en Haute-Marne

, par christophe Juppin

Conscient des enjeux de l’aménagement numérique du territoire pour le développement professionnel, économique ou encore pour la qualité de vie au quotidien, le Département permet l’accès de tous au haut débit, habitants et entreprises de Haute-Marne.

Un exemple au plan national

Engagé en 2010, le plan Haute-Marne numérique se termine cette année. Près de 1 900 km de fibre optique ont été posés. Pour rappel, l’objectif a consisté à améliorer la performance des lignes téléphoniques existantes grâce à l’implantation d’armoires permettant une montée en débit. Avec 240 armoires disséminées sur le territoire, près de 100% des habitants sont éligibles à plus de 5 Mbits, débit nécessaire pour avoir accès à l’offre dite Triple Play (téléphonie, internet illimité et TV par internet). Par ailleurs, plus aucune commune haut-marnaise n’est en zone blanche. Avec un tel équipement, la Haute-Marne a une vraie longueur d’avance ! À noter que les zones AMII (Appel à manifestation d’intention d’investissement) comprenant les communautés d’agglomération de Chaumont et de Saint-Dizier (périmètre 2010) ne relèvent pas de la compétence publique. Elles font partie du déploiement tout fibre optique (FTTH) que doit réaliser Orange.

Une spécificité Haut-Marnaise : des collèges connectés

L’Assemblée départementale a approuvé le 24 juin 2016, la mise en œuvre du « réseau numérique des collèges » qui vise à regrouper tous les collèges au sein d’un même réseau, via la fibre optique du réseau Haute-Marne numérique. En plus de sécuriser les ressources informatiques, de centraliser la téléphonie des collèges, etc., cela permettra d’offrir le haut débit, voire le très haut débit à tous les collèges du département. Tous les collégiens haut-marnais vont pouvoir en profiter et les usages du numérique se développer grâce au déploiement du réseau Haute-Marne numérique.
Le collège René Rollin de Chevillon est d’ailleurs le premier « collège connecté » de France.

Un territoire connecté

En bref, la Haute-Marne, un territoire 100% connecté !
- Un territoire qui ne connaît pas de zone d’ombre internet
- 100% du territoire couvert par l’ADSL filaire
- + de 99% de foyers, hors zones AMII, bénéficient de débits de plus de 5 Mbits (éligibilité au Triple Play) dont 97% ont déjà l’accès possible à la TV par internet sans parabole et 66% au VDSL (débit jusque 100 Mbits).
Au total, 70 M€ ont été investis par le Conseil départemental de la Haute-Marne, avec le concours du GIP (Groupement d’intérêt public) Haute-Marne, chargé de la gestion des fonds d’accompagnement économique du laboratoire de Bure-Saudron, de l’Europe, de l’État et de la Région.
En rendant le haut débit accessible pour tous et partout, l’attractivité du territoire pour les entreprises est renforcée et la vie quotidienne des Haut-Marnais améliorée.

Angélique Decock

Au service des entrepreneurs et des professionnels

Vous avez une entreprise, vous avez besoin d’un débit garanti et symétrique ?
Grâce au déploiement de la fibre optique par le Département, la mise en service du haut débit et du très haut débit (supérieur à 30 Mbits) est facilitée pour les entreprises, particulièrement en milieu rural.
Les besoins en termes de débit peuvent varier et nécessiter des installations techniques particulières.

Pour tous renseignements :
hmn@haute-marne.fr

La montée en débit n’est pas automatique, comment l’obtenir ?

Vous avez déjà un accès ADSL, votre débit vous semble faible ?
Appelez votre opérateur, la montée en débit n’est pas toujours automatique. Précisez qu’un nouvel équipement technique apportant un meilleur débit a été mis en service dans votre commune. Demandez les modalités pour augmenter le débit et/ou bénéficier des services Triple Play (box, décodeur TV, etc.), si ce n’est pas le cas.
Important, n’évoquez pas le terme « fibre », il ne correspond pas à la même installation technique pour les opérateurs.

