Matinale technologique n°21 : « L’Industrie du Futur : de quoi s’agit-il ? comment s’engager dans la démarche ? » le Mercredi 16 mai 2018 à Nogent

, par christophe Juppin

Mercredi 16 mai 2018 , de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°21 : « L’Industrie du Futur : de quoi s’agit-il ? comment s’engager dans la démarche ? » avec Isabelle Héliot-Couronne, Conseillère Régionale Grand Est, Présidente de la Commission du Développement Économique, Philippe Thoquenne, Délégué Régional Grand Est, Cetim et Pierre-Yves Baillif, Chargé de Mission Industrie du Futur, Région Grand Est . Cette Matinale technologique constitue l’occasion de présenter le plan d’action initié en faveur des PME industrielles, artisanales et agricoles pour leur proposer des solutions techniques innovantes. Ce plan doit permettre à ces entreprises de transformer leurs sites de production en unités plus flexibles, plus connectées, plus numérisées et respectueuses de leur environnement.


Matinale technologique organisée en partenariat avec la Région Grand Est et le Cetim, le mercredi 16 mai 2018 au Pôle Technologique Sud Champagne

INTERVENANTS

Isabelle Héliot-Couronne, Conseillère Régionale Grand Est, Présidente de la Commission du Développement Économique -> sous réserve
Philippe Thoquenne, Délégué Régional Grand Est, Cetim
Pierre-Yves Baillif, Chargé de Mission Industrie du Futur, Région Grand Est

PROGRAMME

09:45 - Accueil des participants suivi d’un mot d’introduction par Christophe Juppin, Chargé de développement Innovation, CCI Haute-Marne

10:00 - L’Industrie du Futur, par Philippe Thoquenne
Les fondamentaux et les repères clés de l’Industrie du Futur :
• Qu’est-ce que c’est ?
• Pourquoi une Industrie du Futur ?
• Construire la vision de « son industrie du futur » avec l’application #brick4future

 Le Plan régional Industrie du Futur déployé par la Région Grand Est et les dispositifs régionaux d’accompagnement, présentés par Isabelle Héliot-Couronne et Pierre-Yves Baillif

Témoignage d’une entreprise engagée dans la démarche

10:30 Echanges, débat et réponses aux questions des participants

Cette démarche s’appuie sur trois axes :Industrie du Futur

- faire prendre de l’avance aux entreprises en les faisant progresser sur leur chaîne de valeur,
- favoriser l’accès aux marchés internationaux via l’augmentation de leur performance et de leur compétitivité,
- et créer un écosystème favorable, organisé et coordonné, pour l’accueil des entreprises du futur et/ou des développeurs de technologies.

Le plan régional en 4 points

- La performance au niveau de l’outil de production (productivité, flexibilité, traçabilité…) et de l’organisation industrielle (relations clients, fournisseurs et sous-traitants, etc.)
- l’utilisation des nouvelles technologies dans les outils de production et dans le process industriel : digitalisation, robotisation, outils de simulation et de conception, solutions numériques au service de l’organisation industrielle, impression 3D, etc.
- l’excellence environnementale : efficacité énergétique, gestion des ressources, écoconception, analyse du cycle de vie du produit, gestion et valorisation des déchets, management de l’énergie et ou de l’environnement etc.
- le facteur humain : formation du personnel (acquisition de nouvelles compétences, polyvalence etc.) et amélioration des conditions de travail (ergonomie sécurité, engagement du personnel et du management…).

Un accompagnement sur-mesure pour aider les entreprises à concrétiser leurs projets et mettre en place les actions proposées à l’issue du diagnostic, le cas échéant. Cet accompagnement peut se traduire par des solutions de financement, un accompagnement sur les marchés internationaux, événements ou encore une mise en relation avec les offreurs de solutions ou partenaires de l’écosystème.


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Matinale technologique n°21 : « L’Industrie du Futur : de quoi s’agit-il ? comment s’engager dans la démarche ? »

Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie : Le nombre de robot par employé est inversement proportionnel au taux de chômage dans les pays industrialisés.
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- Le contexte économique Grand Est est favorable au deuxième trimestre 2017
- AfterWork Techno n°01 : « Quelles nouvelles règles de performance, de pilotage et de management pour l’Usine du Futur ? » le Lundi 19 Mars 2018 à Nogent (52)
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- Matinale technologique n°21 : « L’Industrie du Futur : de quoi s’agit-il ? comment s’engager dans la démarche ? » le Mercredi 16 mai 2018 à Nogent
- Les Technologies de Pré et Post Traitements sur Matériaux issus des Procédés d’Impression 3D le 07 juin 2018 à Charleville-Mézières

 

Matinale technologique n°20 : « Les nouvelles technologies 2 en 1 : Fabrication additive et usinage » le Mardi 11 avril 2018 à Nogent

, par christophe Juppin

Matinale technologique n°20 : « Les nouvelles technologies 2 en 1 : Fabrication additive et usinage » Trois technologies de fabrication additive vous seront présentées lors de cette matinale : Laser Metal Deposition, Multi-laser Metal Deposition et Wire Arc AM. La Matinale technologique n°20 aura lieu le Mercredi 11 avril 2018, de 10h à 12h, dans l’Amphithéâtre de l’antenne de l’UTT au Pôle Technologique (Bat B) à Nogent - Entrée libre sans inscription préalable

Programme :
9h45 Accueil café
10h Intervention d’Alexandre KESSLER,
de MAZAK France
10h30 Intervention de Woody DARLINGTON,
de MAZAK UK
11h30 Intervention de Bruno WORONIAK,
de MAZAK France
11h40 Questions-réponses

Technologie Hybride

Cette nouvelle technologie est née de la fusion entre les capacités de la fabrication additive et celles de l’usinage multitâches ; elle représente une alternative très innovante à un traitement classique en termes de conception et de fabrication.
Cette technologie hybride multitâche utilise sa capacité additive pour facilement générer des formes quasi définitives de pièces, puis utilise sa capacité d’usinage pour leur finition de haute précision.

Le concept "DONE-IN-ONE"

Le concept "DONE-IN-ONE" intègre tous les processus, du brut à la finition, sur une seule machine.
II permet de réduire les temps de cycle de fabrication, d’améliorer la précision, de réduire la surface au sol, de diminuer les coûts de fonctionnement, de réduire le nombre d’opérateurs requis et d’améliorer l’environnement de travail. Ce concept permet non seulement de rationaliser la production, mais également d’en améliorer la gestion dans sa globalité.

Trois technologies de fabrication additive vous seront présentées lors de cette matinale :
- Laser Metal Deposition
- Multi-laser Metal Deposition
- Wire Arc AM

La societe Mazak

Depuis sa création en 1919, Yamazaki MAZAK, en tant que leader mondial, a contribué au développement de l’industrie de la machine-outil. MAZAK fabrique non seulement des machines-outils d’avant-garde telles que des centres multitâches et 5 axes, des centres de fraisage et tournage CNC, et des machines de découpe laser, mais également des systèmes d’automatisation.

Nous continuons à développer sans cesse de nouveaux concepts et produits dans le but de contribuer à faire avancer le progrès dans le domaine de la machine-outil.


Alexandre KESSLER vous guidera dans vos choix techniques et économiques pour la réalisation de votre projet.
MAZAK France
Tél : 06 07 73 88 67
Mail : kessler@mazak.fr

Bruno WORONIAK, Directeur commercial, est à votre disposition pour toutes autres questions.
MAZAK France
Tél : 06 25 36 26 21
Mail : woroniak@mazak.fr

ww.mazakeu.fr


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Matinale technologique n°20 : Les technologies 2 en 1 : Fabrication additive et usinage

Pour en savoir plus :

- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »

 

Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018

, par christophe Juppin

Il était attendu depuis plusieurs mois, il est désormais dans les mains du gouvernement. Mercredi soir 28 mars 2018, le député (LREM) Cédric Villani, mathématicien de formation, a rendu son rapport sur l’intelligence artificielle. Pour le rédiger, il a été appuyé par Yann Bonnet, secrétaire général du Conseil national du numérique, et Marc Schoenauer, directeur de recherche à l’Inria. Réalisé à la demande du Premier ministre Edouard Philippe, le document, qui contient plus de 240 pages, dresse un état des lieux du secteur dans l’Hexagone et formule des propositions pour permettre à la France d’être un leader mondial de l’intelligence artificielle. A partir de ces recommandations, le président de la République Emmanuel Macron a dévoilé jeudi 29 mars 2018 la stratégie de la France en matière d’intelligence artificielle.


La France loin derrière les États-Unis et la Chine

Après 420 auditions d’experts dans différents domaines menées dans le cadre de ce rapport, le constat de Cédric Villani est clair : la France est en retard sur l’intelligence artificielle. Pire, elle ne figure même pas dans le Top 5 mondial du secteur, dominé sans surprise par la Chine et les États-Unis, mais aussi par l’Israël, le Canada et le Royaume-Uni. Pour rappel, Pékin a annoncé en juillet 2017 un plan de développement national en faveur de ce secteur pour que l’industrie de l’intelligence artificielle génère plus de 20 milliards de dollars à l’horizon 2020 et près de 60 milliards de dollars d’ici 2025.

Avec un tel plan, la Chine entend rivaliser avec les leaders américains du marché, qui ne sont autre que Microsoft et Google. Cependant, pour Cédric Villani, suivre le modèle des géants américains n’est pas la démarche idéale. « Ce n’est pas forcément grâce à un Google européen que la France et l’Europe pourront se faire une place sur la scène mondiale de l’intelligence artificielle », estime ainsi Cédric Villani dans son rapport. Et d’ajouter : « Elles doivent pour cela inventer un modèle spécifique. »
Face aux GAFAM, l’urgence d’avoir une « souveraineté » française et européenne

Pour créer ce modèle, Cédric Villani recommande de mettre en place « une politique de la donnée offensive qui vise à favoriser son accès, son partage et sa circulation », aussi bien en France que dans l’ensemble de l’Europe. « Cela devra passer par une incitation des acteurs économiques au partage et à la mutualisation de leurs données, l’État pouvant ici jouer un rôle de tiers de confiance », explique le rapport. S’il plaide en faveur d’une politique d’ouverture des données publiques, Cédric Villani souhaite également que l’État puisse intervenir auprès du secteur privé. « Dans certains cas, la puissance publique pourrait imposer l’ouverture s’agissant de certaines données d’intérêt général », précise ainsi le mathématicien.

Pour être totalement autonome vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, qui ont des visions bien différentes de la France et de l’Europe en matière de protection des données, le député LREM souligne l’importance d’instaurer une « souveraineté » française et européenne. Dans ce sens, il se réjouit du nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui entrera en application le 25 mai 2018. Le RGPD doit constituer la première pierre angulaire du mouvement vers la sécurité, la portabilité et surtout la souveraineté des données personnelles en France et en Europe.

Mettre l’accent sur la recherche pour séduire les scientifiques français et étrangers

Pour être à la pointe en matière d’intelligence artificielle, la France a besoin de ses talents, ce qui passe donc par le développement de la recherche dans l’intelligence artificielle. La situation est aujourd’hui assez critique. Et pour cause, le nombre d’étudiants dans le secteur n’est pas suffisant et l’Hexagone doit faire face à une « fuite des cerveaux ». Les jeunes talents sont en effet très souvent aspirés par les géants du numérique, comme Google, qui a annoncé en janvier l’ouverture d’un centre européen dédié à l’intelligence artificielle à Paris, qui disposent de moyens conséquents pour les séduire. Pour éviter que les chercheurs français ne soient tentés de quitter le navire national, le rapport suggère « un doublement des salaires en début de carrière ».

Pour que la France garde ses talents, mais aussi pour qu’elle soit attractive pour attirer les meilleurs scientifiques étrangers, Cédric Villani veut également créer « un réseau de recherche d’excellence » en intelligence artificielle, qui se traduirait par l’ouverture d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA) sur l’ensemble du territoire. Le mathématicien voit dans ces établissements des « zones franches de l’intelligence artificielle » avec peu de formalités administratives et des compléments de salaire. Pour les chercheurs et leurs partenaires économiques, le rapport propose aussi au gouvernement de mettre à disposition d’un supercalculateur français et européen. A l’horizon 2020, Cédric Villani recommande de multiplier par trois le nombre de personnes formées à l’intelligence artificielle.

L’impact de l’IA sur le marché du travail

C’est la crainte majeure soulevée par l’intelligence artificielle :les robots vont remplacer la plupart des emplois. Si les études sur le sujet ne livrent pas les mêmes prévisions, comme le souligne le rapport, Cédric Villani a choisi quant à lui de ne pas se montrer alarmiste, mais à appeler à « préparer la transition », en estimant que l’intelligence artificielle et l’automatisation vont engendrer « une transformation d’ampleur du marché du travail ». Pour préparer la transition dans les meilleures conditions, le député LREM suggère de créer un « lab public de la transformation du travail » pour s’assurer que « la capacité d’anticipation soit pérenne, continue et surtout articulée avec des politiques publiques ».

Une IA plus féminine, plus éthique et plus écologique

C’est un des points noirs dans l’intelligence artificielle jusqu’à maintenant, elle ne fait pas la part belle à la diversité. « L’intelligence artificielle ne peut pas être une nouvelle machine à exclure », a note Cédric Villani. Le mathématicien souligne ainsi le besoin de féminisation du secteur. Dans ce sens, il veut atteindre un taux de 40% d’étudiantes dans les filières du numérique d’ici 2020. Cela passera notamment par l’élaboration d’une « base de données nationale permettant d’objectiver les inégalités entre les femmes et les hommes au travail » dans le secteur. Regrettant le manque de diversité dans les filières scientifiques et éthiques, Cédric Villani estime que « l’un des grands défis de l’intelligence artificielle consiste à parvenir à une meilleure représentativité de nos sociétés ». Dans cette optique, le rapport émet l’hypothèse de créer un fonds pour soutenir la diversité dans les métiers de l’intelligence artificielle.

