Chaudières Miquée : la piste aux étoiles

, par Dominique PIOT

Aux pieds des remparts lingons, en Haute-Marne, Chaudières Miquée perpétue la tradition familiale du produit fiable made in ici. La 5 étoiles offre de belles perspectives à ceux qui refusent de choisir entre économie et écologie.


Max Miquée était encore polisseur à Langres, à l’aube des années soixante-dix lorsque le choc pétrolier l’incite à changer le chauffage de son entreprise. Il a des idées, il a des outils, il a du savoir-faire : il décide de fabriquer lui-même sa chaudière. Puisqu’on est en Haute-Marne, elle sera à bois.

Son premier essai s’avère être une réussite ; elle suscite l’intérêt et la convoitise de ses amis qui veulent la même. Il accède volontiers à leurs vœux. Et tant qu’à faire, il dépose un brevet. En 1973, devant le succès de l’initiative, la Maison Miquée ne fabrique plus que des chaudières bois-bûches.

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Sylvie Miquée et Marc-Émilien Jourdheuil perpétuent la tradition familiale.

Max Émilien Miquée et sa mère Sylvie perpétuent la tradition des chaudières Micquée.

Deux générations plus tard, Marc-Émilien Jourdheuil, 32 ans, rejoint la société en tant que directeur recherche et développement. Comme le fondateur, il ne manque pas d’idées. Il s’associe avec le lycée Arago de Reims pour la mise au point de celle qui deviendra le fleuron de la marque, la 5 étoiles.

Elle brûle toujours des bûches jusqu’à 56 cm, mais offre cette fois un rendement de plus de 92 % ! Elle est classée pour l’instant parmi les chaudières biomasse de classe 5 mais prétend à la classe 7. Elle est tellement puissante qu’il est idéal de l’associer à un ballon tampon pour stocker longuement l’eau chaude ainsi produite.

La 5 étoiles est dite à tirage inversé : un dispositif attire la flamme vers le bas. Une sonde analyse les gaz produits en permanence et envoie l’oxygène au bon endroit au bon moment pour optimiser le processus. Les cendres sont réduites au minimum. Toutes les calories produites sont récupérées. Bref : une belle bête, forcément rouge, la couleur maison.

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Marc-Émilien Jourdheuil et Sylvie Miquée ont travaillés durant un an en s’associant avec le lycée Arago de Reims, pour mettre au point cette chaudière.

Cinq personnes travaillent actuellement au sein de l’entreprise située dans deux bâtiments sur la zone industrielle des Franchises. « Mais le jour où ça repart, j’embauche » explique enthousiaste Marc-Émilien Jourdheuil qui a hâte que prenne fin cette crise sanitaire qui sclérose les initiatives et les investissements. Il pressent que la demande sera au rendez-vous ; désormais, Chaudières Miquée évolue dans la cour des grands. Ses clients sont répartis dans toutes les régions de France où l’on se procure facilement du bois ; et ses clients sont autant d’ambassadeurs !

Pour cette chaudière en phase avec les normes européennes les plus exigeantes, l’entreprise Miquée joue volontiers sur le made in France. Mais c’est quasiment du 100 % made in Haute-Marne : même les sous-traitants sont locaux.


Publié le 17 janvier 2021 dans le Journal de la Haute-Marne (JHM). http://www.jhm.fr

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Publié le 17 janvier 2021 dans le Journal de la Haute-Marne (JHM). http://www.jhm.fr

Contact :

Chaudières Miquée
528 rue de l’Étoile
ZI des Franchises
52200 Langres
Tel : 03.25.87.07.73
http://www.chaudieres-miquee.fr/

Pour en savoir plus :

- Téléchargez le cahier spécial Prosthesis
- Start-up made in Haute-Marne
- CMUP dans ses nouveaux murs le 12 octobre 2019
- Chaudières Miquée : la piste aux étoilesle 17 janvier 2021