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Ligne DIRECTE N°124 - Automne 2017

Pour en savoir plus :

- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés
- 100% connecté en Haute-Marne
- Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent
- Start-up made in Haute-Marne
- Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique en visite à Troyes le 23 mars 2018
- Le collège Françoise Dolto de Nogent remporte le 1er prix C’ Génial le 25 mai 2018 à Toulouse !

 

Électrification de la ligne 4 : le rapport à la loupe

, par christophe Juppin

C’est peut-être ce qui va devenir un pur scandale. Jeudi 01 février 2018, lors d’une recherche sur les conclusions d’un rapport remis au gouvernement, le journal l’Est Eclair a découvert que l’historique, emblématique et inoxydable projet d’électrification de la ligne 4 entre Paris et Troyes pourrait être remis en cause. Les préconisations de l’influent Conseil d’orientation des infrastructures suggèrent d’électrifier la ligne 4 jusqu’à Longueville, voire Nogent-sur-Seine, mais pas jusqu’à Troyes.

Il ne s’agit pas d’un fantasme, encore moins d’une rumeur relayée par quelque mauvaise langue, mais d’un texte figurant dans les préconisations du Conseil d’orientation des infrastructures.

Ce conseil travaille depuis des mois, à la demande du gouvernement, sur les projets envisageables dans les années à venir, notamment au plan routier et ferroviaire. L’idée de fond étant que les capacités financières de l’État ne permettent pas, ou plus, de mener à terme l’ensemble des projets.

Compléter là où c’est nécessaire le parc de rames bimodes

S’agissant de la ligne 4, c’est au chapitre des électrifications de lignes qu’il faut chercher. Et là, c’est la mauvaise surprise. Le Conseil propose, plutôt que d’électrifier, « de compléter là où c’est nécessaire le parc de rames bimodes, voire d’étudier si ces lignes se prêteraient utilement à une expérimentation des motorisations à hydrogène ».

Il se trouve que les nouveaux trains bimodes Regiolis, Coradia Liner, viennent d’être installés sur la ligne 4. Autrement dit, il n’est même pas nécessaire de changer le matériel. Quant à compléter le parc existant, cinq trains supplémentaires sont déjà en commande. L’affaire est entendue.

Mais le rapport va plus loin. Car rien n’empêcherait, même avec les nouveaux trains bimodes, d’électrifier la ligne. C’est même tout le sens du projet sur lequel l’État et l’ensemble des collectivités se sont engagés d’une manière ferme, et potentiellement définitive.

Sauf que le Conseil en question pense le contraire. En réalité, selon ce rapport, l’électrification aurait seulement «  pour ambition de répondre à l’augmentation de trafic attendue sur la liaison Paris-Provins et à la volonté d’utiliser dans ce cadre le nouveau matériel électrique automoteur transilien  ». Troyes n’est même pas évoquée dans cette « ambition ».

Il faut lire le chapitre suivant pour comprendre que c’est bien la partie suburbaine de Paris, autrement dit Paris-Longueville et la branche menant à Provins, qui pourrait échapper à la coupe claire. Un cadeau pour l’Île-de-France, et tans pis pour les Aubois qui pourraient continuer à respirer les fumées des moteurs diesel.

Pas utile de poursuivre au-delà…

L’argument financier est imparable. Le rapport rappelle que l’électrification de cette portion suburbaine coûtera 130 millions, sur un total pour la portion Gretz-Troyes de 320 millions. D’où la phrase suivante : « Il ne semble pas utile au Conseil de poursuivre au-delà (coût de 190 millions jusqu’à Troyes) hormis éventuellement jusqu’à Nogent-sur-Seine, ville susceptible de constituer un nœud intermodal.  » Va-t-on aménager des correspondances entre les trains et les péniches ? Soyons sérieux !

Tout le sens de ces préconisations, c’est effectuer, sur ce projet comme sur bien d’autres, des économies. Une manière de glisser au fond du tiroir un projet consensuel qui date de plus de trente ans.