Comme l’intelligence artificielle est amenée à bouleverser en profondeur la société, Cédric Villani veut placer l’éthique au coeur de la formation des chercheurs. « Il est essentiel qu’ils agissent de manière responsable, en prenant en considération les impacts socio-économiques de leurs activités », indique le rapport. De plus, le député suggère de créer un comité d’éthique de l’intelligence artificielle, qui vise à organiser le débat public et à délivrer des avis et des recommandations « en toute indépendance ». Il souhaite également se saisir de la problématique des « boîtes noires » qu’il considère comme « des systèmes algorithmiques dont il est possible d’observer les données d’entrée, les données de sortie, mais dont on comprend mal le fonctionnement interne ». Pour les examiner, Cédric Villani préconise la constitution d’un corps d’experts publics capables de réaliser des audits d’algorithmes et des bases de données, qui pourraient être saisis en cas de litige.

Si l’intelligence artificielle doit perdurer, autant que ce soit en respectant l’environnement. Cependant, les besoins en espace de stockage dans le monde nécessaires pour le développement de l’intelligence artificielle risquent d’être supérieurs aux ressources produites par la planète d’ici 2040. Pour éviter d’atteindre cette situation critique, le mathématicien songe à l’informatique neuromorphisque, qui cherche à créer des équivalents artificiels du cerveau humain, domaine dans lequel la France excelle. Aux yeux de Cédric Villani, cela permettrait de faire « des économies d’énergie considérables », qui seraient bienvenues d’autant plus que le développement de l’intelligence artificielle se concentrera sur des secteurs clés comme la santé, la mobilité et la sécurité.


Publié le 29 mars 2018 dans www.frenchweb.fr


Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- 30 mars 2018, Intelligence artificielle : « Nous créons plus de fluidité entre la recherche publique et les entreprises »
- Emmanuel Macron souhaite l’ouverture d’un « hub des données de santé » respectant l’anonymat le 29 mars 2018


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Le rapport sur l’intelligence artificielle (IA) rédigé par le mathématicien et député Cédric Villani, a été rendu public mercredi 28 mars 2018.

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Cinetech n°14 « Comment j’ai détesté les maths »
Mercredi 26 novembre 2014 à Nogent CINE TECH n°14 « Comment j’ai détesté les maths »
 

Matinale technologique n°19 : « Les technologies de Forge » le Mardi 06 fevrier 2018 à Nogent (52)

, par christophe Juppin

Mardi 06 février 2018, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°19, « Les technologies de Forge » avec Alexandre POINTARD du Cetim Metz. Cette Matinale technologique constitue l’occasion de présenter les nouvelles technologies de forge et les possibilités apportées par la plateforme Vulcain de Metz. Elle concrétise la collaboration active des deux partenaires Cetim et Ensam de Metz sur les thématiques de mise en forme des matériaux et en particulier sur les métiers de la Forge. La plateforme Vulcain est un outil de recherche technologique mis au service des entreprises.

PROGRAMME :
9h45 Accueil café
10h Intervention d’Alexandre POINTARD, responsable du service mise en forme des matériaux au Cetim.

Les technologies de Forge

Cette Matinale technologique constitue l’occasion de présenter les nouvelles technologies de forge et les possibilités apportées par la plateforme Vulcain de Metz. Elle concrétise la collaboration active des trois partenaires Cetim, Ensam de Metz et IRT M2P sur les thématiques de mise en forme des matériaux et en particulier sur les métiers de la Forge. La plateforme Vulcain est un outil de recherche technologique mis au service des entreprises.

Seront notamment abordées :

► L’étude des outillages de forge
► La réalisation par impression additive ou utilisation de matières composites
► La Forge et l’Industrie du futur

Fruit d’une collaboration de plus de dix années entre le Cetim et Arts et Métiers ParisTech, à travers leur laboratoire commun, le Laboratoire de mise en forme des matériaux (LAMFM), la plateforme Vulcain est un outil de recherche technologique mis au service des entreprises.

Vulcain ressemble déjà à une mini-usine. Implantée sur le campus de l’école des Arts et Métiers (Ensam) de Metz, la plate-forme de 1 500 m², commune avec le Centre technique des industries mécaniques (Cetim), prend une nouvelle ampleur avec la création d’une unité dédiée à la forge. Vulcain, lieu d’expérimentation ouvert aux industriels, est le plus grand rassemblement de moyens dédiés à ce secteur en France.

L’ancrage de Vulcain 4.0 dans le Grand Est n’est pas anodin. La région est le premier bassin industriel de la forge, avec près d’un tiers des acteurs français du secteur. Des donneurs d’ordres majeurs sont là, tels :

• la plus grande forge automobile de France : FORGES DE COURCELLES Groupe SIFCOR à Nogent (52800) ;

• la plus grande forge aéronautique de France : Manoir Aerospace - FORGES DE BOLOGNE - Groupe LISI à BOLOGNE (52310) ;

• la plus grande forge du médical d’Europe : ETABLISSEMENTS MAURICE MARLE, à Nogent (52800).

S’y ajoutent l’Université de technologie de Troyes (UTT), avec ses travaux sur la métallurgie de couches minces, associée au commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives Nogent International Center for CVD (NICCI), et le CRITT MDTS (Centre régional d’innovation et de transfert de technologie - Matériaux,
dépôts et traitement de surface).

En ce sens, c’est un exemple emblématique d’un équipement optimal pour la coopération entre le monde de l’entreprise et celui de la recherche.

Réduction des coûts et économie de matière

« Forger en une seule frappe, comme le permet le thixoforgeage, requiert un seul outil, une seule presse et gaspille moins de matière, trois facteurs de réduction des coûts. Autre avantage du procédé, il permet de réaliser des pièces complexes sans assemblage, donc de réduire les étapes de fabrication et la quantité de matière engagée, et d’obtenir des pièces plus solides que celles soudées. »

Un autre procédé intéressant est le laminage transversal, où la pièce n’est pas frappée mais déformée par le roulement de deux cylindres, comme une pâte sous un rouleau à pâtisserie. Si l’idée remonte à 1789, les équipes de la plateforme Vulcain sont les premières en France à en proposer une application industrielle.

La France à la conquête d’un marché mondialisé

La robotique et les machines intelligentes doivent permettre à la forge de gagner en compétitivité dans un marché mondialisé à forte concurrence. Elles faciliteront également l’innovation.

« Par le passé, le donneur d’ordres donnait au forgeron le plan de la pièce. Ce dernier l’exécutait en cherchant à réduire les coûts », analyse plus globalement Alexandre POINTARD. Mais avec la concurrence des pays à bas coût, la forge française est difficilement compétitive tant qu’elle garde ce rôle de sous-traitant.
Elle doit donc se positionner comme un partenaire, être force de proposition et faire du co-développement pour proposer des pièces et des procédés innovants. C’est là qu’elle aura une réelle valeur ajoutée.
 »

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Alexandre Pointard, responsable du service mise en forme des matériaux au Cetim. Photo CJ

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Matinale technologique n°19 : Les technologies de Forge

Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- Forgex-Raguet rachète les Forges Béligné à Nogent
- Les Forges de Bologne, plus gros employeur de Haute-Marne, déménage à Chaumont en 2020
- Le déménagement nécessaire des forges de Bologne à Chaumont en 2020.
- Forgeavia se spécialise dans l’usinage de pièces forgées
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- Mardi 06 février 2018, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°19, « Les technologies de Forge » avec Alexandre POINTARD du Cetim Metz

 

Une matinale protectrice.

, par Maryline Meunier

Dans le cadre des matinales technologiques organisées par la CCI de Haute-Marne, mardi 12 décembre 2017, la cybersécurité et cybercriminalité ont été passées au peigne fin au Pôle technologique de Nogent en Haute-Marne.


Cela n’arrive plus qu’aux autres. Quand serez-vous touchés ? Cette phrase interrogative rappelle qu’aucun système sans faille n’existe aujourd’hui.

Tous les jours, particuliers comme professionnels peuvent être touchés de plein fouet par une attaque au système d’information. Ordinateurs, téléphones mobiles, appareils connectés comme les photocopieurs ou montres, les failles se multiplient, les criminels les guettent de partout.

Le colonel Perrot avec l’adjudant Colin sont venus redonner quelques piqûres de rappel. Identifier les risques, détecter les menaces, sécuriser son activité et organiser la riposte potentielle restent des missions de chaque instant. « Réguler et protéger au maximum », sont les mots forts revenus lors de cette intervention de prévention. Une cartographie représentant les origines des principales escroqueries a de nouveau révélé l’ampleur des escroqueries (à l’amour, financière, des données...) Fishing, carding (arnaque à la carte bancaire), rançongiciel (demande de rançons), faux ordres de virement, autant d’attaques qui peuvent fragiliser très rapidement la santé d’une entreprise.

Si l’erreur est humaine, le bon sens est à la portée de tous. En cas de doute les attaques peuvent souvent être détectées à temps, à condition que les employés soient en mesure de les détecter. La sensibilisation et la formation régulière des salariés s’avère ainsi être un rempart non négligeable contre des attaques aux répercussions potentiellement désastreuses pour une entreprise. Le colonel a préconisé de réaliser des simulations d’attaque plusieurs fois dans l’année. Protection des micros, des caméras par un simple morceau d’adhésif peuvent parfois suffir...Et en cas de doute, le réseau cybergend, un dispositif de gendarmerie existe. Les gendarmes ont rappelé l’importance de porter plainte afin de les aider à mettre en lumière des réseaux.

Un règlement général sur la protection des données

A compter du 25 mai 2018, le règlement général sur la protection des données (GDPR) devra être appliqué à tous les organismes publics et privés qui traitent, manipulent, gèrent et stockent des données à caractère personnel. Un pilote devra être désigné dans chaque entreprise. Gérer les risques, organiser des processus internes, prioriser les actions, il ne reste plus que quelques mois pour se mettre en conformité. Une contrainte pour éviter les attaques de demain qui s’annoncent toujours plus fortes...Reste encore à définir les mots « données à caractère personnel », un vaste domaine.

Prochaines matinales

Les prochaines matinales technologiques auront lieu le mardi 6 février 2018 sur « les technologies de Forge » suivie des « technologies d’usinage » le mercredi 11 avril 2018.

Maryline Meunier

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Matinale technologique n°18 : Cybersécurité
Mardi 12 décembre 2017 à Nogent

Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°15 : La propriété industrielle pour mon entreprise le 14 juin 2017 à Nogent.
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- 100% connecté en Haute-Marne
- La donnée : source d’information ou vecteur de confusion
- Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent
- Une matinale protectrice.
- RGPD : 10 pratiques au bureau qu’il va falloir changer 25 mai 2018.

 

Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent

, par christophe Juppin

Cela n’arrive plus qu’aux autres.
Quand serez-vous touchés ?
Des experts de la cybersécurité vous apporteront conseils et solutions, appuyés par le témoignage d’entreprises.
Cybersécurité : Mardi 12 décembre 2017, de 10h à 12h, dans l’Amphithéâtre de l’antenne de l’UTT au Pôle Technologique (Bat B) à Nogent - Entrée libre -

Cybersécurité : État de l’art et perspectives en entreprise

Le monde numérique par la démultiplication des données comme par son exploitation incontournable est devenu un espace qui régit nos activités quotidiennes comme professionnelles. Qui peut aujourd’hui affirmer ne pas utiliser de courriels, de moteurs de recherche ou de réseaux sociaux ? Parce que le criminel est d’abord un opportuniste, il a compris tout l’intérêt de profiter de la sphère Internet pour commettre ses exactions au travers de modes opératoires divers et variés.

Le monde de l’entreprise n’est pas épargné par la cybercriminalité qui constitue un des défis majeurs pour les années à venir. Elles doivent être capables d’identifier les risques, de détecter les menaces, de sécuriser son activité et d’organiser la riposte potentielle. Quels que soient leur taille économique ou leurs secteurs d’activités, les entreprises sont toutes des cibles intéressantes pour le cybercriminel. Phénomène complexe en mutation et adaptation permanente, le cybercrime rassemblent des techniques, des objectifs comme des motivations très hétérogènes. Le cybercriminel peut être un individu, un groupe extrémiste, une autre entreprise voire même un état étranger.

Les évolutions technologiques autour des clouds, des objets connectés contribuent à la sécurisation de notre patrimoine informationnel mais constituent aussi une faille potentielle qu’il convient de combler. Les cybercriminels déploient des attaques de toute nature allant du plus simple au plus sophistiqué. L’hameçonnage ou la fraude au président par exemple ont récemment généré des pertes financières considérables pour nombre de sociétés. Les fraudes via le net croissent chaque année. Elles étaient de 29% en 2009 et ont atteint les 68% en 2016. Rares sont les entreprises qui témoignent lorsqu’elle sont victimes d’une attaque, accroissant dès lors le chiffre noir de la cybercriminalité.
Hacking, keylogging, fishing, botnets, hoax, spyware, darknet autant de termes exotiques derrière lesquels se dissimulent des préjudicies considérables.

Le cadre juridique de l’espace numérique est souvent méconnu alors qu’il constitue un moyen de protection voire de réparation. La digitalisation de l’univers criminel va très vite, le droit doit être capable de faire face à cette célérité par des dispositifs suffisamment génériques pour englober l’ensemble des infractions. Une infraction qui n’est pas légalement définie n’existe pas et ne peut donc être poursuivie.

