Une projection en avant-Première « Astéroïdes, le nouvel Eldorado spatial ? » le 28 novembre 2019 à Nancy. L’exploitation minière des astéroïdes est sur le point de devenir une réalité.

, par christophe Juppin

Sciences en lumiere a organisé une projection en avant-Première « Astéroïdes, le nouvel Eldorado spatial ? » le 28 novembre 2019 à 18h30 au Muséum-Aquarium de Nancy, Amphithéâtre Lucien Cuénot, Rue Godron, 54000 Nancy. Ce film sera projeté le mercredi 25 novembre 2020 à Nogent (Cinétech n°43)

Sciences en lumiere a organisé une projection en avant-Première « Astéroïdes, le nouvel Eldorado spatial ? » le 28 novembre 2019 à 18h30, Amphithéâtre Lucien Cuénot, Rue Godron à Nancy.

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Jacqueline Ries (Sciences En Lumière - Université de Lorraine) présente le film et les intervenants (photo : CJ)

L’exploitation minière des astéroïdes est sur le point de devenir une réalité. Elle pourrait répondre à la demande croissante de ressources nécessaires à la révolution numérique et à la transition écologique. Elle rend également envisageable la colonisation spatiale.

Quelles étapes nous séparent de l’avènement de cette nouvelle ère minière ? Que révèle ce rêve d’Eldorado sur notre manière d’exploiter notre environnement ?

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Guillaume Lenel, réalisateur, explique la genèse du film. (photo : Sciences En Lumière)

En présence de Guillaume Lenel, réalisateur, et de Dominique Hennequin, producteur.

Un film de Guillaume Lenel
(52 min / 2019 / France / Nomades / Mélusine Productions / Ushuaïa TV / viàMirabelle)

• Avec la participation du CNC
• Avec le soutien au co-Développement transfrontalier de la Grande Région : Le Film Fund Luxembourg, la Saarland Medien GmbH, le ministère de la communauté germanophone de Belgique, la Région Grand Est, le CNC et la FFA Filmförderungsantalt
• Avec le soutien de la Région Grand Est, en partenariat avec le CNC ; de la PROCIREP – Société des Producteurs, et de l’ANGOA

Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles.

Amphithéâtre Lucien Cuénot, Rue Godron


Sciences en lumiere, l’Université de Lorraine et le CNRS

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Toute l’équipe de Sciences En Lumière était présente : Véronique Bronner, CNRS , Vincent Hénin (au centre) et Jacqueline Ries, Université de Lorraine (Debout) (photo : CJ) Une projection en avant-Première « Astéroïdes, le nouvel Eldorado spatial ? » le 28 novembre 2019 à Nancy.

L’équipe de Sciences En Lumière :

- Véronique Bronner, chargée de mission CNRS
- Jacqueline Ries, Université de Lorraine
- Vincent Hénin

Publié sur le site https://www.echosciences-grandest.fr

Publié sur le site de Sciences en lumiere http://sciencesenlumiere.cnrs.fr

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Sciences En Lumière @SciencesLumiere le 28 nov.2019
C’est parti..."allez dans l’espace chercher des ressources ???" En présence du réalisateur #GuillaumeLenel, #DominiqueHennequin le producteurs, de nombreux chercheur.e.s du #CRPG et d’étudiants
@geolnancy
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Sciences En Lumière @SciencesLumiere le 28 nov.2019
Le débat va commencer le réalisateur #GuillaumeLenel explique la genèse du film
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Sciences En Lumière @SciencesLumiere

Astéroïdes, le nouvel Eldorado spatial ?

France | 2019 | 52 minutes
Un film de Guillaume Lenel
PRODUCTION / DIFFUSION : Nomades TV, Melusine Production, Ushuaïa TV

L’exploitation minière des astéroïdes est sur le point de devenir une réalité et pourrait répondre à la demande croissante de ressources nécessaires à la révolution numérique et à la transition écologique. Elle rend également envisageable la colonisation spatiale. Quelles étapes nous séparent de l’avènement de cette nouvelle ère minière ? Que révèle ce rêve d’Eldorado sur notre manière d’exploiter notre environnement ?

