HDPR (Andelot) : Dr Housse ou l’éloge de la polyvalence

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Christophe Bernaud est un cas. Il est discret. Il travaille - pour l’instant – chez lui, à Andelot, il ne fait pas de bruit ; et pourtant, il exporte partout dans le monde : Chine, Japon, Amérique du Nord etc.


À 40 ans, originaire de Chaumont, ce garçon a eu plusieurs vies professionnelles : dans l’informatique, dans la robotique. Et lorsqu’il ne sait pas quelque chose, ses neurones bien rangés se débrouillent pour trouver l’information, quelle que soit la langue de l’interlocuteur, pour en faire un client satisfait.

Christophe Bernaud fabrique et commercialise des housses de protection pour les robots industriels. Que du sur-mesure.

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Christophe Bernaud fabrique et commercialise des housses de protection pour les robots industriels. Photo : Dom Piot

Les robots industriels présentent plusieurs caractéristiques intéressantes : tous sont différents. Il faut les protéger de toutes sortes d’agressions liées au milieu dans lequel ils travaillent : de l’huile, de l’acide, du chaud, du froid etc. Un robot installé dans une chambre froide doit être maintenu à une température positive pour que son lubrifiant ne se fige pas. Il lui faut un “petit manteau” qui l’habille d’air chaud et prévienne toute fuite d’huile, de peinture ou de quoi que ce soit sur les aliments qui l’entourent. Chaque cas est unique. Pour chaque cas, Christophe Bernaud cherche et propose une solution. Les tissus sont adaptés : kevlar, PVC, certifiés agroalimentaire ou ignifugés etc.

À l’aide d’un logiciel professionnel, Christophe Bernaud modélise en 3D la housse idéale. Il obtient ensuite un fichier en 2D (à plat) qu’il imprime sur un traceur. Le patron sert à la découpe du tissu qui est cousu ou soudé à l’air chaud.

Dit comme ça, tout paraît simple. Si ça l’était, il y aurait sans doute plus que dix fabriquant dans le monde. Il fait partie des dix. Or, dans l’atelier andelotien, ils ne sont que deux : une salariée et lui.

Lorsqu’il s’est installé, en janvier 2015, il a investi près de 100 000 euros. Il a rassuré les banquiers, avec son expertise, et convaincu le GIP et Haute-Marne Initiative de le suivre.

Christophe Bernaud est polyvalent : à lui tout seul, il fait le commercial, le bureau d’études et l’installateur.

HDPR sera naturellement présent au Salon des savoir-faire industriels qui aura lieu les 15 et 16 juin au Cosec à Nogent.


Publié par Dominique Piot le mardi 24 mai 2017 en page 7 "JHM Economie" dans Le Journal de la Haute-Marne

Pour en savoir plus :

- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Biocetis (Nogent) se substitue à l’os
- HDPR (Andelot) : Dr Housse ou l’éloge de la polyvalence

La 6e édition du Salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne se déroulera à Nogent, au Cosec, les 15 et 16 juin 2018. 70 entreprises seront présentes, dont 15 start-up parmi les plus performantes des deux grandes régions. On peut citer les locales comme Biocetis, 3A ou HDPR (qui fabrique des housses pour robots), mais aussi RB3D à Monéteau dans l’Yonne, fabricant d’Exosquelette, Needabot à côté de Châlons-en-Champagne, qui utilise des robots pour assister les personnes âgées, et...
À cette occasion le cluster Nogentech lancera un nouveau logo pour valoriser le territoire de Haute-Marne dans la French Tech. Les entreprises qui ne sont pas dans le médical ne seront pas oubliées.

 

Biocetis (Nogent) se substitue à l’os

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Née en 2001 à Berck-sur-Mer, Biocetis s’installe à Nogent en 2012. La société, dont le siège est à Salon-de-Provence, compte deux salariés qui jouissent d’une grande autonomie dans la gestion de l’entreprise.


Biocetis (Nogent) sera une des start-up en vue lors du prochain Salon des savoir-faire de Nogent.

Biocetis produit deux gammes de produits : des poudres à base de phosphate de calcium et des substituts osseux macroporeux. Dans les deux cas, il s’agit de mettre à la disposition des chirurgiens ou des fabricants d’implants orthopédiques une matière qui se substitue à l’os.

Les poudres sont notamment utilisées pour la projection par torche plasma ou encore l’impression 3D, qui se développe. Les substituts osseux, aux formes simples, sont notamment destinés aux chirurgies dentaires, orthopédiques ou du rachis.

Poudres et substituts osseux ont des caractéristiques spécifiques à leur composition. La “matière” peut mettre ainsi entre 5 et 20 ans pour être totalement remplacée par de l’os “vrai” (produit par l’organisme).

Les principaux clients ne sont jamais des chirurgiens ou des hôpitaux mais des entreprises comme Biotech Ortho ou Biotech Dental.

Biocetis a acquis dans le monde médical une solide réputation, assise notamment sur la pureté des produits. Ils sont de “classe 3”, c’est-à-dire implantables dans le corps humain. Ils sont appréciés pour leur bio compatibilité.

Tous les procédés utilisés par Biocetis ont été validés par un organisme certificateur.
La start-up est bien sûr équipée de machines particulièrement pointues. Elle utilise notamment un diffractomètre des rayons X qui permet de vérifier la pureté de la poudre produite.




Publié par Dominique Piot le mardi 24 mai 2017 en page 7 "JHM Economie" dans Le Journal de la Haute-Marne

Pour en savoir plus :

- la filière du Médical en Haute-Marne
- Le cluster Nogentech
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Le médical, un marché porteur pour les PME
- Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Biocetis (Nogent) se substitue à l’os
- HDPR (Andelot) : Dr Housse ou l’éloge de la polyvalence

La 6e édition du Salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne se déroulera à Nogent, au Cosec, les 15 et 16 juin 2018. 70 entreprises seront présentes, dont 15 start-up parmi les plus performantes des deux grandes régions. On peut citer les locales comme Biocetis, 3A ou HDPR (qui fabrique des housses pour robots), mais aussi RB3D à Monéteau dans l’Yonne, fabricant d’Exosquelette, Needabot à côté de Châlons-en-Champagne, qui utilise des robots pour assister les personnes âgées, et...
À cette occasion le cluster Nogentech lancera un nouveau logo pour valoriser le territoire de Haute-Marne dans la French Tech. Les entreprises qui ne sont pas dans le médical ne seront pas oubliées.

 

Acquisition pour un nouveau développement de M-Optics le 11 mars 2018

, par christophe Juppin

La société V-Optics, filiale de M-Optics, a repris la société VISUOL Technologies le 11 mars 2018. V-Optics perpétue ainsi dans la Région Grand Est l’expertise acquise par VISUOL Technologies dans le contrôle d’aspect des surfaces, notamment transparentes et réfléchissantes.


Reprise de l’activité de la société VISUOL Technologies céée en 1994 à Metz ( siret 394 900 153 00047) - www.visuol.com - par la société V-Optics, filiale de M-Optics à Mulhouse (siret 532 359 353 00010) - www.m-optics.com - qui propose des systèmes de vision sur mesure et des solutions de contrôle standard pour tous les professionnels et industriels du verre de lunette.

- M-Optics poursuit ses activités d’étude, de conception et de commercialisation d’instruments de mesure et de contrôle de haute précision auprès des professionnels de l’optique ophtalmique : médecins ophtalmologues, opticiens et fabricants de verres correcteurs.

- V-Optics perpétue l’ expertise acquise par VISUOL Technologies dans le contrôle d’aspect des surfaces, notamment transparentes et réfléchissantes.

La complémentarité des activités et technologies utilisées, ainsi que la synergie naturelle de M-Optics et VISUOL Technologies, avaient déjà conduit ces dernières à mutualiser des développements dans le domaine des verres ophtalmiques. Le regroupement des équipes dans les mêmes locaux permet d’accroître cette synergie.

Ensemble, M-Optics et V-Optics ont pour objectifs de fournir :

- Des équipements automatiques de métrologie et de contrôle aux professionnels de l’ophtalmie au sens le plus large (médecins, opticiens, fabricants de lentilles implantables, de lentilles de contact ou de verres ophtalmiques)

- Des solutions sur mesure aux industriels confrontés au contrôle fonctionnel et esthétique des surfaces réfléchissantes et des matériaux transparents, comme les vitrages, les plastiques et composites automobiles par exemple.

En intégrant l’expertise de « VISUOL » dans V-Optics, M-Optics a vu l’opportunité de consolider sa spécialité, la métrologie des matériaux transparents et brillants, par la complémentaire caractérisation de l’état de surface de ces mêmes matériaux.
Le nom commercial VISUOL ainsi que les marques QualiLENS, QualiSENSOR et QualiSURF sont donc à présent exploitées par la société V-Optics, qui a aussi intégré le personnel technique et scientifique hautement qualifié dans le but d’offrir aux clients et partenaires une continuité de services et bien plus encore…

Moreno LUCCHESI,
Président des sociétés M-Optics SAS et V-Optics SAS
V-Optics SAS
ZAC Mermoz - « Espace Mermoz »
10, rue du 11ème Régiment d’Aviation
F - 57155 MARLY
06 07 16 38 39
www.visuol.com - info@visuol.com


Pour en savoir plus :

- LORnTech : Axelle Lemaire et Christian Eckert le 9 octobre 2015 à TCRM-Blida bâtiment Totem de Metz
- LORnTECH Philippe Hénaux : Conjuguer le présent au futur...
- LORnTECH : Le numérique lorrain cherche encore ses « Licornes » en juin 2016
- 11 novembre 2016, Le Paddock , bâtiment totem à Nancy, exemple à suivre
- En décembre 2016, Visuol traque les défauts de surface
- Acquisition pour un nouveau développement de M-Optics le 11 mars 2018

 

Comment la Technopole de l’Aube réussit à attirer des projets innovants Avec l’aide des business angels locaux et de bpifrance, la Technopole de l’Aube amorce une dizaine de projets innovants par an.

, par christophe Juppin

La technopole de Champagne a rodé, depuis 2002, une stratégie pour capter des start-up exogènes à son petit territoire. D’ici à cinq ans, elle veut créer des incubateurs dédiés aux secteurs de ses partenaires grands comptes : l’optique, le tourisme ou le textile.


Comment générer de l’innovation sur un territoire trop petit pour compter uniquement sur les créations locales de start-up ? C’est le défi que tentent de relever les animateurs de la Technopole de l’Aube, en périphérie de Troyes. Pour devenir attractive, la structure a eu l’idée d’organiser dès 2002, ce qui était alors précurseur, un événement baptisé « week-end Plug & Start ».

Aujourd’hui, entre 500 et 700 dossiers lui parviennent chaque année, mais seulement une vingtaine sont sélectionnés. Les créateurs sont accompagnés dans le montage de leur projet, qu’ils exposent à une centaine d’experts du droit, du design, du capital-risque, des business angels... C’est aussi l’occasion pour eux d’avoir accès aux dirigeants des grandes entreprises partenaires de l’opération, comme Michel Akoum, président de Novoferm France, ou Didier Papaz, PDG d’Optic 2000. « Nous parvenons ainsi à capter 5 à 7 projets exogènes à chaque édition  », se félicite Francis Bécard, directeur de la Technopole. En recourant aux 25 membres du club des business angels locaux et à bpifrance, 1 million d’euros est levé en moyenne par an pour amorcer une dizaine de projets.

Des ambassadeurs du territoire

Cette stratégie a déjà produit de belles réussites, à l’instar du fabricant de prothèses médicales LDR Médical, fondé par des Haut-Marnais, racheté en juin 2016 pour 880 millions d’euros par l’américain Zimmer Biomet. Dans un autre registre, Q°emotion, spécialisé dans l’analyse des émotions, a levé 500.000 euros en septembre dernier, auprès du fonds Seed4Soft et de bpifrance. Désormais, l’objectif de la Technopole de l’Aube est de parvenir, d’ici à cinq ans, à créer des incubateurs dédiés aux secteurs couverts par ses partenaires grands comptes : l’optique, le tourisme, le textile... « L’objectif est bien sûr de fixer les entreprises, mais aussi de créer des ambassadeurs du territoire », insiste le directeur.