En dépit de l’ingéniosité des cybercriminels, une vigilance humaine qui dépasse celle du personnel des services informatiques et qui concerne chaque membre de l’entreprise, élimine bien souvent une grande partie de la menace. Développer une stratégie du risque en matière de cybersécurité est aujourd’hui incontournable au sein d’une entreprise. Face aux défis des nouvelles technologies, la gendarmerie nationale s’est organisée pour faire face aux criminels du Net en mettant en place des structures nationales, régionales et départementales en lien avec les entreprises comme les particuliers.

Mieux connaître ces structures permet de mieux réagir et souvent de mettre en défaut l’attaque.

intervenant : Colonel Patrick Perrot, Commandant du groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Marne.

Le règlement général sur la protection des données, communément appelé GDPR, sera applicable en mai 2018.

Entreprises, préparez-vous !

Le règlement général sur la protection des données (General Data Protection Regulation, GDPR) entrera en vigueur le 25 mai 2018. De facto imposé aux pays de l’Union européenne, il concerne l’ensemble des données attenantes à un individu. Ce texte supranational incite les organisations et les entreprises à être davantage vigilantes concernant l’exploitation des données personnelles.

Qui est concerné ? Cette nouvelle réglementation s’adresse aux organismes publics et privés qui traitent, manipulent, gèrent ou stockent des données à caractère personnel. Elle a vocation à, d’une part, renforcer la législation en matière de protection des données et, d’autre part, harmoniser la législation au sein de l’Union européenne. Il s’agit également, à l’heure où le numérique et la mobilité explosent, de protéger les individus contre la manipulation potentiellement malveillante de leurs données.

Quand le texte entrera-t-il en vigueur ? Cette obligation de conformité sera effective en mai 2018.
Cela ne laisse donc plus que quelques mois aux entreprises pour évaluer leurs systèmes de traitement des données actuels et pour mettre en place une
réponse à cette nouvelle norme.

Si le GDPR peut être perçu comme une contrainte, il est plus pertinent de le prendre comme une incitation à se doter de moyens et de systèmes adéquats pour protéger les données à caractère personnel face aux menaces actuelles.

Alors, êtes vous prêts ?

L’information à distance : renforcement de la sécurité pour plus d’agilité

Le Cloud computing représente une véritable opportunité pour les PME, disposant de moyens plus limités pour se protéger des attaques. Plus qu’une protection, une meilleure disponibilité de l’information dans un monde de plus en plus mobile est un bon moyen d’innover.

Chaque organisation, peu importe sa taille, génère chaque jour d’importants volumes de données sensibles. Propriété intellectuelle, informations financières et échanges de courriers électroniques sont autant d’informations que les entreprises doivent stocker et surtout sécuriser. Le Cloud computing permet à ces entreprises de rester agiles et de réduire l’impact sur leurs systèmes d’information tout en sécurisant leurs données. Il constitue un moyen rentable de réussir. Aujourd’hui, les équipes sont de plus en plus mobiles, ce qui nécessite un accès aux données permanent. Pour beaucoup, le CRM et la gestion des dépenses se font de plus en plus dans le Cloud, et la messagerie électronique migre progressivement.

Sécurisation des données, une promesse de rentabilité

En fin de compte, les informations existantes peuvent être plus sécurisées si un tiers fournisseur de Cloud computing les stocke et les protège. La plupart des entreprises ont du mal à maintenir leurs systèmes patchés, leurs datacenters protégés et leurs terminaux exempts de logiciels malveillants. Les fournisseurs de Cloud computing considèrent les données qu’ils hébergent comme la priorité numéro une car leur rentabilité est directement corrélée à la sécurité et à l’évolutivité de leurs clients. Ils se concentrent sur cette tâche 365 jours par an et 24 heures sur 24, continuent d’investir et de s’assurer de la sécurité, et peuvent souvent mobiliser des ressources bien au-delà des capacités d’une seule grande entreprise pour protéger leurs applications SaaS ou Cloud.

Transformation numérique, choisir le bon fournisseur pour se protéger des cyberattaques

Bien que le Cloud peut être plus sûr et plus agile que les centres de données sur site, tous les vendeurs de Cloud ne se valent pas.

Pour choisir un fournisseur Cloud, les dirigeants de petites entreprises doivent se poser les questions suivantes en matière de sécurité :
• Ont-ils déjà été victimes d’une attaque, qui est responsable de leur sécurité et qu’implique leur processus d’intervention en cas d’incident ? Assurez-vous que vous serez informé conformément à vos propres exigences et choisissez un fournisseur de Cloud computing avec une équipe de sécurité en qui vous avez confiance. Les fournisseurs qui n’ont qu’un seul employé de sécurité ou qui externalisent toutes leurs fonctions de sécurité clés ne répondront probablement pas à vos besoins.
• Comprennent-ils votre secteur d’activité et vos obligations réglementaires ? Posez des questions de base sur votre industrie et si leurs yeux se glacent, passez à autre chose. Incluez une couverture des règlements de conformité pendant votre processus d’interrogation.
• Où les données de mon organisation vont-elles être stockées et comment sont-elles sécurisées ? Demandez une explication détaillée de l’endroit où vos données sensibles seront stockées, comment seront-elles sécurisées par le fournisseur et quels sont les contrôles de sécurité effectués par leurs propres fournisseurs de Cloud computing pour protéger vos informations ?

Le numérique joue un rôle essentiel dans le développement des entreprises de toutes tailles. Le Cloud computing en fait partie et offre de nombreux avantages : une réduction des coûts, une meilleure accessibilité à l’information et un déploiement plus large des services. En parallèle, cela implique un véritable enjeu de sécurité des données. Qu’elles soient limitées en ressources ou non, il est impératif d’intégrer cette dimension dans toute stratégie de protection et d’innovation.

Après 3 milliards de comptes piratés chez Yahoo en 2014, Uber annonce mardi 21 novembre 2017, que des hackers ont volés en 2016 les données de 57 millions de clients : les mails et les numéros de téléphone des clients ont été subtilisés avec les noms et numéros de permis de conduire des chauffeurs.

Une cyberattaque contre une TPE peut la couler. Comment accélérer la protection des entreprises face à ce risque ?
On multiplie les actions pour insuffler la culture de la cybersécurité, inciter à investir selon l’activité et le niveau de risque. En outre, les entreprises attaquées peuvent se faire conseiller via la plate-forme cybermalveillance.gouv.fr.

Du 5 au 14 décembre 2017, l’antenne Champagne-Ardenne de la CCI Grand Est organise les matinales de la stratégie digitale.
Des experts de la blockchain, de la cybersécurité, du financement participatif ou encore de l’e-business entre entreprises vous apporteront conseils et solutions, appuyés par le témoignage d’entreprises. Les dates à retenir :

- Blockchain - Jeudi 7 décembre 2017 dans les locaux d’Innovact à Reims
- Cybersécurité - Mardi 12 décembre 2017 dans l’Amphithéâtre de l’antenne de l’UTT au Pôle Technologique (Bat B) à Nogent
- E-business entre entreprises - Jeudi 14 décembre 2017 à la CCI des Ardennes

Vos contacts pour plus d’information :

Christophe Juppin : 06 33 72 23 11
Alice TARIS : 06 47 42 42 70
Charline Clerget : 03 26 69 02 53
Odile Poncelet : 03 26 69 33 56

Entrée libre

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Matinale technologique n°18 : Cybersécurité
Mardi 12 décembre 2017 à Nogent

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Journal de la Haute-Marne du 12 décembre 2017

Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°15 : La propriété industrielle pour mon entreprise le 14 juin 2017 à Nogent.
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- 100% connecté en Haute-Marne
- La donnée : source d’information ou vecteur de confusion
- Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent
- Une matinale protectrice.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- Cinétech n°32 : « l’intelligence artificielle appliquée aux véhicules autonomes » le 11 avril 2018 Nogent (52)
- RGPD : 10 pratiques au bureau qu’il va falloir changer 25 mai 2018.

 

RGPD : 10 pratiques au bureau qu’il va falloir changer le 25 mai 2018. RGPD : L’enfer est pavé de bonnes intentions dans le meilleur des Mondes

, par christophe Juppin

Le Règlement général sur la protection des données, ou RGPD, est amené à prendre une place de plus en plus importante dans votre vie au bureau. Vous avez l’habitude de fêter les anniversaires de vos collaborateurs… Avec le RGPD, vous ne pourrez continuer qu’avec le consentement formel de tous. Voici une des 10 actions courantes sur le lieu de travail qui vous allez devoir changer...une vision du RGP sur la vie au bureau à partir du 25 mai 2018.

Si nous avons tous une vision, plus ou moins réaliste, de l’impact professionnelle du RGPD (GDPR), le Règlement européen pour la protection des données personnelles - sur lequel, rappelons-le si vous n’avez pas encore intégré cette information stratégique, votre organisation devra être en conformité le 25 mai 2018, nous sommes certainement bien loin d’en avoir mesuré l’impact dans notre quotidien...

Pour sortir des sentiers battus, nous vous proposons aujourd’hui une vision différente, plus personnelle, de l’impact du RGP sur la vie au bureau. Cette liste originale de 10 actions courantes sur le lieu de travail qui devront faire l’objet d’une attention particulière à partir du 25 mai 1984...je veux dire 2018, nous est proposée par l’éditeur Sage.

Nous la reproduisons inextenso.

1.- Célébrer l’anniversaire d’un collègue

La date de naissance d’un collaborateur est une donnée personnelle. Dans le cadre du RGPD, cette information ne peut être partagée sans son consentement formel. Il est donc important de vérifier le consentement de tout le monde avant d’établir un calendrier partagé des anniversaires.

2.- Envoyer des cartes de vœux professionnelles

Pour l’envoi des cartes de vœux à ses clients, l’entreprise va également devoir changer ses habitudes. Si les adresses utilisées sont celles de leur domicile, alors il s’agit de données personnelles dont le traitement n’est pas autorisé par le RGPD. Pour qu’il le soit, l’entreprise doit obtenir le consentement préalable de son client. Si ce n’est pas le cas, une base de données règlementaire différente doit être créée pour chaque communication professionnelle envoyée.

3.- Partager les photos du bébé ou des vacances d’un collaborateur

Les données personnelles ne peuvent être transférées au niveau international que si le pays a été désigné par l’UE comme assurant un niveau adéquat de protection des données ou en se conformant à un mécanisme de certification approuvé tel que le bouclier de protection de la vie privée Union Européenne-États-Unis. Toutefois, si le partage d’une photo de bébé est considéré comme une activité purement personnelle, l’entreprise peut faire valoir qu’elle ne relève pas du champ d’application du RGPD.

4.- Évènements : passer commande au traiteur

Des collaborateurs allergiques aux noix ? Des habitudes alimentaires spécifiques à leurs croyances ? Ces données sont considérées comme des données personnelles. Avant de décrocher le téléphone pour passer commande à un restaurant ou un traiteur, l’entreprise doit s’assurer d’avoir l’accord des salariés concernés pour partager ce type d’information.

5.- Transférer le CV d’un candidat pour un deuxième avis

Avant de le transférer, le recruteur ou le collaborateur devra penser à l’anonymiser, en supprimant le nom, l’adresse, le numéro de téléphone et toute autre information qui permettrait d’identifier le candidat. Cette démarche contribue par la même occasion à éliminer les préjugés sexistes ou raciaux dans le recrutement, une tendance de plus en plus courante.

6.- Cocher la case d’inscription à une liste de diffusion

Le formulaire d’inscription au site Web de l’entreprise comporte-t-il une case à cocher pour l’accord de ses clients concernant la réception des informations marketing de tiers ? Avec le RGPD, les cases pré-cochées et l’inaction ne suffiront plus à prouver le consentement. Une réécriture des conditions de confidentialité en ligne sera peut-être également à enclencher, car une demande de consentement à l’utilisation de renseignements personnels par une entreprise doit être intelligible et rédigée dans un langage clair et simple.

7.- Parler de politique au bureau

Les opinions politiques sont considérées comme des données personnelles sensibles. Bien que déjà prudentes sur l’utilisation de ce type d’informations, les entreprises vont devoir redoubler de vigilance.

8.- Signaler une absence pour cause de maladie

L’entreprise ne pourra plus informer d’une absence pour raison médicale ni transmettre des informations sur l’état de santé d’un collaborateur, à moins que celui-ci n’ait consenti à ce que cette information soit partagée avec toutes les personnes qui doivent en être informées.

9.- Auditer les données

Dans le cadre du RGPD, les entreprises ont besoin d’une personne désignée comme responsable des questions de protection des données et, dans certains cas, une entreprise peut avoir besoin de nommer officiellement un DPO ou « Délégué à la protection des données » avant de procéder à un traitement à grande échelle des données à caractère personnel. Cette personne désignée est responsable de la sensibilisation aux réglementations en matière de protection des données au sein de son organisation, de la formation du personnel et de la gestion des audits des processus de données.

10.- Gérer une atteinte à la protection des données

Dans le cadre du RGPD, si des données personnelles sont accidentellement ou illégalement perdues, détruites, modifiées ou endommagées, l’entreprise doit en informer la CNIL dans un délai de 72 heures. Elle doit également informer toutes les personnes concernées si cela représente un risque élevé pour elles de perte financière, de vol d’identité ou de fraude.

Publié par Yves Grandmontagne le 27 avril 2018 dans itsocial.fr

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Matinale technologique n°18 : Cybersécurité
Mardi 12 décembre 2017 à Nogent

Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°15 : La propriété industrielle pour mon entreprise le 14 juin 2017 à Nogent.
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- La donnée : source d’information ou vecteur de confusion
- Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent
- RGPD : 10 pratiques au bureau qu’il va falloir changer 25 mai 2018.

