Covid-19 : dans la Loire, une usine de masques respiratoires tourne à plein régime L’entreprise doit refuser des demandes venues des quatre coins du monde

, par christophe Juppin

La société Valmy (Segetex-EIF), l’une des rares en France à produire des masques de protection, a vu les demandes exploser avec l’arrivée du coronavirus. "On en a déjà vendu plus qu’en 2019" : dans la Loire, l’arrivée du nouveau coronavirus dope l’activité de Valmy, l’un des fabricants français de masques de protection respiratoire censés endiguer la progression de la maladie.


Les machines de l’usine Valmy (Segetex-EIF), située à Mably près de Roanne, ressemblent à des rotatives d’imprimerie. Mais ce sont des masques qui en sortent en continu, ou presque, pour répondre à l’explosion de la demande.

"Depuis un mois, on a mis en place deux nouvelles équipes, une pour la nuit et une pour le samedi, en attendant de pouvoir travailler le dimanche", explique Nicolas Brillat, directeur d’exploitation du site. Une demande en ce sens a été adressée à l’administration.

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L’entreprise Valmy SAS située dans la Loire est l’une des rares en France à produire des masques de protection, un objet qui suscite toutes les convoitises depuis l’apparition du Covid-19.
Le directeur de la société Nicolas Brillat a dû prendre des mesures pour faire face à une demande extrêmement forte. "On a triplé les effectifs, on est passé de 17 personnes à bientôt 55" indique-t-il, alors que sa production est désormais "dix à onze fois supérieure" à ce qui se fait en temps normal. Des machines à l’arrêt depuis 2013 ont été remises en service pour subvenir à la demande.(06 mars 2020)
https://fr.euronews.com/2020/03/05/covid-19-face-a-la-requisition-de-masques-les-fabricants-s-adaptent

D’une vingtaine, les effectifs de l’atelier de production et de l’entrepôt, qui s’étendent sur 4.000 mètres carrés, sont passés à 60 hommes et femmes, le surplus ayant été recruté en CDD ou par intérim. Et "10 à 15 postes" restent à pourvoir "rapidement".

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Face à la crise du coronavirus, le recrutement d’une cinquantaine de personnes est prévu pour assurer la production.

Après quelques jours de formation, Régis Velien, 47 ans, a commencé cette semaine.

"En sortie de chaîne, on prend les masques, on fait un contrôle visuel pour s’assurer que tout va bien, de temps en temps on en ouvre un pour voir s’il est bien soudé, si les élastiques tiennent bien", explique-t-il dans le vacarme d’une machine.

Avant de les placer dans des boîtes ou en vrac dans des cartons, selon leur destination.

À 10H30, le compteur de la rotative, déclenché à sa prise de poste à 05H00, franchit le cap des 17.000 unités ; il dépasse 22.000 une heure plus tard.

Depuis le début de la crise, la production a été multipliée par dix, indique Nicolas Brillat Et les palettes d’expédition ne restent pas longtemps dans l’entrepôt.

"Sentiment d’urgence"

L’usine fabrique deux types de masques : un pour se protéger du virus - normé FPP2, FPP3 ou N95 - et l’autre - dit "chirugical" - pour ne pas le transmettre quand on est malade - il sert aussi en bloc opératoire.

La Chine et Taïwan, qui assurent en temps normal 80% de la production mondiale, ont stoppé brutalement leurs exportations face à l’épidémie, provoquant une pénurie sur le marché.

Pour trouver 200 millions de masques, le ministère de la Santé a réuni, jeudi à Paris, cinq fabricants, français et étrangers, implantés dans l’Hexagone : Valmy (Segetex-EIF), Kolmi Hopen (Medicom) , Paul Boyé Technologies, Makopharma et 3M, selon des sources du secteur. Chacun doit préciser ses capacités de production d’ici la semaine prochaine.

L’entreprise ligérienne voudrait acheter d’autres machines mais les fabricants sont déjà pris d’assaut par les Chinois. Autre difficulté, l’approvisionnement en matières premières : bobines de polypropylène non tissé qui se déroulent à l’entrée des rotatives, élastiques qui soutiennent le masque sur le visage.

"On a une visibilité sur six à huit semaines", indique le dirigeant de Valmy, plus inquiet pour la suite.

Répondre à l’urgence augmente le coût de revient et cette hausse est répercutée auprès des distributeurs. "Le moins possible" : la flambée des prix sur le marché, "totalement délirante", serait due à des intermédiaires "peu scrupuleux" et au "sentiment d’urgence".