LA STRATEGIE
Date de création : 1998
Président : Jacques Rigaud
Effectif : 10 personnes
Secteur : valorisation

Guillaume Roussange

Publié le 20 février 2018 par Guillaume Roussange dans https://www.lesechos.fr/

crédit photo - Didier Guy © Les Echos


Pour en savoir plus :

- LDR Médical en 2008, l’innovation dans les gènes
- Meilleur espoir de l’innovation industrielle en région à LDR Médical le 22 mars 2013
- La biotech LDR Medical passe sous le contrôle de l’américain Zimmer Biomet en juin 2016
- LDR Medical : de Troyes à New-York, l’histoire d’une success story française
- Après le milliard, la nouvelle vie rock de l’entrepreneur Christophe Lavigne
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés
- Team 3A aux manettes
- Les trois « indispensables » pour séduire un business angel
- 100% connecté en Haute-Marne
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique en visite à Troyes le 23 mars 2018

 

Interview de Lucile Peuch, Directrice Générale d’Hocaro

, par christophe Juppin

La rédaction SilverEco.fr est allée en avril 2017 à la rencontre de Lucile Peuch, Directrice Générale d’Hocaro, une startup créée à Châlons-en-Champagne qui répond aux problématiques de l’aide à la personne grâce à des robots de type semi-humanoïdes et humanoïdes. Lucile Peuch revient sur l’état d’avancement des projets, sur ce sur quoi l’entreprise travaille et sur ce que Zeli, la petite robote, est capable de faire à l’heure actuelle…


Rédaction SilverEco : Où en êtes-vous dans le développement de votre logiciel et sur quoi avez-vous avancé depuis votre création ?

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Lucile Peuch DG d’Hocaro et le robot Zeli
© Christophe Manquillet

Lucile Peuch : Depuis la création de la société, Hocaro a beaucoup évolué. Nous avons eu l’occasion de rencontrer des instituts accueillant des personnes en situation de handicap et des personnes âgées sur des salons.

Ces rencontres nous ont permis de confronter nos idées face au public mais surtout, de comprendre quels étaient les réels besoins et les envies de ces personnes.

Grâce à ces entrevues, nous avons pu définir les applications que nous pouvions développer en premier et ce sur quoi nous souhaitions travailler.

Nous avons donc défini 4 solutions :

- accompagner une personne à sa chambre,
- porter un verre d’eau,
- détecter une chute,
- et enfin, jouer et stimuler les résidents.

Pour être capable d’intégrer ces solutions, nous avons travaillé pendant les derniers mois sur un dispositif nous permettant d’intégrer rapidement nos développements et sur les premières applications de stimulations.

Nous présenterons pour la première fois en mai 2017, lors d’Innorobo le salon européen de la robotique, notre application !

Rédaction SilverEco : Quelles sont les choses que votre robot est capable de faire actuellement ?

Lucile Peuch : Nous travaillons actuellement sur un robot nommée Zeli. Il s’agit d’un robot de type semi-humanoïde créé par la société Cybedroïd basée à Limoges. Ce robot possède donc des bras, une tête et un buste mais n’a pas de jambes, il se déplace sur des roues.

Zeli est capable de se promener de manière autonome (ndlr : pour distribuer des petits fours par exemple), de répondre à des questions simples comme « Quelle est la météo à Châlons en Champagne ?  », de prendre des photos… Il est également possible de la promener par la main.

Rédaction SilverEco : Quels seraient les services que Zeli pourrait rendre par la suite ?

Lucile Peuch : Nos robots sont actuellement destinés aux maisons de retraite, EHPAD, instituts d’accueil pour personnes handicapées, hôpitaux… Nous travaillons donc d’abord sur des solutions qui pourraient s’intégrer dans ces environnements. Nous avons pour vocation de créer des applications pour le domicile mais dans un avenir plus lointain.

Avec cette idée en tête, nous avons discuté avec des infirmiers, des aides-soignants, des résidents qui nous ont indiqué les idées qu’ils avaient. C’est ainsi que nous sommes arrivés aux applications donc je parle plus haut.

Nous annoncerons les premiers jeux de stimulation sur Innorobo et nous pensons proposer la détection de chute d’ici la fin de l’année par exemple.

Raccompagner une personne à sa chambre est très complexe et nous commençons à travailler sur ce sujet avec un laboratoire de Paris ; porter un verre d’eau est une tâche complexe pour un robot n’étant actuellement pas « waterproof » !

Rédaction SilverEco : Vous annoncez rechercher des partenaires, de quel type de partenaire parlez-vous ? Quel type de partenariat ?

Lucile Peuch : Nous souhaitons poursuivre sur notre lancée et concevoir nos applications en partenariat avec les futurs utilisateurs. Nous cherchons donc des instituts, des maisons de retraite, des EHPAD, qui souhaiteraient faire partie de l’aventure et qui nous permettraient de penser nos solutions avec eux mais surtout de les tester avec les résidents, les infirmiers, aides-soignants, personnel de ménage…

Nous avons besoin d’établissements motivés par l’idée qui souhaiteraient inclure leur personnel et leurs résidents dans l’aventure.

Nous travaillons par étape. Nous proposons d’abord de rencontrer les personnes souhaitant porter le projet, puis nous proposons de rencontrer les équipes afin de les sensibiliser à notre travail et aux robots.

Nous travaillons ensuite à décider quels résidents seraient aptes à rencontrer les robots et à participer aux tests. Nous essayons d’avancer à petits pas pour que tout le monde puisse prendre ses marques.

Rédaction SilverEco : Quels sont les termes de ces partenariats ?

Lucile Peuch : Nous proposons des partenariats différents en fonction des besoins et des envies des instituts, ceux-ci peuvent être longs (3 ans) ou courts sur quelques essais tout dépend bien sur des souhaits des établissements.

Les instituts peuvent communiquer sur le projet en tenant compte de certains paramètres de confidentialité (tous les tests ne peuvent être annoncés publiquement lors de leur déroulement). Les partenariats ne sont pas exclusifs, les instituts comme Hocaro peuvent travailler sur d’autres projets en parallèle.

Nous proposons enfin de travailler avec des laboratoires ou d’autres organismes en fonction des demandes d’applicatifs faites par les établissements.

Nous sommes bien évidemment ouverts à toutes propositions et nous nous adaptons aux besoins de nos futurs partenaires !

Publié le 11 avril 2017 dans www.silvereco.fr

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L’équipe d’Hocaro au grand complet, à la pépinière de l’Ensam, le 03 février 2017. (© l’Hebdo du Vendredi)

Vidéo posté le 31 mai 2017 par Pierre Thouverez dans Informatique et Numérique


Pour en savoir plus :

- LDR Médical en 2008, l’innovation dans les gènes
- Meilleur espoir de l’innovation industrielle en région à LDR Médical le 22 mars 2013
- LDR Medical : de Troyes à New-York, l’histoire d’une success story française
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés
- Team 3A aux manettes
- Les trois « indispensables » pour séduire un business angel
- 100% connecté en Haute-Marne
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien
- Interview de Lucile Peuch, Directrice Générale d’Hocaro
- Hocaro devient Needabot en septembre 2017 !

 

L’appli mobile lorraine RailZ veut prendre la SNCF de vitesse

, par christophe Juppin

Séduite par RailZ, l’appli lorraine d’information collaborative réservée aux usagers du rail, la SNCF a repris l’idée à son compte... La guerre est déclarée.

C’est David contre Goliath. La petite start-up nancéienne, RailZ, fondée il y a un peu plus d’un an par trois étudiants de l’Epitech, Jonathan Jean, Corentin Grandmaire et Marceau Tonelli, a débuté un bras de fer avec la SNCF. En jeu : le développement d’une application de trafic et de navigation communautaire enrichie des commentaires, à chaud, des usagers du rail, pour une information fiable et en temps réel sur tout le territoire français.

Un premier prix…

Mise en service en juillet 2017, l’appli RailZ a, en six mois, fédéré une communauté de près de deux mille voyageurs de la ligne Nancy-Luxembourg, très active sur les réseaux, et qui s’est largement impliquée dans l’enrichissement de commentaires faute de communication officielle.

Dans un contexte d’ouverture prochaine du marché du rail à la concurrence, réinventer l’information voyageurs est devenu une priorité pour la SNCF et son PDG Guillaume Pepy. Pour ce faire, la société a sollicité, fin 2017, ses équipes mais aussi des start-up sous la forme d’un appel à projets lancé en novembre 2017.

Six projets ont été primés. RailZ s’est démarquée et a remporté le premier prix (catégorie Start-up). « C’était quelque chose d’important pour nous que d’être plébiscités par la SNCF  », admet Jonathan Jean.

… et puis un contre-projet SNCF…

Mais l’état de grâce ne va que peu durer pour les trois étudiants. « Guillaume Pepy a fait savoir en début de mois que la SNCF allait développer son propre projet et lancer son application fin janvier 2018. »

Qu’à cela ne tienne, les jeunes Nancéiens, qui travaillent sur fonds propres depuis le début de l’aventure, veulent jouer la montre et prendre de vitesse la société emblématique française en reconfigurant RailZ pour l’ensemble du territoire (TER, TGV et Francilien). Soit, potentiellement, plusieurs millions d’usagers. «  Il est important que la SNCF ne soit plus la seule à contrôler les informations ferroviaires et les statistiques. Notre positionnement est simple, il se résume en quatre mots : collaboration, gratuité, transparence et indépendance  », insiste Jonathan Jean.

… « moins intuitif »

Mais contre toute attente, la SNCF, sous pression, a dégainé la première. En service depuis le 11 janvier, l’appli collaborative SNCF apparaît « beaucoup moins intuitive que RailZ ». Et le Nancéien de reprendre : «  Son utilisation est plus complexe, elle n’est pas en accès direct. Cela nécessite de transiter par le tableau des départs de chaque gare. » Un lancement effectué «  à la va-vite » selon Jonathan Jean, mais qui pourrait n’être qu’une première version tant celle-ci n’est pas aboutie. Le temps presse pour les développeurs lorrains, la version étendue de RailZ, entièrement reconfigurée pour supporter une charge utilisateurs de plusieurs millions, sera effective «  fin janvier 2018  ».

Catherine ROEDER


photo : Jonathan Jean et ses deux camarades de promo ont reconfiguré leur appli RailZ pour couvrir le réseau national. Photo Pierre HECKLER

Publié par Catherine ROEDER le 13 janvier 2018 dans www.republicain-lorrain.fr

Publié par Nicolas Sabba le mardi 23 janvier 2018 sur www.francebleu.fr
Jonathan Jean, un des fondateurs de l’application RAILZ © Radio France - Nicolas Sabba


Pour en savoir plus :

- Le cluster Nogentech
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés
- Team 3A aux manettes
- Le cluster Nogentech
- La Fabrik du Sport qualifiée le 25 juillet 2016, bientôt médaillée ?
- CINESTIC : Cluster Image et Numérique dans la French Tech, un écosystème créateur d’emplois
- LORnTECH : Philippe Hénaux : Conjuguer le présent au futur...
- La French Tech Alsace a accueilli Guillaume Hert, son coordinateur, le 15 mars 2017 !
- Elisabeth Lecq rejoint la French Tech Alsace le 03 avril 2017
- Anastasia Grabarz, nouvelle co-référente #HealthTech de la French Tech Alsace
- Alsace BioValley : Nomination du Secrétaire National du réseau #HealthTech : Guillaume FACCHI le 23 ‎novembre ‎2016 à Paris-Bercy
- Huit entreprises du Grand Est au CES de Las Vegas du 9 au 12 janvier 2018 !

 

La prothèse urinaire de Patrick Sangouard, chercheur-trouveur, annoncée le 13 mai 2017

, par christophe Juppin

Patrick Sangouard a développé un sphincter urinaire miniature pour lutter contre les problèmes d’incontinence urinaire.