 

La donnée : source d’information ou vecteur de confusion

, par christophe Juppin

Le monde qui se construit aujourd’hui connaît une métamorphose structurelle en mutant de l’information vers la donnée. Alors que notre actualité est inondée d’informations, s’ajoute un déluge de données qui se déverse chaque jour autour de nous. C’est l’annonce d’une révolution annoncée comme informatique mais qui s’oriente bien plus vers un changement sociétal.
Celui-ci porte un nom : le Big Data.

Le changement en cours a des conséquences sur notre appréhension de la donnée comme, d’une façon plus globale, sur celle des concepts découlant de la donnée. Les répercussions sont perçues dans le monde de l’information bien entendu mais aussi dans l’univers médical, financier, dans la sécurité ou l’économie. En effet, comme le précise manuel Castells dans l’Ère de l’information : « une révolution technique centrée sur des processus informationnels remodèle à un rythme accéléré les fondements matériels de la société ». Face à ces bouleversements, il nous faut d’urgence comprendre le sens de la donnée afin que celle-ci soit source de valorisation et non porteuse de confusion.

Par : Patrick Perrot

Un déluge annoncé

Le terme de Big Data avait déjà fait son apparition dans différentes publications dès 1997 au sein de la bibliothèque numérique de l’ACm (Association For Computing machinery). Pourtant, à cette époque, les GAFA (Google, Apple, FaceBook, Amazon) n’ont pas encore révélé tout le potentiel des bases relationnelles, du calcul parallèle et de l’accroissement des capacités matérielles et logicielles. Cela ne saura tarder. Dès 2004, au sein de Google Labs, émerge un algorithme reposant sur des opérations analytiques à grande échelle ; c’est la naissance de map Reduce. Cet outil permet d’effectuer des calculs parallèles et distribués à partir d’un nombre particulièrement conséquent de données.
Dès lors, Doug Cutting, travaillant chez Apache optimise ses développements en cours et crée Hadoop, une plate-forme distribuée pour le stockage et le calcul. Le concept du Big Data existait, il peut désormais se déployer à partir des outils proposés par map Reduce et Hadoop.

Il est alors possible de faire face à un volume gigantesque de données, de nature hétérogène, non structurée et à la temporalité éphémère. La vitesse d’exécution des algorithmes de traitement de l’information permet en outre d’envisager une réactivité en temps réel.

La règle des 3V (volume, variété,vélocité) émis par Gartner en 2012 a d’abord défini le Big Data : « Big data is high volume, high velocity, and/or high variety information assets that require new forms of processing to enable enhanced decision making, insight discovery and process optimization.(1) ». Rapidement ont fleuri de nouveaux V : la visibilité, la véracité et la valeur. Parce que Big Data comprend sept lettres, nous pourrions conclure cette liste par un 7e V, la volatilité. En effet, le déluge de données se signifie pas, bien au contraire, une donnée robuste, stable et fiable. Face à cette croissance des données qui défie la loi de moore(2), la question est de savoir si nous sommes aujourd’hui en capacité de l’analyser de façon objective, d’éviter des erreurs d’appréciation et d’appréhension de la continuité de la donnée génératrices de risques sur le théâtre opérationnel. En d’autres termes, le challenge est d’assurer la transition entre la maîtrise de l’information et celle de la donnée.

De l’information à la donnée

Les cinquante dernières années sont souvent définies comme le règne de l’information et de la communication, né de l’extension exponentielle de technologies numériques et informatiques. Il en ressort une transformation de nos relations et de notre appréhension du réel. nous sommes passés d’un monde fondé sur des rapports matériels à un espace plus élargi reposant sur des rapports immatériels. Des précurseurs comme Henri Laborit avait, dès les années soixante-dix, compris le rapport entre l’homme et l’information : « Il faut propager au plus vite cette notion que l’homme n’est pas une force de travail, mais une structure qui traite l’information.  » Pourtant, ce règne en est déjà à son crépuscule, cédant progressivement sa place à celui de la donnée. La différence entre ces deux notions n’est pas anodine. La donnée se définit comme un élément brut et fondamental. Elle ne possède pas de sens à proprement parlé, elle n’apporte pas de valeur, elle n’en enlève pas non plus. L’information quant à elle, peut se définir comme une donnée placée dans un contexte et est, dès lors, sujette à interprétation. Elle est porteuse de sens et influe sur le contexte.

Alors que le réel est un concept continu, l’information se caractérise de manière discontinue en apportant des éclairages ponctuels et précis pouvant expliquer le réel. L’avènement de la donnée diminue le pas d’échantillonnage au sens de la théorie de l’information. Ce dernier se restreint et tend vers une appréhension continue du réel. Claude Shannon, théoricien des mathématiques, avait parfaitement défini la nécessité de l’échantillonnage (à l’origine notamment de la numérisation des signaux) eu égard à notre incapacité à intégrer l’ensemble des informations de manière continue.
Par l’émergence de la donnée, nous pouvons désormais tendre vers la fin de l’échantillonnage à la condition de disposer de données exhaustives. La donnée constitue l’outil permettant de faire le grand écart entre la globalisation et l’individualisation. Il est à la fois possible de suivre et d’anticiper les grandes épidémies à l’échelle mondiale tout en analysant le comportement individuel de monsieur X par rapport à ses déplacements ou ses achats.

La donnée génératrice de confusion

Aujourd’hui dans un monde de la donnée, il nous faut développer des méthodes en mesure d’appréhender ce nouvel espace, ce qui n’est pas sans difficulté. Richard Belmann a évoqué la malédiction mathématique de la dimensionnalité [1] [4] qui rend difficile la discrimination, la détection ainsi que la classification au sein d’un ensemble de données. En effet, analyser des données dans des espaces de grande dimension génère divers phénomènes qui n’apparaissent pas dans des espaces de dimension moindre.
Face à cette question, les méthodes de réduction ont permis de simplifier le problème en construisant des invariants si possibles robustes aux conditions externes. malheureusement, la construction de règles générales comme la mise en évidence d’invariants tend à lisser l’influence de paramètres ne disposant, certes pas, de la plus grande variance mais dont la nature hors norme est à prendre en compte. C’est l’ambition de méthodes comme les réseaux neuronaux ou l’inférence bayesienne qui cherchent à améliorer la stabilité des décisions et à ajouter de l’a priori pour contredire l’adage « plus d’information tue l’information ». Le Big Data, par sa capacité à engendrer une multitude d’informations diverses et à l’analyser, doit répondre à ce challenge. La donnée pourra sortir d’une malédiction de la dimensionnalité à la condition d’être appréhendée par des spécialistes du traitement de l’information.

Compliquant la situation d’exploitation objective des données, la vulgarisation des algorithmes mais surtout la disponibilité des outils par l’intermédiaire d’Internet notamment, accroissent le risque d’une mauvaise utilisation.
Exploiter la donnée est en apparence aujourd’hui accessible à tout un chacun, alors que les concepts mathématiques sous-jacents sont bien souvent complexes. Que ce soit les “vaches de Gamow”[3] ou l’affaire Alan Sokal[9] qui témoigne de l’appropriation par une communauté non scientifique de théories erronées, le raccourci dans l’analyse comme dans l’interprétation des données est un risque bien réel. Alors que la vulgarisation [2] assure en général d’une manière plutôt positive une transition simplifiée entre un sachant et un public profane, l’accessibilité, sans intermédiaire, des méthodes scientifiques offre des possibilités analytiques sans contrôle.

Dans une perspective d’élargissement culturel, la vulgarisation comme l’accessibilité aux méthodes revêtent un caractère très positif. Pour autant, nous ne pouvons ignorer les conséquences de la mise en oeuvre d’applications par des non-initiés. Outre le risque appréciatif, c’est aussi un changement de paradigme qui fait émerger l’outil en lieu et place de la méthode. Avec Internet apparaît l’illusion d’un espace ouvert à tous, abolissant la nécessité de la maîtrise théorique au profit d’un raccourci guidé par l’empirisme. Internet, en donnant accès à une masse quasi infinie d’informations et d’outils, peut à la fois donner l’illusion d’un savoir et contribuer à une conception qui instrumentalise la connaissance.
Celle-ci ne se perçoit alors qu’à travers son utilité pour une utilisation pré établie.
L’explosion de la donnée nous renvoie bien évidemment à la fiabilité offerte par le web. Depuis déjà de nombreuses années, l’espace virtuel constitue un lieu à la potentialité criminelle avérée [7], mais plus qu’hier, la notion de fiabilité de la donnée accessible demeure, aujourd’hui, essentielle.
Qui n’a pas consulté l’encyclopédie en ligne Wikipedia pour s’informer sur une thématique particulière ? Pour autant qui s’est assuré de la véracité des propos tenus ? nous pouvons légitimement considérer que la fiabilité des informations délivrées n’engendre que peu de conséquences dans le cadre d’un usage personnel. Néanmoins, lorsque les consultations ont trait à des investigations d’intérêt criminel via des blogs et des réseaux sociaux, la fiabilité de l’information doit être une indispensable préoccupation notamment à l’heure du web invisible. Il est admis aujourd’hui qu’une grande majorité des flux d’information transite au sein de cet espace. La question est alors de savoir si le web visible ne peut pas constituer un vecteur de désinformation utilisé par les groupes criminels (comme par le délinquant isolé) alors que l’information d’intérêt circulerait via la face cachée du web.
Pourquoi ne pas émettre sur sa page Facebook des photographies de fausses destinations, de faux amis, de fausses relations, voire tout simplement un faux compte Facebook ?
De même, nous pouvons nous interroger sur l’exhaustivité des informations résentes sur le web visible. une utilisation croissante par tout un chacun du web invisible, non plus pour masquer une activité illégale mais dans le cadre de la protection des libertés individuelles et éviter ainsi d’être tracé par les grands acteurs du web est parfaitement envisageable. La donnée disponible sur ce que nous qualifions de sources ouvertes doit, en dépit de l’attrait immédiat, faire l’objet d’une attention particulière.

N’oublions pas non plus qu’une donnée en sources ouvertes est déposée par un individu qui fait un choix partial et est indexée par un unique moteur de recherche qui en 2015 est utilisé à près de 94 % en Europe. Qui utilise Qwant, le moteur européen, Bing, Yandex Ru, WolframAlpha, ou encore Base pour consulter d’autres sources, prendre en compte des données non apparentes sous Google, voire confronter les données indexées par ce dernier ? Comprendre les raisons de la présence d’une donnée en source ouverte peut s’avérer particulièrement pertinent.

Ainsi à travers le problème de la dimensionnalité, de l’accessibilité et de la fiabilité se dessine une malédiction de la donnée capable d’apporter des résultats erronés ou mal interprétés et générer des confusions aux conséquences néfastes dans les champs applicatifs. Pourtant, et à partir de précautions d’utilisation établies, la donnée ouvre des perspectives extrêmement intéressantes en terme d’optimisation du renseignement notamment dans le domaine de la sécurité.

La valorisation de la donnée au service de la sécurité

Le challenge ouvert aujourd’hui aux forces de l’ordre est sans précédent dans la capacité à appréhender un monde criminel confus et en évolution permanente. La donnée constitue une pièce essentielle à l’élaboration d’un renseignement ciblé et précis. Le succès et la pertinence de l’exploitation de la donnée reposent néanmoins sur la maîtrise et le développement de méthodes mathématiques novatrices capables d’exploiter et de sécuriser des données massives, hétérogènes et éphémères.

Au sein du service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale, la donnée de masse a aujourd’hui été prise en compte avec la volonté de comprendre la criminalité et, dans la mesure du possible, de l’anticiper. Structurante dans le cadre du renseignement criminel, qui a vocation à exploiter dans un cadre légal tout type de données utile à la baisse de la criminalité en vue d’apporter des éléments proactifs d’aide à la décision, l’analyse de données est le fait de scientifiques, de criminologues et d’enquêteurs judiciaires [5][6]. En effet, la compétence « métier » associée à la compétence scientifique permet de prévenir les risques mentionnés préalablement. La création de valeur peut objectivement se concevoir à partir de la réunion de savoirfaire englobant la mobilisation de données de sources plus ou moins hétérogènes, en construisant des modèles mathématiques adaptés et adaptatifs et en réévaluant les résultats obtenus au plus près du besoin opérationnel. La disponibilité des données notamment sur Internet ne doit pas faire oublier la donnée d’intérêt qui est bien souvent interne et qui doit constituer le socle de l’analyse. Bien entendu les informations obtenus via l’open data peuvent s’avérer pertinentes mais elles doivent d’abord enrichir une base bâtie sur des sources internes. Cela permet de se garantir de différents écueils tels que le manque de fiabilité, le manque d’exhaustivité ou encore la partialité. Les sources internes qui revêtent un caractère confidentiel en raison de leur nature peuvent concerner des données propres aux services de sécurité, aux entreprises, voire aux individus, notamment par l’essor des objets connectés. La confidentialité attachée à cette forme de donnée, ne signifie pas qu’elle ne doivent pas être exploitées mais plutôt que leur exploitation doit répondre à des règles objectives de protection des libertés
individuelles. L’intérêt principal de la donnée issue de sources internes est sa maîtrise, sa précision, sa fiabilité voire son exhaustivité, c’est-à-dire des caractéristiques qui bien souvent manquent aux données disponibles en sources ouvertes. Dès lors, la valorisation de la donnée ne peut s’affranchir d’une méthodologie qui consiste à appliquer de manière raisonnée des méthodes mathématiques maîtrisées, à établir un socle à partir d’un patrimoine interne, à l’enrichir à partir de données externes pour enfin aboutir à une interprétation exploitable et pertinente. Ce cheminement rigoureux conditionne la valorisation de la donnée en minimisant le risque de confusion.

Ainsi, la donnée, richesse disponible à chacun, nécessite un examen, une structuration, une analyse comme une interprétation alliant diverses compétences que l’illusion de la disponibilité ne doit pas altérer. A cette condition, le Big Data répondra aux espoirs suscités dans notre approche comme notre appréhension du réel et nous garantira de la confusion pour nous guider vers la valorisation.