Bienvenue sur une petite planète fertile, une planète généreuse qui nous a toujours donné ce dont nous avions besoin pour survivre, et nous développer. Au jourd’hui nous sommes presque 8 milliards et nous rêvons d’abondance.
Notre consommation de technologies numériques et de technologies verte explose. Elle engloutie des quantités gigantesques de métaux. Et si nous étions allés trop loin dans l’exploitation de la terre ?
A l’aube du 21é siècle, la pénurie menace. Il est peut-être temps d’aller chercher nos métaux dans l’espace ?

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Le numérique comme solution à la crise du Covid-19 ?

Transports, automobiles, dentifrices, crèmes solaires, produits électroniques... Derrière tous ces objets du quotidien se cache un même élément, omniprésent : le métal. Depuis le XIXe siècle et l’utilisation de matériaux nouveaux tels le zinc, l’aluminium, le nickel, le titane ou encore le lithium, l’extraction n’a fait que s’intensifier. Une manne inépuisable ? Certainement pas. Près de 8 milliards d’humains poursuivent sur Terre, malgré des conséquences environnementales désastreuses, une course à la consommation toujours plus effrénée (1,4 milliard de smartphones vendus en 2018). La croissance des technologies numériques, comme le « boom » des technologies vertes (batteries, panneaux solaires, éoliennes etc.) ont mis en lumière les besoins gigantesques en métaux. La question de l’approvisionnement en matières premières est donc inévitable, alors que le mythe d’une planète « nourricière » aux réserves énergétiques intarissables est malmené. (1) Face à la menace de la pénurie, où trouver de nouveaux territoires à exploiter ? Comme souvent en ce XXIe siècle, les spécialistes lèvent les yeux vers le ciel : et si la solution se trouvait dans l’espace ?

Ces dernières années, un nouveau genre d’entreprise est né dont l’objectif aurait paru, il y a encore quelques années, utopique : extraire les ressources dont nous avons besoin sur les astéroïdes, petits corps célestes composés de roches et de métaux, dont les dimensions ne dépassent pas quelques centaines de kilomètres. Là, elles existent en quantité colossale : alors que 200 tonnes de platine sont extraites par an dans toutes les mines du monde, on pourrait s’attendre à trouver, sur un seul astéroïde métallique de 1 km de diamètre, 100 000 tonnes de cette même matière.

La connaissance des astéroïdes est récente dans l’histoire de l’astronomie, mais nous côtoyons depuis longtemps leurs fragments tombés sur Terre, les météorites. Le fait qu’il s’agisse de corps rocheux voyageant dans le système solaire a été accepté à la fin du XVIIIe siècle. Les découvertes s’enchaînèrent ensuite jusqu’aujourd’hui, où l’on recense presque un million d’astéroïdes qui gravitent entre Mars et Jupiter dans la « ceinture d’astéroïdes ». Ces derniers sont les restes des « briques » qui ont formé la Terre et d’autres planètes, c’est pourquoi leurs ressources sont similaires. Certains d’entre eux, les « géocroiseurs », sont même plus accessibles que la Lune. Pour préparer ces expéditions, les « mineurs de l’espace » établissent une cartographie des ressources spatiales, répertorient les astéroïdes dans d’importantes bases de données et les étudient grâce à leurs propres outils d’observation de façon à déterminer leur teneur en métaux rares (et pourquoi pas, en eau ?). Des missions internationales d’exploration ont déjà débuté, laissant entrevoir la richesse de ces nouveaux champs d’investigation.

En dépit des difficultés que le secteur doit encore surmonter, la possibilité d’un véritable « business » des ressources de l’espace semble à portée de main et participe à la mythologie d’un futur tourné vers les étoiles. Mais le sujet reste polémique. Est-il vraiment bénéfique pour l’humanité de s’approprier ainsi ce monde céleste ? Comment le préserver ? Ne peut-on déjà agir sur Terre pour juguler la fuite en avant générée par la révolution numérique ?

