Comment la Technopole de l’Aube réussit à attirer des projets innovants Avec l’aide des business angels locaux et de bpifrance, la Technopole de l’Aube amorce une dizaine de projets innovants par an.

, par christophe Juppin

La technopole de Champagne a rodé, depuis 2002, une stratégie pour capter des start-up exogènes à son petit territoire. D’ici à cinq ans, elle veut créer des incubateurs dédiés aux secteurs de ses partenaires grands comptes : l’optique, le tourisme ou le textile.


Comment générer de l’innovation sur un territoire trop petit pour compter uniquement sur les créations locales de start-up ? C’est le défi que tentent de relever les animateurs de la Technopole de l’Aube, en périphérie de Troyes. Pour devenir attractive, la structure a eu l’idée d’organiser dès 2002, ce qui était alors précurseur, un événement baptisé « week-end Plug & Start ».

Aujourd’hui, entre 500 et 700 dossiers lui parviennent chaque année, mais seulement une vingtaine sont sélectionnés. Les créateurs sont accompagnés dans le montage de leur projet, qu’ils exposent à une centaine d’experts du droit, du design, du capital-risque, des business angels... C’est aussi l’occasion pour eux d’avoir accès aux dirigeants des grandes entreprises partenaires de l’opération, comme Michel Akoum, président de Novoferm France, ou Didier Papaz, PDG d’Optic 2000. « Nous parvenons ainsi à capter 5 à 7 projets exogènes à chaque édition  », se félicite Francis Bécard, directeur de la Technopole. En recourant aux 25 membres du club des business angels locaux et à bpifrance, 1 million d’euros est levé en moyenne par an pour amorcer une dizaine de projets.

Des ambassadeurs du territoire

Cette stratégie a déjà produit de belles réussites, à l’instar du fabricant de prothèses médicales LDR Médical, fondé par des Haut-Marnais, racheté en juin 2016 pour 880 millions d’euros par l’américain Zimmer Biomet. Dans un autre registre, Q°emotion, spécialisé dans l’analyse des émotions, a levé 500.000 euros en septembre dernier, auprès du fonds Seed4Soft et de bpifrance. Désormais, l’objectif de la Technopole de l’Aube est de parvenir, d’ici à cinq ans, à créer des incubateurs dédiés aux secteurs couverts par ses partenaires grands comptes : l’optique, le tourisme, le textile... « L’objectif est bien sûr de fixer les entreprises, mais aussi de créer des ambassadeurs du territoire », insiste le directeur.

LA STRATEGIE
Date de création : 1998
Président : Jacques Rigaud
Effectif : 10 personnes
Secteur : valorisation

Guillaume Roussange

Publié le 20 février 2018 par Guillaume Roussange dans https://www.lesechos.fr/

crédit photo - Didier Guy © Les Echos


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