Bibliographie
[1] Bellman, R. E. Dynamic programming, Princeton University Press, 1957
[2] Cartellier D., La vulgarisation scientifique à l’heure de libre accessibilité des savoirs. Quelle place pour les médiateurs ? Mémoires du livre - Studies in Book Culture, Volume 1, numéro 2, 2010
[3] Gamow G., Le Nouveau monde de M. Tompkins, Russell Stannard Editions le Pommier, 2007
[4] Giraud C., Introduction to High-Dimensional Statistics, Chapman and Hall/CRC, 2014 Raichwarg D. et J. J., Savants et ignorants. Une histoire de la vulgarisation des
sciences, Paris, Le Seuil, 1991, 296 p.
[5] Perrot P. L’analyse du risque criminel : l’émergence d’une nouvelle approche
[6] Perrot P. , Kader T. A. Forecasting analysis in a criminal intelligence context - Proceedings International Crime and Intelligence Analysis Conference, Grande-Bretagne 2015
[7] P. Perrot Mondes virtuels : un nouvel espace ouvert à la criminalité - Proceedings Workshop Interdisciplinaire sur la sécurité globale, France 2009
[8] Rapport final du groupe d’experts de haut niveau, Commission européenne, Construire la société européenne de l’information pour tous, Office des publications officielles des Communautés européennes, 1997, p. 17.
[9] Sokal A., Transgressing the Boundaries : Towards a Transformative Hermeneutics of Quantum Gravity, Social Text 46/47, printemps/été 1996, p. 217-252.

L’auteur

Officier de gendarmerie au sein du service central de renseignement criminel, le lieutenant-colonel Patrick Perrot a combiné des commandements opérationnels et des fonctions de nature scientifique. Auteur de nombreuses publications dans le domaine des sciences forensiques et du renseignement, il est ingénieur et titulaire d’un doctorat de Télécoms Paris Tech.

Sources :
Revue de la Gendarmerie Nationale 4e trimestre 2015, page 43 à 48.

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Matinale technologique n°18 : Cybersécurité
Mardi 12 décembre 2017 à Nogent

Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°15 : La propriété industrielle pour mon entreprise le 14 juin 2017 à Nogent.
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- La donnée : source d’information ou vecteur de confusion
- Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent
- RGPD : 10 pratiques au bureau qu’il va falloir changer 25 mai 2018.

 

Matinale technologique n°17 : Les traitements thermiques et thermochimiques des matériaux métalliques le 22 novembre 2017 à Nogent. Les traitements thermiques et thermochimiques sont un maillon essentiel de la conception des pièces métalliques.

, par christophe Juppin

Bien qu’essentiels pour tout un chacun, les traitements thermiques et thermochimiques des matériaux métalliques sont relativement peu connus du grand public. En effet, dans l’industrie, ils ne représentent qu’une petite partie des traitements de surface. Pourtant, ils sont un maillon essentiel de la conception des pièces métalliques. Ils augmentent leur durée de vie et permettent de leur conférer de nouvelles propriétés mécaniques et/ou de surface.

Mercredi 22 novembre 2017, de 10h à 12h, dans l’Amphithéâtre de l’antenne de l’UTT au Pôle Technologique (Bat B) à Nogent - Entrée libre sans inscription préalable -


Programme :

- 9h30 : Accueil café
- 10h : Frédéric SANCHETTE, UTT Antenne de Nogent
Introduction
- 10h10 : Christine DERAMAIX, BODYCOTE
Présentation : Traitements thermiques et traitements thermochimiques des matériaux métalliques.


Les principaux traitements thermiques et thermochimiques des matériaux métalliques :

Bien qu’essentiels pour tout à chacun, les traitements thermiques et thermochimiques sont relativement peu connus du grand public. En effet, dans l’industrie, ils ne représentent qu’une petite partie des traitements de surface. Pourtant, ils sont un maillon essentiel de la conception des pièces métalliques. Ils augmentent leur durée de vie et permettent de leur conférer de nouvelles propriétés mécaniques et/ou de surface.

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Matinale technologique n°17 : Traitements thermiques et traitements thermochimiques des matériaux métalliques
Mercredi 22 novembre 2017

L’exposé porte sur la description des principaux traitements thermiques et thermochimiques :

- Les traitements dans la masse permettant d’obtenir un durcissement global de la pièce. Leur but est d’augmenter la dureté et la résistance mécanique (résistance à la traction, limite élastique, résilience... mais aussi résistance à l’usure, à la fatigue) en réalisant une structure martensitique, bainitique ou un mélange de ces deux constituants. Ils sont particulièrement utilisés pour toutes les pièces mécaniques ou de construction.

- La cémentation et ses dérivés. Le traitement de cémentation consiste à introduire du carbone à la surface de l’acier, par diffusion, puis de tremper les pièces afin d’augmenter leur dureté superficielle. Il est particulièrement adapté pour les engrenages, les pignons, les arbres, les pièces d’injection en acier bas carbone.

Il existe différentes méthodes de cémentation qui seront abordées au cours de l’exposé.

Les variantes telles que les carbonitrurations - ajout d’une atmosphère nitrurante à celle carburante - permettent de traiter les aciers au carbone sans éléments d’alliage.

- La nitruration et ses dérivés. Ces traitements conduisent à un durcissement superficiel de la pièce traitée par diffusion d’azote seul (nitruration au sens strict), ou couplé avec d’autres gaz (nitrocarburation, oxynitrocarburation, sulfonitruration). Ils améliorent les propriétés de frottement et de glissement, renforcent la résistance à l’usure et à la fatigue. En utilisant des combinaisons de traitements particulières, on peut également obtenir des pièces qui résistent à la corrosion et qui sont particulièrement esthétiques en leur donnant une couleur noire, mate ou brillante.

Seront également évoqués les technologies utilisées : les fours à charge et les fours continu, sous atmosphère et sous vide.

Nous présenterons ensuite, au travers de quelques applications notamment médicales :

- Le Kolsterising  : Ce traitement thermochimique superficiel, permet d‘augmenter les propriétés de résistance à l’usure et d’anti-grippage des aciers inoxydables austénitiques, austéno-ferritiques et alliages base nickel, sans détériorer les propriétés de résistance à la corrosion.

- La compression isostatique à chaud (ou Hot Isostatic Pressing, HIP), qui est une forme de traitement thermique utilisant une pression élevée pour améliorer les propriétés d’un matériau. Cette pression est appliquée via un gaz inerte, habituellement de l’argon. L’application pendant un certain temps d’une température et d’une pression élevées permet d’obtenir une déformation plastique, un fluage et une diffusion. Une des applications majeures du HIP est le traitement des pièces moulées. Lors de la compression isostatique à chaud, les porosités internes des pièces sont fortement réduites et leurs propriétés mécaniques sont grandement améliorées. La compression isostatique à chaud permet également l’assemblage, ou placage, de deux ou plusieurs matériaux, a l’état solide ou de poudre.

- Les traitements en développement pour répondre aux problématiques de la fabrication additive.

Enfin, deux thèmes périphériques seront abordés

- diverses pistes d’amélioration en terme d’ergonomie et d’organisation d’atelier, entre autres au travers des outils du Lean Management

- les exigences attendues des clients notamment automobiles envers les procédés spéciaux que sont les traitements thermiques (IATF 16949, CQI-9).


 

Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent. La « robotique collaborative », une technologie stratégique pour l’Industrie

, par christophe Juppin

La « robotique collaborative », une technologie stratégique pour l’Industrie. Elle permet d’améliorer la flexibilité et la polyvalence de l’outil de fabrication en complémentarité des compétences de l’opérateur humain. La robotisation de nos usines est l’une des clefs pour rendre notre industrie compétitive . En 2016, le marché mondial des robots industriels a bondi de 16 % par rapport à 2015, un niveau inédit. Et pour les experts, ce n’est qu’un début. : La Matinale technologique n°16 vous apporte l’information dont vous avez besoin.

Les robots représentent en fait la plus grande opportunité de conserver des usines dans les économies développées.« Environ 60 % des PME qui s’équipent dans le cadre du plan Robotique embauchent des salariés, preuve que le robot ne tue pas l’emploi », appuie Olivier Dario, le délégué général du Syndicat des machines et technologies de production.

Programme :

9h30 - Accueil café
10h - Thierry Rollet - Tr-Consulting : Bilan Action Robot Start PME, retour d’expérience des industriels ayant intégré des robots, présenté par Philippe THOQUENNE du Cetim (Centre Technique des Industries Mécaniques)

L’exposé porte sur le bilan de l’action Robot Start PME (RSPME) au travers :
- De la mission de l’expert RSPME auprès des entreprises,
- Les principes et déroulement de l’accompagnement,
- 3 exemples de projets réalisés dans les PME Grand Est,
- Et les points forts de l’action selon les chefs d’entreprise.

Erreurs à éviter dans un projet robot :

- Vouloir robotiser un process de production qui n’est pas parfaitement sous contrôle et déjà optimisé manuellement dans l’entreprise,

- Acheter un robot sans cahier des charges spécifiant le process, les volumes, la qualité, la programmation, la formation, la maintenance, etc.,

- Choisir un fournisseur n’ayant pas le savoir-faire robotique suffisant et l’expertise métier indispensable à la réussite du projet de robotisation,

- Travailler un modèle économique n’intégrant pas correctement les tailles de séries, la capacité, la productivité, la flexibilité, la pénibilité, etc.,

- Ne pas anticiper l’intégration du robot dans l’entreprise en termes de communication interne, d’organisation, de compétences, de formation.

Avantages de se faire accompagner : le programme RSPME (Robot Start PME)

- Proposer une approche en mode projet structurée et structurante pour le chef
d’entreprise avec des étapes clés, un planning, des livrables,

- Apporter l’expertise d’un consultant ayant un savoir-faire avéré dans le domaine de la robotisation de projets industriels pour des PME,

- Rédiger un cahier des charges fonctionnel qui spécifie précisément les besoins de la PME et les engagements attendus du fournisseur,

- Étudier un modèle économique qui prend en compte les paramètres de la PME en termes d’organisation, de production, de ressources, etc.,

- Offrir un accompagnement personnalisé avec une disponibilité et un partage des tâches selon les besoins et les compétences de la PME.

Un programme d’accompagnement de 10 jours sur 12 à 18 mois

10h30 - Jean-François ESSELIN, société KUKA

La « robotique collaborative », une technologie stratégique pour l’Industrie

La mise en place de postes de travail collaboratif homme-robot augure de nouvelles perspectives pour l’Industrie française.

Elle permet d’améliorer la flexibilité et la polyvalence de l’outil de fabrication en complémentarité des compétences de l’opérateur humain. L’application robotisée conçue pour un usage collaboratif apportera précision, endurance et effort là où l’opérateur capitalisera expertise, intelligence et décision.

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Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile
Mercredi 18 octobre 2017

Vos prochains rendez-vous :

Matinale technologique n°17 :
Traitements thermiques et traitements thermochimiques des matériaux métalliques

Mercredi 22 novembre 2017, de 10h à 12h
Amphithéâtre UTT du Pôle Technologique à Nogent

Matinale technologique n°18 :
La cyber sécurité

Mardi 12 décembre 2017, de 10h à 12h
Amphithéâtre UTT du Pôle Technologique à Nogent

Matinale technologique n°19 :
Les technologies de forge

Mardi 6 février 2018, de 10h à 12h
Amphithéâtre UTT du Pôle Technologique à Nogent

Matinale technologique n°20 :
Les technologies d’usinage

Mercredi 11 avril 2018, de 10h à 12h
Amphithéâtre UTT du Pôle Technologique à Nogent

pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »

 

Robotisons nos usines pour sauver notre industrie Le nombre de robot par employé est inversement proportionnel au taux de chômage dans les pays industrialisés.

, par christophe Juppin

La robotisation de nos usines est l’une des clefs pour rendre notre industrie compétitive face aux pays à bas coûts et conserver les emplois. Alors que certains s’inquiètent de l’arrivée de robots dans les usines, on peut penser qu’ils représentent en fait la plus grande opportunité de conserver des usines dans les économies développées.

La concurrence des pays à faibles coûts de production, la réduction des cycles de production, les changements dans les modes de consommation et la demande croissante de personnalisation nécessitent une chaîne de production plus courte et une flexibilité plus grande.

Nécessité économique

Les industries des pays développés ne peuvent pas et ne doivent pas essayer de concurrencer localement les faibles coûts de main-d’oeuvre des pays en voie de développement. Mais l’industrie ne doit pas être entièrement externalisée pour autant. Une délocalisation des capacités de production entraine des délais plus longs, une perte du suivi et une disparition d’un savoir-faire, pourtant au coeur de la valeur ajoutée.

Après la délocalisation d’une grande partie de l’industrie européenne en Asie, la Chine a dû faire face à une hausse du coût de sa main-d’oeuvre et donc à une baisse de la compétitivité de son économie. Pour faire face à cela, le pays a investi dans une intense robotisation de ses capacités industrielles, si bien qu’aujourd’hui des avancées technologiques formidables nous proviennent de ce pays initialement attractif pour sa main-d’oeuvre peu qualifiée.

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Le nombre de robot par employé est inversement proportionnel au taux de chômage dans les pays industrialisés.