Reste… l’espoir. Celui qui fait que des responsables, toutes couleurs confondues, se sont battus depuis des années pour faire aboutir ce projet. Le Conseil d’orientation des infrastructures n’a pas pouvoir de décision. Il livre des préconisations. Le gouvernement est libre de les suivre ou non. Charge aux élus aubois et à ceux du Grand Est de peser suffisamment pour que ces préconisations restent lettre morte.

François Baroin, maire de Troyes

« Il y a un engagement de l’État, qui doit être tenu. Non seulement l’engagement mais, également, le calendrier. »

Hugues Fadin, maire de Nogent-sur-Seine

« Ce serait une véritable catastrophe pour l’Aube. L’électrification pourrait bien s’arrêter au niveau de l’Ile-de-France, et nous, nous pouvons mourir lentement. La possibilité que d’aller au moins jusqu’à Nogent-sur-Seine ? Je vois l’aménagement du territoire, il faut au moins que ça aille jusqu’à Troyes. Déjà qu’ils sont en train de tuer la ligne avec les retards et les trains supprimés. Je ne sais pas ce qu’ils vont pouvoir nous dire au comité de pilotage (de l’électrification, NDLR) qui doit avoir lieu entre le 05 et le 09 février 2018.  »

Philippe Pichery, président du conseil départemental de l’Aube

« C’est une véritable trahison ! Il y a des engagements, des documents qui ont été signés. Des travaux ont même déjà été réalisés sur la section de la ligne dont le rapport remet en cause l’électrification. De quel droit le Conseil d’orientation remet-il en cause des engagements signés ? Si la parole de l’État n’a plus de valeur, il faut nous le dire. Ce rapport a été réalisé en quatre mois, en comptant la période des fêtes et sans qu’aucun élu ne soit contacté. Le comité de pilotage, la semaine prochaine, tombe au bon moment. »

Éric Vuillemin, maire de Romilly-sur-Seine

« Il est totalement impensable d’écrire de tels propos dans un rapport quand on connaît si peu le dossier. Ce projet est structurant pour l’ensemble de l’Aube. Préconiser de ne pas le faire est tout simplement ne pas respecter les engagements de l’État. Ne pas respecter l’Aube et les Aubois. Ne pas respecter la ruralité et la province. Pour qui se prend le rédacteur de ce rapport ? Ne pas réaliser l’électrification au-delà de Nogent-sur-Seine constituera tout simplement une déclaration de guerre. Je demande avant le comité de pilotage du 8 février les excuses de ce rapporteur non avisé. À défaut, je promets à qui de droit un comité de pilotage dont chacun se souviendra très longtemps.  »

Marc Sebeyran, vice-président du Grand Est

« Ce rapport d’orientation n’est pas décisionnel. C’est un énième rapport qui ne remet pas en cause l’engagement des Régions et de l’État. Il y a un plan de financement croisé entre Grand Est et Ile-de-France sur l’ensemble des travaux, pas seulement sur la première tranche. Toutes les collectivités se sont mises d’accord. On a bien « phasé » les travaux en deux temps mais ces deux temps se chevauchent. Cette électrification, c’est un combat de tous les instants. »

Propos recueillis par Yann Tourbe

Publié le vendredi 02/02/2018 par Jean-François Laville dans l’Est éclair http://www.lest-eclair.fr/56546/article/2018-02-02/electrification-de-la-ligne-4-remise-en-cause-le-rapport-la-loupe

 

Où va Nogent ? Le grand entretien : Anne-Marie Nedelec

, par

Commerces, travaux, santé, étudiants etc. Les dossiers ouverts à Nogent ne manquent. L’occasion est belle d’inaugurer notre rubrique “Grand entretien” avec Anne-Marie Nédélec.