Patrick Sangouard est venu participer au concours "la start’up est dans le pré" les 13 et 14 mai 2017, organisé par l’agglomération de St Dizier, la CCI Haute-Marne et ses partenaires.

Il a été pendant trente sept ans enseignant chercheur à l’ Ecole supérieure d’ingenieurs en électronique et électrotechnique (e.s.i.e.e) à Marne-la-vallée.

Il a eu la chance de passer souvent du statut de chercheur au statut de trouveur. Il a déposé onze brevets dans différents domaines scientifiques notamment dans celui des dispositifs médicaux et les prothèses.

Il a mis au point un sphincter urinaire miniature pour lutter contre les problèmes d’incontinence urinaire.

Ce dispositif est facilement implantable dans le corps humain. Il est monobloc, de très petite dimension, il fonctionne à vie, n’a pas besoin d’énergie externe, n’utilise pas de fluide extérieur pour le faire fonctionner, ne provoque pas de nécrose de l’urètre. Cette très petite prothèse urinaire est bien tolérée. Mais aucune autre information n’a été communiquée ni exposée.

Patrick Sangouard est venu en Haute-Marne à la rencontre des entreprises du territoire Sud-champagne spécialisées dans les dispositifs médicaux. Le cluster Nogentech lui fait bénéficier de ses réseaux, notamment le réseau thématique "Health Tech" et des accélérateurs associés.

Il apprécie l’accompagnement local de son projet, beaucoup plus personnalisé et réactif qu’en région parisienne.

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JHM du mardi 16 mai 2017 Dominique Piot


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La start’up est dans le pré à Saint Dizier - 2017


Prévalence de l’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire se définit par une perte accidentelle ou involontaire d’urine. L’ensemble des spécialistes s’entendent pour évaluer à plus de 3 millions en France le nombre de personnes sujettes à des épisodes d’incontinence urinaire.

La prévalence de l’incontinence urinaire est estimée à environ 5 % dans la population générale. Cette prévalence est largement supérieure chez les personnes âgées de plus de 65 ans : 49 à 77 % des personnes hospitalisées ou vivant en établissement médico-social seraient atteintes par la maladie.
On croit souvent qu’il s’agit d’une maladie du 3 ème voire du 4 ème âge, or le pic de survenue de l’incontinence urinaire d’effort survient entre 45 et 65 ans et 13 % des femmes concernées ont entre 18 et 23 ans

La prévalence s’apprête logiquement à augmenter, dans la mesure où la proportion des personnes de plus de 65 ans va s’accroître de manière marquée au cours des prochaines décennies.
Les 3/4 des personnes souffrant de fuites urinaires ou d’incontinence urinaire sont des femmes. En effet, 20 % des femmes de plus de 40 ans souffriraient de tels troubles. Au rang des responsables, on compte notamment les maternités (gros bébés, maternités nombreuses, accouchements difficiles) et la ménopause qui peuvent s’accompagner d’un relâchement des tissus et des muscles.
Chez l’homme, le risque d’incontinence augmente avec l’âge et concerne 3 à 5 % des plus de 45 ans (incluant les gouttes retardataires). Ce pourcentage grimpe à 30 % à 90 ans. L’incontinence masculine est le plus souvent liée à une hyperactivité de la vessie induite par une hypertrophie de la prostate.

Coût de l’incontinence urinaire

En France, le coût global de l’incontinence urinaire serait évalué à 4,5 milliards d’euros. Ce coût serait comparable à ceux d’affections comme l’arthrose ou la pneumonie. Les études montrent que peu de personnes sont prises en charge alors même que des traitements existent. La gêne ou la fatalité des sujets face à l’incontinence urinaire les empêchent de consulter

Sphincters urinaires

Affecté par le problème d’incontinence urinaire d’une de ses connaissances, Patrick Sangouard a pensé puis réalisé un prototype de sphincter urinaire.
Ce sphincter est monobloc, de faibles dimensions et est facilement implantable chirurgicalement. Il fonctionne à vie, sans aucune énergie externe et limite beaucoup, voire supprime, les problèmes d’irritation ou de nécrose d’un conduit biologique comme l’urètre, tout en présentant de nombreuses sécurités de fonctionnement.

Ce sphincter artificiel est beaucoup plus simple et présente de nombreux avantages par rapport à la référence actuelle des sphincters urinaires artificiels représentée par la société AMS (American Médical Systems) qui a pratiquement le monopole mondial de ce type de prothèses mais présentent les inconvénients suivant : Cette prothèse est :
- constitués, de 3 parties distinctes :
o Une petite pompe mécanique,
o Un réservoir
o Une enveloppe enserrant l’urètre.
- Reliés par des tuyaux dans lesquels circule un fluide, ces 3 parties sont implantées chirurgicalement dans 3 endroits différents du bas-ventre, ce qui constitue une difficulté chirurgicale non négligeable.
- La circulation de ce fluide peut occasionner des problèmes de fuites de liquide dans le corps nécessitant une intervention médicale ou un dysfonctionnement problématique du système,
- L’enveloppe qui enserre l’urètre, compresse ce conduit biologique sur des zones invariables dans le temps. Cette surface de compression inamovible peut alors conduire à une irritation voire à une nécrose de l’urètre.
- L’actionnement de cette prothèse AMS est psychologiquement gênant pour le patient qui doit manipuler mécaniquement la pompe dans des zones intimes.
Afin de pallier le problème de nécrose de l’urètre, le système présenté dans les brevets des sociétés MYOPOWER , WO2012000680 ou de la société UROMEMS , WO 2009027196 , présente l’inconvénient de nécessiter des capteurs de grandeurs physiques implantés sur la vessie ou autour de l’urètre ainsi que l’adjonction d’une alimentation électrique et d’une électronique externe qui doivent être régulièrement changées pour rester efficientes et sont inconfortables pour le patient .

Ces difficultés peuvent être surmontées par l’invention d’un nouveau type de sphincter artificiel contre les incontinences urinaire ou fécale. C’est ce que présente le brevet déposé à l’INPI le 20/09/2017 sous le n° 1758711 par Patrick Sangouard. Ce dispositif est :
- Monobloc,
- De faibles dimensions de l’ordre de 1* 2 cm et ne dépasse que de quelques millimètres le diamètre de l’urètre,
- Facilement implantable chirurgicalement
- Fonctionne à vie.
- Ne nécessitant aucune énergie externe puisque basé sur une attraction magnétique
- Autonome
- Limite beaucoup voire supprime l’irritation ou la nécrose des tissus biologiques comme l’urètre
- Est activée simplement et sans gêne psychologique par le patient avec de nombreuses securités de fonctionnement
- La pression limite de compression de l’urètre est réglée par un chirurgien urologue et le sphincter artificiel présente de nombreuses sécurités de fonctionnement et d’utilisation
- Facilement tolérable par le patient

Des professeurs chirurgiens d’Urologie contactés ont été très séduits par la nouveauté et la praticité de ce dispositif simple solutionnant les problèmes liés au sphincter artificiel de la société AMS.
Ils sont prêts à soutenir ce nouveau dispositif pour qu’il soit valorisé donc fabriqué et commercialisé dans le monde.

Ces chirurgiens urologues sont :
- Professeur François Haab , chirurgien urologue exerçant au cabinet "Urologie Paris Opéra"
- Professeur Philippe Grise, chirurgien urologue : à Rouen
- Docteur Michael Deal Chef de Clinique, chirurgien urologue au CGFL - Centre Georges-François Lecler à 21000 Dijon.
- Docteur Aurélie Guyomard Gynécologue obstétricien à Dijon.
- Docteur Emmanuel Delorme : Chirurgien urologue, Cabinet Médical à Chalon Sur Saône .



Pour en savoir plus :

- Meilleur espoir de l’innovation industrielle en région à LDR Médical le 22 mars 2013
- Mucoviscidose : PhysioAssist est un appareil pour mieux respirer dans Science&Santé n°39 numéro de janvier/février 2018
- La prothèse urinaire de Patrick Sangouard, chercheur-trouveur, annoncée le 13 mai 2017

 

Mucoviscidose : PhysioAssist est un appareil inventé par Patrick Sangouard pour mieux respirer dans Science&Santé n°39 numéro de janvier/février 2018

, par christophe Juppin

En juillet 2017, la société PhysioAssist a réalisé une seconde levée de fonds de 6 millions d’euros. Des moyens exceptionnels pour développer la commercialisation de son appareil de désencombrement bronchique, inventé par Patrick Sangouard, destiné aux patients atteints de BPCO sévères et de mucoviscidose. A découvrir dans le numéro de janvier/février 2018 de Science&Santé n°39, Magazine bimestriel d’information de l’Inserm.

Les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO) sévères et la mucoviscidose génèrent du mucus très visqueux et très abondant dans les voies respiratoires. Il s’ensuit un encombrement bronchique : le mucus en excès devient alors un support favorisant les infections. En obstruant les voies aériennes, il génère également une insuffisance respiratoire avec des impacts plus ou moins graves sur l’organisme (essoufflement, détresse respiratoire, diminution du tonus cardiaque…). Les patients ont alors recours à la kinésithérapie respiratoire quotidiennement ainsi qu’à des médicaments qui ont souvent des effets secondaires et, parfois, coûtent cher (comme la dornase alpha prescrite dans le cadre de la mucoviscidose).

Créée en 2012, la société PhysioAssist enrichit cet arsenal avec le Simeox®, un appareil qui, en faisant vibrer l’air dans les poumons, modifie la structure du mucus bronchique afin de l’expectorer. Preuve de l’intérêt de ce dispositif novateur, l’entreprise a levé pas moins de 6 millions d’euros en juillet dernier. Cette somme permettra de développer la commercialisation du Simeox en France et à l’international, ainsi que de poursuivre les recherches. Ce sont les objectifs que s’est fixé Adrien Mithalal, le président et fondateur de PhysioAssist.

De la physique des matériaux

En 2009, le futur dirigeant de PhysioAssist décroche son diplôme d’ingénieur en système électronique embarqué à l’ESIEE Paris. Il enchaîne avec un master en management à l’école de commerce ESSEC qu’il obtient en 2010. Après un an et demi passé à travailler dans un tout autre secteur, il décide de créer son entreprise pour fabriquer et commercialiser le Simeox. « J’ai été sensibilisé à la problématique du mucus par un de mes professeurs à l’ESIEE, Patrick Sangouard  », raconte Adrien Mithalal, « C’est lui qui a mis en évidence le principe de la thixotropie du mucus  ».

En effet, suite à la mort de ses deux enfants en 1984 puis 1986 des suites d’une mucoviscidose, Patrick Sangouard , enseignant-chercheur en micro-électronique, a eu l’idée de vérifier si ce principe s’appliquait au mucus bronchique, c’est-à-dire si sous l’effet de vibrations, sa viscosité se modifiait pour retrouver son état initial à l’arrêt du stimulus. « En 1987, j’ai conçu le premier dispositif qui faisait vibrer l’air dans les poumons afin de liquéfier le mucus », explique l’enseignant à la retraite qui nomme cette machine AirHelp, « j’ai ensuite réussi à faire financer une étude par le laboratoire francilien Biomécanique et appareil respiratoire (main) par l’Association Française de Lutte contre la Mucoviscidose pour confirmer la propriété thixotrope du mucus  ». Le résultat positif tombe en 1989. Patrick Sangouard dépose un brevet en 1996, conçoit des prototypes et se lance dans des tests cliniques jusqu’au début des années 2000. En 2004, il crée une société, Alam Médical. En 2006, il décroche le prix de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris au concours Lépine. Mais faute d’investisseurs intéressés à l’époque, l’AirHelp n’est ni industrialisé, ni commercialisé.