Lire aussi : L’industrie a détruit près de 500.000 emplois depuis 2008

On a noté par exemple des applications de la robotique en essaim dans les entrepôts logistiques. Cette technologie de pointe s’organise autour de centaines de robots peu coûteux traversant des plateformes pour y ranger des produits.
La robotisation se traduit donc par des avancées technologiques et par la création de nouveaux emplois. Car loin de l’image de l’androïde autonome, quiconque ayant déjà programmé un robot sait que le travail de l’homme ne s’arrête pas une fois le robot installé.
De nouveaux emplois de programmeurs et de roboticiens peuvent donc être créés avec la relocalisation de la production. Ces emplois, à forte valeur ajoutée, participent à la mise au point de l’état de l’art et permettent d’exporter un savoir-faire avancé. Certains pays comme Israël se sont notamment basés sur ce modèle et, grâce à un effort sensible sur l’éducation à la robotique, exportent des robots dans le monde entier.

Retard industriel et psychologique

La France a pris un certain retard dans le développement et la généralisation des robots en entreprise. On compte 84 robots pour 10.000 employés en France contre 125 en Allemagne, une différence de presque 50 % qui illustre un manque d’investissement et de compréhension de l’importance des automates dans le processus de production.

Le manque d’investissements peut trouver son explication dans le niveau de marges plus faible dans l’industrie française que dans l’industrie allemande, mais le retard psychologique ne s’explique pas par un choix stratégique.
Les récents débats sur la taxation des robots illustrent ce manque d’informations et cette peur irrationnelle de la technologie. Cette position a des conséquences à plusieurs niveaux.

Jonathan Trevier est directeur général de Robobox
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-169101-la-robotisation-ou-lespoir-de-lindustrie-francaise-2081129.php

Lire aussi : INTERVIEW. Robin Rivaton : "Taxer les robots n’a aucun sens"
Dans un premier, taxer les robots réduit l’intérêt de travailler au développement (souvent coûteux) de ces automates. Ce manque d’investissements en recherche et développement se traduit par une réduction des emplois potentiels dans le secteur.
Ensuite, augmenter artificiellement le coût de la production robotisée entraine naturellement une augmentation du prix d’achat pour le consommateur. Ainsi le « Made in France » sera moins compétitif et notre balance commerciale en sera fortement impactée.

Puis, se pose la question de la rétroactivité de cette mesure. Les chaînes de montage automobile pourraient voir le coût de production augmenter, et les usines baisser en compétitivité.

Lire aussi : Made in France : changer les mentalités pour redresser le déficit commercial
La définition de ce qu’est un robot montre aussi la complexité d’une telle mesure. On pourrait par exemple considérer une imprimante comme un robot, car elle automatise une partie du travail. Les algorithmes ou les macros Excel participent eux aussi à l’automatisation. Un robot a plusieurs formes et n’a pas besoin d’être humanoïde pour être efficace.
L’automatisation des tâches par la technologie est une nécessité et l’idée de ralentir cette tendance peut être attrayante, mais est en réalité dangereuse pour l’économie et donc coûteuse pour la population.

Nouvelle vague

Malgré les inquiétudes de certains, une nouvelle gamme de robots apparaît et elle ne se limite plus à l’industrie. Ces nouveaux robots à coûts très réduits sont à la fois multi-usages, transportables, et capables d’apprendre. Cette tendance émergente a le potentiel de transformer bien plus que l’industrie et pourrait remettre en cause l’organisation de nombreuses entreprises.
Mais ces évolutions rapides et déstabilisantes peuvent aussi être saisies comme des opportunités. Travailler à cette transformation nécessitera beaucoup d’efforts et donc demandera la création de nombreux emplois. Cette initiative se traduira aussi par d’intenses études et de nombreux travaux de recherche.
À l’image des travaux sur les noyaux neuronaux artificiels, la recherche sur l’automatisation permet un travail introspectif de compréhension des mécanismes qui nous font agir. Ainsi, en plus d’avoir le potentiel d’améliorer considérablement nos vies, la révolution robotique est une quête intellectuelle passionnante.

Les Echos le 20/04/2017
Jonathan Trevier est directeur général de Robobox

Lire aussi : INTERVIEW. Philippe BOUJON , directeur général des forges de courcelles - groupe sifcor

Les forges de Courcelles sont une entreprise séculaire, installée dans la vallée de la Traire à Nogent. Les Forges de Courcelles (groupe Sifcor) sont spécialisées dans la fabrication de vilebrequins pour l’industrie automobile.

Le site a accueilli une colonie pénitentiaire pour jeunes gens et pratiquait l’estampage essentiellement destiné à l’industrie coutelière. A la fin des années 60, MM. André et Jacques Deguy ont orienté l’entreprise vers l’industrie automobile. Les engins de frappe, moutons et marteaux pilons à planche ont cédé leur place à des maxi presses. Ces machines, qui développaient des efforts de mise en forme de 500 à 2500 t étaient alimentées par des chauffeuses à induction. Elles étaient animées par des estampeurs qui effectuaient toutes les opérations de transitique sous et autour des presses à l’aide de tenailles.

A la fin des années 80, les tentatives d’automatisation de la production ont été pénalisées par l’exiguïté des laboratoires des presses, l’inefficacité des manipulateurs, le manque de stabilité des processus de mise en forme et le cout exorbitant des robots. Les machines mécanisées étaient peu flexibles et ne produisaient finalement pas beaucoup plus de pièces que leurs consoeurs manuelles. La simulation par calcul des gammes de déformation de la matière à permis de mieux appréhender les paramètres significatifs et ainsi de fiabiliser les processus de fabrication. Dans le même temps, les Forges de Courcelles s’orientaient vers des productions de volumes de pièces importants, des pièces de plus grandes tailles organisées en familles de produits à morphologie semblable. De nouvelles presses à forger de puissance plus importante (4000, 6300 puis 8000 tonnes) ont pris la place des machines plus petites, mises en concurrence par les pays d’Europe Centrale.

Dès le début, ces nouvelles lignes de fabrication ont été conçues pour admettre des robots. Nous avons commencé par robotiser ce qui était le plus facile, c’est à dire la manutention des lopins. Puis, nous avons appris aux robots à forger à notre place ! La nature du travail dans nos ateliers a beaucoup évolué : la programmation des robots, l’affinage des points d’approche et de dépose, l’initialisation des cycles, la rigueur dans les changements des pinces et préhenseurs sont des nouveaux savoir faire qui ont remplacés la force physique. Pour des pièces d’environ 20kg, les robots ont réduit le nombre d’hommes nécessaires autour de la presse. Ils ont surtout permis des cadences de travail plus que doublées par rapport à la vitesse de production manuelle. La synchronisation de plusieurs robots a permis la manipulation multiple. Des pièces peuvent être transportées par 2 robots en coopération et des robots peuvent manipuler plusieurs pièces sous la machine, permettant la frappe.

Détrônant les systèmes transferts, les robots synchronisés ont encore améliorés les vitesses de production en réduisant le nombre de coup de presse pour produire une pièce. En utilisant ces principes, une de nos presses est capable de produire près de 400 vilebrequins à l’heure ! Vision du futur : Les robots sont des machines complexes qui requièrent une solide formation de la part de leurs intégrateurs et de leurs utilisateurs. Leur multiplication sur les postes de travail (nous avons jusqu’à 17 robots sur une ligne de forgeage) demande une attention soutenue et rend la conduite de la machine très difficile.

C’est pourquoi, outre la coopération des robots entre eux, nous développons la supervision. L’opérateur dispose d’une interface graphique et peut s’adresser à chaque robot à distance. Il peut ainsi visualiser leur état, les initialiser, les lancer en production, les placer au « garage » … La maintenance peut également obtenir des informations de diagnostiques alors même que les robots travaillent. La sécurité autour des robots est une préoccupation permanente. Pour mettre les hommes à l’abri, les robots sont aujourd’hui enfermés dans des enceintes grillagées sécurisées.

Demain, avec les évolutions de la technologie, les robots seront plus aptes à prendre en compte leur environnement. De nouveaux capteurs leur donnerons la vue, la sensibilité, peut être même l’ouïe et l’odorat. Ainsi, les robots seront plus aptes au travail avec l’homme. Dans le milieu de la forge, cela reste encore le futur …

propos recueillis par Christophe JUPPIN, Lundi 4 Janvier 2016

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Matinale technologique Robotique, l’adopter, l’adapter, l’améliorer n°4
Jeudi 05 février 2015, de 08h à 10h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°4 « Robotique, l’adopter, l’adapter, l’améliorer. »

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Cinétech n°20 « Nos collègues les robots »
Mercredi 13 janvier 2016 à Nogent CINE TECH n°20 « Nos collègues les robots »
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Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile
Mercredi 18 octobre 2017

Répondez à l’enquête : "Offreurs de solutions-usine du futur"


Le centre de ressources technologique CRITT Matériaux, Dépôts et Traitements de Surface (MDTS) est une antenne à Nogent du Centre régional d’innovation et de transfert de technologies (CRITT) .

pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile le 18 octobre 2017 à Nogent.
- Robotisons nos usines pour sauver notre industrie
- Ce qu’il faut retenir du rapport de Cédric Villani sur l’intelligence artificielle du 28 mars 2018

 

Matinale technologique n°15 : La propriété industrielle pour mon entreprise le 14 juin 2017 à Nogent.

, par christophe Juppin

Vous avez développé un produit vraiment innovant et pour le protéger, vous voulez déposer un brevet. C’est une bonne idée, mais ce que crée l’entreprise ne lui appartient pas toujours ab initio ; il vous appartient donc de prendre des précautions si vous voulez sécuriser vos droits et interdire à un tiers d’exploiter votre invention. Il existe des contraintes et des règles à respecter : La Matinale technologique n°15 vous apporte toutes les réponses.

La PI pour mon entreprise, ma start-up

La propriété intellectuelle désigne l’ensemble des innovations : inventions techniques, œuvres littéraires et artistiques, dessins et modèles, ainsi que les emblèmes, noms et images utilisés dans le commerce.

La propriété intellectuelle permet aux créateurs de tirer une reconnaissance et/ou un avantage financier de leurs inventions ou créations. En conciliant de manière appropriée les intérêts des innovateurs et ceux de l’entreprise, le système de la propriété intellectuelle vise à favoriser un environnement propice à l’épanouissement de la créativité et de l’innovation.

Toutefois dans un monde globalisé, qui fonctionne de plus en plus en réseau, ce que crée l’entreprise ne lui appartient pas toujours ab initio ; il lui appartient donc de prendre des précautions si elle veut sécuriser ses droits

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La propriété industrielle pour mon entreprise n°15
Mercredi 14 juin 2017, à Nogent 52800, Matinale technologique n°15 « La propriété industrielle pour mon entreprise »

Objectifs :
- s’initier à la propriété intellectuelle
- acquérir des réflexes de base
- apprendre comment sécuriser ses droits

Panorama des principaux outils :

Le brevet
• Définition
• Critères de brevetabilité
• Enveloppe Soleau
• Cahier de laboratoire
• Protection des logiciels
• Les objets connectés
• Les FabLab
• Procédure de dépôt en France
• Etendre son brevet à l’étranger

La marque
• Définition
• Critères pour obtenir une marque
• Le caractère distinctif de la marque
• Procédure de dépôt
• Choisir sa marque

A qui appartiennent les créations ?
• Créations de salariés
• Créations de stagiaires
• Créations de tiers
• Sécuriser ses droits

La propriété industrielle regroupe l’ensemble des droits accordés à ceux qui développent des innovations techniques (brevets) des signes distinctifs (marques) ou des créations ornementales (modèles).

Contact :
Cabinet BLEGER-RHEIN-POUPON
François STAUDER
1 rue de l’Arbalète
51100 REIMS
ou
2 allée de la Forêt de la Reine
54500 VANDOEUVRE lès NANCY
Tél : 06.09.05.43.50
Mail : f.stauder@bleger-rhein.com
Web : www.bleger-rhein-poupon.com


Pour en savoir plus :

- Matinale technologique n°15 : La propriété industrielle pour mon entreprise le 14 juin 2017 à Nogent.
- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- La donnée : source d’information ou vecteur de confusion
- Matinale technologique n°18 : Cybersécurité le Mardi 12 décembre 2017 à Nogent

 

Matinale technologique n°14 sur SiMSEO : Programme d’accompagnement des entreprises à l’usage de la simulation numérique le 12 avril 2017 à Nogent.

, par christophe Juppin

SiMSEO est un programme d’accompagnement des industriels à l’usage de la simulation numérique appliquée dans leur métier, pour améliorer les performances et les résultats de leur entreprise. SiMSEO permet de comprendre, d’utiliser et d’intégrer au sein de leurs entreprises, les outils numériques les plus adaptés à leurs besoins. Des retours d’expériences de PME sont mis en avant. Nous présentons également les trois volets du programme ainsi que l’aide financière dont elles peuvent bénéficier.

SiMSEO : Programme d’accompagnement des entreprises à l’usage de la simulation numérique
Programme

La participation à cette session de sensibilisation est gratuite mais l’inscription est obligatoire sur :
http://simseo.fr/inscription/?session=2050

Sensibiliser – Accompagner – Déployer

Les nouvelles technologies, les nouveaux usages, ainsi que toutes les exigences liées à la maîtrise des risques et aux réductions des délais et des coûts, obligent nos TPE et PME à revoir leur manière de concevoir, de produire, en déployant des stratégies numériques. Si certaines PME ont déjà entamé leur transition, d’autres se posent des questions à l’adoption de ces nouvelles technologies dans leur métier : Quels logiciels, quelles compétences, quelle organisation, quel financement ?

C’est pour répondre à ces questions que nous avons lancé SiMSEO : le programme d’accompagnement des industriels à l’usage de la simulation. L’objectif est d’aider les TPE et PME à accélérer leur transition numérique afin d’utiliser des outils de simulation pour améliorer ses performances et résultats.

SiMSEO est un programme national centré sur la sensibilisation, la formation, l’accompagnement technique par le biais d’offres de services sectorielles et sur mesure. Notre objectif est de rendre plus accessibles les outils de simulation numérique aux TPE et PME afin d’en accélérer leur usage.