La longueur des travaux du centre-ville a défrayé la chronique…
« Ils ont commencé en avril 2016 et devaient s’achever fin juin 2018. Aujourd’hui, on prévoit qu’ils se termineront en juillet. Le décalage n’est pas énorme pour des travaux de cette ampleur ! De février à mai 2018 nous traiterons du monument aux morts jusqu’à la rue Dimey. Après une courte interruption pour cause de ponts et de Cavalcade, les travaux reprendront de fin mai à juillet de la rue Dimey à la rue Astier. D’autres opportunités se sont présentées : l’ex-terrain Cafaro sera aménagé avec un parking et une activité professionnelle supplémentaire. L’achat d’une maison rue de Lattre va permettre de gagner une dizaine de places de stationnement dans cette section de la rue principale. »

Vous ne faites que de la voirie ?
« Bien sûr que non ! C’est une vraie requalification du centre-ville. Hamaris va démarrer à la fin de l’année la construction d’un petit immeuble rue Carnot. Le stationnement sera sous les 12 logements prévus. »

Et à plus court terme ?
« Les travaux d’enfouissement vont se poursuivre fin février rue Malaingre, entre la rue Astier et la rue Dimey. La circulation sera maintenue. On va profiter des travaux de l’école maternelle pour aménager deux parkings à immédiate proximité. La ville change et gagne en attractivité ; on nous en fait souvent la remarque. Aux dernières statistiques INSEE, Nogent est la seule des 5 villes du département de plus de 3 000 habitants à ne pas perdre de population. Ce n’est pas suffisant mais c’est un début, et d’autres projets arrivent... »

Vous songez à quoi ?
« Aux projets portés par le Conseil départemental. La gendarmerie doit être rénovée et agrandie pour accueillir correctement bureaux et logements. Le Centre d’exploitation et la nouvelle caserne des pompiers seront réunis dans l’ancien site de TD3E. »

À propos de projets, celui de la Maison médicale a singulièrement contrarié certains des professionnels de santé de Nogent…
« J’ai en effet découvert leur position dans vos colonnes alors que je leur ai écrit il y a 7 mois pour les consulter sur le projet … sans succès. J’apprécie l’élégance de leur procédé. Pour ce dossier comme pour d’autres, je m’attache au réel : nous avons quatre médecins généralistes, tous dans la même tranche d’âge. Dans le meilleur des cas, si aucun ne part avant, que se passera-t-il dans 10 ans ? Aucun d’eux n’est maître de stage, donc pas d’accueil de jeunes futurs médecins. Le réel, c’est qu’ils sont aujourd’hui tous débordés. Ils ne peuvent plus prendre de nouveaux patients ; la moitié d’entre eux ne va plus dans nos maisons de retraite. Le réel, c’est que beaucoup de Nogentais n’ont plus de médecin référent. Le réel, c’est que les 26 et 27 décembre 2017, il n’y avait aucun médecin à Nogent. N’auraient-ils pas pu se concerter ? Certains jours, les Nogentais n’ont pas d’autres solutions que d’appeler le 15 ou d’aller aux urgences. C’est ce réel, auquel je suis confrontée en tant qu’élue, préoccupée par ce que vivent tous les Nogentais, qui fait que l’article paru le 28 janvier dans le JHM m’a profondément choquée. »

Pour quelles raisons ?
« Parce que depuis près de 10 ans nous essayons en vain de travailler avec les professionnels de santé pour qu’ils nous aident à enrayer la désertification médicale qui nous menace tous. Je n’ai jamais cru qu’une maison médicale était la solution miracle et je trouve d’ailleurs anormal que les collectivités se voient contraintes d’investir de l’argent public pour des professions dites « libérales ».C’est notre seul point d’accord. Alors s’ils connaissent des collègues prêts à venir s’installer par eux-mêmes nous sommes preneurs !
Mais soyons réalistes ! Nous ne pouvons rester indéfiniment sans offre, sans solution à proposer à un médecin qui voudrait venir ici, alors que partout les autres s’organisent.
S’en prendre ainsi à la municipalité leur permet de camoufler à peu de frais les rivalités qui existent entre eux.
Nous n’obligeons personne à déménager et nous pratiquerons des loyers corrects .
Notre seul but est que l’accès aux soins soit assuré à chaque Nogentais(e)aujourd’hui et plus encore demain. »

