« Je m’inquiète d’entendre autant de partisans de l’échec de la France », assure Lilla Merabet le 22 janvier 2019 à Metz . Conseil régional : « Le business c’est le business »

, par christophe Juppin

«  Je m’inquiète d’entendre autant de partisans de l’échec de la France. Et bien non, dans le Grand Est, nous souhaitons la réussite de nos territoires. Jamais, la Région n’a été aussi puissante que depuis qu’elle est Grand Est. Et pourtant les identités sont respectées  » assure mardi 22 janvier 2019 à Metz Lilla Merabet lors de l’examen du budget de la commission développement économique (88,6 M€ en autorisation de programmes).

L’occasion pour la vice-présidente déléguée à la compétitivité de signifier le terrain parcouru en trois ans. « Le business c’est le business et ça n’est pas un hasard si sept des quinze plus gros investissements industriels ont eu lieu dans le Grand Est » pour un montant de l’ordre de 2 Mds €.

« L’Europe s’invente chez nous »

Un volontarisme relayé par Isabelle Héliot-Couronne (Majorité) qui salue dans le Grand Est la 2e région industrielle du pays - « son véritable ADN  » : « Nous aidons plus de 150 nouvelles entreprises dans leur mutation ainsi qu’à des partenariats transfrontaliers « gagnant-gagnant » pour affirmer notre positionnement 4.0. Car l’Europe s’invente chez nous !  »

La Région enregistre un excédent commercial de 6 Mds €, « alors que le déficit commercial national ne cesse d’augmenter ». Conformément aux orientations territoriales revendiquées par le groupe Alsace et Territoires, André Reichardt (ex-Majorité) fustige le gigantisme régional : « Le succès d’une chasse à l’investisseur ne tient pas à l’offre globale d’une Région plus grande que la Belgique… » A contrario, pour l’élu, le classement triple A de l’Alsace fait de ce territoire la locomotive économique du Grand Est. Et l’orateur de réclamer ainsi « une agence économique spécifique ». À son tour, Thierry Gourlot (CNIP) pointe « les disparités entre les territoires  ». Mais le Lorrain s’inquiète, lui, pour les wagons de queue que constituent « la Meuse et la Haute-Marne ».

« Une agence obèse et sans âme »

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L’agence aura la charge de développer les orientations en matière de tourisme autour de cinq destinations (Champagne, Ardenne, Vosges, Alsace et Lorraine) et six thématiques (mémoire, nature, itinérance, oenotourisme/gastronomie, patrimoine/culture, thermalisme/bien-être). Pour un budget de 26 M€ en crédits de paiement, dont 11 M€ en investissement.

Xavier BROUET


Edité par Xavier Brouet le 22 janvier 2019 dans www.estrepublicain.fr/


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