Ce programme financé dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir est coordonné par Teratec et Genci.

SiMSEO, trois actions pour accélérer l’usage de la simulation numérique :

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La simulation numérique avec « simseo » n°14
Mercredi 12 avril 2017

SiMSEO accompagne les entreprises à l’usage de la simulation numérique en proposant un programme complet structuré autour de trois actions :

- « Sensibilisation et Formation » :

Une action permettant aux entreprises d’être sensibilisée aux enjeux, aux technologies et aux usages de la simulation numérique appliquée à leur métier. Cette action permet d’identifier les enjeux et les points de décision et de se former à l’utilisation de la simulation et à son déploiement.

• SiMSEO va à la rencontre des entreprises en France afin de les sensibiliser aux enjeux, aux technologies et usages de la simulation numérique appliquée dans leur métier. SiMSEO apporte les éléments clés aux dirigeants d’entreprises afin de comprendre, d’utiliser et d’intégrer au sein de leurs entreprises, les outils numériques les plus adaptés à leurs besoins. Des retours d’expériences de PME sont mis en avant. Nous présentons également les trois volets du programme ainsi que l’aide financière dont elles peuvent bénéficier.

• La formation est un élément important du dispositif. Courant du premier trimestre 2017, SiMSEO proposera des formations généralistes autour de la simulation numérique, sur l’organisation et la structuration de la transition numérique et son déploiement dans l’entreprise.

« Des offres de service sectorielles » permettant d’assurer l’accès aux outils de simulation numérique et à la réalisation d’études, avec un accompagnement adapté. Les pouvoirs publics soutiennent financièrement les sociétés faisant appel à ces prestations avec un abondement pouvant atteindre 50 % des prestations, plafonné à 10 K€.

Les premières offres de service seront disponibles fin du premier trimestre 2017. Dans un premier temps, deux secteurs applicatifs particulièrement demandeurs et matures ont été ciblés :
• Secteur de la mécanique et de l’industrie manufacturière où les entreprises ont besoin d’être accompagnées rapidement dans leur transition numérique.
• Secteur des industries du bâtiment qui vit en ce moment une révolution avec l’arrivée de la maquette numérique

« Un Accompagnement de proximité et sur mesure »
proposant de conduire un industriel à l’utilisation de la simulation numérique avancée et au calcul intensif par l’intermédiaire de plateformes régionales. Cet accompagnement sur mesure a pour objectif d’aller plus loin sur des besoins spécifiques, sur de l’algorithmique adaptée, sur des gros besoins de calcul, pour répondre à des objectifs de performances. L’accompagnement subventionné à hauteur de 50 % est opéré par le biais de Genci et ses 7 plateformes régionales :
- Région Normandie : plateforme Criann
- Région Nouvelle Aquitaine : plateforme Snasa
- Région Occitanie : plateforme Calmip
- Région Île-de-France
- Région Grand Est : plateforme Alsacalcul et plateforme Champagne-Ardenne
- Région Auvergne-Rhône-Alpes : plateforme Auvergne-Rhône-Alpes

Retour d’expérience du groupe SIFCOR - Forges de Courcelles -

M. Vincent, présentera l’historique de la simulation dans l’automobile, avec des simulations dynamiques. M. Vincent est ingénieur calcul/simulation du groupe SIFCOR - Forges de Courcelles- ; donc le spécialiste de la simulation numérique appliquée dans le secteur automobile. Ce témoignage lors de la matinale Technologique sera captivant.

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Soutenance PFE à l’antenne de l’UTT à NOGENT. Sandrine Sanchette de l’UTT, Jérôme Vincent des Forges de Courcelles et son apprenti Benjamin Carre étudiant ingénieur MM de l’UTT - 8 juil. 2016

263 entreprises sensibilisés en 2016 : 26 sessions de sensibilisation dans 23 Villes

En 2016, SiMSEO a organisé 26 sessions de sensibilisation dans 23 villes de France et a sensibilisé plus de 260 sociétés aux enjeux, aux technologies et usages de la simulation numérique appliquée aux secteurs de l’ingénierie manufacturière et du BTP. La typologie des participants sont essentiellement des industriels.

La participation à cette session de sensibilisation est gratuite mais l’inscription est obligatoire sur :
http://simseo.fr/inscription/?session=2050

RAPPORT D’ACTIVITÉ TERATEC 2016 en page 14 à 16 du document pdf

contact :

Jocelyn LANUSSE
Chef de Projet Simulation Academy /

Simulation Academy Project Manager
Institut de Recherche Technologique SystemX
8, avenue de la Vauve - CS 90070
91120 PALAISEAU
Phone +33 1 69 08 06 05|Mobile + 33 6 09 92 48 18

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La simulation numérique avec « simseo » n°14
Mercredi 12 avril 2017

La participation à cette session de sensibilisation est gratuite mais l’inscription est obligatoire sur :
http://simseo.fr/inscription/?session=2050

 

Matinale technologique n° 13 : Le contrat Cifre et le crédit d’impôts recherche le 08 mars 2017 à Nogent. La convention industrielle de formation par la recherche

, par christophe Juppin

Matinale technologique n° 13 : Le contrat Cifre et le crédit d’impôts recherche le 06 mars 2017 à Nogent (52800) en Haute-Marne. Vous avez un projet de R&D, vous souhaitez explorer ou améliorer un domaine de compétence scientifique, vous recherchez une rupture technologique : vous pouvez bénéficier d’une aide financière pour recruter un doctorant dont le projet de recherche, mené en liaison avec un laboratoire extérieur, conduira à la soutenance d’une thèse.

La convention CIFRE

Elle associe trois partenaires : une entreprise, un doctorant et un laboratoire de recherche qui assure l’encadrement de la thèse.
L’entreprise recrute en C.D.I. ou C.D.D. de 3 ans un jeune diplômé de grade master, avec un salaire brut minimum annuel de 23 484 euros (1 957 euros par mois), et lui confie des travaux de recherche objet de sa thèse. Elle reçoit de l’Association nationale de la recherche et de la technologie (A.N.R.T.), qui gère les conventions CIFRE pour le compte du ministère chargé de la recherche, une subvention annuelle de 14 000 euros pendant 3 ans
L’entreprise signe avec le laboratoire un contrat de collaboration spécifiant les conditions de déroulement des recherches et les clauses de propriété des résultats obtenus par le doctorant.

Programme :
10h Présentation des dispositifs Cifre par Guilhem FRESCALINE, chargé du développement de la formation doctorale au service Cifre, Association Nationale de la Recherche et de la Technologie
10h40 Présentation par Emilien GUINAUDEAU, responsable de mission chez SOGEDEV
- Le CIR et le statut Jeune Docteur
- Le CIR et la prestation publique
- Exemple de projet public / privé financé par le CIR
11h05 Témoignage de Jacques TSCHOFEN, Chef du service R&D de Manoir Aerospace (groupe Lisi Aerospace)
11h20 Témoignage de Jean-Luc DEGUY et Thibaut PERRIN, Ets DEGUY-CONGE
11h35 Intervention de Frédéric SANCHETTE, responsable de l’antenne UTT de Nogent
11h50 Questions réponses

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Le contrat Cifre et le crédit d’impôt recherche n°13
08 mars 2017

08 mars 2017, de 10h à 12h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°13 « Le contrat Cifre - Conventions Industrielles de Formation par la Recherche et le crédit d’impôts recherche »

Objectifs :
Placer les doctorants dans des conditions d’emploi scientifique
Favoriser les collaborations de recherche entre le milieu académique et les entreprises.

Qu’est-ce que le dispositif Cifre ?
Depuis 1981, le dispositif Cifre (Conventions Industrielles de Formation par la REcherche) subventionne toute entreprise de droit français qui embauche un doctorant pour le placer au cœur d’une collaboration de recherche avec un laboratoire public. Les travaux aboutiront à la soutenance d’une thèse en trois ans.
Il s’agit de préparer des cadres de haut niveau, aguerris à la recherche fondamentale et partenariale ainsi qu’au contexte international, pour compléter les compétences en recherche mais aussi en management des entreprises.

Dopez votre compétitivité en recrutant un doctorant !
Vous souhaitez rester compétitif, améliorer un domaine de compétences déjà existant ? Vous voulez anticiper une obligation réglementaire ? Vous recherchez une rupture technologique ?
Dotez-vous d’un diplômé de grade Master qui, encadré par un scientifique reconnu, vous proposera des solutions concrètes. Vous aurez une visibilité précise des travaux de recherche et vous sécuriserez le temps consacré à la R&D. Vous accéderez aux ressources et aux compétences scientifiques d’un laboratoire public partenaire pour obtenir des résultats de haut niveau.

Un dispositif avantageux
L’ANRT (Agence Nationale de la Recherche et de la Technologie) pour le compte du Ministère chargé de la Recherche verse à l’entreprise une subvention annuelle de 14 000 € pour un salaire d’embauche annuel brut, en CDI ou CDD de 3 ans, au moins égal à 23 484 €.
Comme toute dépense concourant au développement de la R&D d’une entreprise, les coûts restants à charge sont éligibles au Crédit Impôt Recherche (CIR) et donnent lieu à un crédit d’impôt d’au moins 10 595 €. Les dépenses engendrées par la collaboration avec le laboratoire de recherche académique peuvent aussi être éligibles au CIR.

Les dispositifs Cifre se développent !
Depuis 2009, la Direction générale pour l’armement finance les Cifre-Défense, pour des sujets d’intérêt « défense ». L’objectif est de favoriser la recherche partenariale entre les entreprises de l’industrie de la défense et les laboratoires publics de recherche.

Depuis 2016, le programme Cifre/France-Maroc permet à des étudiants marocains de réaliser leur doctorat en France et au Maroc dans le cadre d’un partenariat entre deux laboratoires académiques, l’un français, l’autre marocain, et une entreprise établie en France. Le Ministère chargé de la Recherche et le Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique (CNRST) du Maroc et le Ministère chargé de la Recherche cofinancent le programme de formation doctorale.

CONSEILS POUR PREPARER SON DOSSIER
Travailler le projet de recherche et définir quelques mots-clés utiles pour le repérage des partenaires
Repérer les laboratoires potentiellement intéressants via l’annuaire des laboratoires de recherche (cf. site web de l’ANRT)
Bien sélectionner le candidat avec le laboratoire
Préparer le dossier Cifre en coopération avec le candidat et le laboratoire
Visiter la plateforme de mise en relation des étudiants, des entreprises et des laboratoires
S’inscrire aux RDV « découverte » Cifre – spécial
entreprise et laboratoire, chaque semaine 15 minutes d’entretien téléphonique personnalisé
Délai d’instruction : 3 mois
(sauf difficulté particulière ou dossier incomplet)
Renseignements, conseils, dépôt de dossier
tout au long de l’année sur le site internet
www.anrt.asso.fr

Les conditions d’attribution

- L’entreprise doit être établie sur le territoire français, sans condition de taille ni de secteur d’activité. Les associations et collectivités territoriales sont également éligibles.
- Le candidat doit être titulaire d’un diplôme de grade master et inscrit en formation doctorale, sans condition de nationalité, ni d’âge.
- Le laboratoire de recherche où s’effectuent les travaux doctoraux sur le plan académique est rattaché à une école doctorale. Il peut être un laboratoire étranger, dans le cadre d’une cotutelle avec un établissement français.

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Le contrat Cifre et le crédit d’impôt recherche n°13
08 mars 2017

08 mars 2017, de 10h à 12h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°13 « Le contrat Cifre - Conventions Industrielles de Formation par la Recherche et le crédit d’impôts recherche »

Voir aussi sur le site de l’anrt : le dispositif CIFRE - Conventions Industrielles de Formation par la REcherche

Voir aussi sur le site de la CCI Haute-Marne

Voir aussi sur le site du cluster-nogentech

Voir aussi sur le site yaquoila

téléchargez le dépliant de la Matinale technologique n° 13 : Le contrat Cifre et le crédit d’impôts recherche

Le guide du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) 2017 est publié.
Comment bénéficier du crédit d’impôt recherche / innovation ou obtenir le statut JEI ? le 19 octobre 2017 à Bar le Duc.


Pour en savoir plus :

Priorité à la technologie : Deguy-Conge ne cesse d’innover
Matinale technologique n° 13 : Le contrat Cifre et le crédit d’impôts recherche le 08 mars 2017 à Nogent.
Deguy-Conge affûte ses atouts avec la R&D

 

Contrat Cifre : le bon plan pour innover

, par christophe Juppin

La matinale techno de mercredi 8 mars 2017, à Nogent, méritait assurément meilleure affluence. Son propos, des plus concrets, intéresse directement nombre d’entreprises qui s’ignorent. Il s’agissait des conventions industrielles de formation par la recherche (Cifre). Ce dispositif subventionne une entreprise qui embauche un doctorant pour le placer au cœur d’une collaboration de recherche avec un laboratoire public.

Il s’agit en gros de préparer des cadres de haut niveau. Ce dispositif, deux entreprises du bassin l’ont testé (Forges de Bologne) ou le testent (Deguy Conge). Leur témoignage a donné à cette Matinale un appréciable volet concret.

« C’est la voie royale de l’innovation » a lancé Christophe Juppin (Pôle Techno) pour planter le décor. « Il faut trouver l’équilibre entre l’application dont a besoin l’entreprise et le travail de recherche du doctorant » a poursuivi Frédéric Sanchette (UTT) qui se voulait rassurant pour les entreprises : « le montage du dossier s’avère relativement simple ».

