Idées inspirées : retour sur un concours Des idées haut-marnaises qui ont parfois du mal à se concrétiser.

, par christophe Juppin

Alors que le conseil départemental lance la seconde édition de son concours "Les idées inspirées de Haute-Marne", les lauréats de la première édition témoignent de leur aventure.


Le conseil départemental a décidé de maintenir et d’organiser la 2e édition du concours « Les idées inspirées de la Haute-Marne ». La première édition en 2019 a été « un succès » selon la collectivité. Quelque 78 projets avaient été déposés sur le site du concours départemental et 10 lauréats ont été mis à l’honneur. La seconde édition du concours est maintenant lancée avec l’ouverture d’une plateforme dédiée.
https://idees-inspirees.haute-marne.fr/

Il y a donc un an, Adeline Lenoir se voyait décerner le premier prix catégorie Nature. Elle avait pour but de créer une université rurale écologique pour « faire de la Haute-Marne un département reconnu pour ses formations en reconversion professionnelle ». Si ce prix lui a permis de couvrir les frais liés à cette activité, son idée reste pour le moment en stand-by. « Heureusement que j’ai eu le prix mais je n’ai pas trouvé le bon modèle économique », explique-t-elle, un an après. Consultante et formatrice pour monter des projets d’hébergements insolites (yourte, cabane, tipi...), Adeline Lenoir souhaiterait qu’une collectivité s’empare de ce projet pour le faire fructifier.

Des fortunes diverses

« Le but c’est de faire venir des gens en Haute-Marne, sur le parc national », précise-t-elle. Elle est elle-même installée dans le canton d’Auberive et dispense ses conseils à Vaillant. Les 1 500 euros du prix pourraient ainsi développer une maison d’hôte écolo une épicerie locale, des conseils en immobiliers... « Les experts coûtent cher, ce n’est pas rentable », constate-t-elle. Elle ne désespère pas de reprendre cette idée avec idéalement un emploi à temps plein pour s’en occuper.

JPEG - 82.6 ko
Des idées haut-marnaises qui ont parfois du mal à se concrétiser.

De son côté, Samuel Zunino a lui reçu le premier prix Savoir-faire. Il s’est lancé dans la fabrication de paille en pâte bio à 39 ans. Implantée à Cusey, sa société est 100% locale. « Le prix m’a aidé à investir dans une filière spécifique de pâte », annonce-t-il. Il a reçu en plus des 1500 euros du prix, une dotation de 1000 euros de la CCI qui ont couvert tous ses frais. Avec une production de 3000 pailles par semaine, Samuel Zunino a débuté son activité seulement en juillet 2020 à cause de la crise sanitaire.

« C’est un bon coup de pouce, il y eu beaucoup de pub autour du projet », reprend-il. Le Haut-Marnais a ainsi pu participer au Salon de l’agriculture et nouer de nouveaux contacts. Il travaille avec des restaurants locaux, dont un à Saint-Geosmes, et expédie ses pailles jusqu’en Bretagne. Il devrait suivre attentivement ce second concours car il fait désormais partie du jury.

En mai 2019, la bragarde Vanessa Langlet créait une association, Sara et les p’tits poids, afin d’offrir une boite personnalisée pour acceuillir les nouveau-nés prématurés. Une idée qui a séduit le prix du public en 2019. Elle a pu travailler avec le service néonatalogie de l’hôpital de Saint-Dizier. Mais des problèmes de santé l’ont empêché de mener à bien son idée. « C’est à l’arrêt et le confinement n’a pas arrangé les choses », confie-t-elle. Les 1500 euros du prix lui ont pourtant été bien utiles. « Cela nous a permis d’acheter du matériel et d’avoir les fonds nécessaires pour être tranquille pendant un an », précise-t-elle. Pendant le confinement justement, Vanessa Langlet a eu quelques opportunités pour fournir du matériel. Si dans l’ensemble, elle n’a pas eu beaucoup de contacts, elle n’a pas pour autant abandonné l’idée. « On redémarre tranquillement pour fournir des gigoteuses en septembre 2020 », indique la Bragarde. Elle suivra elle aussi la seconde édition du concours, car un projet l’intéresse particulièrement. Celui d’une association qui vient en aide aux femmes battues et victimes de harcèlement.

Bertrand Puysségur


Publié par Bertrand Puysségur le vendredi 07 aout 2020 dans la voix de la Haute-Marne n‌° 8974 page 11 sur https://www.lavoixdelahautemarne.fr

JPEG - 380.6 ko
Publié par Bertrand Puysségur le vendredi 07 aout 2020 dans la voix de la Haute-Marne n‌° 8974 page 11 sur https://www.lavoixdelahautemarne.fr


JPEG - 75.4 ko
PoleTechnologique 52 @poleTechno52 · 09 juin 2020
mardi 09 juin 2020 @jhm : Professionnelle du tourisme depuis 18 ans, @LenoirAdeline1 a voulu offrir aux propriétaires d’hébergements insolites son expérience à travers un label “Hôtes insolites” qui va fédérer les porteurs de projets.
https://poletechno52.fr/Promouvoir-les-hebergements-insolites.html

Pour en savoir plus :

- L’hébergement insolite a de beaux jours devant lui en Sud-Haute-Marne en juin 2019
- Un onzième parc national dans les forêts de feuillus de Champagne et Bourgogne
- « Ces jeunes qui sont l’avenir de la ruralité », 7 ème forum des solutionse, à Aignay-le-Duc le 22 novembre 2019
- Des Haut-Marnais très inspirés le 28 novembre 2019 à Nogent
- Promouvoir les hébergements insolites le 09 juin 2020
- Haute-Marne : le Parc National de Forêts s’apprête à vivre ses premières grandes vacances le 17 juin 2020
- Idées inspirées : retour sur un concours le 07 aout 2020