Vous avez aussi des sujets de satisfaction ?
« Le Pôle par exemple. Le Président de Région a prévu de venir car nous avons entamé des démarches afin d’obtenir 20 places supplémentaires d’apprentis ingénieurs, donc de nouveaux étudiants à accueillir et à loger. Nous songeons déjà à quelque chose qui pourrait être une “Maison des étudiants”. C’est ce que j’appelle des problèmes « positifs »
L’activité “recherche” du Pôle va aussi se renforcer : du matériel très pointu va bientôt compléter l’équipement existant. On s’en réjouit pour l’avenir. »

Vous parlez beaucoup d’avenir
« Il m’obsède. C’est pour l’anticiper que j’ai été élue maire. Avec toute mon équipe, je suis responsable de l’avenir de Nogent. C’est pour l’attractivité de Nogent que nous avons lancé tous ces travaux. C’est pour l’attractivité de Nogent que je me préoccupe des questions de santé, de logement, d’activité, de formation. J’aurais pu ne rien faire, ne contrarier personne. Et après moi le déluge. Ce n’est pas ma conception du rôle d’élue. »

Dominique Piot

Journal de la Haute-Marne


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- 2018, Cinetech : le programme continue.
- Où va Nogent ? Le grand entretien : Anne-Marie Nedelec

 

Mercredi 31 janvier 2018, Nicolas Lacroix à la rencontre des étudiants à Nogent À la rencontre des étudiants à Nogent

, par christophe Juppin

Mercredi 31 janvier 2018, Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de Haute-Marne, s’est rendu à Nogent pour rencontrer les étudiants ingénieurs de première année, le personnel et les doctorants de l’antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT), située au Pôle technologique de Nogent.


Trois mois après son élection le lundi 6 novembre 2017, Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de Haute-Marne, s’est rendu à Nogent le mercredi 31 janvier 2018.


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Les nombreux échanges ont eu lieu lors de cette visite ainsi que les retours positifs des étudiants présents témoignent de la qualité et de la pertinence de cette antenne de l’Université de technologie de Troyes (UTT), véritable centre d’excellence en milieu rural.

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Nicolas Lacroix et Anne-Marie Nédélec -Photo CJ
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Daniel Voillequin, Nicolas Lacroix, Anne-Marie Nédélec et Frédéric Sanchette -Photo CJ
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Nicolas Lacroix, Anne-Marie Nédélec et Frédéric Sanchette -Photo CJ

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Les étudiants de l’UTT reçoivent le président Nicolas Lacroix le mercredi 31 janvier 2018. Photo : Dominique Piot

Les étudiants de l’UTT reçoivent le président

Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental, s’empare des dossiers économiques les uns après les autres. Il tenait à rencontrer la semaine dernière des étudiants de l’UTT à Nogent. Frédéric Sanchette et les enseignants chercheurs de l’antenne l’ont volontiers accueilli et ont favorisé un temps d’échanges avec les étudiants.

Dominique Piot dans le Journal de la Haute-Marne du mardi 06 février 2018.

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Les étudiants de l’UTT reçoivent le président Nicolas Lacroix le mercredi 31 janvier 2018. Photo : Dominique Piot
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Les étudiants de l’UTT reçoivent le président Nicolas Lacroix le mercredi 31 janvier 2018. Photo : Dominique Piot

Pour en savoir plus :

- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Accueil des nouveaux étudiants à l’antenne de l’UTT à Nogent les 4 Septembre et 9 Octobre 2017
- 712 diplômes de l’UTT seront remis samedi 18 novembre 2017
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Une école d’ingénieur qui a su adapter son cursus au besoin de l’apprentissage et des entreprises
- Mercredi 31 janvier 2018, Nicolas Lacroix à la rencontre des étudiants à Nogent

 

Lecornu : « Moins mauvaise solution » à Bure-Saudron le 29 janvier 2018

, par christophe Juppin

Sébastien Lecornu a réaffirmé à Bure-Saudron le 29 janvier 2018 l’engagement de l’État pour le projet Cigéo. Au programme : visite du laboratoire souterrain à 500 m sous terre, rencontre les élus locaux et même approche discrète des sites occupés par les antinucléaires.