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L’entreprise Valmy SAS située dans la Loire est l’une des rares en France à produire des masques de protection, un objet qui suscite toutes les convoitises depuis l’apparition du Covid-19.
Le carnet de commande de Valmy est certes bien rempli, mais depuis l’annonce mardi 03 mars 2020 de la réquisition de l’ensemble des masques par le gouvernement français, le directeur de la société Nicolas Brillat craint pour ses exportations. L’un de ses plus gros client est le NHS, le système de santé britannique. "On est face à un gros problème, c’est qu’à priori, la réquisition ne nous permet pas de les livrer, c’est compliqué" s’agace le directeur qui craint de voir ses clients étrangers se tourner vers la concurrence, notamment américaine. "On est français, on a aussi envie d’aider notre pays et de répondre" ajoute-t-il. (06 mars 2020)
https://fr.euronews.com/2020/03/05/covid-19-face-a-la-requisition-de-masques-les-fabricants-s-adaptent

Valmy, créée en 2006 sur fond de grippe aviaire, a été rachetée en 2017 par Segetex-Eif qui possède d’autres usines dans l’Oise, en Ukraine et en Chine.

Le groupe espère que cette crise sanitaire profitera au "made in France".

"Tout l’enjeu, c’est de pérenniser la production et le personnel ici. Qu’il y ait une prise de conscience", veut croire Laurent Suissa, directeur général de Segetex-Eif.

"On en a déjà vendu plus qu’en 2019" : dans la Loire, l’arrivée du nouveau coronavirus dope l’activité de Valmy, l’un des fabricants français de masques de protection respiratoire censés endiguer la progression de la maladie.

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Une employée de l’usine Valmy, l’un des trois fabricants de masques en France. En quelques semaines, l’entreprise est passée de 17 à 45 salariés. (AFP/Philippe Desmazes)

Publié par Mably (France) (AFP) le 28 février 2020 dans https://www.ouest-france.fr


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Emmanuel Macron @EmmanuelMacron · 3 mars 2020
Nous réquisitionnons tous les stocks et la production de masques de protection. Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le Coronavirus.

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Lionel COSTES @COSTESLionelEr · 1 avril 2020
"L’histoire retiendra que c’est depuis la filiale d’un groupe canadien qu’@EmmanuelMacron a battu le rappel, mardi 31 mars 2020, pour « rebâtir notre souveraineté nationale et européenne »" :
https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/01/emmanuel-macron-veut-rebatir-l-independance-economique-de-la-france_6035160_3234.html

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RMC @RMCinfo · 20 avril 2020
Il faut désormais confectionner des masques pour l’ensemble des Français. La France produira "17 millions" de masques "grand public" par semaine a annoncé le ministre de la Santé le 19 avril 2020.
RMC le lundi 20 avril 2020 : Nos enfants devront ils porter des masques ? 17 millions seront produits en France d’ici le 11 mai 2020. Ils seront probablement rendus obligatoires dans les transports publics. Ce matin sur RMC,
Marc Pradal, président de l’Union française des industries mode et habillement (UFIMH), nous a expliqué que la donne avait changé et qu’il fallait confectionner de plus en plus de masques possibles pour tous les Français. Nous avions des recommandations d’affecter ces masques pour le public de professionnels qui était en contact, comme les caissières de supermarché. C’était l’objectif numéro un il y a maintenant quelques semaines. Nous avons eu des réunions pour élargir ce champ et nous dire : "attention, il faut s’armer encore plus, il faut mobiliser encore plus parce qu’il va falloir équiper toute la nation". Alors, on ne sera pas tout seuls, heureusement, mais le chalenge est élevé.

Pour en savoir plus :

- Y a-t-il un risque pour l’approvisionnement en médicaments en février 2020 ?
- Il faut tirer les conséquences de la dépendance de l’approvisionnement chinois en mars 2020
- Covid-19 : Le fabricant de masques de protection Valmy croule sous les commandes le 04 février 2020
- Covid-19 : dans la Loire, une usine de masques respiratoires tourne à plein régime le 28 février 2020
- Covid-19 : pour le PDG de Kolmi-Hopen, « la demande de masques va durer » le le 01 mars 2020
- Covid-19 : La société Valmy, dans la Loire, croule sous les commandes de masques le 3 mars 2020
- Covid-19 : Petit Bateau s’est associé à d’autres industriels textiles de l’Aube pour la réalisation de masques de protection le 21 mars 2020
- Covid-19 : Opération "Masques" dans le Grand Est le 21 mars 2020.
- Covid-19 : Appel aux masques : un fabricant se lance à Andelot le 23 mars 2020.
- Covid-19 : Branle-bas de combat des industriels du Grand Est pour produire des « boucliers de protection » par impression 3D le 23 mars 2020.
- Covid-19 : Jean Rottner : « C’est un rouleau compresseur qui nous est arrivé dessus » le 23 mars 2020
- Covid-19 : L’Allemagne alarmée par le triage des patients dans les hôpitaux alsaciens le 26 mars 2020
- Covid-19 : Pénurie de masques : les raisons d’un "scandale d’État"
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- Covid-19 : « L’épidémie de coronavirus révèle à quel point les chaînes de production sont imbriquées » 26 février 2020
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