Un drainage aérien

En 2012, lorsque son ancien étudiant décide de relancer les recherches sur un dispositif similaire en créant PhysioAssist, Patrick Sangouard l’assiste sans pour autant prendre part à l’entreprise. La société est accueillie par l’incubateur interuniversitaire Impulse à Marseille. « Nous avons commencé des travaux de rhéologie [l’étude de la déformation et de l’écoulement de la matière sous l’effet d’une contrainte appliquée, NDLR] avec le CNRS en 2012 pour caractériser les lois de comportement du mucus  », reprend Adrien Mithalal, « Le laboratoire marseillais Adhésion et inflammation (main) intervient en 2013 avec un travail sur les mouvements de cils bronchiques qui va permettre de réaliser la modélisation informatique et donc de savoir comment impacter le mucus dans les poumons du patient  ». L’entreprise dépose trois brevets en 2014 et fabrique un second prototype. De mi-2014 à mi-2015, elle lance une étude de tolérance sous l’égide de Martine Reynaud-Gaubert (main), coordinatrice du Centre de ressources et de compétences de la mucoviscidose (CRCM) de Marseille et conseillère scientifique de PhysioAssist. « Quinze patients adultes atteints de mucoviscidose ont été intégrés afin de comparer la technique de physiothérapie de drainage « conventionnelle » (ndrl, la kinésithérapie respiratoire) à celle effectuée à l’aide du Simeox  », indique la spécialiste. Philippe Giovannetti, kinésithérapeute référent du CRCM spécialisé en troubles respiratoires et également membre du comité scientifique de PhysioAssist, détaille : « Nous avons mené une étude de tolérance. Il fallait recueillir le ressenti des patients. Tous nous ont indiqué que c’était moins douloureux et moins fatiguant avec le Simeox. Et ils étaient tous motivés pour continuer ». L’étude est en cours de publication dans Kinésithérapie, La Revue.

Un développement international

En 2015, l’entreprise intègre le pôle de compétitivité santé du sud de la France, Eurobiomed. Fin de cette même année, le Simeox obtient le marquage CE et son dirigeant prépare sa première levée de fonds.

En février 2016, 500 000 € sont réunis grâce à Caap Création (Crédit Agricole), La Banque Populaire et PACA Investissement, qui entrent au capital, ainsi qu’un prêt d’aide à l’investissement d’un montant de 250 000 € délivrés par Bpifrance (loupe). Ces fonds servent à l’industrialisation du Simeox et à réaliser une première prospection commercial. « Il s’agit de voir s’il y a vraiment des kinésithérapeutes qui l’adoptent au quotidien et si des distributeurs sont intéressés  », explique Adrien Mithalal. Les premiers Simeox sont fabriqués industriellement en septembre 2016. PhysioAssist fournit gracieusement plusieurs cabinets de kinésithérapies, qui font autorité dans le désencombrement bronchique, afin de mettre au point la méthodologie d’utilisation. Pour financer le déploiement de sa stratégie commerciale en France et à l’international, PhysioAssist réalise une seconde levée de fonds en juillet 2017. Mérieux Développement et Sham Innovation Santé (Turenne Capital) ainsi que les investisseurs historiques injectent 6 millions d’euros.

En 2018, la société comptera 17 salariés sur trois sites : à Aix-en-Provence, le siège où sont menés les recherches et développement, à Montpellier pour le savoir-faire en matière de fabrication de dispositif médical, et à Paris pour le développement international et commercial. Un développement promis à un bel avenir au vu des marchés potentiels, soit les cabinets de kinésithérapie et les milieux hospitaliers. Plus de 60 millions de personnes dans le monde souffrent d’encombrement bronchique et ont donc besoin de séances de kinésithérapie.

Pascal Nguyên

Institut Mondor de Recherche Biomédicale  : unité 955 Inserm/Université Paris Est Créteil Val-de-Marne/CNRS/EFS/ENS/ENV, Biomécanique et appareil respiratoire
Unité 1067 : unité Inserm/CNRS/Aix-Marseille Université

Martine Reynaud-Gaubert : unité 1095 Inserm/IRD/Aix-Marseille Université/CNRS, Mucoviscidoses, microbiote et prise en charge thérapeutique.

Bpifrance : Banque publique d’investissement pour la création et le développement des entreprises, notamment innovantes.


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Science&Santé n°39, janvier/février 2018, Magazine bimestriel d’information de l’Inserm.

https://www.inserm.fr/information-en-sante/magazine-scienceetsante/science%26sante-ndeg39


Patrick Sangouard a apporté gratuitement en 2011 à la société PhysioAssist :
1/ Une licence des brevets internationaux tombés dans le domaine publique en 2014 .
2/ Tout le travail que Patrick Sangouard avais déjà fait pour valoriser cet appareil , en particulier par les tests cliniques officieux et officiels déjà effectués sur 100 personnes avec les prototypes appelés AIRHELP et ses connaissances de kinésithérapeutes référents et de medecins pneumologues .
3/ Sa participation technique bénévole à PhysioAssist pour améliorer cet appareil , maintenant appelé SIMEOX, et Patrick Sangouard a crée un dispositif complémentaire innovant qui améliore encore l’efficacité du dispositif .

Cet apport gratuit et cette collaboration avec PhysioAssist s’est effectué simplement sur une promesse orale de reconnaissance de Mr Mithalal ; Patrick Sangouard lui a fait confiance , mais n’a eu aucun retour .....


Pour en savoir plus :

- Meilleur espoir de l’innovation industrielle en région à LDR Médical le 22 mars 2013
- Mucoviscidose : PhysioAssist est un appareil pour mieux respirer dans Science&Santé n°39 numéro de janvier/février 2018
- La prothèse urinaire de Patrick Sangouard, chercheur-trouveur, annoncée le 13 mai 2017

 

Start-up made in Haute-Marne Le territoire de Chaumont-Nogent a été identifié comme très dynamique, favorable aux start-up spécialisées dans les dispositifs médicaux.

, par Lionel Fontaine

A Saint-Dizier, à Nogent, à Chaumont, en Haute-Marne, des pépinières d’entreprises favorisent la création et le développement d’activités innovantes. Petit tour d’horizon de ces lieux d’éclosion.


Dans l’imaginaire collectif, la start-up, c’est cette jeune société créée par une poignée de copains travaillant nuit et jour dans un bureau, une main sur la souris, l’autre sur une part de pizza, à proximité d’un baby-foot. Apple, Google ou Facebook côté américain, Free, Dailymotion ou Deezer côté français viennent immédiatement à l’esprit quand le mot « start-up » est lancé. Toutes celles-là sont des firmes tournées vers les nouvelles technologies. Mais le concept va bien au-delà.

La start-up, « c’est une entreprise innovante, technologique ou non, qui a un potentiel de croissance important », explique Christophe Juppin, chargé de développement innovation de la CCI Haute-Marne.

Parfaite illustration de cette définition : le projet d’Alexandre Jeanson. Lauréat de l’édition 2017 du concours bragard « La start-up est dans le pré », le jeune entrepreneur basé à Avrainville s’est orienté vers la livraison à domicile de produits locaux. Et il a réalisé en six mois l’objectif de chiffre d’affaires qu’il s’était fixé ! En ce sens, « La Charette champenoise », qui vient encore d’être distinguée à l’échette régionale (Le Journal de la Haute-Marne du 25 novembre 2017) ; est une start-up. Comme l’ont été 3A à Nogent ou Aérosolutions à Saint-Dizier.

La start-up d’Alexandre Jeanson a été doublement récompensée. (Photo N.F.)

Dans le département, des élus, des chefs d’entreprise ont compris qu’en cette période où internet permet d’abolir les frontières, où les loyers pratiqués dans les grandes métropoles peuvent être un frein à la création d’une société, il était possible dréer ici sa start-up. Certes, toutes ne prétendront pas à l’incroyable valorisation d’une entreprise voisine, membre du clusteur Nogentech, l’Auboise LDR Médical, « créee en 2000 avec 8 000 € au départ, rachetée par l’Américain Zimmer Biomet pour un millions de dollars* », explique Christophe Juppin. Mais tous ces porteurs de projet, qu’ils choisissent Saint-Dizier, Nogent ou Chaumont pour éclore, ont pour point commun d’être convaincus du potentiel de développement d’une activité qui ne demande qu’à être accompagnée. Et les exemples ne manquent pas.

* Une "Licorne", dans le jargon économique.

A Nogent, un terreau très favorable.

Bastion international du bio-médical, Nogent accueille, dans sa pépinière d’entreprises, de belles activités prometteuses.

Christophe Juppin est chargé de développement innovation à Nogent. (photo : Lionel Fontaine)

Des locaux flambant neufs, à quelques pas d’une école d’ingénieurs (Antenne de l’UTT) et d’un Centre régional d’innovation et de transfert de technologie (Critt MDTS) à la pointe. Une situation dans un bassin essentiellement tourné vers une industrie d’excellence (le bio-Tech), intégré le 25 juillet 2016 dans le réseau thématique « Health Tech » de la French Tech. Bref, la pépinière d’entreprises de Nogent dispose d’un terreau idéal pour faire pousser de belles sociétés.

Pas moins de huit modules articulés autours de deux bureaux et d’un atelier permettant l’accueil de start-up au Pôle technologique Sud-Champagne. Au rang des réussites, Christophe Juppin, animateur des lieux, cite 3A, « exemple type de la start-up ». Mais il y a aussi, sur la zone industrielle, Biocetis, entreprise experte dans les produits à base de phosphate de calcium. Son créateur est originaire du Pas-de Calais, et s’il s’est installé dans cette région haut-marnaise,« c’est parce que le territoire de Nogent a été identifié comme très dynamique, favorable aux start-up spécialisées dans les dispositifs médicaux », souligne le chargé de développement innovation.

L’union fait la force

Indubitablement, le fait que le bassin de Nogent-Chaumont soit un des vingt-quatre territoires français intégrés dans le réseau "Health Tech" du label French Tech contribue davantage au rayonnement du secteur. Lequel est déjà bien renommé, puisque, rappelle Christophe Juppin, « une prothèse sur trois vendues dans le monde est fabriquée sur Chaumont et Nogent  ».

Cette reconnaissance nationale, le territoire le doit au dynamisme de "Nogentech", ce cluster - littéralement : regroupement d’entreprises - dont le département "Prosthesis valley" a compris que l’époque où chaque entreprise restait soigneusement confinée dans son coin était révolue, que l’union fait la force, surtout dans une région éloignée des grandes métropoles. Pour les start-up (quatre sont identifiées par Christophe Juppin, sur les 30 entreprises adhérentes du département "Prosthesis valley") qui ont fait le choix de naître en Haute-Marne, ce partage d’expérience est un privilège appréciable.

Chaumont : de bonnes fondations à consolider

Chaumont souhaite rattraper ce qui se fait déjà à Saint Dizier et Nogent. En 2015, l’offre de la pépinière d’entreprises de Plein’Est avait été revue et diversifiée pour « s’adapter aux réalités du marché », commente Stéphane Minon, en charge du développement économique de l’Agglo.

Les loyers des bureaux avaient été fortement revus à la baisse et un dispositif "hôtel d’entreprises" permet aux entrepreneurs de dépasser le délai de 23 mois maximum de la pépinière pour prolonger leur séjour dans le bâtiment jaune et bois. « Nos locaux peuvent servir à l’incubation. Les créateurs d’entreprise disposent d’un endroit pour travailler sur leur projet. Nous avons pour cela une convention de partenariat avec BGE*, qui les accompagne. En fonction de ce qu’ils veulent faire, les porteurs de projet sont orientés vers la CCI ou vers la chambre des métiers », indique Stéphane Minon.

Pour les start-up, la pépinière propose aussi un contrat de domiciliation permettant d’avoir une boîte aux lettres et de bénéficier des services des chambres consulaires ou de la BGE, en fonction de leur statut. Mais de l’aveu même de Stéphane Minon, ce n’est pas suffisant. L’offre existe, certes, mais demande à être structurée. Dous l’égide de Pascal Babouot, vice-président de l’Agglo en charge du développement économique, ses services y travaillent actuellement.

