22 novembre 2018
AfterWork Techno n°03 : « Comprendre et manager les jeunes Générations. ? » le jeudi 22 novembre 2018 à Nogent (52)

AfterWork Techno n°03 : « Comprendre et manager les jeunes Générations. ? » le jeudi 22 novembre 2018 à Nogent (52)

Pôle technologique Sud-Champagne – Bât B 26 Rue Lavoisier
52800 NOGENT

AfterWork Techno n°03 : « Comprendre et manager les jeunes Générations. ? » le jeudi 22 novembre 2018 à Nogent (52)

, par christophe Juppin

Julien Estier propose de nous expliquer les relations parfois tendues entre les classes d’âge et surtout les ressorts de ces jeunes actifs aux pratiques nouvelles dans le monde de l’entreprise, lors d’un AfterWork Techno n°03 : « Comprendre et manager les jeunes Générations. ? » le jeudi 22 novembre 2018 à Nogent (52)
Entrée libre après inscription obligatoire auprès d’Emeline Coquillard tel 03 81 41 69 68, dans la limite des places disponibles, priorité aux entreprises.

AfterWork techno n°3
Comprendre et manager les jeunes Générations.
Mieux communiquer, motiver et impliquer les jeunes générations.

Objectifs de la conférence :

* Comprendre les valeurs et les attentes des jeunes générations,

* Apprendre à décoder les comportements,

* Adapter les pratiques,

* Etablir une relation de confiance et créer une dynamique,

* Intégrer les leviers de motivation de ces jeunes générations,

* Adapter sa posture pour renforcer la relation au quotidien.

Julien Estier propose de nous expliquer les relations parfois tendues entre les classes d’âge et surtout les ressorts de ces jeunes actifs aux pratiques nouvelles dans le monde de l’entreprise.

La fameuse Génération Y…Ces jeunes adultes nés entre 1979 et 1993, ultra-connectés, vifs, pressés de tout et souvent d’une ambition débordante. Une génération qui agace et fascine ses aînés, les baby-boomers, qui ne la comprennent pas, et surtout la Génération X (nés entre 1964 et 1978) qui la précède et qui la voit parfois comme une concurrence déroutante et prétentieuse.

Il est difficile de comprendre le phénomène sans une analyse rapide des générations antérieures. Les baby-boomers, nés après la seconde guerre mondiale, ont été embauchés souvent sans qualification à l’heure du plein emploi. Leur vie a été calquée sur celle de l’entreprise, synonyme de sécurité et d’ascension hiérarchique régulière.
Nés après 1965, les actifs de le Génération X - également appelée génération sacrifiée ou « sandwic h » - ont quant à eux grandi avec les questions environnementales, le SIDA et une équation à résoudre pour entrer dans la vie active : allier diplômes et expérience. Ce à quoi il faut ajouter la peur d’un chômage grandissant et l’interminable attente du départ des baby-boomers (dont l’âge de la retraite a été sans cesse repoussé) pour accéder enfin aux postes à responsabilités qui leur étaient promis. Une classe d’âge à laquelle on aura demandé (et dont on aura obtenu) toujours plus en lui faisant miroiter ce qu’elle pensait avoir mérité à l’heure de la retraite de ses aînés.

C’était sans compter que le départ des baby-boomers coïnciderait aussi avec l’arrivée des Y sur le marché du travail. Cette génération décomplexée a été élevée par des parents plus « cools » au niveau de l’éducation, dans des familles de plus en plus touchées par le divorce et le chômage malgré un surinvestissement professionnel. « Quand les deux parents se sur investissent au travail et parfois divorcent, cela donne une génération d’enfants élevés par la télévision », admet Julien Estier. « Ce sont aussi des enfants à qui on a dit qu’ils n’auraient pas de retraite, alors ils choisissent l’instantanéité et se font plaisir dès aujourd’hui »

Autant d’éléments qui rendent donc les Y plus cyniques vis-à-vis de l’entreprise, dont ils ont appris à se méfier et à se servir comme elle s’est servie de leurs parents. « Pour eux, contrairement à leurs parents, la meilleure manière d’augmenter leur salaire c’est de changer de boite. Ainsi, 44% des jeunes envisagent de changer d’entreprise dans les deux ans à venir ».

Pour les employeurs et les managers, le constat est amer : comment les retenir et éviter le redouté turn-over ? Pour Julien Estier « Les Y sont prêts à se surinvestir à condition que l’employeur joue le jeu et reconquiert de la légitimité à leurs yeux ». Une « étude révèle que les Y attendent en effet de leurs managers de l’écoute (29%), du respect (19%) et de la considération (12%).

Pour les managers X, il faut donc changer de paradigme et s’adapter en créant du lien et en assurant une certaine autonomie à cette génération ultra-connectée. « Il ne faut pas apporter toutes les réponses à leurs questions sur un plateau mais développer leur esprit critique. Les jeunes générations représentent un vrai levier de performance sous réserve de changer de pratiques managériales et de leur proposer un projet stimulant ».

« Dans un monde en complète transformation, quels sont aujourd’hui (et quels seront demain) les talents et les compétences à développer au cœur des équipes pour accompagner ce changement ? » Julien Estier