« L’Université de Technologie de Troyes, leader d’un consortium avec six universités européennes » le 14 octobre 2019 l’UTT-Université de Technologie de Troyes (Aube) devient la tête de pont d’un projet d’université européenne avec six autres universités non françaises

, par Christiane Perruchot

Pour son 25ème anniversaire, célébré le lundi 14 et mardi 15 octobre 2019, l’UTT-Université de Technologie de Troyes (Aube) devient la tête de pont d’un projet d’université européenne avec six autres universités non françaises. EUt+ fait partie du plan de l’Union européenne de créer vingt universités européennes transnationales d’ici à 2025. Pierre Koch, président du comité de direction, explique la nouvelle voie qui s’ouvre à cette formation d’ingénieurs pluridisciplinaire, entre sciences et management.

25 ans après sa création, qu’est devenue l’UTT-Université de Technologie de Troyes ?

Dès ses débuts, l’UTT (Université de Technologie de Troyes) a développé une forte capacité à travailler en lien étroit avec les entreprises, qui ont été plus de 250 à se mobiliser pour encourager sa création aux côtés du département de l’Aube en 1994. Aujourd’hui, le lien est toujours aussi fort, elles sont 3.000 entreprises partenaires.

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La célébration de ces 25 premières années le lundi 14 octobre 2019 est l’occasion de confirmer l’ADN de l’Université de technologie de Troyes qui est de former les intelligences de la technologie et de se retourner sur ce qui a été fait durant ces 25 années d’effort, de ténacité, de doutes, de progrès et de succès : maintenant, l’UTT, se projette dans un nouveau défi : créer une Université de technologie européenne EUt+.
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Pierre Koch.© UTT

Mais la spécificité de l’UTT est d’avoir pris racine sur la recherche fondamentale, offrant une expertise en physique et photonique dont profitent les 3.000 étudiants et 700 diplômés par an, dont 50 ingénieurs. L’école que je qualifierais d’hybride, entre université et école d’ingénieurs, donne la possibilité à l’étudiant d’être totalement libre dans le choix de ses cours. Il peut ainsi opter parmi sept parcours : Automatique et Informatique Industrielle (A2I), Génie Industriel, Génie Mécanique, Informatique et Systèmes d’Information, Matériaux et Mécanique (MM) par apprentissage à Nogent (Haute-Marne), Matériaux, technologie et économie et, Réseaux et Télécommunications (RT), qui conduisent à un diplôme d’ingénieur, une licence professionnelle, un master spécialisé ou encore un doctorat sciences de l’ingénieur.

L’interaction avec les entreprises s’est construite par le transfert de technologie et le mécénat.

Le transfert de technologie car les travaux des laboratoires de recherche de l’université avaient une application industrielle avérée. Les travaux de recherche de l’UTT, structurés autour de l’Institut Charles Delaunay (164 enseignants-chercheurs et enseignants et 195 doctorants et post-doctorants), sont quant à eux régulièrement récompensés.

Le mécénat parce que l’UTT est un vivier de recrutement pour les entreprises du territoire correspondant à l’académie de Reims, mais aussi de la région Grand Est. 98% des diplômés trouvent un emploi en moins de 4 mois et 71% le décrochent même avant d’être diplômés. 80% des diplômés sont embauchés en contrat à durée indéterminée.

L’UTT a également construit des collaborations avec d’autres grandes écoles. Avec Y Schools (l’école de commerce de Troyes), elle développe un nouveau programme à la frontière de la technologie et du management pour former des managers agiles qui sauront accompagner les organisations dans leurs grandes transformations numériques.

L’UTT fait partie d’un réseau avec l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) et l’Université de technologie de Compiègne, qu’est-ce qu’il apporte ?

En 2013, l’UTT à Troyes, l’UTBM à Belfort-Montbéliard et l’UTC à Compiègne se sont regroupées dans le réseau des universités de technologie, dans une logique structurelle, de partage d’une méthode pédagogique et de promotion d’un même modèle original.