L a filière nucléaire, c’est son affaire… Après Fessenheim voilà deux semaines, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a fait étape ce lundi à Bure avec la volonté de faire avancer ce nouveau dossier ultrasensible. Détermination qui tranche avec tant de valse-hésitation sur le sujet. Dans ce « nouveau monde » politique, l’ex Les Républicains se plaît même à paraphraser le ministre écologiste Nicolas Hulot en qualifiant le projet Cigéo de « moins mauvaise solution » pour le traitement de ces déchets ultimes…

Constat visiblement conforté après sa visite du laboratoire souterrain de l’Andra à 500 m sous terre, ses rencontres avec les élus locaux et même son « approche discrète » à l’aube des sites occupés par les antinucléaires.

Occasion surtout pour Sébastien Lecornu d’annoncer la date tant attendue par les acteurs locaux et les opérateurs (Andra, EDF, CEA, Areva) du prochain comité de haut niveau (CHN) qui se déroulera le 7 mars au ministère à Paris. « Une méthode est mise en place. Il y aura désormais deux CHN par an. Le suivant étant programmé à l’automne en préfecture de la Meuse à Bar-le-Duc ».

En ligne de mire, le contrat de territoire permettant de mettre en adéquation les besoins de Cigéo et les bassins de vie environnants entre Meuse et Haute-Marne : « Il faut surtout dire aux élus de ce territoire de la Meuse et la Haute-Marne qui porte cette solution d’intérêt national, qu’ils auront toute la solidarité de la Nation tant pour son devenir en matière de fiscalité (ad hoc, du même type que celle de Kourou en Guyane) qu’en termes de développement économique… »
« Projet vivant »

Des réserves techniques récentes de l’Autorité de sûreté nucléaire sur le projet porté par l’Andra, Sébastien Lecornu en retient surtout « en travaillant avec le plus grand calme », l’appréciation générale du président de l’ASN : « C’est le projet le plus raisonnable ». Et de prévenir que ce projet devra être « vivant, résilient, souple, adaptable et va s’écrire encore au cours des prochaines années ». Pour preuve « aucun déchet nucléaire ne sera stocké sur place avant le début des années 2030 ».

Quant aux antinucléaires, Sébastien Lecornu leur a reconnu « le droit de s’opposer. Ils doivent être respectés. Mais dans un Etat de droit, il existe des voies et moyens pour exprimer son désaccord devant le tribunal administratif ou le Conseil d’État. Les oppositions radicalisées qui commettent des actes de délinquance et de violences seront traitées devant les tribunaux… » Peu avant 14 h, une trentaine d’opposants déguisés et armés de casseroles ont été ainsi sobrement refoulés par les gendarmes avant de rejoindre la Maison de la résistance.

Lionel MADELLA Le 30/01/2018

http://c.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2018/01/30/lecornu-moins-mauvaise-solution

Sébastien Lecornu (au centre) est descendu dans le laboratoire souterrain à 500 m de profondeur avec les dirigeants de l’Andra, avant de rencontrer les élus du territoire. Photo Patrice SAUCOURT

Des élus rassurés, les antinucléaires refoulés

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Le 30/01/2018 à 05:00
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Claude Léonard , président du conseil départemental de la Meuse : « C’est une affirmation très nette de ce gouvernement en faveur du projet Cigéo. Cela change du précédent gouvernement… Nous sommes tous d’accord sur les grands principes, il va falloir désormais mettre tout cela en musique ».

Bertrand Pancher , député de la Meuse : « J’avais rencontré Nicolas Hulot, il y a trois mois. Cette visite permet au gouvernement de réaffirmer le cap et la méthode pour un projet indispensable pour les générations futures ».

Bruno Sido , sénateur de la Haute-Marne : « Nombre de gouvernements n’ont pas voulu se mouiller avec ce projet indispensable et d’enjeu national qui n’a rien à voir avec Notre-Dame-des Landes, purement conjoncturel et régional. Nous avons une pression morale, car nous sommes responsables de la production de ces déchets ».