(1) « Il faut des métaux pour les énergies dites « renouvelables ». On est totalement dans une fuite en avant !
Sur notre monde, nous sommes 7.5 milliards, nous serons 10 ou 11 milliards d’individus d’ici la fin du siècle. Ces 11 milliards d’individus vont consommer toujours plus de technologies numériques et toujours plus de technologies « verte ». Pour les seuls besoins en métaux, toute technologie confondue, nous allons consommer dans les 35 prochaines années davantage que tout ce que nous avons consommé en métaux depuis 70 000 ans.
 »
Guillaume Pitron

Les approvisionnements des pays occidentaux en métaux dépendent de la chine.

Il faut trouver de nouveaux territoires à exploiter.

Près d’un million d’astéroïdes orbitent entre Mars et Jupiter dans la « ceinture d’astéroïdes ». Tous les corps célestes ont une chaleur interne, le métal le plus dense se retrouve dans le centre du corps céleste. Sur terre, tous les éléments sidérophiles (« ayant une affinité pour le fer ») sont allé dans le noyau terrestre.

Dans l’espace, la première ressource, c’est l’eau. Car l’eau dans l’espace est l’élément le plus précieux : il est essentiel pour la vie dans l’espace. Mais surtout, l’eau, et ses éléments constitutifs : oxygène et hydrogène, sont les formes les plus efficace de propulsion d’une fusée. Nous allons créer un réseau de station-service qui vont ouvrir les routes vers l’espace. Cela va réduire radicalement le coût d’exploitation de l’espace lointain.

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Avec le Muséum d’histoire naturelle de Paris
Florence Labalette, Sylvie Apollin
Mathieu Gounelle
Observatoire de Paris : Site de Maudon
Antonella Barucci, Frédérique Auffret
Bibliothèque Nationale de France
Isabelle Kermet
CNES
Jacques Arnould
Raphaël Sart
Observatoire de la Côte d’Azur
Patrick Michel, Marc Fulconis

« • Avec le soutien au co-Développement transfrontalier de la Grande Région : Le Film Fund Luxembourg, la Saarland Medien GmbH, le ministère de la communauté germanophone de Belgique, la Région Grand Est, le CNC et la FFA Filmförderungsantalt
• Avec le soutien de la Région Grand Est, en partenariat avec le CNC ; de la PROCIREP – Société des Producteurs, et de l’ANGOA »


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CNES @CNES · 19 juillet 2020
L’exploitation des ressources spatiales est-elle possible d’un point de vue juridique, et qui décide ? Cette question peut sembler provocatrice mais elle est d’une actualité brûlante. L’éclairage de Julien Mariez, chef de notre service juridique.
https://cnes.fr/fr/qui-appartiennent-la-lune-et-ses-ressources-naturelles
https://cnes.fr/fr/qui-apparti

Pour en savoir plus :

- L’homme pourra-t-il un jour coloniser une nouvelle planète ?
- Elargir le réseau et envisager des partenariat pour diffuser la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI) le 22 mars 2017
- Du cristal savoyard dans le GPS européen le 22 mai 2017
- Signature de convention entre Accustica, la Nef des sciences et l’Université de Lorraine à Nancy le 14 janvier 2019
- Projection-Débat « La Forêt et le réchauffement climatique » le 23 octobre 2019 à Gondrecourt-le-Château
- Une projection en avant-Première « Astéroïdes, le nouvel Eldorado spatial ? » le 28 novembre 2019 à Nancy.
- Cinétech n°41 « Rafale avion secret défense » Mercredi 12 février 2020
- Cinétech n°42 « Réparer les vivants » Mercredi 25 mars 2020
- Véronique Bronner : Sciences en Lumière vous donne rendez-vous en ligne chaque semaine pour continuer à découvrir des films scientifiques le 08 juin 2020