Les trois établissements ont la particularité d’être à la fois de grandes écoles d’ingénieurs qui délivrent des diplômes validés par la Commission des titres d’ingénieurs (CTI), et des universités placées sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Leur rapprochement a d’ailleurs donné naissance à un campus commun à Shanghai, l’Université de Technologie Sino-Européenne de l’Université de Shanghai (UTSEUS).

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La salle blanche de la division nanotechnologies. © Sylvain Bordier

Maintenant, l’UTT veut aller encore plus loin, se donner une échelle européenne. Quel est ce projet ?

Les 25 ans sont en effet le point de départ d’un nouveau projet, créer une université de technologie européenne. L’UTT qui s’est bâtie une solide réputation sur la scène internationale avec ses 230 accords d’échanges, se positionne en leader du consortium European University of Technology.

En coopération avec les 6 universités de Dublin, Darmstadt (Allemagne), Riga (Lettonie), Cluj (Roumanie), Sofia (Bulgarie), Valence (Espagne), le projet d’Université européenne de technologie EUt+ déposé par l’UTT propose de contribuer au renforcement de l’Europe, de son unité tant sociale que culturelle et de sa souveraineté technologique.

Le futur EUt+ représente 130.000 étudiants. Cet appel à projet correspond au plan ambitieux de l’Union européenne de créer vingt universités européennes transnationales d’ici à 2025. Il bénéficie d’un soutien de 400.000 € de l’État sur 3 ans pour démarrer le projet et sera réétudié par la Commission Européenne en février 2020. Troyes accueillera encore plus d’étudiants européens ; il y a aujourd’hui 24% d’étudiants étrangers. L’ambition à 5 ans est d’en accueillir un millier supplémentaires.

Publié par Christiane Perruchot le 05 novembre 2019 dans https://www.tracesecritesnews.fr

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Philippe Adnot (Sénat Aube)
Christian Philipp (@ Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, et de l’Innovation)
Philippe Pichery (Département de l’Aubee l’Aube)
Thierry Breton (Atos Group)
Dominique Bourg (Sciences Poo)
Ronan Stéphan (Plastic Omniumnium)
Marc Sebeyran - Isabelle Héliot-Couronne (Troyes Champagne Métropole - Ville de Troyes - Région Grand Est)
Paul Gaillard (UTT)
Michel Barnier (Commission européenne en France)
Noel Fitzpatrick (Technological University Dublin)
Vasile Topa (Technical University of Cluj-Napoca)
Ralph Stengler (Darmstadt University of Applied Sciences)
Brian O’Neill (Technological University Dublin)

Pour en savoir plus :

- Une école d’ingénieurs à la campagne : Article dans l’Usine Nouvelle du 26 novembre 2014.
- La cérémonie officielle de remise des diplômes d’ingénieurs, de master et de licence professionnelle de l’UTT qui s’est tenue à Troyes, samedi 21 novembre 2015.
- Chloé Lerin, étudiante de l’UTT Nogent nominée au prix académique le 21 novembre 2015
- Célébration de la fin des études Vendredi 20 octobre 2017 à Nogent
- Caroline Husson a fait le choix de rester en Haute-Marne pour la densité de son écosystème industriel et son cadre de vie.
- La recherche à Nogent : Nicci (Nogent international center for CVD innovation).
- Anne-Marie Nédélec Maire de Nogent (Haute-Marne) Elle crée un campus au fin fond de la Haute-Marne.
- Accueil des nouveaux étudiants à l’antenne de l’UTT à Nogent les 4 Septembre et 9 Octobre 2017
- Célébration de la fin des études Vendredi 20 octobre 2017 à Nogent
- Lucille Duport est lauréate du Prix Bernard Bolle 2017 de la Section Est de la SF2M
- 712 diplômes de l’UTT sont été remis samedi 18 novembre 2017
- Une école d’ingénieur qui a su adapter son cursus au besoin de l’apprentissage et des entreprises
- 744 diplômes de l’Université de technologie de Troyes ont été remis le samedi 17 novembre 2018
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