Gérard Longuet , sénateur de la Meuse : « Je n’ai pu assister à sa visite à Bure, mais je me suis longuement entretenu dimanche avec Sébastien Lecornu que je connais très bien. Il y a désormais une nécessité d’inscrire ce projet dans le temps long de la formation et de la montée en qualification des entreprises afin que le développement économique et les emplois créés profitent principalement aux Lorrains et surtout aux Meusiens ».

Atissar Hibour , conseillère régionale, représentant le président Jean Rottner : « La Grande Région est mobilisée sur ce projet. C’est une chance à saisir pour le futur de ce territoire tant en matière d’innovation, de formation et naturellement d’emplois ».

Christophe Bouillon , président du conseil d’administration de l’Andra : « En annonçant deux comités de haut niveau par an, le gouvernement assume et démontre sa volonté de piloter le projet jusqu’à son terme alors que le calendrier s’accélère avec le dépôt de la demande d’autorisation de création à la mi-2019, étape essentielle. La méthode est établie avec une obligation de résultat que les élus locaux ne manqueront pas de rappeler à chaque CHN au ministre ».

Pierre-Marie Abadie , directeur général de l’Andra : « Cette visite est le signe de l’implication claire de l’État sur un enjeu d’intérêt national ».

Jacques Leray et Camille , à la Maison de la résistance : « Si concertation il y a, elle n’existe qu’avec les promoteurs de ce projet… Les associations antinucléaires ont déjà envoyé quatre courriers à Nicolas Hulot, sans aucune réponse ! Nous avons voulu manifester aujourd’hui notre opposition à ce projet dangereux et intenable et nous avons été refoulés par un dispositif de gendarmes mobiles ahurissant. La répression est politique ».

L.M.

Centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure : le secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, en visite
Le secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, s’est rendu sur le site du futur centre d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure.

Le secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, Sébastien Lecornu a visité les installations souterraines du laboratoire développé par l’ANDRA pour préparer le futur stockage de déchets nucléaires. Photo Arnaud Bouissou /TERRA

Pour en savoir plus :

- Lecornu : « Moins mauvaise solution » à Bure-Saudron le 29 janvier 2018
- A Bure, l’Andra perfectionne son projet de stockage des déchets nucléaires dans son laboratoire grandeur nature

 

Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne

, par christophe Juppin

Anne-Marie Nédélec s’est appuyée sur les PME locales pour créer un « campus haut-marnais » et accueillir les élèves ingénieur en alternance sur l’antenne de l’université de technologie de Troyes (UTT).

Louise, 20 ans, ne pouvait rêver mieux.

Cette fille d’agriculteurs de Haute-Saône suit un cursus d’ingénieur en alternance à seulement une centaine de kilomètres de l’exploitation familiale, à Nogent, en Haute-Marne. Depuis 2011, cette commune de 4 000 habitants accueille une antenne de l’université de technologie de Troyes (UTT), classée parmi les dix meilleures écoles d’ingénieurs françaises. Encore mieux : une fois son diplôme obtenu, Louise est sûre de décrocher un CDI dans l’entreprise où elle est actuellement en apprentissage : Forgex, une forge nogentaise qui fabrique des pièces pour les industries aéronautiques, ferroviaires et agricoles.

Le secret d’un tel parcours au cœur du département rural de la Haute-Marne, souvent cité comme une terre en déshérence ?

L’action d’Anne-Marie Nédélec, 64 ans, maire de Nogent depuis 2008.

«  Je ne voulais pas, dit-elle, que la ville et ses environs ne soient qu’une réserve pour citadins en mal d’oxygène. » L’ancienne professeure d’histoire-géo a donc misé à fond sur un savoir-faire ancestral qui, lié dès le XIXe siècle au travail des métaux et notamment à la coutellerie, a conduit au développement d’un tissu industriel spécialisé dans la métallurgie.

Anne-Marie Nédélec s’est d’abord appuyée sur les PME locales, en mal de main-d’œuvre qualifiée, à l’instar de Marle, la plus grande forge de prothèses médicales d’Europe .