Émilien Guinaudeau, du cabinet spécialisé Sogedev, expliquait comment valoriser un jeune chercheur dans le cadre d’un crédit impôt recherche (CIR). Mais on entrait vraiment dans le vif du sujet avec les représentants des entreprises haut-marnaises ayant un vécu : Jean-Luc Deguy expliquait que son entreprise avait besoin de développer sa recherche et développement pour rattraper et dépasser ses concurrents. Benoît Auclair, son responsable qualité enfonçait le clou : « si on ne fait pas de R&D, notre part de marché va décroître. La solution est donc venue avec Thibaut Perrin. Issu de la 3e promo de l’UTT, lu futur doctorant est employé depuis septembre 2016 chez Deguy Conge. « L’avenir nous confortera dans nos choix » a conclu Jean-Luc Deguy.

Jacques Tschofen prenait le relais pour les Forges de Bologne (Groupe Lisi Aerospace). L’entreprise a déjà accompagné cinq thèses Cifre, notamment autour de recherches sur l’inconel 718. Jacques Tschofen a fort bien résumé la question : il faut 1) un sujet, 2) un encadrant dans l’entreprise, 3) un laboratoire, 4) un candidat doctorant. La conclusion du cadre des Forges ouvrait un débat que connaissent bien des entreprises de notre territoire : « il n’est pas facile de faire venir des doctorants en Haute-Marne ».

Enfin, Guilhem Frescaline, de l’association nationale recherche et technologie (ANRT), a détaillé de manière claire et synthétique les conditions d’éligibilité pour les uns et les autres.

Au terme des échanges, les participants ont pu bénéficier en cadeau d’un “cahier de laboratoire”, document qui permet d’accompagner un projet de recherche.

Contact : c.juppin@haute-marne.cci.fr


18 mars 2017 Dominique Piot

http://economie.jhm-blogs.fr/economie/2017/03/18/contrat-cifre-le-bon-plan-pour-innover/#more-1073


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Le contrat Cifre et le crédit d’impôt recherche n°13
08 mars 2017
 

Rendez-vous de la mécanique : Usinage électrochimique de précision le 02 mars 2017 à Nogent Une alternative à l’usinage, de l’ébauche à la superfinition

, par christophe Juppin

le Cetim organise 2 mars 2017 de 14h30 à 18h, au Pôle Technologique de Nogent (52800) en Haute-Marne, une Demi-journée d’information régionale centrée sur l’Usinage électrochimique de précision (PECM) . Le principe repose sur la dissolution d’un matériau métallique polarisé servant d’anode (positif) dans un milieu électriquement conducteur. L’opération a lieu sans contact et sans influence thermique. Cette technologie devient compétitive pour de nombreux secteurs : l’automobile ou les bavures pourront être supprimées, l’aéronautique avec l’usinage des matériaux difficiles en respectant l’intégrité matière, le médical avec l’obtention de très bons états de surface..

Les «  rendez-vous » du Cetim sont des demi-journées d’information régionales gratuites centrées sur des problématiques industrielles des acteurs locaux. Organisées en concertation avec la Fédération des industries mécaniques (FIM) et les syndicats professionnels, elles permettent de présenter l’essentiel des résultats des travaux d’intérêt collectif, de recueillir l’avis des participants et de prendre en compte leurs demandes.

Rendez-vous de la mécanique : Usinage électrochimique de précision organisé le 2 mars 2017 de 14h30 à 18h, au Pôle Technologique de Haute-Champagne, rue Lavoisier à Nogent (52800).

L’abréviation PECM signifie "Präzise Elektrochemische Metallbearbeitung" (usinage électrochimique de précision)

Le principe de l’usinage électrochimique de précision (PECM) repose sur la dissolution d’un matériau métallique polarisé servant d’anode (positif) dans un milieu électriquement conducteur. Il se passe alors une électrolyse avec dissolution ionique de l’anode (la pièce) après chaque impulsion électrique. La cathode (l’électrode) ne subit aucun enlèvement de matière, mais un gaz d’hydrogène apparaît. L’opération a lieu sans contact et sans influence thermique.

À l’issue de l’étude (rapport performances 9Q236) mené sur différents matériaux, il s’avère que l’usinage électrochimique par vibration et courant pulsé, avec un gap régulé, présente un intérêt certain et des perspectives intéressantes pour la fabrication de certaines empreintes de moules et d’outillages très durs et précis pour la frappe à froid par exemple. « Les résultats obtenus sont très bons que ce soit au niveau de la qualité (précision), du délai (vitesse et temps) ou du coût de fabrication », indique Stéphane Guérin du Cetim.

L’usinage électrochimique de précision (PECM) peut donc être une alternative intéressante à l’électroérosion par enfonçage (EDM).

L’électroérosion, appelée aussi EDM (electrical discharge machining), est un procédé d’usinage qui consiste à enlever de la matière dans une pièce en utilisant des décharges électriques.

En amortissant l’électrode et les outillages sur de grandes séries, cette solution devient compétitive pour la réalisation d’outillages. Élément supplémentaire, l’état de surface est de bonne qualité et le polissage peut être fortement réduit tout en augmentant la durée de vie de l’outillage.

Au-delà de ces aspects, l’usinage électrochimique permet de travailler quasiment tous les métaux. Il n’y a pas de limite de dureté. Du fait de la rupture ionique de la matière, il n’y a aucune incidence thermique sur la structure métallique usinée. Il n’y a pas de microfissure, de surface blanche ni de contrainte mécanique.

De ce fait, de nombreux secteurs vont être concernés par cette technologie : l’automobile ou les bavures pourront être supprimées, l’aéronautique avec l’usinage des matériaux difficiles en respectant l’intégrité matière, le médical avec l’obtention de très bons états de surface directement. « Bien d’autres applications sont encore à investiguer et à découvrir comme la texturation de surface ».

La technologie PECM pour :

- La réalisation des pièces complexes

- Des outils de production flexibles

- L’amélioration des états de surface

… Et la réduction du temps de production

Programme

- Accueil des participants par Philippe Thoquenne, délégué régional du Cetim

- Présentation de l’Amics-E&PI, syndicat des mécaniciens de l’usinage et des machines spéciales, par Fabrice Chevaleyre

- Présentation de la technologie d’Usinage PECM, par Stéphane Guérin

- Principe et innovation

- Présentation des marchés et de l’offre machines, par Yann Ehrlich

- Les cas d’applications traités sur la plateforme Cetim, par Stéphane Guérin

- Présentation de la plateforme PECM : caractéristiques, Applications, outillages (moule, forge, découpe, frappe…) de pièces aéronautiques, médicales, automobiles : texturation et polissage … Bilan technique

- Témoignage d’un utilisateur de la technologie, par Fabien Rylko

- Applications et retours d’expériences

- Les avantages et les limites de la technologie PECM, par Stéphane Guérin

- Débat et réponses aux questions des participants.

À l’issue de la réunion, un cocktail permettra de poursuivre les discussions.

Lieu et date :
Nogent 52800
au Pôle Technologique de Haute-Champagne
Le jeudi 02 mars 2017
organisé par le Cetim et la FIM

Votre correspondant :
Philippe Thoquenne
Tél. : 03 44 67 35 16
Mail : philippe.thoquenne@cetim.fr

inscrition gratuite mais obligatoire sur :

http://www.cetim.fr/fr/Formulaires/RVM-2-mars-2017-a-Nogent-inscription/(sobj_id)/108483

http://www.cetim.fr/Actualites/En-France/A-la-une/Usinage-electrochimique-de-precision-une-alternative-credible

 

Nos précédentes et futures Matinales Technologiques

, par christophe Juppin

La CCI Haute-Marne a mis en place des rendez-vous bimestriels d’information thématique pour présenter les technologies clés sur des segments stratégiques de notre économie. Ces technologies peuvent susciter l’émergence de projets et dynamiser la culture de l’innovation dans les entreprises.

C’est dans le contexte actuel d’évolutions technologiques rapides, que nos rendez-vous bimestriels sont organisés pour présenter les développements technologiques, les technologies clefs et les transitions technologiques en cours.

Autour d’un petit-déjeuner, les entreprises sont invitées à participer à des séances d’information dont le thème change tous les 2 mois.

Ces rendez-vous, intitulés "Matinales technologiques", sont proposés pat le Pôle technologique Sud-Champagne, en partenariat avec Haute-Marne Expansion, l’UTT, le cluster Nogentech, et avec le soutien du GIP Haute-Marne.

Nous souhaitons aider les entreprises à mieux se positionner sur les rails du développement :
• Promouvoir la démarche d’innovation dans les entreprises.
• Proposer des technologies validées en faisant concorder le développement scientifique et les savoir-faire de la recherche publique et privée avec les besoins des marchés socio-économiques.
• Accompagner le processus de maturation et susciter le transfert de technologies dans les entreprises.

C’est ce que propose le Pôle technologique de Nogent, la CCI Haute-Marne en partenariat avec Haute-Marne Expansion et le cluster Nogentech, et avec le soutien du GIP Haute-Marne.

Les Matinales technologiques ont lieu dans l’amphithéâtre de l’antenne de l’UTT, au pôle technologique Sud-Champagne de Nogent, en Haute-Marne.


Ci-dessous nos précédentes Matinales technologiques


PDF - 1.7 Mo
Quels partenaires et aides pour innover ? n°1
Mardi 24 juin 2014, de 08h à 10h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°1 « Quels partenaires et aides pour innover ? »

PDF - 393.2 ko
Matinale technologique « Fabrication additive » n°2
Mardi 23 septembre 2014, de 08h à 10h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°2 « Fabrication additive. L’impression 3D a conquis les entreprises »

PDF - 2.1 Mo
Propriété intellectuelle, comment protéger vos innovations ? n°3
Mardi 18 novembre 2014, de 08h à 10h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°3 « Propriété intellectuelle, comment protéger vos innovations ? »

PDF - 3.4 Mo
Matinale technologique Robotique, l’adopter, l’adapter, l’améliorer n°4
Jeudi 05 février 2015, de 08h à 10h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°4 « Robotique, l’adopter, l’adapter, l’améliorer. »

PDF - 436.2 ko
Matinale technologique « Lean Manufacturing et Kaizen » n°5
Jeudi 02 avril 2015 , de 09h à 11h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°5 « Lean Manufacturing et Kaizen »

PDF - 415.9 ko
Matinale technologique « Actualité de la R&D dans la fabrication des dispositifs médicaux » n°6
Mardi 19 mai 2015, de 10h à 12h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°6 « Actualité de la R&D dans la fabrication des dispositifs médicaux »

PDF - 1.9 Mo
Matinale technologique Maîtrise de l’énergie n°7
Mercredi 23 septembre 2015 à Nogent 52800 Matinale technologique n°7 « Maîtrise de l’énergie pour optimiser ses consommations »

PDF - 5 Mo
TRIZ, un outil d’innovation n°8
23 février 2016, de 10h à 12h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°8 « TRIZ, un outil d’innovation » https://www.youtube.com/watch?v=vKUzYvNy8Yg

PDF - 4.8 Mo
Matinale technologique Les objets connectés n°9
Mercredi 13 avril 2016 à Nogent 52800 Matinale technologique n° 9 « Les objets connectés dans tous les secteurs industriels et dans la vie courante »

PDF - 4.4 Mo
Mettez des agro-ressources dans vos composites n°10
11 mai 2016, à Nogent Matinale technologique n°10 « Mettez des agro-ressources dans vos composites »

PDF - 1.5 Mo
3 conférences sur le design graphique dans l’industrie n°10 bis
17 juin 2016, de 14h à 17h, à Chaumont, Après-midi technologique n°10 bis « 3 conférences sur le design graphique »

PDF - 2 Mo
La précision robotique au service de la finition n°11
21 septembre 2016, de 10h à 12h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°11 « La précision robotique au service de la finition »

PDF - 1 Mo
Technologies des poudres métalliques, céramiques et polymères n°12
29 nov. 2016

PDF - 777.3 ko
Le contrat Cifre et le crédit d’impôt recherche n°13
08 mars 2017

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La simulation numérique avec « simseo » n°14
Mercredi 12 avril 2017

PDF - 930.3 ko
La propriété industrielle pour mon entreprise n°15
Mercredi 14 juin 2017, à Nogent 52800, Matinale technologique n°15 « La propriété industrielle pour mon entreprise »

PDF - 883.2 ko
Matinale technologique n°16 : La robotique du futur : Robotique collaborative et Robotique mobile
Mercredi 18 octobre 2017

PDF - 836.4 ko
Matinale technologique n°17 : Traitements thermiques et traitements thermochimiques des matériaux métalliques
Mercredi 22 novembre 2017

PDF - 3 Mo
Matinale technologique n°18 : Cybersécurité
Mardi 12 décembre 2017 à Nogent

PDF - 1.4 Mo
Matinale technologique n°19 : Les technologies de Forge

PDF - 1.4 Mo
Matinale technologique n°20 : Les technologies 2 en 1 : Fabrication additive et usinage

PDF - 4 Mo
Matinale technologique n°21 : « L’Industrie du Futur : de quoi s’agit-il ? comment s’engager dans la démarche ? »

- Mercredi 18 octobre 2017 , de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°16 « Robotique »

- Mercredi 22 novembre 2017, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°17, « Traitements thermiques et traitements thermochimiques des matériaux métalliques » avec Christine DERAMAIX et Frédéric SANCHETTE : des principes aux applications .

- Mardi 12 décembre 2017, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°18, « cyber sécurité » CRCI Grand Est site de châlons-en-Champagne

Nos prochaines Matinales Technologiques :


- Mardi 06 février 2018, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°19, « Les technologies de Forge » Alexandre POINTARD du Cetim Metz

- Mercredi 11 avril 2018, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°20 « les nouvelles technologies 2 en 1 : Fabrication additive et usinage »

- Mercredi 16 mai 2018, de 10h à 12h, à Nogent 52800 : Matinale technologique n°21 « L’industrie du futur » Amphithéâtre UTT du Pôle Technologique à Nogent


Pour en savoir plus :

- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »