De l’argent dans le sac à dos de l’inventeur sénonais en mai 2018 Un sac qui soulage les épaules, les trapèzes et les ligaments

, par christophe Juppin

Le Sénonais Mohammed Errafi a inventé et fait breveter le sac à dos « en apesanteur » en 2016 et il a reçu la Médaille d’argent du concours Lépine en 2018. Mohammed Errafi est membre de la « communauté French Tech Troyes » labellisée le 03 avril 2019 pour les territoires #Troyes #Sens #Auxerre #Chaumont #Nogent. Il table maintenant sur une commercialisation qui débuterait en mars 2020.

Marqué par ses très douloureuses expériences de voyageur, Mohammed Errafi a créé un sac à dos dont la charge est transférée vers le bas.

Les bretelles passent effectivement au-dessus des épaules et des clavicules, mais ne s’appuient pas sur elles. Après des années passées à souffrir de son sac à dos lorsqu’il voyageait, le Sénonais Mohammed Errafi a voulu en inventer un qui ne serait pas douloureux. Fin 2016, auprès de l’Inpi, il a fait breveter Gravibag, le sac à dos « en apesanteur », comme il le nomme.

La charge est reportée vers le bas, plus ou moins au niveau du bassin et des flancs, selon la morphologie de la personne qui le porte. À la fois dure et souple, une tige en résine passant dans les bretelles permet ce transfert de charge. L’astucieuse utilisation de cette barre de carbone élastique confère au sac une apparente légèreté pour son utilisateur.

Les déclinaisons envisageables du sac à dos, pour les militaires, les écoliers, les adeptes du sport outdoor, ou les citoyens dans leur vie quotidienne, s’annoncent nombreuses. Avec son BTS génie civile obtenu à Auxerre, une formation de technicien en bureau d’études, Mohammed Errafi avait les capacités pour devenir ce type d’inventeur, même trente ans après la fin de son cursus scolaire.

L’invention a été primée le 08 mai 2018 au concours Lépine 2018 par une médaille d’argent et par le prix du ministère de la défense. Le sac à dos est testé depuis sept mois par l’armée de terre. "le sac est testé par l’armée en conditions réelles. Dans l’armée de terre, ils ont trente, quarante kilos sur les épaules. Aujourd’hui, ils peuvent parcourir une plus longue distance avec moins de fatigue."

Mohammed Errafi s’attelle à son projet industriel. L’inventeur du sac à dos « en apesanteur » passe les paliers. Sa start-up, la société par actions simplifiée Gravibag, a évolué, et les soutiens se multiplient.

Désormais, l’ancien commerçant de Sens est accompagné par la Banque publique d’investissement (BPI), la CCI International Bourgogne Franche-Comté, le cabinet d’expert-comptable BDO et l’Agence régionale de santé (ARS).

« 80.000 pièces » pour commencer

Les partenaires sont convaincus du potentiel sur les marchés mondiaux de son invention, un sac à dos doté d’un exosquelette qui allège considérablement la charge ressentie par l’utilisateur. Mohammed Errafi compte faire débuter la fabrication des sacs à dos en grand nombre « à partir d’avril 2020 ». Et il aimerait que la commercialisation soit lancée « en mars 2020 sur Internet ».

Le Sénonais évoque le projet d’une première réalisation de «  80.000 pièces, dont la moitié servira de stock tampon ». « Nous ferons fabriquer les sacs à dos au Vietnam et en Chine. Seul l’exosquelette sera réalisé à Chalon-sur-Saône par l’entreprise Bouillard du groupe Anvi. Les premières pièces seront assemblées dès la fin mai 2019 », indique l’entrepreneur.

1 M€ de levée de fonds pour objectif

Le Sénonais explique avoir trouvé « dix associés ». Il bénéficie aujourd’hui des services d’un avocat spécialisé dans le droit des affaires installé à Versailles, et d’un cabinet conseil en propriété industrielle et intellectuelle à Paris. Il a procédé à la valorisation de sa société. Fin avril 2019, et pour une durée de trois mois, il lancera une levée de fonds, avec un objectif qu’il a fixé à « 1 million d’euros  ».

Mohammed Errafi dispose de locaux provisoires à Sens, mais il cherche encore « environ dix hectares » pour installer Gravibag. La Communauté d’agglomération du Grand Sénonais va étudier avec lui prochainement les possibilités en matière de locaux disponibles et de terrains constructibles.

Emmanuel Gougeon

Publié par Emmanuel Gougeon le 22 février 2019 dans https://www.lyonne.fr

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Le board de la « Communauté French Tech Troyes ». De gauche à droite :
Marc THONON (Okenite), Francis BÉCARD (Technopole de l’Aube en Champagne), Pierre SOLER-My (carbonex), Mohamed ERRAFI (Gravybag), Jacques RIGAUX (Technopole de l’Aube en Champagne), Serge GRYGOROWICZ (RB3D), Catherine RABIET (Agri-echange), Lionel MUGNIER ( MIKROLAND), Germain CHITTARO (QareIT), Christophe JUPPIN (Nogentech), Pierre KACZMAR (Technopole de l’Aube en Champagne) Photo laurent Loccurcio à Troyes le 26 avril 2019.
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L’équipe de la communauté French Tech Troyes a constituée son équipe et a réunis son Board le 26 avril 2019
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26/04/2019 @TechnopoleAube 1ère réunion du #Board #TroyesFrenchTech ! Les membres évoquent la synergie des territoires et les écosystèmes les plus favorables aux start’ups #réseaux #fertilisation croisée

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