L’idée serait de développer la partenariat déjà existant avec les chambres consulaires pour « faciliter le parcours du créateur d’entreprise », en ciblant un large public, allant des étudiants jusqu’au porteur de projet plus abouti, en passant par le public en insertion professionnelle et les personnes en situation de handicap. « La réflexion est lancée au niveau de la Grande Agglo, entre Chaumont et Nogent pour mettre au point un véritable incubateur de projets, avec un animateur de communauté entrepreneuriale chargé de développer la mise en réseau, les partenariats, l’accompagnement. Cela nécessite la création d’un poste », détaille Stéphane Minon, évoquant beaucoup de choses à faire avec les étudiants, dont certains sont de véritables entrepreneurs porteurs de projets innovants. En résumé, toutes les ressources sont là, y compris un réseau déjà solide favorisé par la petite taille du territoire, et surtout un potentiel. Ne reste plus qu’à le structurer « à l’image de ce qui se fait à Saint-Dizier », avec qui il existe déjà beaucoup d’échanges. Pour cela, élus et techniciens estiment qu’il y a « du lien à créer » autour des filières fortes du secteur : le bois, le design graphique et la métallurgie.

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Stéphane Minon supervise la pépinière de Plein’Est.

L’idée - s’inspirant du modèle bragard - étant de créer à terme un espace de coworking, avec l’implication des chefs d’entreprise locaux. Un lieu à la fois de travail, de rencontre, d’échange et de convivialité qui permettrait aux jeunes créateurs d’entreprise de s’entraider et de rompre l’isolement des débuts. La création de cet espace n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais un lieu se dessine déjà dans l’esprit de Stéphane Minon : le Signe. Le centre national du graphisme de Chaumont - qui compte d’ailleurs dans ses missions le développement économique autour du graphisme - semble en effet être le mieux adapté pour accueillir toute cette ébullition. A suivre dans les mois à venir...

* Réseau d’accompagnement à la création d’entreprise.

La pépinière de Plein’Est

A Chaumont, la pépinière d’entreprises affiche quasiment complet avec seize sociétés installées (auxquelles s’ajoutent cinq contrats de domiciliation). « 50% se sont créées ici et 50% existaient déjà avant d’intégrer les locaux », détaille Stéphane Minon, ajoutant qu’il ne reste pour le moment qu’un atelier et deux bureaux disponibles. Exemple de "start-up" récemment installée dans les lieux : la société CNProduction, spécialisée dans la fabrication en petite série de pièces métalliques.

A Saint-Dizier, « donner l’envie d’avoir envie »

Les hôtes de l’Espace créateurs d’entreprises viennent d’horizons géographiques très variés. Le résultat d’une volonté bragarde clairement affichée de favoriser l’épanouissement des start-up.

Dans le milieu des pépinières d’entreprises, Saint-Dizier fait figure de référence, y compris hors des frontières de Champagne-Ardenne. Opération bragarde parmi d’autres destinées à « créer l’événement », le concours « La start-up est dans le pré », qui récompense le lauréat par un an d’hébergement gratuit ou une aide financière, attire des candidats venus de toute le France. « Parmi ceux qui ne sont pas originaires du territoire, 70% n’avaient jamais mis les pieds à Saint-Dizier », indique Anthony Puppo, chargé de mission développement économique à l’Agglo.

C’est ainsi que Shamyr a découvert la cité bragarde. Et qu’il a quitté la région parisienne pour installer, dans l’Espace créateurs d’entreprises, son activité Team 3A de systèmes de simulation de vol. Sans regrets. Plus de longue distance, comme à Paris, entre domicile et lieu de travail. Mais surtout, Il a trouvé ici des personnes dont la conception de l’entrepreneuriat l’a séduit. « Notre état d’esprit, c’est une personne, un projet », expose l’élu bragard Jean-Michel Feuillet, dont le leitmotiv est de « donner l’envie d’avoir envie  ». Dans une ancienne école Jean-Moulin transformée en pépinière en 2013, héberger des porteurs de projets : 29 bureaux (loués chacun 100€ par mois, pour un bail maximum de deux fois deux ans), neuf ateliers, un espace "coworking"*...

« Plus de vigilance »

Anthony Puppo en a conscience : « Une start-up nécessite dix fois plus d’attentions, de vigilance qu’une entreprise normale. Les créateurs sont en général bons techniciens, mais au niveau de la gestion et du commercial, cela peut être plus compliqué. Alors on les aide en les accompagnant. »

Quelle meilleure récompense, dès lors, quand un de ces projets au « potentiel de développement fort » - c’est la définition d’une start-up - quitte les lieux pour voler de ses propres ailes. Et Jean-Michel Feuillet et Anthony Puppo de citer, entre autres ; Hydroelec, Granger, ou Aéro Solutions : « Cette entreprise spécialisée dans les systèmes aéroréfrigérants est arrivée une des premières ici, avec deux ou trois personnes, aujourd’hui ils sont une vingtaine de salariés sur la zone des Trois-Fontaines  ». Une belle source de satisfaction pour l’élu, selon qui la pépinière a un rôle « de levier  »

* Espace de travail partagé

Jeunes et innovants

L’activité est bouillonnante, dans les locaux de la pépinière bragarde. Il y a par exemple, ici, le local d’essai d’Holéum, Start-up dont on dit notamment le plus grand bien du côté de Nogent. Ingénieur de formation, Laurent Albert s’est installé en octobre 2016, concevant des produits destinés à répondre à des interrogations de professionnels. Ainsi, son idée de faire transiter l’huile de moteur d’une machine agricole par des vérins, plutôt que par des flexibles qui peuvent casser et laisser se répandre du liquide sur le sol.

Non loin, Shamyr, originaire du Venezuela, murit son projet de développement des simulateurs de vol « connectés 4.0  ».

Séverine, créatrice de Texpérience.

Depuis le premier étage où elle s’est installée en mai 2017, Séverine gére Texperience, start-up spécialisée dans la fourniture, aux professionnels comme aux particuliers, de thés provenant de divers horizons. Elle qui s’appréte à lancer une "box" compte notamment pour client Alexandre Jeanson, qui n’est pas hébergé par l’Espace créateurs mais y vient régulièrement, « pour obtenir des conseils, pour la présence d’un réseau  ».

Quand à l’espace coworking, il était mardi 28 novembre 2017, oxxupé par Charles et Johann, deux passionnés de tennis qui ont mis au point ADD Court, une application sur smartphone permettant la réservation en ligne de courts de tennis. D’ores et déjà, une quinzaine de clubs utilisent, de Vitry-le-François à Aix-en-Provence, un service fonctionnel depuis plusieurs mois.

Ce sont là quelques exemples témoignant de la diversité des projets portés.

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Originaire du Venezuella, Shamyr a quitté la région parisienne pour développer son activité à Saint-Dizier.

"Le zoom du jeudi", dossier réalisé par Lionel Fontaine et Boris Toulayrou, Publié le jeudi 30 novembre 2017 dans Le Journal de la Haute-Marne

Le 28 novembre 2017 à l’école 42, Mounir Mahjoubi lançait officiellement la consultation en ligne du tour des start ups.

À l’occasion du Tour des Start-ups, Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’État en charge du Numérique, conduit une évaluation, secteur par secteur, des freins et sujets irritants que les start-ups rencontrent dans leur activité. Pour cela, nous avons besoin de vous, avec un mot d’ordre : « on se dit tout ! »
Cette consultation est désormais ouverte jusqu’au 22 décembre 2017 et nous comptons sur vous pour y répondre sur l’ensemble du territoire !

À vos claviers pour remplir le questionnaire :
https://www.tour-des-startups.gouv.fr/pages/participer

Relayez, partagez, faites nous remonter vos observations, les problèmes mentionnés par les start-ups, les pistes de solutions préconisées, …



Pour en savoir plus :

- Meilleur espoir de l’innovation industrielle en région à LDR Médical le 22 mars 2013
- La biotech LDR Medical passe sous le contrôle de l’américain Zimmer Biomet en juin 2016
- LDR Medical : de Troyes à New-York, l’histoire d’une success story française
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés
- Team 3A aux manettes
- Les trois « indispensables » pour séduire un business angel
- 100% connecté en Haute-Marne
- Start-up made in Haute-Marne
- Le Pôle techno grandit bien


 

Carmat s’associe à 3D Addup pour booster l’industrialisation de son cœur artificiel le 13 novembre 2017

, par christophe Juppin

Le créateur du cœur artificiel Carmat a annoncé le lundi 13 novembre 2017 la signature d’un partenariat avec le clermontois Addup, la coentreprise des groupes Michelin et Fives spécialisée dans l’impression 3D. Cette collaboration unique dans le domaine médical permet d’accélérer la phase industrielle du projet Carmat.

Quand deux prescripteurs de l’innovation technologique s’associent, les choses promettent d’aller très vite. La pépite française qui a créé le premier cœur artificiel Carmat vient d’annoncer la signature d’un partenariat avec Addup, la coentreprise de Fives et Michelin spécialiste de l’impression 3D métallique. Son objectif est d’accélérer la phase industrielle du projet Carmat de cœur artificiel intégral, "en vue de la fabrication à grande échelle", précise-t-il dans un communiqué.

"Grâce au savoir-faire d’Addup, Carmat pourra, à terme, mettre à disposition des chirurgiens et des patients une version de son cœur artificiel bénéficiant des avantages technologiques de l’impression 3D, notamment : des interfaces anatomiques optimisées, permettant une compatibilité anatomique et un confort chirurgical accrus ; une réduction du nombre de composants, sécurisant ainsi davantage l’assemblage du dispositif", détaille l’annonce.

Dynamisme des deux acteurs

Le fabricant d’imprimantes 3D métalliques, né du mariage entre l’ingénieriste et le pneumaticien, est en pleine croissance. La production des imprimantes a commencé dès l’été 2016 dans l’usine Fives de Saint-Céré (Lot), un an après la création de la coentreprise. Cinq machines ont déjà été livrées en 2017. Dix-huit autres sont en cours de production. Ses premiers clients appartiennent aux secteurs de l’aéronautique, de l’automobile et de l’énergie.

Même dynamique du côté de Carmat, qui sort de la période de turbulence de 2016 – début 2017. Pour la première fois, Carmat réalise l’implantation d’un cœur artificiel à l’étranger. La pépite du médical a réalisé fin octobre la première implantation internationale de son cœur artificiel au National Research Center for Cardiac Surgery d’Astana, au Kazakhstan. Au début du mois, Carmat a reçu l’autorisation de procéder à des implantations chez l’homme dans ce pays. Cette démarche est réalisée dans le cadre de l’étude Pivot en vue du dossier de certification européenne.

Publié par Aurélie M’Bida le 13 novembre 2017 dans www.usinenouvelle.com


Pour en savoir plus :

- Depuis le 11 avril 2017, AddUp préside aux destinées de l’entreprise 3A.
- Carmat s’associe au spécialiste de l’impression 3D Addup pour booster l’industrialisation de son cœur artificiel le 13 novembre 2017

 

Depuis le 11 avril 2017, AddUp préside aux destinées de l’entreprise 3A. Depuis le 11 avril 2017, Monsieur Jean URING, de la société AddUp, remplace Monsieur Philippe VANNEROT pour présider aux destinées de l’entreprise Applications Additives Avancées (3A)

, par christophe Juppin

Michelin et Fives ont créee une joint-venture pour développer et commercialiser à l’échelle mondiale des machines et des ateliers de production industriels via la technologie de « fabrication additive métallique », communément appelée impression 3D Métal. Depuis le 5 janvier 2017, la dénomination sociale Fives Michelin Additive Solutions est devenu AddUp. Depuis le 11 avril 2017, Monsieur Jean URING, président de la société AddUp, remplace Monsieur Philippe VANNEROT pour présider aux destinées de l’entreprise 3A.

Une alliance de compétences

Selon les termes de l’accord signé le 4 septembre 2015 à Clermont-Ferrand par Jean-Dominique SENARD, président du Groupe Michelin et Frédéric SANCHEZ, président du Directoire de Fives, FIVES MICHELIN ADDITIVE SOLUTIONS est détenue à 50% par Fives et 50% par Michelin et bénéficie d’un premier programme de 25 millions d’euros engagé depuis 2015. Dans un premier temps, elle emploie des personnes issues des équipes de Michelin et de Fives et intégrera des expertises complémentaires. Cette société sera implantée à proximité de Clermont-Ferrand.

