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Conférence « La bioéthique : un garde-fou nécessaire » à 20h au Théâtre de Langres le 12 octobre 2018

, par christophe Juppin

Le Rotary club de Langres organise une conférence « La bioéthique : un garde-fou nécessaire » au Théâtre de Langres le 12 octobre 2018. La bioéthique est une réflexion éthique sur la vie humaine mais elle concerne aussi l’ensemble des êtres vivants dans son sens le plus large. La bioéthique évalue de façon critique les effets, dans le présent mais aussi dans le futur, du développement technoscientifique sur le monde du vivant et sur l’humain en particulier.


La bioéthique

Le terme bioéthique apparaît pour la première fois sous la plume de Van Rensselaer Potter, biochimiste américain, en 1970 dans un article intitulé Bioethics, The science of survival.

La bioéthique est une réflexion éthique sur la vie humaine mais elle concerne aussi l’ensemble des êtres vivants dans son sens le plus large. La bioéthique évalue de façon critique les effets, dans le présent mais aussi dans le futur, du développement technoscientifique sur le monde du vivant et sur l’humain en particulier.

Elle identifie et analyse les problèmes éthiques liés aux technologies biomédicales (PMA, diagnostic prénatal, diagnostic préimplantatoire, tests génétiques) mais liés à la recherche fondamentale (essais thérapeutiques, recherche sur l’embryon) et cherche des solutions sous forme de règles générale de conduite consensuelles face à ces avancées techniques.

un garde-fou nécessaire

La naissance de la bioéthique est liée aux progrès fulgurants de la génomique et de ses applications médicales. Elle obéit à la volonté de ne pas laisser « la science sans conscience » pour reprendre la formule de Rabelais et renvoie « aux règles de conduite qu’une société s’assigne » pour éviter les dérives liées aux avancées des sciences du vivant.

D’une science du vivant descriptive ou contemplative, nous sommes passés à une science d’intervention du fait de son association à la technologie et au génie génétique.

Depuis la fin des années 1970, nous sommes rentrés dans « l’ère de la génétique ». Et un des grands défis de la bioéthique est d’éviter le retour de l’eugénisme à l’origine des politiques de stérilisation mises en place dans de nombreux pays dès 1900, mais aussi à l’origine de l’euthanasie des malades mentaux sous les nazis.

Les tests génétiques de dépistage, utilisés de l’embryon à l’adulte, et la recherche sur les embryons suscitent de nombreuses questions éthiques mais aussi scientifiques. Ces tests nous permettront-ils d’être des acteurs de notre santé ou seront-ils source de discriminations et d’angoisse ? Comment peut-on définir un embryon ? Selon cette définition, la recherche sur l’embryon est-elle acceptable ou inacceptable d’un point de vue éthique ?


Dominique Aubert-Marson ; est maître de conférences à l’université Paris-V-René-Descartes où elle enseigne la biologie cellulaire, la génétique, l’histoire des sciences et la bioéthique. Elle est observatrice au Comité international de bioéthique (UNESCO) et, chaque année, anime de nombreuses conférences grand public en sciences de la vie et en histoire des sciences.


Elle a écrit un livre, Histoire de l’eugénisme, qui a été publié en 2010.

https://openagenda.com/fetedelascience2017/events/conference-la-bioethique-un-garde-fou-necessaire-au-theatre-de-langres-le-12-octobre-2018


Pour en savoir plus sur la Fête de la Science :

- Cinétech n°34 : « L’énigme de la tombe celte » le 10 octobre 2018 à Nogent (52)
- Conférence « La bioéthique : un garde-fou nécessaire » au Théâtre de Langres le 12 octobre 2018