Puis elle s’est démenée comme une forcenée pour obtenir l’agrément auprès des experts de la Commission des titres d’ingénieur, un organisme indépendant. Ce sésame est nécessaire à l’ouverture d’une école reconnue par le ministère de l’Enseignement supérieur. Elle a aussi bataillé pour multiplier, dans sa cité qui n’avait jusque-là jamais reçu d’étudiants, des lieux d’accueil pour ces élèves. Pavillons d’une ancienne maison de retraite reconvertis en logements, construction d’un immeuble en centre-ville avec l’aide d’un bailleur social, location de chambres chez l’habitat, mise à disposition d’équipements sportifs après les cours…Une centaine de jeunes de toute la France ont fini par débarquer à Nogent, où ils étudient dans des locaux modernes équipés de labos dernier cri.

Anne-Marie Nédélec veut maintenant augmenter les effectifs d’élèves ingénieurs. Pour ce faire, elle invite élus de la Région, chercheurs et industriels à découvrir son « campus haut-marnais », symbole de vitalité au pays des forêts.

Estelle Couvercelle @Estelle_Co
Journaliste pour l’hebdo Pèlerin (Bayard Presse).

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Anne-Marie Nédélec - Maire de Nogent - entourée des étudiants de l’antenne de l’UTT à Nogent en Haute-Marne dans la revue Pelerin Magazine n° 7042

Anne-Marie NEDELEC témoigne dans le dernier numéro de Pelerin Magazine

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“Les Maires Courage” dans la revue Pelerin Magazine n° 7042


Ingénieur "Matériaux et Mécanique"

Cette formation en alternance (apprentissage ou formation continue) en trois ans prépare l’ingénieur à pouvoir identifier les nouveaux matériaux et pouvoir mettre en œuvre des procédés de fabrication adaptés au système de production de l’entreprise.

L’ingénieur MM (ex-PMOM) répond à cette exigence par sa polyvalence ; il est proche des équipes de terrain, capable d’apporter des solutions innovantes adaptées aux besoins des clients de son entreprise et à ses contraintes technologiques et industrielles.

La formation aboutit au diplôme « Ingénieur UTT en Matériaux et Mécanique », approuvée le 14/12/2010 par la Commission des Titres d’Ingénieur, renouvelée le 08/12/2015.

L’antenne de Nogent en Haute-Marne

L’antenne de Nogent de l’UTT c’est : 2 000m² de locaux, 2 formations de l’UTT délocalisées (LP M2-C et formation ingénieur par apprentissage MM), 1 laboratoire de recherche commun avec le CEA (NICCI). Une dizaine de permanents de l’UTT, en plus de la venue d’enseignants-chercheurs de Troyes pour les enseignements.

Frédéric SANCHETTE, Directeur de l’antenne de l’UTT de Nogent et Responsable de la formation MM :

"L’installation de l’UTT au cœur du bassin industriel haut-marnais constitue un challenge ambitieux et passionnant pour tous les acteurs institutionnels et industriels locaux.Tous restent mobilisés afin d’accueillir les apprentis-ingénieurs dans les meilleures conditions avec des infrastructures exceptionnelles. Depuis 2014, 37 ingénieurs de la branche Matériaux et Mécanique ont été diplômés. Ils ont trouvé rapidement un emploi, dont 50% au sein de l’entreprise dans laquelle ils ont effectué leur apprentissage. Le modèle UTT associé à l’apprentissage est donc un succès !

La formation est maintenant adossée à un Laboratoire de Recherche Commun avec le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives. Les apprentis-ingénieurs bénéficient d’un environnement équivalent à celui des étudiants en formation initiale à Troyes… en ayant la chance d’acquérir une précieuse expérience professionnelle via l’apprentissage."


Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- Delphine Descorne Jeanny est vice-présidente du cluster Nogentech depuis le 14 mai 2014.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"
- Marle a racheté fin juillet 2017 la société suisse SMB Médical.
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Start-up made in Haute-Marne

 

Anne-Marie Nédélec : "Laissez-nous respirer"

, par christophe Juppin