Fives est un groupe français leader mondial de la conception et de la réalisation de machines et lignes de production à haute valeur ajoutée. Présent dans une trentaine de pays, il fournit des équipements et systèmes de production aux plus grands acteurs industriels mondiaux dans des secteurs variés. Fives apporte sa compétence, son expérience et sa capacité d’innovation en génie mécanique, automatisation et contrôle de processus industriels pour la réalisation des machines et systèmes intégralement numérisés répondant aux impératifs technologiques de la fabrication additive mais aussi aux contraintes de fiabilité et reproductivité d’une production industrielle maîtrisée.

De son côté, Michelin a développé depuis plusieurs années une expertise unique de fabrication additive métallique pour produire, à l’échelle industrielle, des pièces de moules irréalisables avec les moyens de production traditionnels (usinage, soudure, …). Cette technologie permet de développer et de commercialiser, aujourd’hui, des pneumatiques Poids Lourds et Tourisme aux performances inégalées.

A travers cette joint-venture, Michelin valorise son expertise acquise dans des procédés industriels innovants.

Fin 2015, Michelin a pris une participation majoritaire au sein de la start-up créée quatre ans plus tôt par Philippe Vannerot.
Le géant du pneu, à l’affût des innovations dans la fabrication additive, donne à Applications Additives Avancées (3A), les moyens de son développement.

Depuis le 5 janvier 2017, la dénomination sociale Fives Michelin Additive Solutions est devenu AddUp..

Le nouveau spécialiste de l’impression 3D métallique, dont les premières machines seront livrées fin 2016, compte sur 20 % de parts de marché d’ici à 10 ans. Les machines sont en production dans les sites Fives de Saint-Céré (Lot) et Cincinnati aux Etats-Unis. Le site de CapdeNac (Lot) sera également sollicité si besoin de plus de capacité.

Depuis le 11 avril 2017, Monsieur Jean URING, président de la société AddUp, remplace Monsieur Philippe VANNEROT pour présider aux destinées de l’entreprise Applications Additives Avancées (3A), accueillie dans la pépinière d’entreprises du Pôle technologique Sud-Champagne à Nogent, en Haute-Marne.

Fives et Michelin ont créé la société AddUp pour faire progresser la fabrication additive métallique, explique ­Jean-Camille Uring, membre du directoire de Fives.

L’ambition : devenir un acteur clé de l’impression 3D Métal

FIVES MICHELIN ADDITIVE SOLUTIONS proposera aux industriels des différents domaines d’application (comme l’automobile, l’aéronautique, la santé, etc.) une solution globale allant de la conception et la fabrication de machines ou de lignes complètes de production aux services associés (reconception des pièces, définition du processus de fabrication, installation, support à la production, formation…).

En créant FIVES MICHELIN ADDITIVE SOLUTIONS, Fives et Michelin ambitionnent de devenir un acteur clé sur le marché porteur de la fabrication additive métallique. L’objectif est de s’appuyer sur la complémentarité des expertises des deux groupes pour devenir un leader mondial sur ce segment innovant de solutions industrielles de grande production.

La fabrication additive métallique, un secteur en développement

Si la fabrication additive est déjà largement utilisée par les industriels pour le plastique, l’impression 3D métal est encore un marché de niche, mais en pleine mutation. D’abord destinée à la production de pièces uniques à forte valeur ajoutée, la technologie impression 3D métal est en train de gagner un marché plus large et commence à être utilisée par les équipementiers, accessoiristes ou encore les avionneurs. Cette technologie est assurée d’un fort potentiel de développement grâce à ses nombreux atouts : processus totalement digitalisé et donc totalement flexible, simplification des assemblages de pièce, gain de masse, suppression des pertes matières et possibilité quasi infinie de personnalisation des pièces à produire. Selon le rapport Wohlers, le marché annuel de la fabrication additive métallique représentait en 2014 déjà plus de 600 millions d’euros avec une croissance moyenne annuelle de plus de 20%. Cette même année, plus de 500 machines ont été vendues dans le monde.

A propos de Michelin

La mission de Michelin, leader de l’industrie pneumatique, est de contribuer de manière durable à la mobilité des personnes et des biens. A ce titre, le Groupe fabrique, commercialise et distribue des pneus pour tous types de véhicules. Michelin propose également des services digitaux innovants, comme la gestion numérique de flottes de véhicules ou des outils d’aide à la mobilité. Il édite des guides touristiques, des guides hôtellerie et restauration, des cartes et des atlas routiers. Le Groupe, dont le siège est à Clermont-Ferrand (France), est présent dans 170 pays, emploie 112 300 personnes dans le monde et dispose de 68 sites de production implantés dans 17 pays. Le Groupe possède un centre de technologie en charge de la recherche et du développement implanté en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. (www.michelin.com)

A propos de Fives

Groupe d’ingénierie industrielle né il y a 200 ans, Fives conçoit et réalise des machines, des équipements de procédés et des lignes de production pour les plus grands acteurs mondiaux de l’aluminium, de l’acier, du verre, de l’automobile, de la logistique, de l’aéronautique, du ciment et de l’énergie, dans les pays émergents comme dans les pays développés.

Dans tous ces secteurs, Fives conçoit et réalise des équipements et solutions innovants pour mieux anticiper et répondre aux besoins de ses clients en termes de performance, de qualité, de sécurité et de respect de l’environnement.

En 2014, Fives a réalisé un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros et comptait près de 8 000 collaborateurs dans une trentaine de pays (www.fivesgroup.com).


Pour en savoir plus :

- Depuis le 11 avril 2017, AddUp préside aux destinées de l’entreprise 3A.
- Carmat s’associe au spécialiste de l’impression 3D Addup pour booster l’industrialisation de son cœur artificiel le 13 novembre 2017

 

Pragmalean au service des opérateurs, de la production et de la performance industrielle. Comment déployer efficacement le Lean Manufacturing dans votre Entreprise pour éliminer les gaspillages et augmenter le profit.

, par PRAGMALEAN

Dans l’industrie, les entreprises possèdent des savoir-faire techniques incontestables que Didier Dimiglio, en s’appuyant sur les hommes et les outils du Lean adaptés aux PME, s’attache à valoriser afin d’en optimiser l’organisation et l’efficacité. Interview.

Comment définissez-vous l’activité de Pragmalean ?

Pragmalean est une société de conseil spécialisée en Lean Management, Lean Manufacturing et Kaizen en mettant l’homme au centre de la performance car « Celui qui fait, c’est celui qui sait ».

Quelle est votre méthode ?

Mon approche n’est pas une méthode, mais plutôt un état d’esprit, une philosophie. Elle est adaptée à chaque entreprise. Je pars des problèmes de terrain, que nous analysons avec les opérateurs, pour arriver à une optimisation globale des différents processus, basées sur les standards de production.

J’inverse donc la pyramide fonctionnelle pour que l’ensemble du personnel se concentre sur la valeur ajoutée, et nous travaillons avec les opérateurs, aidés des services supports, sur la non-valeur ajoutée.
Je développe ainsi, une relation client / fournisseur interne indispensable pour gagner en efficacité et les standards ainsi réalisés sont respectés et utilisés par le personnel.

Quels sont les domaines de prédilection de Pragmalean ?

Je viens de la métallurgie et de façon naturelle, je me suis tourné vers les métiers de la métallurgie. Ce sont des domaines où il faut une expertise technique qui est nécessaire pour dialoguer avec les opérateurs, comprendre leurs contraintes et les entrainer vers le changement. Car la finalité de mon intervention c’est d’amener les opérateurs et les services supports à prendre le leadership et être autonome sur l’amélioration des systèmes de production.

Quel profil d’entreprises cible Pragmalean ?

Je m’adresse à des PME de 10 à 500 personnes, trop souvent délaissées ou mal comprises par les grands cabinets de conseil.
L’entreprise type qui fait appel à moi est une société avec beaucoup de savoir-faire technique recherchant une optimisation de ses processus afin d’obtenir une augmentation de leur marge opérationnelle de façon pérenne. Je travaille pour des petites et moyennes entités comme par exemple les sociétés Gevelot Extusion et Forges de Courcelles, Gillet group, Deguy-Conge, Gascard-Martin-Prost….

Quelle place occupe l’humain dans votre démarche ?

Sans les hommes et les femmes, il n’y a pas d’entreprise. Chacun à un rôle et une mission précises, mais tout le monde a le même but : « Travailler pour garantir la pérennité du travail et de l’emploi ».
Ma connaissance des différents secteurs opérationnels, combiné à la démarche Lean adaptée aux PME, me permet de mettre en place une dynamique de changement durable, basé sur le savoir-faire, la créativité et l’imagination des opérateurs.

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Leaders Lean, formés par PRAGMALEAN, le 17 juin 2016 au le salon des savoir-faire industriels de Haute-Marne à CHAUMONT (52)

Contact :

EURL PRAGMALEAN
Didier DIMIGLIO
53A chemin de la grand cour
69126 Brindas
www.pragmalean.fr/
didier.dimiglio@pragmalean.fr
Tel : 06 27 80 48 54


Pour en savoir plus :

- David Biguet : « Il n’y a pas une, mais des industries du futur »
- Répondez à l’enquête : "Offreurs de solutions-usine du futur"
- Pragmalean au service des opérateurs, de la production et de la performance industrielle.
- Deguy-Conge affûte ses atouts avec la R&D

 

Biocetis : la start-up des substituts osseux

, par

La start-up Biocetis, à Nogent en Haute-Marne, est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de substituts osseux phospho-calciques. Ces produits sont destinés aux chirurgies dentaire, orthopédique, ophtalmologique et du rachis, ainsi qu’aux industries spécialisées. Depuis mai 2013, Biocetis a obtenus de la certification ISO 13485 délivrée par le TÜV.


La synthèse des matériaux

Les composés poreux à base de calcium phosphate et en particulier l’hydroxyapatite (HA) et le bêta tricalcium phosphate (?-TCP) sont actuellement les principaux éléments utilisés pour synthétiser ces biomatériaux ou biocéramiques. Leurs compositions chimiques très proches de celle de la phase minérale de l’os, leurs propriétés biologiques et leur biocompatibilité en font d’excellents produits de substitution osseuse et de colonisation osseuse.

la start-up des substituts osseux

"BIOCETIS SARL a été créée le 23 Juillet 2001. BIOCETIS a pour objet, en France et à l’étranger, la fabrication et la commercialisation de dispositifs médicaux, de biomatériaux et de biocéramiques dans le domaine médical.

Trois chercheurs et médecins sont à l’origine de ce projet d’innovation technologique. Le technologie utilisée concerne la production de substitut osseux macroporeux avec une structure ordonnée, sphérique et interconnectée. Trois brevets ont été déposés jusqu’en avril 2003, sur deux procédures de préparation biologique avant implantation.

Produits Biocetis : Substituts Osseux

Les Substituts Osseux sont des produits synthétiques, à base de céramiques, utilisés en chirurgie en matière de greffe osseuse. Acquis depuis la création de l’entreprise, Biocetis confectionne ces dispositifs médicaux de manière unique.

En effet, les produits sont au départ modélisés par un assemblage de petites billes en plastique. Ensuite, cet assemblage est imprégné de barbotine qui s’écoule dans les espaces entres les billes formant un ensemble solide et sans porosité. Cet ensemble est ensuite chauffé dans un four entre 200 et 300°C. Cette étape permet de faire disparaître les billes et de faire apparaître des porosités dans la structure du produit. Puis, il est chauffé une nouvelle fois à une température comprise entre 1000 et 1250°C conférant ses propriétés mécaniques. Grâce à cette procédure, le produit final possède une porosité sphérique,

Site de production

Biocetis est basée à Nogent en Haute-Marne(52) en Sud-Champagne, dans la région Grand Est.
Chacune des salles de production est aménagées de façon à réduire au maximum les déplacements inutiles et avoir une meilleure efficacité tout en évitant les transferts de flux. Les normes d’hygiène y sont strictement respectées de façon à garantir un espace de travail propre à chaque étape de production d’un produit fini.
Depuis mai 2013, Biocetis a obtenus de la certification ISO 13485 délivrée par le TÜV.

Dès sa création, Biocetis réalise des substituts osseux macroporeux utilisés en chirurgie. La greffe osseuse, le comblement de pertes de substances osseuses, ou la réparation et la reconstruction sont très fréquents en chirurgie traumatologique ou orthopédique. Il existe plusieurs origines de produits, l’origine humaine, animale ou synthétique. Les substituts osseux de Biocetis sont issus de cette troisième origine.

Les substituts osseux les plus courants sont à base de calcium plus précisément d’ hydroxyapatite (HA) (Lien Anglais Wikipedia ) et de tricalcium phosphate phase β (β-TCP) (Lien Anglais Wikipedia ). Ce sont d’excellents matériaux car leurs compositions chimiques est très proche de celle de l’os, avec de bonne propriétés biologiques et une parfaite biocompatibilité. on utilise aussi le terme de biocéramique pour désigner la matière dont est composé le substitut.

La structure du substitut joue aussi un rôle très important : elle permet au corps humain une bio-absorbtion plus facile et plus rapide. Pour remplir cet objectif, la structure dépend de la porosité qui répond à deux critères : le nombre de macropores et le nombre d’interconnexions entre les pores. Lors d’une analyse sur une céramique conventionnelle, différents problèmes ont été détecté :

- Une répartition hétérogène de la macroporosité ;

- Une dimension des macropores et volumes poreux mal contrôlés ;

- Une morphologie de la macroporosité aléatoire ;

- Un diamètre d’interconnexion entre macropores faibles et mal métrisé.

La céramique créée par Biocetis permet de répondre à ces différents problèmes.

Innovation de Biocetis

Le but des recherches de Biocetis était de résoudre les problèmes cités précédemment. La solution a été trouvé dans le matériau utilisé pour l’édifice du produit. En effet, les procédures usuelles utilisent un assemblage de mousse pour servir de support à la barbotine de calcium. Le problème est que c’est cette mousse qui produit des pores et des interconnexions aléatoires. Biocetis a donc décidé d’utilisé des billes en polyméthacrylate de méthyle (PMMA lien Wikipedia Anglais) pour réaliser l’édifice, suivi de deux traitements thermiques afin de faire disparaître les billes. De ce fait, il est possible de faire varier la taille des pores en fonction de la taille des billes, ainsi que la taille des interconnexions en liant les billes entre elles.


Étape de fabrication

1) Réalisation de l’édifice organique :

La première étape consiste à réaliser l’édifice du produit. L’édifice est un assemblage de billes de PMMA plongé dans un solvant. Grâce à cela, il est possible de d’influencer sur deux paramètres :
- La taille des macropores dépendra de la taille des billes ;
- La taille des interconnexions dépendra de la durée de dissolution des billes dans le solvant.
Ensuite, l’édifice est nettoyé pour enlever les traces de solvant.

2) Réalisation de la barbotine :

C’est durant cette étape qu’est réalisée la composition de la structure du substitut osseux. La barbotine est réalisée à partir d’un mélange de HA, de β-TCP, d’eau et des additifs organiques. Ici, il est possible de paramétrer la résorption du substitut, plus il y aura de HA plus cela seras long (15-20 ans pour du 100%), plus il y aura de β-TCP plus cela sera court (3-4 ans pour du 100%). Tout cela est mélangé afin d’obtenir de la barbotine.

3) Coulage de barbotine :

Durant cette étape, la barbotine est coulée sur l’édifice organique. Puis le tout est laissé en séchage afin de rendre l’ensemble solide. Après le séchage, le surplus est nettoyé pour laisser apparaître les pores au moment du déliantage.

4) Déliantage :

L’ensemble est placé dans un premier four à une température entre 200 °C et 300°C pendant une période de 48h. Le but de cette opération est de faire disparaître par évaporation les billes de PMMA, ce qui permet de générer la macroporosité du matériau et la formation d’interconnexions.

5) Frittage :

Ensuite, l’élément est placé dans un autre four, avec une température entre 1000°C et 1200 °C, pendant une période de 24h. Le but de cette étape est de consolider la céramique.

6) Conditionnement :

Le substitut est réalisé, il ne manque plus que le conditionnement. Le produit est placé dans un double sachet pelable temporaire réalisé dans une salle propre.

Frédéric Lozé et Florian CARLIER


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Cinetech n°18 « Régénérer les os et les organes »
Mercredi 07 octobre 2015 à Nogent CINE TECH n°18 « Régénérer les os et les organes »

Pour en savoir plus :

- la filière du Médical en Haute-Marne
- Le cluster Nogentech
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Le médical, un marché porteur pour les PME
- Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Biocetis (Nogent) se substitue à l’os

 

La pépinière d’entreprises du pôle Technologique Sud-Champagne

, par christophe Juppin

La pépinière d’entreprises (incubation et création d’entreprise) du pôle Technologique Sud-Champagne offre une gamme complète de services avec des infrastructures modernes (espace incubateur, pépinière d’entreprises). Elle s’adresse aux créateurs d’entreprise et aux jeunes entreprises à caractère innovant.

La pépinière d’entreprises est un outil de développement économique local et de soutien à la création d’entreprise.

Elle héberge et accompagne des entreprises nouvelles et donne à leurs créateurs l’opportunité d’accéder à des prestations de caractérisation et de recherche proposées par le CRITT MDTS et l’UTT de Nogent ; mais aussi des conseils, des informations par le biais de conférences, d’échanges avec d’autres créateurs, de partenariat avec des organismes extérieurs dans le domaine du développement technologique, juridique, comptable, fiscal, bancaire, commercial et de la gestion du développement technologique.

La pépinière d’entreprises du Pôle technologique Sud-Champagne à Nogent 52800 accueille depuis juillet 2010 des jeunes entreprises en incubation ou en création- développement.

Elle met à disposition 8 cellules comportant 2 bureaux et une halle industrielle chacune de 137 m² à 237 m² pouvant être loués à un prix forfaitaire attractif sur une durée d’environ trois ans, renouvelable une fois.

Aujourd’hui, deux entreprises sont installées au sein de cette pépinière :
Com&Stick et 3A-Applications additives avancées.

3A-APPLICATIONS ADDITIVES AVANCÉE est une start’up de 11 personnes spécialisée dans l’expertise et la maîtrise du procédé de fabrication additive fusion faisceau d’électrons (EBM Electron beam additive manufacturing) et notamment dans la fabrication additive alliages titane avec le procédé de fusion sur lit de
poudre par faisceau d’électrons.

Sur le Pôle technologique, 3A accompagne les donneurs d’ordre, de l’aéronautique et du médical, et assure le développement et la production de leurs produits série. À sa création en 2011, elle a été hébergée provisoirement dans les locaux du CRITT MDTS. Depuis, la start’up connaît une croissance annuelle à deux chiffres de son chiffre d’affaires.

3A est labellisée Jeune Entreprise Innovante et son créateur, Philippe Vannerot, a été reconnu parmi les 50 personnalités qui font l’innovation en France (magazine Industrie & Technologies de février 2015).

Fin 2015, Michelin a pris une participation majoritaire au capital de 3A avec pour objectif de combiner leurs expertises complémentaires des procédés LBM (Laser) et EBM (Electrons) afin de proposer une offre globale répondant aux besoins des clients en matière de reconception et de production de pièces en fabrication additive métallique pour des secteurs et applications variés.

http://france.ammeetings.com/index.php/fr/9-intervenants/122-philippe-vannerot

Pour en savoir plus :

- la filière du Médical en Haute-Marne
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Delphine Descorne Jeanny est vice-présidente du cluster Nogentech depuis le 14 mai 2014
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés

 

Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés

, par christophe Juppin

Depuis 2014, la start-up Tam Télésanté, à Nogent en Haute-Marne, a mis sur le marché un système dénommé « Chausson BBA » permettant la surveillance du nouveau-né en salle de naissance et ce, par l’intermédiaire d’un petit capteur oxymètrique sans fil maintenu par un élément chaussant à usage unique.


La société TAM TELESANTE fait partie du groupe UPPERSIDE spécialisé dans le domaine de la santé, et profite pleinement des prestations des différente structures du groupe et notamment de la société Natech qui commercialise les produits TAM TELESANTE en maternité.

Sa vocation est de promouvoir « la télécommunication au service de la santé » avec un savoir-faire centré sur :
- le télédiagnostic médical,
- les capteurs,
- la télétransmission,
- l’intégration électronique
- l’informatique


Depuis 2014, cette société a mis sur le marché un système dénommé « Chausson BBA » permettant la surveillance du nouveau-né en salle de naissance et ce, par l’intermédiaire d’un petit capteur oxymètrique sans fil maintenu par un élément chaussant à usage unique.

Ce concept original et breveté offre la possibilité aux maternités de surveiller à distance (sans capteur filaire) un nouveau-né pendant la période de « peau à peau » propice à la bonne mise en pratique de l’allaitement maternel. Les vertus intrinsèques de ce dispositif médical original pourront dans le futur permettre une mise en routine élargie de son utilisation puisque des protocoles de néonatalogie et de photothérapie sont déjà mis à l’étude dans plusieurs maternités.

Ce chausson de surveillance TAM telesante permet une surveillance cardiorespiratoire avec transmission WIFI vers un moniteur de chevet + beeper dans la poche de la maman.

TAM TELESANTE est certifié CE et ISO 13485


Tam Télésanté
Dispositif de surveillance pédiatrique
5 rue Philippe Lebon - 52800 Nogent
Tel : 03.10.55.10.01
Mail : o.alloucha@tamtelesante.fr

ALLOUCHA OkbA
Responsable Production


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Matinale technologique Les objets connectés n°9
Mercredi 13 avril 2016 à Nogent 52800 Matinale technologique n° 9 « Les objets connectés dans tous les secteurs industriels et dans la vie courante »

Pour en savoir plus :

- la filière du Médical en Haute-Marne
- Le cluster Nogentech
- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Le médical, un marché porteur pour les PME
- Les rencontres acheteurs du médical n° 2 Mardi 26 janvier 2016 à Reims
- Nogentech : un écosystème qui fait rimer metallurgie et orthopédie
- Le cluster Nogentech
- Delphine Descorne Jeanny est vice-présidente du cluster Nogentech depuis le 14 mai 2014
- Christophe Juppin valorise et développe l’écosystème innovant de Haute-Marne
- Biocetis : la start-up des substituts osseux
- Tam Télésanté, la start-up des bébés connectés
- 100% connecté en Haute-Marne
- Start-up made in Haute-Marne

 

Team 3A aux manettes

, par christophe Juppin

Shamyr Ali Alvarez, 31 ans, est responsable et associé de la société Team 3A. Originaire du Venezuela, le jeune homme s’est installé à Saint-Dizier, en 2015, pour créer sa société à l’Espace créateurs d’entreprises. Le société Team 3A a vu son projet récompensé en devenant lauréate de la Bourse French Tech.


Un week-end dans la région pour échapper aux turpitudes de la vie parisienne, le passage au concours de la Start’up est dans le pré « pour voir » courant juillet 2015, un projet et un profil très intéressants et vite remarqués… En quelques semaines, le jeune entrepreneur a rejoint la cité bragarde. « Team 3A est spécialisée dans la conception, la fabrication et l’installation de simulateurs d’avion », explique Shamyr Ali Alvarez. « Destiné aux pilotes d’avions professionnels, ce matériel s’adressera en priorité aux compagnies aériennes low cost et des pays en voie de développement qui n’ont pas les moyens de financer un simulateur certifié. Ils bénéficieront alors d’une alternative professionnelle pour préformer leurs pilotes dans des conditions réelles de pilotage. », poursuit le jeune ingénieur.

Dans un premier temps, Shamyr Ali Alvarez et ses associés se focalisent sur une pièce en particulier, le throttle, autrement dit la manette de gaz. La pièce, très attendue du marché aéronautique selon le jeune entrepreneur, est aujourd’hui en cours de fabrication et devrait être commercialisable fin 2016. « Électronique, mécanique, robotique, tôlerie et logiciel, l’ensemble du processus de fabrication de cette pièce peut être réalisé sur le territoire, par des entreprises locales. Je recherche par ailleurs un stagiaire issu de filière électronique qui pourrait me seconder dans ce domaine. »


Alors que Shamyr Ali Alvarez est spécialisé dans le développement électronique, la conception de logiciel, le montage et la mécanique, ses associés Ahmad Al Kotob et son frère Nour Al Kotob, basés en Île-de-France, sont respectivement responsables de l’administration et de la gestion pour l’un et des dessins et de la technique pour l’autre.

D’origine vénézuélienne, Shamyr Ali Alvarez est arrivé en France en septembre 2008. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur dans son pays d’origine de deux masters en France, il travaille en parallèle sur une thèse à l’école polytechnique de Grenoble. Passionné depuis son plus jeune âge par l’aviation, il prépare également un brevet de pilotage.

Publié le : vendredi 29 avril 2016

Shamyr Sadat Ali Alvarez, créateur de l’entreprise Team 3A, a reçu un chèque de 30 000 € au titre la Bourse French Tech, portée par la BPI (Banque publique d’investissement). Cette somme a permis à l’entrepreneur et son projet de conception, la fabrication et l’installation de simulateurs d’avion, de finaliser la manette des gaz et de passer à l’étape suivante.

Cette récompense démontrent la qualité des projets portés par les locataires de l’Espace créateurs d’entreprises de Saint-Dizier et de l’accompagnement proposé par l’équipe de la pépinière.

Publié le : vendredi 17 mars 2017

Coordonnées

Espace créateurs d’entreprises

12, allée Jean Moulin
52100 Saint-Dizier

Saint-Dizier – Team 3A obtient la bourse French Tech.
Cette distinction remise par la Banque publique d’investissement (BPI) consiste en un chèque de 30 000 € permettant le développement des entreprises lauréates. Pour 2016 c’est Shamyr Sadat Ali Alvarez qui vient de recevoir ce prix pour son entreprise Team 3A. Ce jeune ingénieur installé à la pépinière d’entreprise travaille à un simulateur d’avion, il a conçu une manette de gaz et prévoit le développement de nouveaux modules grâce à cette aide.

LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE
n° 8188 du 27/12/2016 en page 5

 

Valopneu démarre fort

, par christophe Juppin

Retenez bien ce nom : Valopneu. L’entreprise est née en mai 2016 à Saint-Dizier. Elle grandit au sein de l’Espace Créateurs d’Entreprises au cœur du Vert-Bois, à Saint-Dizier. Valopneu valorise le caoutchouc de pneus usagers pour en faire des plaques de protection haut de gamme. Ces plaques possèdent d’étonnantes qualités de souplesse, de résistance, d’amortissement etc.


(JHM du 07 février 2017)

À Saint-Dizier, Valopneu valorise le caoutchouc de pneus usagers pour en faire des plaques de protection haut de gamme. (JHM du 20 décembre 2016)

L’idée première du projet consiste à valoriser des granulats produits dans la Meuse à partir de pneus usagés. L’entreprise transforme cette poudre en plaque de 10 mm d’épaisseur, qui mesurent 1 m x 0,80 m. Ces plaques possèdent d’étonnantes qualités de souplesse, de résistance, d’amortissement etc.

La force de Valopneu a été de mettre au point la “recette” qui permet d’obtenir ces plaques sans adjonction de produits chimiques et à froid.

Valopneu est un “bébé” du Pôle de coopération que préside Benoît Deboos. Ont collaboré au projet la CCI, l’UIMM, mais aussi un laboratoire universitaire nancéen réputé. Car la présidente de Valopneu, l’excellente Marie-France Clerc-Girard, se trouve être aussi enseignante dans une école supérieure de commerce de renom en Lorraine.

Il a fallu pas moins de 18 mois de recherche pour le jeune ingénieur xxx xxxx pour mettre au point le produit. Le choix déterminant du moulage à froid implique de la main-d’œuvre, autre volet important du dossier. Il s’agit bel et bien de créer de l’emploi à Saint-Dizier. La technologie retenue y contribue.

Valopneu est aussi parvenu à mettre au point le moule en acier et aluminium, conçu pour résister à une pression de 25 t. Valopneu est donc désormais dans la phase de pré-industrialisation. Il importe donc de trouver les premiers débouchés pour les fameuses plaques. On songe d’abord à des tapis de sols, qui pourraient être aussi des protections pour les installations d’élevages (boxes pour chevaux). On songe aussi à un revêtement pour les cloisons de salles de sport (dojos).

Valopneu veut aussi développer des protections sur mesures pour coffres de voitures ou d’utilitaires.

Le projet était crédible : pour se lancer, Valopneu a bénéficié d’une avance remboursable de BPI et de diverses aides d’organismes régionaux. Le défi de l’entreprise consiste désormais à réduire ses coûts de production afin de dégager des marges pour créer d’autres emplois.

Valopneu va intégrer deux nouveaux moules durant ces prochaines semaines puis d’autres en juin, époque qui verra la société déménager vers des locaux beaucoup plus spacieux.

Un bon Tremplin

N’imaginez pas que le projet Valopneu est sorti subitement des cartons, tel une start-up à génération spontanée. Le dossier est en fait porté par Tremplin 52 depuis plusieurs années. Las, les moyens financiers ont longtemps fait défaut. L’arrivée de CIS – Pôle de coopération économique de Champagne-Ardenne – a changé la donne en déclenchant l’éclosion et en rassurant des partenaires. Une structure messine a apporté 70 000 euros au capital, ce qui a permis d’attendre le prêt-relais de la BPI.

Tremplin est actionnaire. Didier Cognon démontre ainsi, dans le nord du département, qu’il est toujours prompt à monter des dossiers, à faire germer des idées innovantes lorsqu’il s’agit de créer de l’emploi pour les publics les plus variés.
Une boîte qui déboîte

La société bragarde Valopneu est lauréate du concours ID boîte, “Le Challenge des boîtes qui déboîtent”, coorganisé par le Réseau Régional de l’Innovation (RRI) et l’Incubateur d’ID Champagne-Ardenn. Ce concours était ouvert aux entreprises qui dynamisent l’économie champardennaise. Les organisateurs affichaient leur volonté de récompenser et valoriser les startups et les TPE/PME du territoire dont l’innovation est un vecteur de valeur ajoutée. Une quarantaine de projets avaient été reçus, quinze ont été retenus. Trois lauréats ont été désignés dont Valopneu, dans la catégorie “Essor”. Des contacts ont été déjà noués avec les sponsors du concours : EDF, Vinci etc.

7 février 2017 Dominique Piot

http://economie.jhm-blogs.fr/economie/2017/02/07/valopneu-demarre-fort/

 

3A partenaire de Dassault Aviation le 11 Juin 2015 3A (Applications Additives Avancées) partenaire de Dassault Aviation pour l’exploitation en série de l’impression 3D métallique

, par christophe Juppin

3A (Applications Additives Avancées) à Nogent en Haute-Marne, est devenu en juin 2015 le premier sous-traitant français de sa catégorie à produire en série pour Dassault Aviation des pièces cellules pour avion avec un procédé d’impression 3D métallique (fabrication additive).

3A est pionnière en matière de production de pièces en alliages de titane en fabrication additive avec le procédé de fusion sur lit de poudre par faisceau d’électrons.

Pionnière en matière de fabrication additive métallique, 3A développe depuis sa création, en 2011, une expertise technique spécifique du procédé de fusion sur lit de poudre par faisceau d’électrons (EBM pour Electron Beam Melting).

Ce procédé consiste à fabriquer par couches successives des pièces de forme complexe à partir d’un modèle CAO (Conception Assistée par Ordinateur) en trois dimensions (3D).

3A met en oeuvre, depuis le début, une démarche industrielle globale (système de management par la qualité, développements métallurgiques et de contrôle procédé, etc.) et cette maîtrise lui a permis de gagner la confiance de Dassault Aviation pour la fabrication d’un ensemble de pièces cellule destinées au programme Falcon 5X.

« Nous avons travaillé à l’optimisation et l’industrialisation du procédé EBM afin de démontrer la capacité de cette nouvelle technologie à fabriquer des produits répondant au niveau de contraintes techniques et de qualité exigé par notre client  », explique Philippe Vannerot, président et créateur de 3A.

La collaboration de Dassault Aviation avec la société 3A signe le passage de la fabrication additive à la dimension industrielle grâce à la qualification de cette technologie permettant de l’exploiter en série sur tous ses programmes.

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David BIGUET et Romain MENETRIER sur le stand de 3A Applications Additives Avancées lors du salon des savoirs faire industriels de Haute-Marne en juin 2016

La fabrication additive a simplifié le processus de fabrication.

3A a pu livrer les premières pièces, destinées aux essais fonctionnels, dans un délai record de quatre semaines, ce que les procédés traditionnels (forge, fonderie ou usinage) n’auraient pu permettre. Une réactivité largement appréciable qui contribue à accélérer la phase de développement des produits et leur industrialisation.
A ce jour, plus de 400 pièces ont déjà été livrées à Dassault Aviation.

La fabrication additive permet de réaliser des économies d’énergie.

Dans le cas des pièces produites par 3A pour le compte de Dassault Aviation, le procédé permet de diminuer les pertes matière de plus de 90 % par rapport au fraisage et de produire simultanément jusqu’à 12 pièces de design différent dans la même cavité de fabrication, sans outillages.

Sur son site de Nogent (Haute-Marne), 3A dispose d’une machine EBM en service, qualifiée par Dassault Aviation pour la production en série de ses pièces.

Le parc machines de 3A s’agrandira dès fin 2015 avec l’acquisition d’une machine de grandes dimensions permettant de répondre aux besoins futurs de Dassault Aviation.

3A et Dassault Aviation ont officialisé leur partenariat lors du salon de l’Espace et de l’Aéronautique du Bourget en 2015 : tous les professionnels de l’aéronautique ont pu voir, exposées sur le stand de 3A (H4.D.46) et du pôle AsTech Paris Région (stand H4.C.80), les pièces titane produites en fabrication additive métallique à destination du Falcon 5X.

A propos de 3A (Applications Additives Avancées)

3A accompagne les donneurs d’ordre, du développement à la production de leurs produits série.

Depuis sa création en 2011, elle connaît une croissance annuelle à deux chiffres de son chiffre d’affaires (685 000 euros au 31 janvier 2014, plus d’1 million d’euros prévu au 31 janvier 2015).

Elle réalise plus de 70 % de son chiffre d’affaires dans le secteur aéronautique et spatial et compte parmi ses clients Snecma, filiale du groupe Safran, et Dassault Aviation, société pour laquelle elle est qualifiée en rang 1 pour la production en série de pièces avion.

3A est labellisée Jeune Entreprise Innovante et son créateur, Philippe Vannerot, a été reconnu parmi les 50 personnalités qui font l’innovation en France (magazine Industrie & Technologies de février 2015).

3A est membre des pôles de compétitivité ASTech Paris Région (stand H4.C.80), Materalia (2bCD), EMC2 et Viaméca

A propos de Dassault Aviation

Avec plus de 8 000 avions militaires et civils livrés dans plus de 90 pays depuis 60 ans et représentant plus de 28 millions d’heures de vol, Dassault Aviation dispose d’un savoir-faire et d’une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d’avion, depuis l’appareil de combat Rafale jusqu’à la famille de business jets haut de gamme Falcon en passant par les drones militaires. En 2014, le chiffre d’affaires de Dassault Aviation s’est élevé à 3,68 milliards d’euros. La société compte près de 11 600 collaborateurs.

Contacts Presse de 3A

Pascale Scirocco, responsable communication – Applications Additives Avancées : Tél : +33 (0) 3 52 18 00 53

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Matinale technologique « Fabrication additive » n°2
Mardi 23 septembre 2014, de 08h à 10h, à Nogent 52800 Matinale technologique n°2 « Fabrication additive. L’impression 3D a conquis les entreprises »

Pour en savoir plus :

- Depuis le 11 avril 2017, AddUp préside aux destinées de l’entreprise 3A.
- Carmat s’associe au spécialiste de l’impression 3D Addup pour booster l’industrialisation de son cœur artificiel le 13 novembre 2017